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Hector de Troie
1 abonné
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3,0
Publiée le 22 mars 2026
Ici, on est face à un thriller paranoïaque typique des années 70, dans la veine de 3 Days of the Condor ou The Conversation. Deuxième long métrage de De Palma, on n’y retrouve pas encore pleinement ce qui fera sa patte par la suite. Ce qui frappe d’emblée, c’est la musique : très classique, peut-être un peu trop. C’est bien simple, avec une BO de Goblin, le film aurait gagné une toute autre dimension.
L’histoire est intéressante : on suit un jeune homme noir qui participe à une émission de téléréalité centrée sur le voyeurisme. Une des participantes lui propose de dîner, puis il se retrouve chez elle avant d’être assassiné le lendemain matin par sa sœur jumelle, légèrement psychopathe. Sauf qu’un témoin assiste à la scène : une journaliste “libérale”.
Cette dernière va tout faire pour retrouver le corps de la victime et, par là même, élucider cette étrange affaire. Visuellement, le film propose de très bonnes choses : la scène du meurtre est particulièrement terrifiante. On pense par moments à Dead Ringers de Cronenberg, qui poussera ce type de concept beaucoup plus loin.
Le thème de la psychologie et des expérimentations des années 70 est central. Il est question de malades mentaux relâchés, ce qui nourrit une certaine angoisse, ainsi que d’institutions où se déroulent des choses troubles.
Au final, c’est un bon petit thriller, où la dimension psychologique apporte un vrai cachet. L’ambiance oscille entre polar classique et film plus dérangeant, ce qui donne un ensemble assez réussi. ⅗
Si l intrigué peut paraître convenue dans la première heure ( on se croirait chez hitchcock) les 20 dernières minutes psychologiques voir fantastiques sont géniales. Les acteurs sont très bons, surtout le mari En plus le film ne dure qu une heure vingt
On ne retiendra de ce thriller ni les énormités du scénario qui frise parfois le ridicule ni l’interprétation plutôt quelconque mais bien la technique aussi novatrice qu’ingénieuse qu’emploie Brian de Palma que ce soit par l’usage de split screen ou bien dans certains artifices dont il use avec maitrise.
Film sympatoche qui lança sûrement Basket Case et Dead Ringers dans les années 80. Une petite série B qui devait vraiment faire son effet à l'époque (il ne me semble pas que le thriller était légion sur ce sujet à l'époque) mais qui a forcément un peu vieilli entre temps. Ca reste quand même super ingénieux alors que rappelons que le film a quand même plus de 50 ans ! (Même si on se doute de qui est qui dès le début)
De Palma ne fait pas mystère de son admiration pour Alfred Hitchcock. Avec Sœurs de sang, il lui rend un premier hommage appuyé tout en imprimant son propre style.
L’année 1972 peut être vue comme un tournant dans le domaine du thriller américain. C’est en effet cette année que l’immense Alfred Hitchcock tourne son avant-dernier film, Frenzie, modernisant pour l’occasion son style en lui adjoignant d’avantage de violence et une sexualité plus explicite. Cette même année, le jeune Brian De Palma se lance dans la production de son cinquième long-métrage et le premier qui lui soit vraiment personnel, Sœurs de sang, alias Sisters, un thriller qui doit beaucoup au cinéaste britannique. Une certaine manière de boucler la boucle. L’œuvre d’un cinéaste en construction
En 1972, Brian De Palma est dans une mauvaise passe. Il vient de s’être fait renvoyer de son dernier film Get to Know Your Rabbit, dont la sortie sera sabotée par les producteurs. Il est alors engagé par Martin Ransohoff pour travailler sur le film Les Poulets, mais il en est renvoyé avant la fin du tournage après un nouveau désaccord avec le producteur sur les choix de casting. Le cinéaste rebelle se réfugie alors en Californie où il est hébergé par l’actrice Jennifer Salt qui a joué dans plusieurs de ses films précédents. C’est là qu’il fait la connaissance de Margot Kidder avec qui il se met en couple et a alors l’idée de faire jouer ensemble les deux actrices dans son prochain film. Pour son scénario, il s’inspire d’un article de Life Magazine de 1966 relatant l’histoire de sœurs siamoises en URSS. Le tournage a lieu à Staten Island à New York entre juin et août 1972 en 35 mm (excepté la séance de rêve filmée en 16 mm). Prévu pour être tourné avec un budget de 100 000 dollars, le métrage en coûte finalement 500 000. Signalons que le tournage se termine par une journée de 24 heures ininterrompues. On peut aussi noter que l’actrice Mary Davenport interprète la mère de Jennifer Salt, étant aussi sa parente dans la vie. De Palma reprendra ce principe dans Carrie au bal du diable avec Amy Irving et Priscilla Pointer.
Sorti le 23 mars 1973 aux États-Unis (et le 2 février 1977 en France), le film obtient un relatif succès public en rapportant un million de dollars et reçoit des excellentes critiques de la très influente Pauline Kael du New Yorker et de Vincent Canby du New York Times. Il est aussi sélectionné pour le Festival du film de Venise de 1975. Cet accueil positif consolidera la position de De Palma dans l’industrie hollywoodienne. Grâce à Sœurs de sang, le réalisateur affirme également les bases de son style et les thématiques privilégiées de son cinéma.
L influence d Hitchcock sur le cinéma de De Palma a toujours été une évidence elle saute particulièrement au yeux et aux oreilles (avec le score brillant de Bernard Hermann) dans ce Soeurs de Sang. On y retrouve des marottes très Hitchcockiennes mais sans le jeu d esquive avec la censure, De Palma sévissant dans une époque beaucoup plus souple à ce sujet. J ai trouvé le final un peu lourd à mon goût mais la première partie est tellement formidable qu elle fait passer outre les quelques défauts du scénario.
Le film a mal vieilli. Première partie intéressante mais ça tourne assez vite à l'ininteressant de par le scenario (manque de suspense) ainsi qu aux acteurs.
De palma, mon amour ! Avec Sister nous sommes dans l'un de ces films Hitchcockien absolu, tout en profitant de sa mise en scène sur la divergence des points de vue et le voyeurisme. À bien y réfléchir, je pense même que Sister est son film somme de tout ce qu'il aime et admire chez le maître du suspense.
Pourtant ce n'était pas gagné d'avance, je suis parti avec quelques a priori négatif à la découverte de l'histoire, j'avais des doutes sur la crédibilité du scénario par moment car je trouvais certains éléments un peu étrange voir même étiré et pas très réaliste, quand patatra, on connais enfin la vérité et là, évidemment tous fait sens avec horreur et génie !
C'est ce que j'adore chez lui, je me fais autant balader que ces personnages et Sister en est le parfait exemple. Si vous aimez Hitchcock en plus choquant, ce petit bijou risque bien de vous faire frémir !
Sœurs de sang un dès premiers films de Brian De Palma est un film qui perturbe..sur des sœurs siamoises..Margot Kidder qui joue ces sœurs québécoises est bluffante avec son accent français en a anglais...Jennifer Salt qui joue un rôle à la "Klute" est très bien..mais c'est surtout William Finley meilleur ami acteur de brian de palma qui est incroyable d'effroi..le film est très inspiré par les films d'Hitchcock comme "fenêtre sur cour" et " psycho" mais aussi est très particulier sur son rapport avec l'aspect schizophrène des caractères.. Intéressant et intrigant et innovateur..Quentin Tarantino le cite et le critique dans son dernier livre "Cinéma Spéculation" en 2022. A voir donc.
Ambiance glauque voire même malsaine (façon Cronenberg), De Palma signe avec "sœurs de sang" son premier véritable thriller, le premier d'une magnifique lignée. On y retrouve toute sa maestria derrière la caméra et son inspiration évidente du maitre Hitchcock. Mais même si le film possède des qualités indéniables, l'intrigue poussive l'empêche de devenir une œuvre majeure du réalisateur qui fera bien mieux par la suite.
Thriller hprreur epouvente que j'ai l'impression d'avoir vu un milliard de fois, plus que classique, film anecdotique que je ne conseillerai à personne.
Thriller hitchockien (donc avec humour et cynisme) au scénario original et imaginatif, un peu trop glauque sur la fin et totalement invraisemblable. L’essentiel est que l’on ne s’y ennuie pas une seconde.
Un an avant son cultissime Phantom of the paradise, Brian De Palma nous embarquait en 1973 dans une sombre et poisseuse histoire de sœurs siamoises liées à un meurtre sauvage. Si le scénario laisse clairement à désirer, cet hommage assumé au cinéma d’Hitchcock (Psychose, Fenêtre sur cour,...) vaut surtout pour sa mise en scène qui nous réserve quelques séquences brillantes, en particulier dans la première partie. Ce thriller horrifique nous offre aussi quelques belles images du New York nocturne des années 70. À voir.
Sœurs de sang est un bon thriller de Brian de Palma. On retrouve le style d'inspiration hitchcockienne qui sera utilisé par le réalisateur de Carrie. Les crimes sont assez glaçants et l'asile psychiatrique final est plutôt angoissant. L'investigation autour de la psychologie de Danielle Breton / Dominique Blanchion est captivante. Margot Kidder est excellente dans ce double-rôle (sans doute son rôle le plus marquant après celui de Loïs Lane dans la saga Superman). Un film assez méconnu de la filmographie de Brian de Palma (comparé à Carrie, Scarface ou Mission Impossible) mais qui mérite clairement d'être vu.
50 ans plus tard après sa réalisation, ce qui m'a le plus étonné, c'est combien ce film est ancré dans les seventies, leur outrance, cette liberté un peu déjantée, qui cherche à provoquer, voir à sidérer, comme va l'être "Orange mécanique" de Kubrick. Les références à Hitchcock sont nombreuses, et appuyées, de "Fenêtre sur cour", à "Psychose". comme le font maintenant les frères Coen osant des parodies sur les grands films noirs de l'après guerre. Brian de Palma apporta sans aucun doute quelque chose de nouveau dans la gestion du fantastique, utilisant le baroque et l'humour , avec une touche de surréalisme, afin de ne pas prendre l'horreur trop au sérieux. Au total un film qui s'il a vieilli le fait de la meilleure manière, en nous restituant les costumes, les appartements d'époque, mais en gardant une dynamique qui fait qu'on prend un grand plaisir à la regarder