Païsa
Note moyenne
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Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 mai 2026
Deuxième opus de la "trilogie de la guerre" de Roberto Rossellini (avec Rome, ville ouverte et Allemagne, année zéro), littéralement tournée sur les décombres de la Seconde guerre mondiale, Païsa est aussi le moins accessible de ces trois films. Constitué de six récits indépendants les uns des autres, le long-métrage nous plonge dans plusieurs temps forts de la libération de l’Italie par les Alliés, et nous rappelle toute la cruauté de la guerre. Malgré des séquences marquantes et des fulgurances de mise en scène, il est souvent difficile de se repérer dans cet entrelacs d’histoires aux enjeux très différents et aux trop nombreux personnages qui se croisent et se recroisent et finissent par nous égarer dans la narration.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 mars 2026
Six nouvelles (certaines poignantes et d’autres plus inégales) qui retracent dans un style néoréaliste, l’horreur de la Guerre vécue par une nation à la recherche de sa dignité perdue.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mars 2026
C’est une suite de six court-métrages, l’équivalent de six nouvelles littéraires, qui présentent autant de situations dans l’Italie reconquise progressivement du sud au nord entre juin 1943 et début 1945 par les troupes alliées. Ils sont d’inégal intérêt : le premier est représentatif d’un des thèmes du film : la confrontation entre les cultures Anglo-Saxonne et Italienne, qui débouche ici sur un malentendu ; les deux suivants abordent des relations humaines, au centre desquels l’espoir puis la désespérance ; le quatrième est anecdotique ; le cinquième est décalé, abordant des questions d’ordre théologiques ; et le dernier, de caractère dramatique (voir le plan déchirant du tout jeune enfant désemparé qui pleure près du cadavre de ses parents) est à la fois un hommage aux partisans et une dénonciation de l’horreur et de l’absurdité de la guerre. Le film ambitionne de donner une vision synthétique de ce pays dévasté et de sa population. S’il manque de cohésion, il laisse toutefois une impression de pénétration de la réalité (c’est en cela un vrai représentant du néoréalisme), avec un style qui fait souvent penser au documentaire.
GéDéon
GéDéon

133 abonnés 711 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 février 2026
Si les différentes histoires contenues dans ce long-métrage de Roberto Rossellini ne comportaient pas une pointe d’ironie, on pourrait croire à un simple documentaire sur la libération de l’Italie à la fin de Seconde Guerre mondiale. En effet, ce film, sorti en 1946 et composé de six chapitres distincts, évoque des situations où Alliés, partisans, Allemands et population se croisent dans un chaos meurtrier. Cette structure narrative représente un bon patchwork réaliste de cette période historique mais constitue également un frein à son caractère dramatique. Ces hommes et femmes, dont aucun n’est véritablement un héros, traversent l’écran sans que l’on puisse éprouver la moindre empathie pour eux. Bref, une œuvre de mémoire indispensable mais anecdotique.
selenie

7 445 abonnés 6 653 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2026
Si la forme du film est un film à sketchs, soit séparé en six segments indépendants les uns des autres il existe bien un fil conducteur, à savoir la libération de l'Italie par les alliés et donc les différentes parties suivent chronologiquement et géographiquement l'avancée des troupes alliés dans la botte italienne, par son arrivée en Sicile, puis en arrivant à Naples, puis à Rome, et en continuant vers le nord avec Florence, la Romagne et enfin le delta du Pô. Chaque partie est séparé par une coupe en "noir" et chaque partie a une introduction en voix Off pas forcément nécessaire mais qui donne une dimension documentaire à un film qui a déjà un style très naturaliste. Le film subit l'écueil du genre, à savoir que les parties de durée équivalente sont d'un intérêt et/ou d'une qualité différente et inégale. Mais les segments abordent des sujets nécessaires dans le contexte géo-politique et social inhérent à la guerre. On aurait aimé un peu plus de tension et/ou de prise de risque mais ça reste une immersion dans l'Italie de 43-44comme un témoignage pregnant et lucide.
Site : Selenie
AdriBrody
AdriBrody

16 abonnés 774 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 décembre 2025
Bien obligé d'admettre que le choix de raconter plusieurs courtes histoires ne fonctionne pas vraiment ici. Bien que le procédé puisse se révéler efficace parfois, ça ne l'est pas ici. Aucune histoire n'a vraiment de fin, on n'a jamais le temps de comprendre et de s'attacher aux personnages. Le seul lien est l'avancée des soldats en Italie, dans des situations toujours plus complexes. Mais certaines histoires sont clairement en deçà d'autres et le rythme devient charcuté.
Même si il est indéniable que, quelque soit l'histoire, on ressent vraiment l'aspect immoral et cette communication impossible de la guerre entre les Américains, les Italiens et les Allemands. Mais trop d'histoires tue l'histoire.
Lilali_111
Lilali_111

5 abonnés 356 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 octobre 2025
Réaliser un film à sketchs sur la libération de l’Italie pendant la Seconde Guerre mondiale relève d’un pari audacieux, mais qui, à mon sens, ne parvient pas à convaincre. Si chaque séquence témoigne d’un réalisme indéniable et d’une volonté documentaire louable, le format même du film — une succession de mini-histoires — empêche toute immersion durable. Impossible de s’attacher aux personnages ou de suivre une intrigue aboutie, ce qui dilue toute tension dramatique.
Autre écueil : ma méconnaissance de l’histoire italienne de cette période rend parfois confuse la distinction entre les différents camps. Le film gagne donc en authenticité et en valeur historique, mais perd en cohérence narrative et en accessibilité pour un public moins averti.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 avril 2025
Six histoires anecdotiques témoignent de ce que fut, à travers le pays, la libération de l'Italie. La relation des italiens avec le libérateur, américain ou anglais, est au coeur du sujet et semble marquer l'incompréhension et la distance de langage, entre les alliées et la population.
Cela dit, le propos de Rossellini reste difficile à interpréter et on peine parfois à deviner ce que son approche réaliste peut avoir de symbolique, si on part du principe que le dépouillement et la simplicité des histoires suggèrent une idée universelle sur la guerre. Je ne me suis jamais intéressé au sort des personnages, forcément survolés, et si chacune des histoires est cruelle, aucune n'est émouvante.
Cette oeuvre néo-réaliste, donc pas précisément légère, ne cherche peut-être finalement qu'à saisir des moments illustratifs du drame de l'Italie des années 43-44. Témoignages immédiats et crédibles d'une époque qui, malgré la victoire envisagée, n'a rien de triomphal. Le spectacle de la misère et de la mort, de la souffrance d'un peuple, est comme un enseignement pour la postérité. Pour ma part, je ne suis pas très réceptif au néo-réalisme et au cinéma de Rossellini, et j'ai fait mon devoir de cinéphile.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 août 2023
La narration insère au sein d'un résumé de l'avancée des troupes américaines six séquences du quotidien du peuple italien confronté aux anglophones avec lesquels le dialogue se tisse parfois par une émotion (Carmela et le jeune voleur avec leur GI respectif) ou demeure cacophonique jusque dans une dimension tragique (Francesca) permettant d'illustrer la réalité du conflit et de la "Libération" après laquelle rien n'est résolu. De plus la mise en scène tout en assumant l'aspect documentaire met en évidence la pertinence de sentiments, d'espoirs, d'états d'esprit semblant n'appartenir qu'aux temps de liberté et aussi vivaces voire plus dans une si douloureuse adversité - même pour ceux qui devraient s'ajuster à la réalité tels ces moines dans leur tour d'ivoire. Atteignant la variété sans éparpillement (bien que l'intérêt puisse fluctuer) dans ces six exemples, l'intrigue manifeste les diverses attitudes face au danger, à l'autre et à soi-même avec un casting impeccable. Lucide.
William Dardeau
William Dardeau

36 abonnés 176 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 novembre 2021
Ce film à sketchs (6) restitue avec talent les horreurs et les injustices de la guerre qui vient de se terminer. Les histoires sont inspirées de faits réels. Rossellini s’éloigne un peu du néo rélisme et livre une œuvre poignante : les sketchs avec le soldat noir et le gamin des rues et le soldat tombé amoureux d’une prostituée qu’il ne reconnaît pas restent gravés dans les mémoires. Presque aussi fort que Rome ville ouverte.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 décembre 2017
Même si j’avoue une préférence pour les 3 premiers, les six films sont forts par leur portée historique et le réalisme cru de leur narration. Il y a une sorte de fatalisme italien qui d’un côté voient leurs libérateurs mais leur malheur reflété dans les yeux de l’étranger
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 janvier 2015
Le pari du film à sketchs était osé et se révèle moyennement convaincant. Je ne dirais pas qu'une histoire est clairement moins intéressante qu'une autre, ni que l'une d'entre elles sorte véritablement du lot, mais le procédé de réaliser une succession d'intrigues a pour conséquence un rythme haché et une impossibilité d'identification aux personnages. Il y a tout de même bien une cohérence entre ces sketchs: la fin de la guerre et les tensions entre "partisans", allemands et américains. Maigre connexion que celle-ci, trop générale, et pas suffisamment exploitée tout au long du film. Mais "Paisà" n'est pas raté pour autant. Rossellini avait mis la barre tellement haute avec "Roma, città aperta" que j’attendais énormément de celui-ci. Reste des moments particulièrement émouvants, comme ces tentatives de dialogues entre des enfants italiens et des soldats américains, ou encore l'épisode du monastère à la fois drôle et grave. Un film inégal centré sur la parole et la libération d'un pays.
Angela Ki La
Angela Ki La

65 abonnés 586 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 mai 2014
Le pape du Néo-réalisme persiste et signe. Autant j’avais trouvé le premier volet serré dans un contexte d’Italie d’après guerre qui sert de décor à une démonstration plus mélo que Néo, autant je trouve que celui-là arrive à un équilibre « instable » entre fiction et réalité figé, consolidé par le moment historique qui donne sa substance au film. Et c’est intellectuellement très intéressant. Des histoires vraies ou fausses, qu’importe, romancées, banales, triviales, peut-être. La relation entre le réel et la fiction est difficile à dénouer d’autant plus que tout est filmé dans les ruines de Rome en pleine débâcle militaire, à Naples en plein débarquement allié... Les histoires racontées sont trop courtes pour nous laisser le temps de penser à autre chose. Six histoires qui narrent le triple choc culturel Italo-américano-débâcle allemande. C’est une leçon d’histoire, actualité et fiction sont mêlés comme on le voit très peu sur grand écran, c’est un bon compromis entre documentaire et romanesque. C’est très bien imaginée, et le fond et la forme sont relégués au second plan, le plus important c’est le message. Histoires simples et exemplaires, un œil aiguisé, et un minimalisme revendiqué, une pauvreté assumée, acteurs amateurs, lumière naturelle, des défauts visibles. On peut parler d’art qui se fait au bon endroit au bon moment, impossible à refaire en studio, on verrait l’artifice qui cherche à imiter le réel. En partant de cette femme qui se sacrifie, ce GI noir qui se fait voler ses bottes, ces trois aumôniers qui eux aussi forment un triple impact culturel : le catholique, le juif, le protestant, en partant de la désillusion d’une histoire d’amour avorté, pour finir par un crime de guerre, on peut supposer qu’il y en a eut beaucoup…. Il part de l’Italie et arrive à une dimension universelle. Film conscient et pertinent, pour tous ceux qui s’intéressent au cinéma d’auteur, révolutionnaire et d’époque.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 novembre 2011
Grandiose en mise en scène, un Rosselini de grande qualité. Cependant on préfèrera Allemagne année zéro ou Rome ville ouverte où le tout est mieux fiscellé et moins attendu.
Alexcherbourg
Alexcherbourg

23 abonnés 103 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 janvier 2011
C'est un film à sketches, autour de la campagne d'Italie de la 2nde guerre mondiale, qui ne sont pas séparés par des cartons mais par des images d'archive, conférant une grande fluidité et un aspect documentaire au récit.
A cet effet, on aurait probablement préféré que le cinquième acte, qui raconte la visite de 3 aumôniers des troupes alliées dans un monastère, soit coupé. Rossellini nous y sert des bondieuseries et une morale tranchante, manquant totalement de rigueur par la faiblesse de son argumentaire et pour la cohérence de l'œuvre. Cet acte comporte une erreur de montage (raccord), indigne. Faute de moyens pour rejouer la scène? Faute de rigueur une fois de plus?
Par ailleurs, d'une manière plus générale, la vision donnée des « deux » camps est très manichéenne. Rossellini semble investi d'un besoin impérieux de fédérer l'Italie autour de son libérateur. On est très proche de l'esprit de la propagande, art dans lequel le réalisateur est passé maitre depuis la réalisation de quatre films fascistes pour Mussolini. Cette volonté est toutefois très loin de l'humilité qui nous devrait être exemplaire: Rossellini est meilleur pour donner des leçons que pour les appliquer à lui-même, ce qui est toujours dérangeant.
En revanche, le film comporte deux points forts récurrents: les acteurs amateurs fort bien dirigés et le talent indéniable avec lequel le réalisateur capte en six voyages l'essentiel des splendeurs de l'Italie (l'objectif documentaire sur la libération de l'Italie est lui-même pleinement accompli).Le filmage des paysages ou des monuments est d'une beauté à couper le souffle.
La première destination est la Sicile (autour du débarquement des forces alliées) et Rossellini nous livre une œuvre parfaite. Suffisamment confuse pour décrire la cacophonie de l'époque mais sans aucunement nuire à l'intelligibilité, d'une puissance tragique incommensurable.
Le deuxième voyage, à Naples, est le portrait d'un homme noir initialement décrit comme un objet ou un animal de compagnie, avant que son humanité ne nous soit finalement révélée. Ce thème est particulièrement primitif, mais la mise en scène est poétique et pleine de tendresse.
La troisième escale, à Rome, la plus intimiste, est d'une grande amertume, d'une noirceur presque fantastique, et d'un grand pessimisme sur les rapports sentimentaux.
Le quatrième acte nous montre les splendeurs de Florence, contrastant avec l'âpreté des combats.
Enfin, le sixième et dernier acte, filmé en plaine du Pô, nous renvoie au premier tout en explorant davantage le thème de la confusion. Il débute en effet sur le plan d'un corps jeté à l'eau avec une bouée sur laquelle est accrochée une pancarte portant la mention "partisan". Partisan de qui? des fascistes? des nazis? du roi? Le sens du mot permettrait toutes ces pistes. Des plans clicheteux et la mise à mort finale nous rappellent une fois de plus qu'il convient de choisir, pour choisir bien, le camp du libérateur.
Ainsi, exemplaire sur le plan formel, souvent passionnante, Paisa est une œuvre didactique et prosélyte, un visage magnifique balafré d'une horrible cicatrice.
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