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MGM-ranger
184 abonnés
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4,0
Publiée le 20 mai 2016
Film savoureux avec un Jean Gabin en forme épaulé par des dialogues somptueux écris par le grand Michel Audiard. C'est toujours un plaisir de revoir ce genre de film de l'ancien temps, qui se bonifie même avec l'âge. Le film de Gilles Grangier traverse plus d'une cinquantaine d'années et est toujours aussi drôle. Cette comédie aux ingrédients de la vieille école comme ses traditionnels personnages "gouailleurs" l'emporte en terme de qualité sur la plupart des films comiques actuels.
La collaboration Gabin-Audiard, c’était du sérieux, débouchant sur de très bons films. On ne va pas les citer hein. Premièrement, parce qu’on les connait par cœur. Et deuxièmement, car la liste est assez longue. En revanche, il y en a eu aussi des beaucoup moins bons. A l’image de cet « Archimède le clochard » qui à mon goût est une comédie bien décevante et qui n’est jamais capable de nous offrir une poilade qui, sur le papier, était des plus alléchantes. Une poilade qui n’a malheureusement pas lieu. Pourtant que ce soit Audiard ou Gabin (qui en fait d’ailleurs des tonnes) aucun ne ménage ses efforts. Mais cette fois ci, la mayonnaise ne prend absolument pas. Ça démarre pas trop mal, mais l’on finit par s’ennuyer et décrocher complètement. Cela aurait pu être très drôle, mais ça ne l’est pas. Pourtant, il y a une forte connotation sociale dans ce film. Avec au passage un foutage de gueule bien appuyé adressé aux gens de la Haute. Une connotation en quelque sorte « noyée » sous un flot de franchouillardise totalement assumée. Mais ça ne peut pas marcher à tous les coups. La classe et le charisme animal de Jean Gabin ne peuvent pas tout faire non plus. Et l’on ne peut pas compter non plus sur un Bernard Blier, qui est malheureusement trop peu présent. Entre deux ou trois verres de pinard, de champagne et de tapanel supérieur de la réserve du père Grégoire, on n’a pas grand-chose à se mettre sous les chagnottes. Tant pis.
Excellent. Le trio Gabin, Darry cowl, Blier fait des étincelles. Quel humour, bravo tout en finesse, bref du très bon Audiard. Un Gabin mémorable quand il veut retournner en prison où la scène de la destruction du bar avec un Blier fort en gueule mais veule devant la menace Gabin et un Darry Cowl avec moins de dialogue mais un don comique inénarrable. Foncez
Sans conteste le rôle comique le plus mémorable de la longue et florissante carrière de Jean Gabin, Archimède le clochard est un personnage marginal qui pose un regard aiguisé sur notre société, mitraille des répliques chocs rédigées par Michel Audiard, nous offre des mimiques guignolesques et quelques pas de danse incongrus. Autour de cet attachant vagabond, gravite d’autres personnages, caricaturaux et moins percutants, mais interprétés par des acteurs tout aussi impressionnants (Darry Cowl en SDF timide, Bernard Blier en patron de bar teigneux ou encore Jacqueline Maillan dans un de ses tous premiers rôles). Un excellent casting, au service d’une histoire touchante dont beaucoup de scènes sont hilarantes malgré la gravité de la détresse sociale qu’elle dépeint. , le résultat est une comédie fort divertissante mais, cependant assez peu connue du grand public, peut-être justement à cause de la sincérité de la façon dont menée cette réflexion sur le lien entre la condition sociale et la quête du bonheur.
Cette comédie est d' une poésie et d' une sincérité rare reposant sur une vision lucide de la société accompagnée par des dialogues somptueux amenant à nous poser certaines questions autour de notre existence à savoir si notre niveau social impacte sur notre bonheur, nos pensées et nos actes. Archimède est pauvre mais c' est un homme libre à la grande noblesse d' âme, qui ne freine pas ses pulsions et ces dires et ce pour notre plus grand plaisir. Du Gabin, du Blier, du Cowl, du Audiard, tout cela nous donne un très bon millésime qui se déguste comme en un grand cru malgré sa simplicité.
On retrouve dans " Archimède le clochard " un Jean Gabin en très grande forme dans le rôle principal, et qui donne toute l'étendue de son talent sur les succulents dialogues de Michel Audiard. A ses côtés, se trouve quelque seconds rôles bien savoureux dont Bernard Blier ( dans le rôle du second patron du café ) ou encore Darry Cowl et Julien Carette, ce dernier campe d'ailleurs un bien drôle voleur de chien de luxe. Ajouter à cela une belle histoire et une mise en scène qui réserve son lot de séquences bien comiques ( celle où Jean Gabin se met à danser est vraiment excellente ) et vous obtenez une comédie française qui n'est franchement pas négligeable.
un régal se film un jean gabin magistrale dans sont role du clochard ivrogne un peu déjanté on passe vraiment un bon moment devant se film a l'ancienne
encore une grande prestation de Jean Gabin bien entouré par Darry Cowl dans une histoire humoristique aux dialogues charismatiques sur fond sociale !!!
16 199 abonnés
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4,5
Publiée le 22 septembre 2017
Quel bonheur de voir Gabin en clodo dans des dialogues percutants de Michel Audiard ("Eh ben moi ce qui me les casse, c'est les faux affranchis, les pètrôleurs syndiquès et les anars inscrit à la sècuritè sociale! ça refait la Chine, ça prend la Bastille et ça se prostitue dans des boulots d'esclave! Ah ils sont beaux les réformateurs du monde")! Un Archimède attachant et pètillant qui n'a soudain plus de refuge et qui va chercher à se faire envoyer en prison juste pour passer l'hiver au chaud! Entre temps il ira tremper en plein mois de mars ses pieds à Cannes face au Carlton Hôtel, et devant le regard ébahi de Noël Roquevert qui se montre comme toujours excellent, même dans un petit rôle! Gilles Grangier a eu la bonne idèe de tourner son film dans le quartier des Halles de Paris, quartier qui n'avait rien à voir avec ce qu'il est devenu, les vieilles Halles de jadis! Gabin et Grangier s'entendaient fort bien puisque c'ètait leur sixième film ensemble, mais il fallut tout de même des trèsors de patience au cinèaste pour que Gabin accepte un moment de danser le charleston dans une scène de soirèe mondaine chez Jacqueline Maillan, qui trouve ici l'un de ses premiers rôles au cinèma! Finalement Gabin accepta de danser et il parait qu'on ne pouvait plus alors l'arrêter ce jour là! Aux côtès de Gabin, on notera de très grands seconds rôles de l'èpoque avec Bernard Blier, Julien Carette et Darryl Cowl, qui impressionnè par Gabin, bègayait tant et plus sur le tournage! Voici donc de très bons moments d'acteurs dans cette petite merveille enjouèe des annèes 50 avec la musique entrainante de Jean Prodromidès...
Une fois encore, Gabin brille de mille feux sous l'oeil de la caméra de Gilles Grangier, plus cabotin que jamais, avec les mots d'Audiard dans la bouche. Un vrai régal !
C'est tout simplement mon film préféré . Un Gabin plus qu'en forme, des repliques hilarantes, une repartie a couper le souffle . Certaines scénes sont vraiment excellente . A VOIR D'URGENCE POUR TOUT LES FANS DE GABIN
Film sans ambition, tourné simplement, il reste un très bon moment de détente grâce au rythme des dialogues du maître Audiard et à ce personnage de clochard-aristocrate attachant. C'est Jean Gabin qui l'incarne, et si l'on a droit à ses mimiques habituelles (qui restent cultes) on a droit aussi à des pas de danse qu'il exécute mi-beurré-mi-cultivé.