Archimède, le clochard
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Deroo Blar
Deroo Blar

1 abonné 178 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mai 2026
La force du film est qu'au delà de la simple comédie, le ton est juste pour le côté social. Sans tomber dans le pathos évidemment. On reste dans la comédie et donc dans la poésie.

Ensuite, lorsqu'on parle de performance d'acteur, on peut la définir en ces termes : qui aurait pu jouer cela et balancer son texte comme Gabin le fait ? Je peux en dire autant pour le second rôle de Blier.

J'émets par ailleurs quelques réserves quand il y a trop de cabotinage, ce n'est pas du tout ce que je préfère.

Il n'en reste pas moins cette comédie sociale, et qui nous parle d'une époque qui a évidemment changé mais pas totalement...
emma emma
emma emma

47 abonnés 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mars 2026
Petit film, considéré comme mineur, de Gilles Grangier, sorti en 1959.
C’est vrai que l’histoire est mince; il s’agit de suivre Jean Gabin, alias Archimède, clochard céleste, plein de morgue et de poésie, qui cherche à se faire mettre au trou pour passer un hiver qu’on annonce froid, et dont le squat est envahi d’ouvriers et de marteaux piqueurs.
Les péripéties ne sont pas folles, donc, mais le film offre de merveilleux moments: Gabin qui danse un charleston endiablé, qui pousse la chansonnette comme au temps de ses débuts au cabaret; Jacqueline Maillan déjà grandiose en bourgeoise exubérante, et qui à elle seule vaut le visionnage; une déambulation nocturne dans les Halles à l'époque des pavillons Baltard; une incursion souterraine dans le métro d’avant, quand il y avait un chef de quai…
Une véritable étude socio-historique de ce Paris disparu qui ravira les curieux.
On ajoute une superbe brochette d'acteurs, pour beaucoup, de la clique de Gabin: Paul Frankeur, Dora Doll, Gaby Basset, mais aussi Bernard Blier, Carette, Darry Cowl, Jacques Marin, Albert Dinan et j’en passe..
Tout ce beau monde déclame du Michel Audiard, particulièrement en forme sur ce film: c’est un festival de répliques cultes, de bons mots et au passage, une critique acerbe de la société de l’époque. Un plaisir pour les yeux et les oreilles, qu’il ne faudrait surtout pas bouder.
Alasky

454 abonnés 4 537 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 décembre 2025
Petit film bien franchouillard ancré dans son époque, plaisant à visionner grâce à d'excellentes répliques et grâce à un Gabin très en forme et bien entouré : Bernard Blier, Darry Cowl, Jacqueline Maillan, Paul Frankeur...
Arthur Lafont
Arthur Lafont

3 abonnés 337 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 octobre 2025
Gabin se fait plaisir et ça se voit. À l'aise dans son rôle il s'en donne à coeur joie entre nostalgie de ses débuts au music hall et gouaille bien connu accompagné de beaux dialogues d Audiard. Une parenthèse dans le temps tout en poésie, en betterave dans les poches et en passage bien senti. Une joli et rigolote petite fable/farce.
michel sardou
michel sardou

6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 août 2025
Qui d'autres que Gabin et Blier pour jouer aussi juste
C'est truculent c'est du Grangier
Et les dialogues d'audiard sont divins
stef s
stef s

4 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 mars 2025
Que dire ?
Il ne casse pas 3 pattes à un canard....
Il se laisse regarder sans plus il est loin d'être le meilleur film de Monsieur Gabin
Sur le papier on pouvait s'attendre à quelque chose d exceptionnel au regard des réalisateurs et autres vedettes en seconds rôles mais il n'en n'est rien c'est assez plat et on se demande même à quoi sert ce film...bref déçu dans l'ensemble hormis le passage remarqué et remarquable dans l'appartement de Jacqueline Maillant avec un design fin 50 des plus agréables à regarder
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 210 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 août 2024
Une réjouissante comédie de 1958 réalisé par Gilles Grangier, co-ecrit avec les dialogues signé Michel Audiard et Jean Gabin dans un de ses meilleurs rôles dans le genre comédie dans sa longue filmographie, ça donne "Archimede le clochard" ou notre Jeannot national s'en donne à cœur joie pour jouer un SDF de l'époque des 30 glorieuses qui veut un toit, aller en prison au départ, sans qu'on le condamne sévèrement à des petites peines, comme tout casser dans un bar et recommencer, puis après trouvant mieux de traffics de chiots de luxes. J'ai pris beaucoup de plaisir à regarder ce long métrage qui rappelle dans l'ensemble la France des années 50 ou l'on vivait bien, en harmonie. Les dialogues de Michel Audiard sont superbement écrits dans les bouches de Jean Gabin, Darry Cowl, Bernard Blier ou Jacqueline Maillan qui, elle, est hilarante. Gabin est très bon danseur aussi sur quelques scènes. J'ai passé un bon moment et le conseille.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mars 2024
Jean Gabin cabotine à tout-va dans cette comédie qui, dialogues d'Audiard obligent, s'écoute au moins autant qu'elle se regarde. Certains aphorismes et autres paradoxes sur la condition de clochard sont, reconnaissons-le, amusants. A ce petit jeu, Bernard Blier, dans son second rôle de bistrotier, se montre irrésistible et, finalement, plus convaincant, parfois, que ne l'est Gabin. Ce dernier, en clochard pittoresque, coléreux et érudit, en fait des tonnes, sans pour autant que le personnage existe au-delà du charisme de l'acteur. L'interprétation est monocorde et on désespère de voir une lueur d'humanité, une étincelle de vérité dans le regard d'Archimède.
Gilles Grangier suit Gabin dans ses pérégrinations plus ou moins cocasses, spoiler: dans une prison où Archimède prétend passer l'hiver, dans un salon bourgeois où il séduit par ces citations d'Apollinaire ou dans un café qu'il dévaste à l'occasion.
Mais, de rencontres en rencontres, sans l'aide d'une intrigue, le personnage finit un peu par s'user et se répéter.
ManoCornuta

359 abonnés 3 067 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 octobre 2023
En cette fin des années 50, Gabin s'offre un costume sur-mesure (l'idée de départ étant la sienne) pour convoquer une bonne partie de ce qui a fait sa gloire depuis ses débuts: de la gouaille, du bon mot en mitraille, un brin de danse et de chansonnette, dans un scénario qui égratigne gentiment les petits patrons et les petits bourgeois, sans oublier l'ordre établi. C'est presque difficile à suivre par moments tellement le débit y est furieux, l'histoire en elle-même n'offre qu'une succession de péripéties visant seulement à nourrir la prestation d'un Gabin en très grande forme, cannibalisant l'écran comme ses partenaires (et pourtant il y en avait une sacrée brochette).
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 853 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juin 2023
« Tout corps plongé dans un liquide subit une poussée de bas en haut égale au poids du volume de liquide déplacé : pas de glace ! »

Difficile de résumer un tel film dont le scénario n’est qu’un prétexte à une suite de scènes satiriques et drôles, portées par les dialogues enlevés d’Audiard et jouées par un exceptionnel Gabin, entouré de toute une galerie de personnages secondaires typés, au premier rang desquels un fabuleux Darry Cowl.

S’il est vrai qu’une telle œuvre, par certains dialogues, s’attirerait aujourd’hui des foudres légitimes, elle est à resituer dans son époque et un style exclusivement français depuis Molière en passant par Cyrano de Bergerac : la gouaille. A découvrir ou redécouvrir pour la nostalgie d’un Paris qu’on voit évoluer devant la caméra de Gilles Grangier à la façon, parfois, d’un documentaire.
Acidus

872 abonnés 3 936 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 novembre 2022
Long métrage qui tourne, comme le titre l'indique, intégralement autour du personnage éponyme incarné par Jean Gabin. A croire que le rôle fut écrit pour ce dernier car l'acteur assure le film à lui seul. Il faut dire qu'il est servi par des dialogues (merci Michel Audiard) très bien écrits avec de bonnes envolée lyrique et pas mal d'humour. Le film conserve d'ailleurs une certaine fraicheur malgré les décennies passées et un scénario finalement assez classique et peu consistant.
Un bon divertissement pour les amateurs des textes d'Audiard et du charismatique Gabin.
mickael l.
mickael l.

50 abonnés 137 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 avril 2022
Un pur bonheur , Gabin en clochard j'ai adoré, les répliques s'enchaînent . Un comédie sans prise de tête. Tout les seconds rôles sont impeccable. Quand on attaque Archimede on s'en souvient. Excellent
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mai 2021
Un film qui part fort avec un Audiard en verve, une distribution haut de gamme dont Gabin dans un rôle sur mesure de clochard-philosophe-anar. Des dialogues qui font grincer aujourd’hui dans notre monde auto-censuré : « Ça prend la Bastille et ça se prostitue dans des boulots d’esclave » ou « On ne trouve plus de nègres : ils font tous la révolution ou une licence de Lettres.» Dommage que le scénario s’essouffle en 2ème partie avec des scènes moins abouties.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 janvier 2021
Archimède le clochard est une comédie éminemment politique en ce qu’elle dénonce l’instrumentalisation des sans-abris par les puissances publiques et les classes privilégiées. Par bien des aspects, depuis la musique jusqu’à l’imagerie d’un immeuble en démolition, le long métrage ressemble au Kid de Charlie Chaplin (1921) ; mais en lieu et place de l’enfant recueilli, des chiens transportés dans un landau – ce qui occasionne une scène des plus cocasses au cours de laquelle Arsène essaie de draguer une bonne sœur ! Il faut voir la séquence de réception chez Madame Marjorie (Jacqueline Maillan) pour saisir au mieux la lutte des classes qui se rejoue ici : la pauvreté devient « pittoresque » et « drôle », le clochard amusant la galerie par ses grands airs, ses danses enivrées et sa descente d’alcool. Un des convives va même jusqu’à l’associer à Beaumarchais et à Marivaux, en qualité « d’esprit de la rue ». Ce que les bourgeois ne comprennent toutefois pas, c’est qu’Archimède possède davantage qu’eux et que tous les travailleurs dénigrés du début à la fin : il fait de son état précaire un art de vivre libre, indépendant et authentique. Cette authenticité s’exprime par ses coups de gueule et son caractère bien trempé, qu’il oppose aux bruits d’une modernité asservie (radio, publicité…) : les dialogues de Michel Audiard trouvent là leur raison d’être. Gilles Grangier brosse le portrait d’un clochard humaniste et fidèle à ses principes, loin des représentations misérabilistes conventionnelles ; un personnage qui démasque l’hypocrisie ambiante. On ne peut que l’en féliciter et se délecter de cette comédie de destruction massive intelligente et fort bien interprétée, Jean Gabin en tête. « Qui sème le vent récolte Archimède »…
GéDéon
GéDéon

133 abonnés 711 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 mars 2023
Cette comédie, signée Gilles Grangier, a connu un gros succès auprès du public à sa sortie en 1959. On suit les tribulations d’un clochard épris de liberté. C’est Jean Gabin lui-même qui a eu l’idée du scénario. Ce rôle d’homme marginal lui permet de crever l’écran avec sa gouaille habituelle servie par les dialogues de Michel Audiard. On retrouve également plusieurs acteurs attachants (Darry Cowl, Bernard Blier, Jacqueline Maillan, etc.). Bref, sans être exceptionnel, ce film propose un regard critique tendre et drôle sur la société de l’époque.
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