Derniers Avis : Les Aventures de Rabbi Jacob - Page 3
Les Aventures de Rabbi Jacob
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Un visiteur
4,5
Publiée le 4 mai 2024
Film très drôle avec un peu d’action qui serait interdit de nos jours … mais que Louis de Funès a réussi a rendre drôle et caricatural sans être lourd tout en jouant sur les clichés.
Cultes au possible ces Aventures de Rabbi Jacob de Gérard Oury sont particulièrement efficaces et rythmées. C’est surtout l’occasion pour Louis de Funès de se déchaîner entre grimaces et répliques cultes bien aidé par son personnage raciste basique embarqué dans des situations plus qu’improbables. On rigole beaucoup ici grâce à un beau comique de situation et une pléiade d’idées de mise en scène savoureuses. Mais la vraie forces du récit c’est de parodier la communauté juive en jouant des clichés pour un résultat très attachant. Il y a évidemment quelques creux et notamment dans la longuette première partie mais une fois De Funès et son acolyte grimés c’est l’autoroute du délire qui s’ouvre à nous avec cette fameuse et tordante danse notamment et cette bande originale mythique. Oury se permet même quelques messages politiques osés et l’on se dit que les temps ont bien changés, imaginons ce genre de films aujourd’hui …. C’est presque impossible et c’est bien dommage car ça a donné l’une des meilleures collaborations Oury/De Funès. Une régalade en somme.
Les Aventures de Rabbi Jacob de Gérard Oury est un monument du cinéma comique français, empreint d'un esprit burlesque et d'une verve inimitable. Pourtant, malgré ses qualités indéniables, le film n’échappe pas à certaines maladresses, révélant une structure parfois déséquilibrée et des choix artistiques qui ne convainquent pas toujours.
Gérard Oury orchestre une mise en scène dynamique, regorgeant de détails visuels et de mouvements qui captent immédiatement l’attention. L’ouverture à New York, tout comme les scènes dans la rue des Rosiers, brille par leur authenticité et leur richesse esthétique. Cependant, l'énergie déployée vire parfois à l'excès. Certaines séquences, à force de vouloir enchaîner gags sur gags, perdent en clarté et laissent le spectateur légèrement débordé. La scène de l’usine de chewing-gum, bien que mémorable, illustre cette tendance à vouloir trop en faire, au risque de fatiguer le rythme général du film.
Le script repose sur une idée ingénieuse : confronter un personnage étroit d’esprit, Victor Pivert, à un univers qui l’oblige à remettre en question ses préjugés. Si cette confrontation initiale est porteuse d’un humour vif et piquant, le scénario s’essouffle parfois en chemin. Les péripéties se multiplient au point de diluer le message initial de tolérance et d'humanité, et certaines situations rocambolesques apparaissent davantage comme des détours que comme des ajouts véritablement pertinents. Ce déséquilibre nuit à l’ensemble, malgré la sincérité des intentions d’Oury.
Louis de Funès incarne Victor Pivert avec toute sa maîtrise légendaire de la comédie physique et verbale. Son énergie débordante électrise chaque scène où il apparaît, faisant de lui le cœur battant du film. Cependant, si son personnage est finement écrit, les rôles secondaires peinent à atteindre le même niveau d’intensité. Marcel Dalio, bien que convaincant en rabbin Jacob, manque d’espace pour véritablement briller. Slimane, interprété par Claude Giraud, est un protagoniste sympathique mais insuffisamment approfondi, tandis que certains seconds rôles tombent dans la caricature.
Les décors, qu’il s’agisse de l’usine de chewing-gum ou de la reconstitution du quartier juif parisien, témoignent d’un grand soin. L’atmosphère visuelle contribue à l’immersion, rendant l’univers du film particulièrement vivant. Cependant, certaines techniques de réalisation, comme les effets comiques exagérés et les séquences de poursuite, apparaissent aujourd’hui comme légèrement datées. Si ces choix étaient sans doute efficaces à l’époque, ils ont perdu de leur impact, laissant parfois une impression d’artificialité.
Vladimir Cosma signe une bande originale vibrante, mêlant mélodies klezmer et orchestrations modernes. Si certains thèmes, notamment celui de la danse hassidique, sont inoubliables, la musique est parfois surutilisée, risquant de submerger certaines scènes qui auraient gagné à être portées par les dialogues ou les silences. Ce déséquilibre amoindrit l’effet de certaines séquences.
La conclusion, bien que prévisible, apporte une dose d’émotion et d’énergie qui clôture l’histoire de manière satisfaisante. Les arcs narratifs trouvent une résolution cohérente, même si celle-ci manque parfois de subtilité. Le film atteint ici un équilibre entre humour et message, rappelant la valeur de l’acceptation mutuelle et de la tolérance.
Les Aventures de Rabbi Jacob est une œuvre marquante, grâce à son humour et à l’interprétation magistrale de Louis de Funès. Cependant, ses ambitions narratives, son rythme parfois chaotique et certains choix artistiques discutables l’empêchent de pleinement concrétiser son potentiel. Gérard Oury signe une comédie mémorable, mais dont les failles sont difficilement ignorables.
Ce film joué par un De Funès immense au sommet de sa popularité est révélateur d'une époque révolue car il serait inimaginable de le tourner aujourd'hui. On ne compte pas les morceaux de bravoure mais ce qui reste, c'est l'humain qui est ici mis en valeur, le rapprochement des religions. Quelle tristesse de voir que 53 ans plus tard, un tel film ne pourrait voir le jour...
Comédie, coécrite et réalisée par Gérard Oury, Les Aventures De Rabbi Jacob est un film divertissant. L'histoire nous fait suivre Victor Pivert, un industriel français empli de préjugés xénophobes et antisémites, ne demandant rien d'autre qu'à se rendre au mariage de sa fille, qui va malgré lui se retrouver englué dans de folles péripéties. En effet, le malheureux va se voir embarqué au cœur d'un conflit suite à une révolution dans un pays arabe. Pourchassé par des hommes à cause d'un quiproquo, il va se faire passer pour un véritable rabbin revenu d'Amérique dans le quartier juif de Paris. Ce scénario atypique est plaisant à visionner pendant toute sa durée d'environ une heure et demie, malgré quelques défauts. Pour commencer, il faut être patient puisqu'il faut attendre près de la moitié du métrage pour enfin accéder à la promesse initiale et enfin voir l'usurpateur endosser son costume. Avant cela, on assiste à une très longue mise en place permettant d'enfin justifier cette seconde partie. Mais cela prend beaucoup de temps et, si la première partie est sympathique, elle aurait gagnée à être raccourcie. Résultat, l'intrigue comporte des longueurs et fini par devenir redondante dans ses situations. L'humour prend au début mais fini par s'estomper au fil des minutes à cause de son aspect répétitif le rendant usant dans le temps. Mais ce ton parvient heureusement évidemment également à amuser à travers des scènes aussi créatives que farfelues. L'autre élément comique central se trouve dans le rôle interprété par un Louis de Funès qui s'en donne à cœur joie. Il est entouré par de nombreux autres protagonistes joués par une distribution comportant entre autre Claude Giraud, Henri Guybet, Renzo Montagnani, Suzy Delair, Marcel Dalio, Claude Piéplu, Janet Brandt ou encore Miou-Miou. Tous ces individus entretiennent des rapports conflictuels saugrenus, soutenus par des dialogues de bonne facture. Sur la forme, la réalisation de Gérard Oury s'avère de qualité. Sa mise en scène est assez classique mais évolue dans des environnements variés démontrant une certaine ambition. Ce visuel comique est accompagné par une b.o. signée Vladimir Cosma, dont les compositions collent parfaitement à l'esprit et au images. Ces dernières sont appréciables, notamment le thème principal qui donne au film une véritable identité musicale. Cette série de mésaventures s'achève sur une fin attendue mais satisfaisante. En conclusion, Les Aventures De Rabbi Jacob est un long-métrage faisant passer un bon moment.
Une formidable comédie qui n'a pas pris une ride. De Funès est en grande forme et joue à merveille son rôle de patron raciste contraint de se déguiser en rabbin pour échapper à des tueurs. Certaines séquences sont mémorables et incroyablement drôle (la séquence dans l'usine de chewing-gum est excellente par exemple, tout comme la scène ou de Funès danse). Une vraie bonne comédie familiale comme on n'en fait quasiment plus. A voir et revoir sans hésiter.
Très pale copie des films de Tarentino, totalement ratée : scénario mal ficelé, nul, long, ennuyeux, les blagues tombent à plat malgré des acteurs qui font ce qu'ils peuvent pour éviter le naufrage mais qui n'y croient pas eux-mêmes et la succession de scènes de violences n'y change rien : un navet à fuir, Nous avons tenu une heure dans la salle. Le film n'est rigolo (dans son sens amusant et non de gros calibre [dans son sens d'arme à de feu et non d'arme à queue]) qu'à l'arrivée des hébreux.
Film que j'avais apprécié et qui m'avait beaucoup fait rire il y a 30 ans, un peu moins aujourd'hui, lorsque je l'ai revu très récemment, avec le sentiment que le style de Gérard Oury commençait à vieillir un peu. Surtout la pente frénétique et burlesque de Gérard Oury, entrevue déjà dans " la folie des grandeurs" se confirme ici, avec un de Funès déchaîné, à qui il manque peut être un contrepoids comme l'étaient Bourvil et Montand ailleurs, bien qu'Oury se permet un savoureux clin d'oeil, en faisant jouer à Henri Guybet un Juif et à Claude Giraud, un Arabe. Un film burlesque aux bons sentiments, ode à la tolérance, avec une séquence hilarante devenue culte, où Louis de Funès, transformé en Rabbi Jacob, danse au milieu de juifs traditionalistes.
Un film qui est devenu culte, avec Louis de Funès, qui disons passe et repasse à la télévision, on le connaît par cœur, mais on le regarde toujours. Un patron antisémite qui se retrouve déguiser en rabbin pour sauver sa vie. La scène du chewing-gum est devenu culte. On rigole toujours autant et Louis de Funès est parfait en grande forme. Une comédie française dans le panthéon du cinéma français
Parmi les Oury-de Funès, ce film vu il y a très longtemps et revu récemment ne me semble pas parmi les meilleurs. En effet, le scénario est un peu faible, on rit plutôt peu et la caricature Français racistes-gentils juifs-méchants musulmans est un peu grossière. Restent des scènes d’anthologie comme la danse juive ou les plongeons dans le bac de chewing-gums. J’ai nettement préféré La grande vadrouille et Le corniaud.
j'adore se film avec l'indémodable Louis de Funès. il est rigolo je rigole a chaque fois que je me le vois . je ne me lasse pas de le voir et revoir a chaque fois qu'il passe à la télé.
revoir ce film comique, sorti il y a 50 ans au moment de la guerre du Kippour, film souvent un peu lourd sur la forme, mais véhiculant un mesage positif sur les difficiles relations entre juifs et arabes est presque réconfortant à la veille de l'action militaire d'Israël à Gaza et 15 jours après l'horrible massacre perpétré par le Hamas.Tout espoir n'est pas perdu...
Les Aventures de Rabbi Jacob est un film réalisé par Gérard Oury et sorti en 1973. Cette comédie d'aventure est réjouissante. Porté par un Louis de Funès au sommet de sa forme (malheureusement pour la dernière fois), on suit avec plaisir le chemin de croix (forcé) d'un français moyen raciste qui va découvrir la tolérance envers les communautés. Le scénario, bien qu'avec des facilités par endroit, est bien pensé avec des rebondissements en permanence, le rythme du film fait que l'on ne s'ennuie jamais, De Funès est très bien secondé, en particulier par Henri Guybet et Claude Piéplu qui sont à la fois drôles et attachants, et la musique composée par Vladimir Cosma est tout simplement culte pour un lot de scènes qui le sont tout autant. Ce film est réjouissant, fait un bien fou et mérite d'être vu et revu pour sa drôlerie et la portée universelle de son message. Un grand film.