La Chinoise
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 mai 2026
Avant de passer à la critique même de "La chinoise", il me semble quand même nécessaire de remettre ce film dans son contexte à la fois politique mais également politico-culturel, et par l'usage de ce terme, je parle évidemment de l'étiquette qui est attribuée à ce film qui est celle d'un film "prophétique".


Le fait que la révolte étudiante survenue durant Mai 68 se soit produite très peu de temps après la sortie du film ne tend évidemment à améliorer l'avis positif que j'ai sur le film, mais il montre à quel point Jean-Luc Godard avait un quand même une certaine capacité à cerner les aspirations des mouvements politiques. Il avait dans ce cas précis bien compris que la révolte étudiante menée en Chine par Mao Tsé-toung finirait bien par inspirer les aspirants révolutionnaires dans le monde entier. Il n'aura pas manqué de soutenir la révolte étudiante lorsqu'elle surviendra en mai 1968 en plein festival de Cannes où il aura milité en faisant interrompre une projection et en créant avec son compère François Truffaut et d'autres un beau vacarme qui aura mené à l'interruption du festival de Cannes 1968 (qui n'aura finalement jamais repris). Je conclurai cette remise en contexte en ajoutant que lors de l'édition suivante du festival de Cannes le film très moyen "If..." de Lindsay Anderson qui est une critique de la rigidité du système scolaire britannique et un appel à la révolte étudiante a remporté la Palme d'Or.



Passons au film en lui-même, "La chinoise" montre cinq étudiants de la mouvance marxiste-léniniste dans un appartement qui leur a été prêté pour les vacances estivales. On peut se demander très rapidement pourquoi le film s’appelle “La chinoise” alors qu’aucun de ces étudiants n’est chinois ou ne semble avoir d’ascendance chinoise. On comprend que le titre est dû au fait de leur sympathie pour la politique communiste de Mao Tsé-toung et que “La chinoise” peut être traduit par “La révolte communiste que nous voulons est la chinoise”.


Jean-Luc Godard utilise pour commencer son film et l’introduction de ces personnages un concept qui peut être très risqué, mais qui me semble très bien utilisé dans ce cas-là qui est celui du “film dans le film” où il enregistre entre des prises de son film des entretiens avec les étudiants pour qu’ils racontent leurs parcours de vie jusqu’aux raisons de leur engagement politique. C’est même assez déroutant, car Godard mêle fiction et réel en filmant de manière assez naturaliste alors qu’Anna Wiazemsky, Jean-Pierre Léaud et Juliet Berto ne sont pas dans la réalité ce qu’ils prétendent être dans ces entretiens. Ce début de film présente bien ce groupe d’étudiants qui viennent de classes sociales différentes, mais qui se sont unis autour d’une cause commune comme Véronique, qui est une fille de banquières, mais qui a pris “conscience d’elle-même “ comme la doctrine marxiste le préconise et qui peut militer sans problème avec Yvonne, qui a modestement grandi à la campagne et qui doit occasionnellement se prostituer pour subvenir à ses besoins.


Pour ce qui est du cœur du film, c’est-à-dire la concertation ou l’éveil politique de ces jeunes étudiants, Jean-Luc Godard alterne selon moi avec brio avec une alternance entre des scènes de réunions militantes et des effets de montages qui lui sont propres. Une alternance entre des scènes où chacun dispense ces “cours”, toujours en petit comité où l’on voit des réunions étudiantes militantes comme on peut se l’imaginer avec ses qualités (la motivation des participants, l’envie de s’engager) et ses défauts comme la propension à bourrer ses discours de citations comme des vérités absolues. Ainsi qu’un montage où Godard fait usage d’un ajout de texte pertinent qui annonce l’idée défendue sans trop en dire et en laissant les interactions de ses personnages l’élaborer, mais avec aussi un rajout d’images issues d’archives ou de bandes dessinées qui n’était pas nécessaire à mon sens.


La scène où le personnage de Véronique discute avec Francis Jeanson, qui joue son propre rôle, est fondamentale dans la compréhension du film et dans la compréhension de la position de Godard quant aux actions de ses personnages principaux. Cette scène montre l’opposition entre Véronique qui est une étudiante fougueuse mais immature et Francis Jeanson qui lui est plus mature et plus conscient de la réalité de l’action militante, car lui ne l’a pas seulement théorisé, mais il l’a mis en pratique notamment dans son soutien à l’indépendance de l’Algérie. J’ai l’impression que Jean-Luc Godard a utilisé Francis Jeanson pour illustrer sa position sur la jeunesse étudiante qui a des aspirations pour la révolution. Il est comme Francis Jeanson l’est dans la scène : c’est-à-dire que Jean-Luc Godard a une profonde sympathie pour les étudiants et partagent leurs idéaux, mais il est assez condescendant avec eux dans sa manière de leur faire remarquer qu’ils agissent de manière dispersée et qu’ils n’arrivent pas à fédérer la population autour de leur cause et que cela leur manquera pour être véritablement efficace.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 février 2024
La politique n'a jamais été jusqu' à "La chinoise" absente des films de Godard. Mais "La chinoise" ouvre un cycle résolument politique.
Dans ce film, Godard explique, sans vraiment jouer les militants, en quoi et pourquoi le maoïsme émergeant est la véritable voie communiste à suivre, considérant le régime de Moscou et son satellite le PCF comme pervertis.
La révolution prolétarienne et comment elle doit s'accomplir dans la société occidentale relèvent ici d'une dialectique et d'une réflexion plutôt absconses, souvent exprimées au moyen de maximes et de commentaires, dits ou écrits, lapidaires, comme des slogans. A revoir le film trente ans plus tard, le dogmatisme plus ou moins radical incarné par Anne Wiazemsky et Jean-Pierre Léaud a ce caractère obsolète attaché aux exaltations gauchistes post-soixantehuitardes.

Pour ce qui est de la mise en scène, on ne quitte pas l'appartement de Véronique, à l'exception d'un petit trajet didactique en train de banlieue, où quelques comédiens disent leur conviction maoïste et feuillètent le petit Livre Rouge, répondent aux questions inaudibles de Godard tel que dans un reportage, interprètent de petites scènes qui rappellent le théatre politique intello..et ennuyeux de l'époque.
Quoique curieux des inventions de Godard, je reste plutôt dubitatif devant le discours et la méthode, et rétrospectivement, bien peu tenté par l'aventure maoïste!
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2024
Pour représenter l’effervescence de la politique, Jean-Luc Godard construit un espace comme champ de réflexion et d’action, un espace du politique. L’appartement, qui est en réalité sa propre résidence au moment du tournage, ne ressemble à aucun autre : le style haussmannien, les grandes pièces avec miroirs et parquet, qui sont autant de signes bourgeois, se gauchisent par des coups de pinceau intempestifs faits de jaune, de bleu et de rouge, par l’ajout de tableaux à craie sur les murs pour y porter les enseignements délivrés régulièrement par des étudiants de Nanterre, par l’accumulation du même Petit Livre rouge de Mao Zedong en centaines d’exemplaires soit dans les étagères soit sur le sol de sorte à ériger une barricade. Godard présente ainsi la politique comme un jeu d’étudiants leur permettant d’apprendre la vie collective, la jouissance des idées mais aussi l’échec d’un idéal révolutionnaire qui, de Chine, ne saurait s’appliquer en France. Un plan magnifique révèle ce désenchantement progressif, un travelling extérieur qui longe les portes-fenêtres de la pièce principale depuis l’orateur occupé à transmettre son enseignement jusqu’aux spectateurs occupés à prendre des notes ou à méditer, travelling repris à l’identique pour, cette fois, fermer les portes et repeindre les murs quand il faut quitter l’appartement.
Le cinéaste retranscrit la vitalité d’une époque et des étudiants qui l’animent par un recours au collage, comprenons l’adjonction de photographies, de musique, de slogans et d’affiches à un récit-cadre marqué par une approche néoréaliste – en témoignent les plans sur Nanterre, encore friche industrielle – et interroge par le biais d’une métaphore théâtrale la tension entre « le personnage et son double » (Robert Abirached), soit la nécessité pour l’acteur de disparaître derrière le texte qu’il interprète, ici maoïste, jusqu’au terme de la pièce. Un grand film.
Pedro Lucas
Pedro Lucas

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2023
Je vais parler de La Chinoise, un drame réalisé par Jean-Luc Goddard. L'histoire tourne autour de cinq personnages principaux (Véronique, Guillaume, Yvonne, Henri et Kirilov), qui vivent ensemble dans un petit appartement en France et décident de former une cellule maoïste radicale. Chaque personnage a sa propre vision de la façon de faire de la politique, mais l'objectif central du groupe est de réfléchir aux moyens de bouleverser le système en France avec un plan révolutionnaire. L'histoire est justement centrée sur les interactions, les désaccords et les harmonies du groupe, il y a cinq jeunes aux vies et aux esprits différents. Les personnages sont quelque peu caricaturaux, c'est ainsi que l'auteur critique la "jeunesse bourgeoise trompée", c'est le point principal de la critique du film.

J'ai adoré la manière non linéaire dont l'histoire était racontée, avec tous les montages et transitions sans préparation, mais pour beaucoup, cela pouvait rendre le film très déroutant. Le récit vous fait vivre différentes émotions, de la colère face à l'attitude de certains personnages à la tristesse face à certaines scènes. Sans aucun doute, le sentiment principal que véhicule le film est la provocation de la pensée critique et politique du spectateur, après tout c'est un film fortement politique, ce qui peut aussi déranger certaines personnes.

Je le recommande vivement aux personnes qui s'intéressent aux films politiques et aux récits non linéaires, si ce n'est pas votre style, ce ne sera pas une bonne expérience. À mon avis, le film est une œuvre sensationnelle.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 octobre 2023
Probablement un des films les plus caractéristiques de cette « époque » Godard, par son contenu (observation et fascination pour les discours d’extrême gauche, alternance de provocations, souvent caricaturales et de déclarations incitant à une réflexion plus profonde) et sa forme (patchwork, parce que donnant plus l’impression de juxtaposition que de construction, de scènes et -surtout- de plans originaux, avec utilisation de l’écrit sous plusieurs formes, montage déstabilisant). C’est intéressant, parfois fort (la discussion de la terroriste en herbe avec Francis Jeanson), et laisse une impression de témoignage puissant sur une époque et un milieu.
nicolas diot
nicolas diot

20 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 juin 2023
Jean Pierre Léaud et Anne Wiazemski forme un très bon couple à l'écran et tout cela sur fond de communisme
Chilly M
Chilly M

33 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 juin 2023
Chef d'oeuvre, Godard ose tout et c'est à ça qu'on le reconnaît à noté la performance impériale de jean pierre leaud
pierrelegrand
pierrelegrand

10 abonnés 91 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 septembre 2022
Une curiosité. Une peinture caustique des révolutionnaires bientôt soixantehuitards. Assez marrant, mais quand même très ennuyeux.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 décembre 2019
Hum hum, c’est de la bonne démagogie les réalisations Franco-Suisse signé initiale JLG, une conviction instruction éducative politique sur la pensée marxiste-léniniste, alors ce sera du rouge, que rouge et du rouge chez la chinoise.
Très intéressante mise en scène cet extrême-orientalisme coloré sur le vif du sujet, couleur de l’amour, du bonheur et .......... de la propagande Maoïste, il nous explique depuis l’occident matérialiste ultra capitalisé libre-échange, ce que c’est la révolution culturelle française en 1967, bientôt se prépare le repas corsé en mai 1968.

Quelques mois d’intervalle, et que ça passe et s’accélère plus le temps avance, c’est le prophète du cinéma Jean Luc Godard, chef-d’œuvre...! C’est la lutte finale internationale des classes sociales du genre humain.
L’impérialisme est la cible de tous les maux mondiaux, le Vietnam dramatisante guerre anti-communiste napalmisé par des mots slogans usés, déjà-vus dans les campagnes politiques éducatives hypnotiseurs.

C’est de l'information partagée, une justice syndicaliste plus juste, le mot qui revient à l’oreille est le socialisme qui siffle, quand les révolutions arrivent à bousculer, rien de plus inquiétant que de voir la dictature du prolétariat s’imposer en visant à inverser les rôles sociaux.
Ensuite la démarche administrative suivante symbolique est d’éliminer le rang social symbole d’élitisme université fermée directive étatique, ça me va pas tout ne roule pas sur l’or, la règle numéro un de Battle Royale.

Alors voyons, il y a eu octobre bolcheviste Russie, des gardes rouges petits livres de poche grand timonier puis prochainement 68, à mettre dans le même sac de panier, en étant une analyse en temps réel des pays rouges entiers venant de la dictature nationale.
Les bourgeois anarchistes de salon prennent le petit déjeuner matinal afin de concocter leur discours de mise en scène, quelque sain d’esprit use de la violence, l’art du théâtral, terreur joueuse et indécise, tiennent en main leur révolution bouleversement changement radical comme la Chine de Mao Mao.

Il y a des figures de statue maréchal militaire vainqueur allié héroïque, l’opposant à l'idéologie libératrice général président, promptement évincé remercié, participative dans l’histoire de France au 20ème siècle, l'Algérie etc...
karpathakis y
karpathakis y

34 abonnés 633 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 24 octobre 2019
Un des films les plus brouillons qu'il m'est été donné de voir dans ma vie. Le n'importe quoi complet..."Les Russes dansent, et moi je mange... Mao, Mao" (!!!???). Un réel cauchemard pour moi, mais je peux comprendre que l'on aime (pourquoi pas ?).
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 mars 2019
On est chez Godard, donc automatiquement, il n'y a pas de facilité d'accès. "La chinoise" est un film très politique. Expliquant, sans pour autant rentrer dans les détails, ce qu'est le communisme et ce que sont les différents courants qui le composent. Placé sous le signe de la couleur rouge (vous savez pourquoi), le film de Godard est aussi, à mon sens, une charge à peine déguisée contre les révoltés d'opérette. Je veux dire ces jeunes qui lisent, qui parlent beaucoup, mais qui sont beaucoup moins vaillants lorsqu'il s'agit d'agir. Du coup, cela rend le film très didactique et peut faire décrocher qui n'a pas énormément d'atomes crochus avec la politique ou qui ne s'y intéresse pas du tout. Certains films de Godard sont franchement pénibles, pas celui-là.
Hugo S
Hugo S

10 abonnés 90 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 octobre 2017
Film influençant Mai 68, fait historiques et dialogue recherchée.
Il faut voir ce film non comme un divertissement mais comme de la culture.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 octobre 2016
"La Chinoise" est une plongée politique des plus engagées, brassant des réflexions sur le marxisme-léninisme, le maoïsme ou encore l'impérialisme dans une forme plus radicale que celle de films comme "Pierrot le fou" ou "Masculin féminin", avec un montage plus irrégulier qui offre quelques moments de mise en scène époustouflants et une mise en abyme du film dans le film dont il est difficile de voir l'utilité. Provocateur et engagé, "La Chinoise" aborde des discussions intéressantes en ce qu'elles ne font pas l'étalage d'une pensée unique mais la mettent en question et la dialectisent, un exercice critique parfaitement mis en application dans la remarquable scène du train. Il y a pourtant de quoi rester dubitatif devant la densité des informations et des partis pris énoncés, qui ne resteront certainement pas en mémoire car parasités par une drôlerie peu percutante et des choix formels discutables qui instaurent une distance problématique avec le fond. Dans sa volonté de sans cesse déconstruire et récréer un langage cinématographique, Godard offre une expérience stimulante sans toujours convaincre, indéniablement audacieuse mais inégale dans ses tentatives.
Extremagic
Extremagic

80 abonnés 484 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 janvier 2016
Petite claque que ce Godard. Un film très politique avec un peut d'amour et d'art, encore une fois. La réflexion politique peut-être pas si poussée que je le pensais mais en tout cas très subtile. Montrant clairement les contradictions de cette jeunesse marxiste et soixante-huitarde. La scène qui vaut carrément le film c'est celle du train, indéniablement, tout y est, on voit à quel point tout ceci n'est qu'idéalisme même s'ils croient dur comme fer au socialisme scientifique. Cette scène est vraiment géniale parce que tu pourrais sortir exactement le même discours avec n'importe quel communiste aujourd'hui. Godard ne les tourne pas non plus en ridicule, vu qu'il était dans sa période maoïste il doit adhéré à la plupart des idées présentées dans le film, le but n'est pas de casser le discours de ces jeunes mais il a assez de recul pour montrer leurs contradictions, leur idéalisme et leur ignorance toute relative, par moments. C'est bien que le film nous dise à la fin que c'est une fiction, parce que j'avais l'impression qu'il y avait vraiment des passages documentaires, avec les regards caméra ou certains dialogues. En tout cas ces jeunes m'ont un peu énervé au début mais finalement plus le discours avance et plus on vient les remettre à leur place, relativiser tout ce qu'ils disent, et ça m'a beaucoup plus que le film soit critique à leur égard. Au-delà du discours d'un point de vue de mise-en-scène le film est typiquement godardien, on brise le 4ème mur, la musique (toujours magnifique) se lance et s'arrête, les scènes sont entrecoupées avec du texte (j'ai particulièrement aimé le "Dernier plan du film"), les couleurs ajoutent un côté pop par leur aspect chaleureux avec ce bleu et ce rouge, la caméra est très distante (comme sur la scène du suicide) ce qui nous implique très peu émotionnellement. En tout cas je suis content de vraiment adorer le film, je ne me suis pas ennuyé une seule seconde contrairement à d'autre Godard, le film avance, expose ses idées sans temps mort, après c'est sûrement, en toute objectivité, loin d'être un des grands films de Godard, il est plus simple et même au niveau du discours, je n'ai pas eu l'impression qu'il m'apprenne beaucoup de choses (sauf la scène du train, encore une fois). Alors je me permets de surcoter un peu le film, c'est pas tout les jours qu'un Godard m'emballe autant.
Gonnard
Gonnard

288 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 octobre 2015
Evidemment difficile d'approche, comme tous les Godard, la "Chinoise"a le mérite d'être cohérent. Il s'agit de tirer à boulets rouges sur les maos et la masturbation intellectuelle qui les caractérise alors, eux qui avec la foi des néo-convertis partent en guerre contre les vassaux du capitalisme. La charge, si évidente soit-elle, n'empêche pas une certaines tendresse dans le regard de Godard qui observe les tribulations de cette petite bande comme l'instituteur observe les échanges de billes dans une cour d'école. Après, le rythme particulier et l'atmosphère me rebutent particulièrement, mais "La Chinoise" vaut clairement le détour ne serait-ce que pour la culture cinématographique.
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