Le monde de l’hypocrisie et de la bassesse au service de la calomnie vulgaire et gratuite. Un film sur les on-dit ou sur la basse vengeance lâche des gens qui ont un petit pouvoir. La dernière partie est vraiment meilleure car les hommes se dévoilent dans leur vraie nature écoeurante et pathétique. Un film noir excellent.
Un film noir qui dépeint le monde impitoyable des médias New-yorkais avec ses hommes de pouvoir perfides prêts à toutes les manipulations pour parvenir à leur fin, soutenu par une mise en scène en noir blanc très stylée et porté par la performance grandiose de Burt Lancaster, bien secondé par Tony Curtis.
Face à face de monstres sacrées entre T.Curtis et B.Lancaster, le premier est le roi des fourbes, le second est génial d’antipathie. Thriller assez classique et assez bavard mais avec un classicisme et une nostalgie qui fait plaisir, une performance d’acteurs de haute voltige pour un classique du cinéma à voir ou revoir.
Si Tony Curtis m'a paru à l'aise en attaché de presse ambitieux et dénué de scrupules, Burt Lancaster n'incarnait qu'imparfaitement un éditorialiste rigide et dominateur. Selon les scènes, il en faisait trop ou pas assez. Quant aux actrices, Susan Harrison et Barbara Nichols campaient avec talent leurs rôles respectifs. Le scénario n'est pas franchement original mais tient en haleine jusqu'au bout.
La trame de l'histoire reste assez classique mais la seule qualité des deux personnages principaux ainsi que le décor du New York très bien filmé et rythmé tiennent en haleine le spectateur. Leur côté cynique et calculateur dans l'univers impitoyable de la presse est développé avec brio et nous offre d'excellents dialogues.
L'agent de presse Falco se met au service du puissant éditorialiste Hunsecker pour empêcher la jeune soeur de ce dernier de fréquenter un musicien dont Hunsecker ne veut pas. De cette intrigue dérisoire en apparence, Alexander Macendrick se sert pour dénoncer un certain milieu du journalisme et tout un système aussi vils qu'indignes. Les personnages de Tony Curtis et de Burt Lancaster en sont deux facettes, et les comédiens (surtout le premier, pas forcément abonné aux grands rôles) trouvent ici deux figures fortes, rivalisant dans l'ignominie et antagonistes complices dans le cynisme qu'ils partagent. Falco est un sans-grade ambitieux, Hunsecker est ce potentat de la presse écrite et de la télé. ous deux sont des nuisibles craints ou méprisés. Cette histoire de manipulations et de trafics d'influence est remarquablement mise en scène par un cinéaste qui s'attache à une réalisation sobre et rigoureuse sans la tentation de vulgariser le scénario ou de le rendre plus complaisant et accessible. On peut mesurer cette intégrité à la qualité des dialogues, parfois complexes, souvent brillants par leurs non-dits ou leurs sous-entendus, donnant le sentiment d'une écriture théâtrale.
Un film marquant de par son duo diabolique Lancaster, Curtis, avec une mention très bien pour ce dernier et la densité de la réalisation, on n'a pas vraiment de répit malgré un scénario assez banal.
Sweet Smell Of Success est un film sortit en 1957 réuni deux grandes stars de l’époque : Tony Curtis et Burt Lancaster. Si les deux livrent une bonne performance Lancaster marque l’esprit dans ce personnage mégalomane et possessif particulièrement lors des plans où il est assis dans l’ombre près du téléphone. L’intrigue est bien ficellé, on suit avec attention les diverses manoeuvres perfides du personnage incarné par Curtis et ses rapports avec le personnage de Lancaster. La bande originale marquée par le jazz est particulièrement dans le ton et nous permet aussi un petit aperçu de l’ambiance des clubs de l’époque. Le film manque cependant parfois un peu de rythme et d’éfficacité mais heureusement un superbe final vient terminer cette histoire. Sweet Smell Of Success est vraiment à classé dans les bons films noirs.
La pourriture de la presse à scandale et l'horreur de la chasse aux sorcières. Lancaster et Curtis dans de mauvais rôles, dialogues ampoulés et New York la nuit en 1957.
Classique à voir; et encore malgré tout plein de "détails" révélateurs sur les libertés bafouées, tout comme les fichiers privés des protagonistes -sous surveillance constante - qu'on viole impunément avant tout soupçon. insidieux et réaliste.
Cette critique acerbe du milieu du show-biz, où dominent les petites manœuvres égoïstes de chacun, prend vite une dimension shakespearienne à travers l’affrontement plein de bruit et de fureur de ses deux protagonistes, magnifiquement incarnés par un Tony Curtis louvoyant jusqu’à la contorsion et un Burt Lancaster carnassier jusqu’à la sauvagerie. Le film se fait alors fable et les rapports de domination apparaissent comme le principal moteur des rapports humains. La schizophrénie tendant à être l’horizon de chacun des deux belligérants. Remarquablement écrit, impeccablement mis en scène (cette façon de traquer les personnages jusqu’à l’épuisement) et servit par un jazz entêtant qui illustre parfaitement toutes les circonvolutions de la nature humaine, ici mise à nue dans sa vanité profonde.
Un bon petit film noir. L'intrigue n'est pas manichéenne comme on a l'habitude de le voir avec les films américains, puisque même le protagoniste principal, Tony Curtis, est manipulateur et ne cherche que son propre intérêt. L'intrigue, même si elle est prévisible, se suit avec intérêt et dépeint assez bien les travers humains. En prime une bande son magnifique.
Avec Le Grand Chantage, Alexander Mackendrick livre une plongée nocturne d’une noirceur saisissante dans les coulisses du pouvoir médiatique. La mise en scène, acérée et élégante, épouse le rythme toxique des dialogues ciselés, véritables armes de domination. Burt Lancaster et Tony Curtis composent un duo vénéneux, incarnation d’un monde où l’influence se monnaie au prix de toute morale. Le film dissèque avec une lucidité féroce les mécanismes de manipulation et la corruption des ambitions. Un classique acerbe et brillamment écrit, dont la modernité continue de frapper par sa cruauté.
Magnifique photo pour ce film noir naviguant dans le monde du show business et des médias; un Burt Lancaster impressionnant, la mise en scène n'y étant pas pour rien (cf. les plans où la caméra le film légérement au dessus des épaules, augmentant le sentiment de domination sur les autres personnages du film); découvert sur grand écran et je ne le regrette pas