On dirait franchement du Dumont. La jeunesse qui s'amuse au milieu d'une famille rustre et peu avenante. Odoul filme la langueur et l'ennui jusqu'au drame qui remet les éléments de tranquillité en question mais ne révèle pas plus que ça le tempérament du jeune homme qui prend cet événement comme un cauchemar. Pas si formidable et même souvent ennuyeux.
Une chronique rurale déroutante et peu captivante, à la fois très crue et traversée de moments d’onirisme, sur la perte brutale d’innocence d’un ado de 15 ans.
mine de rien le film d une beauté esth extrême montre un monde paysan assez épouvantable dns laquelle un jeune garçon ne veut pas s inscrire. il connaît sa première cuite d adulte ( pousses par les aines que le cinéaste n a pas gâté). et il se laisse aller a un geste extrême et pas vraiment explicable qui l initie au monde de la mort. on ne sait pas si après cela il pourra devenir adumte ou s il deviendra loup comme ceux auxquels il rêve.
Le premier long-métrage de Damien Odoul est un film troublant, suscitant parfois le malaise mais également drôle, burlesque et tragique. Le souffle est un conte noir, une chronique adolescente qui va de surprises en surprises mais qui a le don de toujours aller là où on ne lattend pas. « Le souffle » cest aussi la découverte dun jeune acteur très impressionnant, Pierre-Louis Bonnetblanc qui incarne David. Durant les grandes vacances dété, dans une ferme isolée du Limousin, David 15 ans, connaît le temps dun après-midi caniculaire, sa première cuite. Il se laisse enivrer par ses deux oncles et leurs copains durant un méchoui bien arrosé. Odoul traite de linitiation, de léveil, du passage à lâge adulte. A laide dacteurs non professionnels, Odoul parvient à trouver une justesse authentique dans le jeu de P.L. Bonnetblanc, tiraillé entre lennui quil ressent au quotidien dans une petite ville de province et la liberté retrouvée au cur dune campagne reculée. Proche du cinéma muet, intensité des plans et du noir et blanc, Odoul possède un il, un univers singulier dans lequel on plonge volontiers. Odoul montre une communauté marginale (paysans dans un langage parfois incompréhensible) où le jeune garçon effectue un effort quasi-désespéré pour communier avec eux, avec le monde de la ferme, les personnages rustiques (visages rudes, langage "fleuri"), poétiques, pères "virtuels" que le jeune David refuse, le sien étant parti. Le méchoui et l'alcool apparaît donc comme étant un "rite" pour intégrer David au monde des hommes qu'il veut fuir. Prix de la critique internationale à Venise en 2001 (et multiples autres récompenses à travers le Monde), "Le Souffle" est un film (comme l'évoque son titre) emprunt de liberté. Liberté du cinéaste (loin de tout casting vendeur, loin du soutient financier d'une chaîne de télé...), liberté de ton, des émotions, envie de crier, envie de se rebeller (canicule estivale et interne du personnage). Singulier, dense et poétique.
le jeune acteur (Pierre-Louis Bonnetblanc) a un rôle indescriptible, si ce nest quil fustige la jeunesse insouciante qui apprend vite de ses erreurs. Mais en parlant derreur, il en commettra une grosse. Mise en scène originale associée à un format noir et blanc qui au contraire de ses principes purifie toute idée de nuance et de contraste dans le message véhiculé par Damien Odoul, à travers le périple de ce jeune. Isolé dans une ferme, incompris de ses oncles, invité à prendre sa première cuite par des oncles peu scrupuleux et il faut le dire grivois par-dessus le marché, il commence à dériver sévèrement. Il est alors facile pour un adolescent en mal de vivre de commettre lirréparable. Un mal de vivre accentué par limpression quil donne de vivre en marge de ses marginaux doncles. Peut-il trouver compagnie auprès de la nature qui lentoure ? Une bande-son faite de musique classique vient connoter ce film trop court à mon goût, mais hors-normes. Un film rare de nos jours. Ce qui est rare est précieux ! Prix de la Critique internationale à la Mostra de Venise 2001. Un cinéaste qui promet et signera un bon huit-clos en 2004 avec En Attendant le déluge. (critique plus détaillée sur mon blog « Fredhorizons : critiques de film »)