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Un visiteur
0,5
Publiée le 20 décembre 2013
Autant lire Freud que de perdre son temps devant ce genre de film. Ce qu’on aime avant tout chez Freud, c’est le fait que c’est encore un savant qui parle, qui nous parle. Les rôles ne sont pas mélangés ; il ne se départi pas du sien, celui de médecin. ———————————————————————————————————————————————— DePalma tente d'explorer comme dans le cinéma d'Hitchcock ou mieux encore comme dans celui du divin Bergman le champ psychanalytique. Seulement, à l’instar de Polanski, il poussera le délire psychanalytique jusqu’à ce degré de démence paranoïaque où le médecin lui-même se retrouve incorporé dans la théorie du soupçon. ———————————————————————————————————————————————— Dans ces conditions, aucune guérison n’est possible ; pire encore, il y a contamination des personnes saines. C’est à peine si le spectateur lui-même ne se retrouve pas à la fin du film plus embrouillé qu’avant, plus "inconscient".
Une remarquable référence du genre,un hommage grandiose à qui vous savez..,et une photographie de haut vol contribuent à faire de ce film,une grande réussite.Jubilation garantie pour aficionados,et envoutante emprise filmique.De Palma n'a pas son pareil pour illustrer l'univers psycho-pathologique et cauchamardesque,en sublimes variations sur un même thème.Michael Powell,entre autres illustres référents, s'en trouve dignement honoré. Quelques scènes "choc",sublimées,qu'on est pas prêt d'oublier...
Une oeuvre troublante, à la limite d'être dérangeante. De Palma nous livre ses thèmes habituels : faux-semblants, personnages tordus, voyeurime, meurtres, passé trouble ... Le film a évidemment vieilli (en particulier pour ce qui est du décor, ou encore de la photo), mais son impact en demeure intact. La mise en scène, sans être éblouissante (le film manque un peu de rythme), nous restitue parfaitement l'ambiance du scénario. Malgré le malaise propre à ce genre de film, c'est une jouissance certaine que de rentrer dans cette histoire morbide et schizophrène. Ames sensibles s'abstenir.
Impossible de ne pas penser à Psychose en voyant ce Soeurs de Sang de Brian de Palma. Que ce soit en raison de l'intrigue, assez similaire, dans la musique (avec Bernard Herrmann qui compose un thème aux sonorités proches de celles que l'on connaît si bien dans le film de Hitchcock). Toutefois, résumer Soeurs de Sang à un simple Psychose bis serait réducteur. D'abord parce que malgré de fortes similitudes, Brian de Palma a su se distinguer en offrant un petit plus dans l'intrigue: les événements vont amener à un dénouement qui n'est pas forcément celui que l'on aurait pu attendre, ce qui permet ainsi de maintenir intact l'intérêt du spectateur jusqu'à la dernière minute. Ensuite, parce que le style de Brian de Palma est bien là, notamment la division de l'image en deux plans permettant de montrer deux scènes se déroulant simultanément ou deux angles de vue d'une même scène. Par l'intelligence du scénario, plus riche qu'il n'y paraît, et la touche Brian de Palma, et malgré une intrigue qui peine à s'installer dans le premier quart d'heure, Soeurs de Sang est un film remarquable et dont les qualités ne sont pas toujours reconnues. A noter enfin l'impressionnante prestation de Margot Kidder.
Thriller hprreur epouvente que j'ai l'impression d'avoir vu un milliard de fois, plus que classique, film anecdotique que je ne conseillerai à personne.
50 ans plus tard après sa réalisation, ce qui m'a le plus étonné, c'est combien ce film est ancré dans les seventies, leur outrance, cette liberté un peu déjantée, qui cherche à provoquer, voir à sidérer, comme va l'être "Orange mécanique" de Kubrick. Les références à Hitchcock sont nombreuses, et appuyées, de "Fenêtre sur cour", à "Psychose". comme le font maintenant les frères Coen osant des parodies sur les grands films noirs de l'après guerre. Brian de Palma apporta sans aucun doute quelque chose de nouveau dans la gestion du fantastique, utilisant le baroque et l'humour , avec une touche de surréalisme, afin de ne pas prendre l'horreur trop au sérieux. Au total un film qui s'il a vieilli le fait de la meilleure manière, en nous restituant les costumes, les appartements d'époque, mais en gardant une dynamique qui fait qu'on prend un grand plaisir à la regarder
Un film intéressant de Brian de Palma dans la mesure où il inaugure le genre qui lui donnera ses titres de noblesse, le thriller horrifique. On y trouve pour la première fois ses thèmes favoris, ses effets stylistiques et ses références appuyées à Hitchcock. Après un début très habile, où la comédie dramatique n'empêche pas la tension latente, et où De Palma retarde au maximum la scène du meurtre (qui n'en est que plus brutale), l'histoire change de direction, de point de vue et de héros (d'où l'emploi à bon escient du split screen). C'est là que ça se gatte, car si la quête de la journaliste ne manque pas d'humour (la scène de perquisition avec les flics est assez savoureuse), De Palma semble dans la seconde moitié perdre un peu le contrôle de son film, qui débouche sur une scène de clinique assez lourde, voir grand-guignolesque. J'ai trouvé que les séquences de rêve et d'hypnose avaient pris un sacré coup de vieux. Au final, les thèmes sont là (doubles, pouvoir manipulateur des images, parano et voyeurisme à tous les étages), la virtuosité technique déjà en place malgré le côté cheap du film (bonjour l'hémoglobine!), mais on trouvera une version beaucoup plus aboutie et plus maîtrisée à mon goût dans Carrie (1976), film d'horreur à part entière où le penchant baroque de De Palma passe plus facilement. A voir avec intérêt pour les amateurs de De Palma, à fuir absolument pour les allergiques!
Certes pas exceptionnel et trés kitsch mais il y a quelque chose de particulier que j'ai beaucoup aimé dans ce film , le style De Palma , les débuts du cinéaste juste avant "phantom of the paradise" , il y a dans ces films du debut de sa carriére une atmosphére unique et particuliérement stridente que j'adore et que je relie aux premiers films de Dario Argento ( surtout "profondo rosso" ) . Le théme des soeurs siamoises est comme cela est dit dans le film quelque chose de malsain et de fascinant , il fallait y penser
film très inspiré d'Hitchcock, jusque dans la musique (B. Herrmann), mais malheureusement face aux standards Hitchcockiens, on ressent le poids des années ; et non ... l'élève ne dépassera pas le maître sur ce film, qui reste revolutionnaire visuellement pour son époque.
De palma, mon amour ! Avec Sister nous sommes dans l'un de ces films Hitchcockien absolu, tout en profitant de sa mise en scène sur la divergence des points de vue et le voyeurisme. À bien y réfléchir, je pense même que Sister est son film somme de tout ce qu'il aime et admire chez le maître du suspense.
Pourtant ce n'était pas gagné d'avance, je suis parti avec quelques a priori négatif à la découverte de l'histoire, j'avais des doutes sur la crédibilité du scénario par moment car je trouvais certains éléments un peu étrange voir même étiré et pas très réaliste, quand patatra, on connais enfin la vérité et là, évidemment tous fait sens avec horreur et génie !
C'est ce que j'adore chez lui, je me fais autant balader que ces personnages et Sister en est le parfait exemple. Si vous aimez Hitchcock en plus choquant, ce petit bijou risque bien de vous faire frémir !
après avoir vu sisters de douglas buck (aucune étoile, voir ma critique) sorti en 2006 je me devais de voir l'original; au final je ne suis pas déçu de ce film enfin on comprend l'histoire dans sa globalité, on a meme droit au final à une happy end ! j'ai beaucoup apprécié le scénario, l'interprétation des acteurs, l'image divisée en deux avec deux actions différentes bref une belle réussite, un film précurseur dans le domaine des "jumeaux collés séparés à la naissance"
Un thriller retors et pervers sur une sombre histoire de soeurs siamoises. Comme souvent chez De Palma, c'est la première partie du film qui est la plus réussie. Super split-screen lors de la scène-clé du film.
revenant aux source de ce qui a fait son succé brian de palma se lance dans l'histoire de soeur siamoise séparé et d'une trame policiére entre fenetre sur cours et pscho d'alfred hitchcok.DE palma de semble pas vouloire révolutionné le genre dans soeur de sang,cetre le cinaste est toujours talentueux dans sa maniere a créer une alchimie de terreur et d'angoisse.La scene du meurte es une nouvelle demonstration de la maestra visuelle du cineaste a crée un atmosphere pesant et insoutenable sans que l'on s' attende.une sequence d'un impact bluffant tragique et meurtrire redoublé d'une folie inssoutenable.Probleme apres une partie qui laissé esperé un potentieil d'une veritable cruauté depalma se retire du registre pour se concentré sur la vision de la journaliste ;Non pas que l'enquete reste bancal et ininteressante bien au contraire elle regorge d'enigme mysterieuse et de rebondissement.Mais malheuresment ne ressert qu'une histoire assé classique au final vite resolu malgres une distribution d'acteur epatant.
Un scénario quelque peu baclé pour un sous-produit hitchcockien qui a mal passé les ans… Une musique stridente, une psychologie de cuisine et quelques scènes grand-guignolesques qui peuvent plus prêter à rire que faire vraiment peur. Le noir et blanc aurait d’ailleurs mieux convenu aux copieux dégoulinements de ketchup – on ne disait pas gore à cette époque… Sur le fond, ce long métrage est typique de son époque, avec quelques sorties sur le machisme et le racisme de la police US qui ne suffisent pas pour autant à en faire une œuvre subversive. La question de la folie serait ce qui confère le plus d’intérêt à ce film, dommage que de Palma n’ait pas mieux approfondi son sujet. Désolé pour les fans, « Sisters » n’est en rien culte, « Carrie » reste de loin le meilleur de la production du réalisateur.