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Bertie Quincampoix
143 abonnés
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4,0
Publiée le 18 août 2015
Tiré d'un fait divers supposément vrai s’étant déroulé dans l'Ardèche de la première moitié du XIXème siècle, L'auberge rouge se révèle à la fois tragique sur le fond, et magnifiquement comique sur la forme. Il repose en grande partie sur l'immense talent de Fernandel, dans un rôle de moine un peu douteux, qui s'impose dans de nombreuses séquences en one man show. Délicieusement effroyable.
Une comédie sympathique, qui a été reprise de nombreuses fois (la première version datant des années 20). Celle-ci est la plus connu, du moins en France grâce à l'acteur Fernandel, tête d'affiche de ce film. La réalisation original en noir et blanc est maintenu pour notre plus grand plaisir mais également les coupures du montage et les raccords ce qui peut parfois être très drôle. La réalisation est sympathique, on note l'effort dans les décors et leur mise en relation dans l'histoire. Histoire qui nous met dès la première scène dans le bain. Un client se rend à l'auberge pour ne pas en ressortir. Loin d'être un film sanglant, nous ne verrons aucune scène de violence, tout est exposé par les sons. On va surtout suivre la mise en déroute du couple par le moine. On se doute aisément de la finalité, même si cela ne finit pas forcément en happy end et ce n'est pas plus mal. Le cating est très bon, j'ai adoré les acteurs interprétants le couple Martin, je ne comprends pas comment les gens pouvaient s'arrêter dans leur auberge avec tous les signes qu'ils envoient. Fernandel égale à lui même dans sa prestation, je trouve toutefois que pour ce rôle il en fait un poil trop. Vraiment un film à découvrir, il est très agréable et drôle et cela reste toujours un bon moment de cinéma.
J'avais vue le remake avec Christian Clavier &Co et bien que prêtent à sourire le résultat était assez grotesque. Ici dans cet version original l'humour est toujours très présent mais le film est beaucoup plus cynique, le grotesque fait place à l'humour noir ce qui rend les événements plus "palpitants".
Le plus fort avec L'auberge rouge c'est qu'on peut le faire découvrir aux plus jeunes assez vite… L'intelligence vient de cette tonalité horrificomique où tous les ingrédients du thriller, du conte macabre de noël pour frissonner sont bien là mais il y a Fernandel au sommet de son art pour donner au film d'Autant -Lara son caractère de farce tragicomique "plus cruelle tu meurs"… Avec cet humour dévastateur,tout passe même la plus virulente des charges contre l'être humain dans sa désarmante bassesse au regard des vertus dont il prétend pourtant se prévaloir (par le biais de la religion notamment).
Un film formidable avec Fernandel dans un rôle extraordinaire. C'est en même temps léger comme une comédie et grave comme dans un drame. L'histoire est excellente
Moi, le côté théâtrale ne me dérange pas trop car cela fait une ambiance un peu noël. De plus l'histoire est sympa avec de bonne gags! A mon point de vue, Claude-Autant-Lara à bien fait de prendre Fernandel, pour joué le rôle du moine, car il était excellent dans les Don Camillo ( autres films avec un prêtre)! Mais les autres acteurs sont bon aussi.Alors un conseil, regarder-le!
C'est une comédie noire grinçante que signe ici Claude Autant-Lara, du genre que l'on voit rarement dans le cinéma français. Et pourtant ce film vient démontrer qu'il n'y a pas que les anglais qui savent y faire dans ce registre. Sur un scénario écrit par Jean Aurenche dans lequel un moine se retrouve avec plusieurs voyageurs dans une auberge dont les tenanciers ont pour habitude de tuer et de voler leurs clients, "L'auberge rouge" tourne le clergé en dérision en faisant du moine incarné par Fernandel (irrésistible dans ce rôle qu'il reniera par la suite, le jugeant contre ses convictions) un poltron qui n'hésite pas à faire l'aumône au nom de l’Église pour se payer un bon repas. Filmé dans de superbes décors et rythmé de bout en bout, le film nous réserve de belles surprises et nous fait encore rire, grâce à son savoureux mélange de comique de situation et de dialogues savoureux, le tout avec la noirceur nécessaire pour le rendre encore plus drôle.
Un film drôle et très divertissant qui griffe au passage la religion et la bourgeoisie avec finesse. Autant-Lara nous raconte une histoire assez passionnante qui part presque d'une situation de slasher movie. Mais le scénario, très bien écrit tourne peu à peu à la comédie douce acide où aucun personnage n'est épargné. Le suspense est là, le sourire aussi et tout cela vient notamment d'un casting réussi et d'une réalisation efficace. Rythmé et jamais monotone, la mise en scène joue dans l'espace avec délice et passe du sous-sol au grenier avec une aisance totale, nous mettant, nous, spectateur, en situation de client de cette terrible auberge. Le tout est très efficace et fait passer un sacré bon moment.
Incontestablement un chef-d’œuvre, à voir et à revoir ! Film tiré d'une célèbre affaire criminelle, mais tourné comme une farce délirante et cruelle. On rit beaucoup, certes, malgré la gravité du thème, et Fernandel, sublime dans ce rôle taillé pour lui (je ne suis pourtant pas fan de l'acteur, loin s'en faut !) y est pour beaucoup. Pourtant, on peut voir au delà de la comédie et du comique de certaines situations (la confession de la femme de l'aubergiste est mémorable) une peinture au vitriol de l'être humain et des ses défauts (la cupidité, l'égoïsme, la cruauté, ...) Une scène m'a particulièrement marqué et je trouve qu'elle louche singulièrement vers l’expressionnisme allemand. Celle qui suit la confession de la femme de l'aubergiste justement, où, Fernandel, conscient du sort qui est réservé aux voyageurs décide de partir en pleine nuit et que ses compagnons de voyage tentent de retenir en cachant la clé ouvrant la porte de l'auberge. Je trouve cette scène absolument terrible, l'expression des visages, le noir et blanc accentuant encore les traits, Fernandel paniqué qui tourne en rond au milieu de ces gens cruels et inconscients de leur mort prochaine ... Ce passage pourtant vu et revu me produit toujours la même émotion. La fin, bien sûr, est mémorable et offre une conclusion à la hauteur du film. Une œuvre en réalité très moderne et indémodable. A voir absolument ou à redécouvrir !
S’inspirant d’un fait divers criminel survenu en 1833 dans une auberge de la Haute-Loire, cette « Auberge Rouge », signée Claude Autant-Lara (qui quelques années plus tard réalisera la célèbre « Traversée de Paris », ne m’a que moyennement emballé. En temps normal, l’humour noir n’est pas pour me déplaire, au contraire, j’en suis friand. Mais dans le cas présent, deux solutions me sont imposées: soit le film a considérablement vieilli au point d’altérer une qualité originelle certaine, soit je suis passé à côté de quelque chose, d’un détail. J’opterai pour un mix des deux solutions. Ce qu’il y a de plus rebutant dans cette « Auberge Rouge », c’est l’interprétation des acteurs, globalement défaillante, car beaucoup trop théâtrale. Je dois bien admettre que les comédiens jouant les voyageurs de la diligence m’ont sérieusement tapé sur les nerfs. A mon goûts seuls Fernandel, Françoise Rosay, Carette et Lud Germain sont convaincants car relativement bien empreints de leur personnage respectif. En revanche, l’aspect ouvertement anticlérical du film m’a plu. Cette idée de se moquer des sacrements religieux m’a bien botté. Mais il n’empêche que l’impression finale est, pour ma part, assez mitigée.
Inspiré d'un vrai fait-divers des années 1830, Claude Autant-Lara nous offre une œuvre exceptionnelle, interprétée avec fougue par un Fernandel au top de son art. Si on pourra reprocher le côté un peu caricatural et trop théâtral c'est aussi l'époque qui veut ça. Sans rien dévoiler , la fin n'est pas très catholique non plus comme l'auberge rouge. Un remake sera réalisé en 2007.
une pure merveille . J'adore les acteurs et cette petite auberge pas tres catholique . Rien a dire . Un trés bon film en noir et blanc . Je vous le conseil vivement
Ce petit bijou n'a vraiment pas vieilli en soixante ans ! Certes Fernandel cabotine à son habitude, mais ses mimiques, pour outrées qu'elles soient, restent savoureuses. Les autres comédiens sont excellents, en particulier Julien Carette et Françoise Rosay. Certes le scénario pourrait être plus sophistiqué, mais ce petit conte destiné à faire frémir les "braves gens" ne manque pas de piquant, et parfois même d'esprit subversif, même si l'on pourrait souhaiter que le petit côté anti-clérical soit un peu, plus accentué. A noter une expression passée de mode pour désigner un prêtre ; "ratichon". A côté de ce film culte, le pitoyable remake de Gérard Krawczyk avec Balasko, Clavier et Jugnot fait pâle figure...