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Carne
106 abonnés
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5,0
Publiée le 29 septembre 2006
A mon avis, Sisters est de loin le meilleur film de Brian De Palma malgrès quelques chefs d'oeuvre tels que Les Incorruptibles, Phantom Of The Paradise, Snake Eyes, Body Double ou encore Carrie. C'est avec Sisters que ce petit génie barbu s'est fait remarquer par le public grâce à un scénario malin et une mise en scène novatrice qui offre quelques bons moments de suspense, notamment grâce au procédé du split-screen, et à la musique, dont De Palma est très friand. En outre, n'oublions pas de préciser un scénario qui vire du policier à la psychologie pure en un temps records pour nous offrir un flashback tout droit sortie de Freaks (Tod Browning) dont le final est très malsain mais térriblement jouissif. Un grand film qui inspira Gaspar Noé pour une séquence culte de Carne...
Un De Palma comme on peut les aimer ou les détester avec son lot d'excès. Mais la sauce prend plutôt bien même si le film est très daté. Le scénario est assez bon bien qu'un peu grand-guignolesque et la mise en scène est excellente (superbes utilisations du split-screen).
On parle toujours de Brian De Palma comme du digne héritier d'Alfred Hitchcock dans la globalité de son cinéma. Ça n'a jamais été aussi vrai qu'avec ce film, véritable variante de Psychose, qui lui empreinte à presque tous les niveaux. Le scénario, la construction, le montage, les thèmes (la dualité, le voyeurisme, le désir...) et bien sûr la mise en scène, et surtout la musique, composée par un Bernard Herrmann qui faisait preuve de tout son maestro à créer des bandes-sons très angoissantes. Et le film a donc une ambiance plutôt oppressante, et même assez effrayante. C'est d'ailleurs ce qui fait son principal attrait: son efficacité. Autrement, les petites touches d'humour tantôt noir tantôt ironique sont bien sympathiques, et du côté des acteurs, on retiendra la très troublante interprétation de Margott Kiddet. Formellement, le film est bon, pas exceptionnel, mais bon. Et là où ça pêche, c'est qu'il lui manque une véritable identité, car tout cela sent un peu le déjà-vu, malgré les tentatives de De Palma d'innover constamment. Le final, aussi, est un poil décevant. Ça a un tantinet vieilli. Et De Palma est sans doute plus à même de créer des ambiances que des personnages auxquels on s'attache. Mais encore une fois, "Sœurs de sang" est d'une rigueur et d'une efficacité plutôt remarquables.
Septième film de Brian De Palma, celui de la révélation et le premier d’un style qui lui sera caractéristique par la suite, « Sœurs de sang » nous fait suivre une journaliste qui va mener sa propre enquête après avoir assisté à un meurtre dont on ne retrouve pas le cadavre…
De Palma instaure peu à peu un climat mystérieux et angoissant, il maintient le suspense de bout en bout avec un scénario comprenant plusieurs péripéties souvent inattendus. Il met le doute tout le long du film sur les deux sœurs, les rôles, le coupable, les intentions…
On ressent l’influence Hitchcockienne qui sera forte sur ses films suivant, que ce soit dans les thèmes abordés (toujours de manières plus explicites que le maitre) tels que la dualité (comme dans « Psycho ») ou le voyeurisme (« Fenêtre sur cours ») ou encore dans la bande-originale où il fait appel à Bernard Hermann, ancien compositeur attitré du maitre.
Il n’hésite pas à user (et d’exagérer) de certains artifices tels que le sang, la violence ou quelques effets kitsch et il est techniquement au rendez-vous. C’est dans l’ensemble bien interprété et notamment par un inquiétant William Finley que l’on retrouvera peu de temps après dans « Phantom of Paradise ».
Malgré que ce soit déjà son septième film, c’est le premier où il impose vraiment son style et où l’on ressent ses influences Hitchcockienne.
En fils spirituel de son maitre Hitchcock, de Palma nous concocte un thriller à la mécanique et au suspense ultra efficace dans une mise en scène quelque peu "datée" mais toujours aussi prodigieuse. Dédoublement de la personnalité, voyeurisme, autant de thèmes que de Palma n'aura de cesse d'explorer au cours de sa prolifique filmographie. Quant à la musique du film, magnifique et inimitable, c'est un autre maitre, B. Herrmann - compositeur du père Hitchcock - qui s'y colle et ça fait froid dans le dos. Malgré toutes ces qualités, ce n'est pas le meilleur film de de Palma, loin s'en faut, puisque s'ensuivront des chefs-d'œuvre comme Phantom of the Paradise, Carrie, Blow Out, Scarface et j'en passe...
Si l intrigué peut paraître convenue dans la première heure ( on se croirait chez hitchcock) les 20 dernières minutes psychologiques voir fantastiques sont géniales. Les acteurs sont très bons, surtout le mari En plus le film ne dure qu une heure vingt
Un drole de film sur des soeurs samoises ! cela donne un film étrange toujours aussi bien raconté de la part de Palma mais il manque toujours un truc...sois c'est trop pompé sois la fin deviens grotesque ! se sera grotesque cette fois ci ! 12/20
Un petit thriller qui fonctionne bien tant que De Palma joue la carte de l'humour. Ensuite il passe sur un registre plus noir, au niveau de la forme c'est pas mal réussi mais certains passages restent assez flous et ne débouchent pas sur grand chose au final.
J'ai deviné toute l'intrigue du film très tôt, il y a donc eu peu de suspens. De toute façon, c'est souvent les mêmes sujets chez De Palma. Troubles de l'identité, troubles sexuels, voyeurisme. Le film est trop prévisible, on devine même ce qui va se passer à l'hôpital. Ce que je n'ai pas compris, en revanche, c'est la signification de cette marque sur le front du mari, qui changeait sans cesse de couleur et de forme. Pour moi, De Palma a réalisé deux chefs-d'oeuvre, Phantom of the paradise et Carrie au bal du diable, le reste, c'est de la gnognotte.
L influence d Hitchcock sur le cinéma de De Palma a toujours été une évidence elle saute particulièrement au yeux et aux oreilles (avec le score brillant de Bernard Hermann) dans ce Soeurs de Sang. On y retrouve des marottes très Hitchcockiennes mais sans le jeu d esquive avec la censure, De Palma sévissant dans une époque beaucoup plus souple à ce sujet. J ai trouvé le final un peu lourd à mon goût mais la première partie est tellement formidable qu elle fait passer outre les quelques défauts du scénario.
Un thriller sanglant et horrifique, truffé de références Hitchcockiennes, à la mise en scène stylée dans le plus pur style De Palma (avec plans-séquences et split sceen), porté par un casting impeccable, et accompagné par la musique lancinante de Bernard Herrmann.
Ambiance glauque voire même malsaine (façon Cronenberg), De Palma signe avec "sœurs de sang" son premier véritable thriller, le premier d'une magnifique lignée. On y retrouve toute sa maestria derrière la caméra et son inspiration évidente du maitre Hitchcock. Mais même si le film possède des qualités indéniables, l'intrigue poussive l'empêche de devenir une œuvre majeure du réalisateur qui fera bien mieux par la suite.
On ne retiendra de ce thriller ni les énormités du scénario qui frise parfois le ridicule ni l’interprétation plutôt quelconque mais bien la technique aussi novatrice qu’ingénieuse qu’emploie Brian de Palma que ce soit par l’usage de split screen ou bien dans certains artifices dont il use avec maitrise.
Sœurs de sang un dès premiers films de Brian De Palma est un film qui perturbe..sur des sœurs siamoises..Margot Kidder qui joue ces sœurs québécoises est bluffante avec son accent français en a anglais...Jennifer Salt qui joue un rôle à la "Klute" est très bien..mais c'est surtout William Finley meilleur ami acteur de brian de palma qui est incroyable d'effroi..le film est très inspiré par les films d'Hitchcock comme "fenêtre sur cour" et " psycho" mais aussi est très particulier sur son rapport avec l'aspect schizophrène des caractères.. Intéressant et intrigant et innovateur..Quentin Tarantino le cite et le critique dans son dernier livre "Cinéma Spéculation" en 2022. A voir donc.
Après une longue intro plutôt quelconque, une femme ayant attiré un homme dans son lit, le massacre au petit matin à coups de couteau sous les yeux d'une journaliste vivant dans l'immeuble d'en face. Reprenant les thèmes qui lui sont chères (le voyeurisme surtout), De Palma, s'inspire également et nettement d'Alfred Hithcock pour un film qui se veut une sorte de Fenêtre sur Cour croisé avec Psychose. Après le meurtre, au moment de l'arrivée de la police, une énorme scène de Spit Screen nous est offerte, vraiment parfaite, qui fera froid dans le dos aux amateurs de la série "24". La suite du film assez quelconque, comme Psychose en fait, nous conduit vers un final assez hallucinant entre le monde réel, le monde rêvé, les souvenirs... dans une longue séance d'hypnose. Non, sans humour, le film se termine sur une scène vraiment excellente. Les acteurs ont de la gueule, l'héroïne divinement séduisante, et la réalisation est impeccable. Pas loin de chef d'oeuvre et vraiment inoubliable!