Les Risques du Métier
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jppmovie
jppmovie

7 abonnés 76 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 novembre 2025
André Cayatte, homme connaissant bien le sujet ayant été avocat, offre ici une oeuvre touchante et juste concernant un sujet qui hélas trouvait ,un écho dans des sujets assez nombreux. Pour un tel film, il fallait de grands acteurs : Brel est splendide, tout comme Emmanuelle Riva, fine est sensible. Même Delphine Desyeux, qui ne fera pas carrière dans le cinéma car c'est son seul film, est remarquable dans ce rôle ingrat de menteuse antipathique.
Un très bon film qui évite le pathos.
Antoinelepage
Antoinelepage

39 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 mai 2025
Après avoir vu le très bon Pas de vagues, mais légèrement frustré par l’absence de zones de trouble autour de la vérité, d’une limpidité éclatante, de même qu’une concentration trop importante autour de l’affaire, pas de ses conséquences au delà, j’avais vu nulle autre que mon frère partager quelques réserves sur ce même film, se rappelant au souvenir – pour sa part – plus mémorable de celui dont il est ici question. Question de goût.

Une adolescente débraillée rentre en pleurant chez elle, lâchant une nouvelle qui va bouleverser tout le village : l’instituteur (Jacques Brel) a essayé de la violer. Allons bon ! Alors que le maire prend l’affaire avec légèreté, la petite n’en démord pas, et alors que l’instituteur lui-même n’en revient pas et ne prend pas la mesure des accusations portées, l’affaire va vite exploser quand deux autres de ses élèves vont porter des accusations plus graves encore.

Le film n’est pas sans rappeler La Chasse dans le genre accusation semblant sortir de nulle part, avec des policiers avides de sang n’hésitant pas à orienter les questions pour alimenter le lynchage général. L’animal est mis à mort ! Qui en veut ? On a donc pas le moindre suspense entourant la vérité, peut-être la faute à des enfants cabotins ou à un Jacques Brel trop messianique, mais au moins la tension est présente quant à la finalité de l’histoire tant le piège du mensonge est dur à défaire. On notera une Emmanuelle Riva en femme dévouée très touchante, et on se rappellera au bon souvenir de cette époque qui semblait plus douce, mais qui visiblement pouvait avoir son lot de saloperies humaines. En revanche, outre ses problématiques plus modernes, je trouve que Pas de vagues traitait bien mieux la détresse psychologique de l’accusé, et de fait m’a semblé plus pertinent dans ses propos, voir plus abouti dans sa démarche.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2024
Allez savoir ce qui peut parfois se passer dans la tête des mômes... Leur psychologie est complexe, mais ce qui est certain, c'est que leurs mensonges peuvent faire aussi mal que ceux des adultes. André Cayatte n'avait certes pas la virtuosité d'un Renoir, d'un Gremillon ou d'un Duvivier, mais pour traiter de sujets forts, fondés sur des histoires vraies ou non, mais toujours révélateurs des failles de la société du moment, tout en alliant pudeur et sensibilité, il était imbattable. Et comble du bon goût, il ne prenait jamais parti. "Les risques du métier" sont une preuve évidente (s'il fallait encore le prouver) de ce talent, bien plus rare qu'on pourrait le penser.
Lucie Ferry
Lucie Ferry

24 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 février 2024
La preuve que la jalousie et les commérages peuvent gâcher l'existence d'une honnête personne . . .
Un plaisir de revoir ce film de 1967 .
Jacques Brel n'avait pas que du talent en chanson . TRES BON FILM .
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 décembre 2023
Comme on pouvait s'y attendre, l'ancien avocat André Cayatte décrit, à travers le délicat fait divers qu'il rapporte, le mécanisme d'une erreur policière et judiciaire. Sans toutefois occulter la dimension psychologique que requiert le sujet, Cayatte manque parfois de rigueur et d'habileté dans la mise en scène des attitudes de chacun des protagonistes.
L'histoire est pourtant crédible, qui présente un instituteur tout ce qu'il y a d'aimable et de respectable...mais quand même accusé d'attentats à la pudeur par plusieurs de ses élèves. Victime d'un enchainement de circonstances et des affabulations de jeune filles, non pas délurées, mais fragiles et tourmentées, le personnage de Jacques Brel est l'instrument par lequel Cayatte met en cause, une fois de plus, la subjectivité et la complaisance des témoignages. Il montre du doigt l'hypocrisie, sans trop la charger ni sans la causticité satirique d'un Claude Chabrol, de la France provinciale (gaullienne).
En définitive, les quelques réserves qu'on peut principalement opposer au film tiennent à sa mise en scène. Curieusement, Cayatte se montre bref et concis, efficace en un mot, pour certaines scènes tandis que, d'autres fois, afin d'étoffer le récit et s'imaginant devoir éventer un suspens qui n'est que relatif, il s'en remet à des flashback très explicites et pratiquement inutiles puisqu'on a déjà bien compris la situation et les personnages, tout autant que le postulat que poursuit obstinément le cinéaste.
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 853 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 août 2023
« Monsieur le Juge, regardez-moi est-ce que j’ai une tête de crapule ? »

En 2023, le pitch de ce film peut dénoter quelque peu, après tant de scandales pédophiles avérés et une légitime condamnation unanime d’actes abominables, commis parfois à l’époque où ce film a été tourné.

Quoi qu’il en soit, si le sujet est scandaleux, tenons-nous en au film. André Cayatte a déjà fait parler de lui en présentant des thèmes de société durs, filmés sans concession. Son style, résolument réaliste, se rapproche de celui de la Nouvelle Vague malgré les critiques féroces que Truffaut émet contre le réalisateur. Les dialogues sans emphase, en phrases courtes, l’élocution monocorde des interprétations, tout renforce l’aspect documentaire filmé. L’histoire est adaptée d’un roman de l’avocat Jean Cornec (Cayatte est lui-même avocat de formation), qui a eu à défendre une affaire similaire, co-écrit avec sa femme. On pourra être surpris de retrouver Armand Jammot au scénario et aux dialogues mais cela s’explique par le fait que l’homme de télé vient de créer, quelques mois plus tôt à peine, la célèbre émission « Les Dossiers de l’écran », où un film était débattu après visionnage. Celui-ci y sera d’ailleurs diffusé le 1er juin 1976.

Au centre de cette histoire, Jacques Brel interprète son premier grand rôle au cinéma, souhaitant s’éloigner de la scène qui l’épuise. Il signe également la musique, accompagné de son fidèle arrangeur François Rauber. Pour lui donner la réplique, on notera Emmanuelle Riva, Christine Fabrega, René Dary et des gamines dont le jeu certes un peu faux apporte une couche réaliste supplémentaire. On notera d’ailleurs la part prise par les femmes, des jeunes filles aux femmes adultes, dans une œuvre qui dénote à une époque où les castings sont ultra-majoritairement masculins.

La caméra de Cayatte se veut la plus discrète possible et parvient, prouesse, à disparaître alors même que le réalisateur use d’artifices, comme ces arrêts sur image lorsque l’instituteur prend des photos.

Revenons enfin au thème du film ou plutôt aux thèmes. En effet, si la mise en doute de la parole des enfants semble être au coeur de la narration (c’était le thème choisi lors de la diffusion du film aux Dossiers de l’Ecran), il en est deux autres sans doute plus importants encore et qui servent de fil rouge à la plupart des œuvres de Cayatte : la machine judiciaire et son cortège de drames et de déshumanisation ainsi que l’hypocrisie crapoteuse de la bourgeoisie. C’est sans doute ce qui rend cette œuvre intemporelle.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 décembre 2021
Un très beau film, porté par la sensibilité de Jacques Brel.
A revoir ou à voir pour nous rappeler l'importance capitale de remettre en question toute accusation non étayée par des preuves. Ce dont les excités du tribunal médiatique permanent se fichent totalement : ils veulent voir les têtes tomber, peu importe la vérité.
Ykarpathakis157

6 189 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 mai 2021
Les Risques du Métier est un classique négligé du cinéma français. Avant la sortie de ce film personne n'avait la moindre idée des risques qui sont généralement associés à un métier. Il n'y a pas beaucoup de gens qui envisageraient qu'un innocent instituteur soit harcelé par des villageois sans que ce soit de sa faute. C'est l'un de ces rares films qui doit être ressuscité afin que la jeune génération d'aujourd'hui puisse profiter d'avoir un aperçu du célèbre chanteur français Jacques Brel dans un rôle fait pour lui. C'est avec ce film que le réalisateur français André Cayatte a décidé de jeter de l'ombre sur le sujet tabou du viol d'enfant et ses implications sur la société .Jacques Brel est absolument merveilleux dans le rôle d'un professeur d'école qui est faussement accusé de viol. Il n'y a pas beaucoup de films qui capturent la méchanceté des petits enfants comme celui ci. Ce film ne se contente pas de montrer ces petites mauviettes il décrit aussi en détail le comportement des petites gens dans un village de campagne Français...
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 décembre 2020
« Les risques du métier » d’André Cayatte avec le grand Jacques Brel dans le rôle de cet Instituteur faussement accusé de viol par une de ses élèves, revu 50 ans après sa sortie en 1967 a « vieilli ». Vieilli dans la façon dont il est tourné et dont les jeunes acteurs jouent, et surtout dans la façon dont est mené l’enquête (emprisonnement avant même que l’instruction soit close) et dans la mentalité des hommes et des femmes de ce petit village avec ses ragots et son opprobre. Mais il reste un sujet d’une grande actualité et il y a 50 ans Cayatte - qui était avocat avant de devenir écrivain puis réalisateur - avait fort bien dessiné les enjeux de ce grave sujet.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 janvier 2020
En 1967, André Cayatte est épaulé dans l’écriture du scénario des Risques du métier par Armand Jammot, homme de télévision, auteur notamment de l’émission Les dossiers de l’écran. Ces deux amis s’attèlent ici à adapter au grand écran le livre éponyme publié la même année par Simone et Jean Cornec. Un livre inspiré d’une histoire vraie sur les témoignages ambigus d’élèves accusant leur professeur de pédophilie. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/festivals/lumiere/lumiere2019/
Serge K
Serge K

21 abonnés 351 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 janvier 2020
Bon film très bien joué, aussi bien par les adultes que par les adolescents, et bonne reconstitution des mœurs et ragots au sein de petits villages français,
mouh M.
mouh M.

6 abonnés 167 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2018
Voilà un très bon film d'époque, bien réalisé, bien traité qui met en scène un fait de société dramatique dans un petit village populaire de France. Les dialogues sont justes et les acteurs principaux jouent bien. Brel est assez charismatique
Yannickcinéphile

2 880 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 janvier 2017
Les Risques du métier est un film qui aborde le thème grave de la fausse dénonciation, de celle qui peut vous mener, innocent que vous êtes, devant le tribunal, et pas pour une petite peine.
C’est du cinéma carré, sans fioriture, assez agréable mais qui, peut-être un peu trop pris par le didactisme de son message, prend des airs documentaires et un poil pédagogiques empesés.
L’interprétation est bonne dans l’ensemble. Quelques lacunes du côté du jeu des jeunes filles, notamment Delphine Desyeux. Nathalie Nell, dans un rôle déjà délicat, impose une présence étrange, monolithique, mais qui colle plutôt bien à son personnage. Reste que c’est difficile de réellement juger son jeu, j’ai du mal à croire que ce ne soit pas Cayatte qui ait demandé une telle interprétation. Enfin… les acteurs adultes eux jouent très bien. Jacques Brel est parfait dans son rôle, tout comme Emmanuelle Riva, remarquable dans le rôle de l’épouse. De bons seconds rôles toujours crédibles et aux personnages réalistes évoluent autour de ce duo, parfois contre, et l’interprétation est un bon point de ce film.
C’est donc plus sur le fond que des lacunes apparaissent. Comme je le disais, si le film de Cayatte se laisse suivre sans déplaisir aucun, porté par une narration peu critiquable et un propos éminemment intéressant, reste que le réalisateur part sur une dimension presque documentaire. Il en résulte un côté démonstratif, un certain manque d’émotion, et il n’y a pas tellement de tension. Finalement on n’a pas tellement peur pour le héros, Cayatte n’arrive pas à faire monter le suspens, l’intensité, et cela car ce qui l’intéresse visiblement avant tout c’est son message. Même si le film est divertissant dans l’ensemble et bien écrit, il n’a pas cette force, cette vigueur que l’on peut ressentir dans d’autres films approchant sur ce genre de situation, à l’instar de La Loi du silence d’Hitchcock. C’est un peu dommage.
Quant à la forme elle est très classique. Mise en scène carrée, sans fioriture, avec pas mal de plans fixes, des gros plans sur les regards, c’est très appliqué mais assez roide. On ressent peut-être là encore la dimension documentaire du film. De la même manière, la photographie sans recherche particulière et les décors convaincants, le film étant tourné dans un petit village, font qu’on a vraiment une impression de réalisme, d’authenticité. Pour le coup je crois que c’était là le meilleur choix, mais cela ne dédouanait pas le réalisateur d’offrir un travail peut-être plus marquant, plus recherché, ne serait-ce que pour accentuer certaine situations dramatiques, à l’instar des troubles d’Hélène Arnaud par exemple. Je n’ai pas grand-chose à dire, sinon, sur la bande son, qui à mon sens n’apporte pas énormément au film, discrète et peu marquante qu’elle est.
Les Risques du métier reste un film attrayant, d’abord car il n’ennuie pas, et ensuite car grâce à deux interprètes principaux à la hauteur et un sujet pertinent, il est évidemment agréable à suivre. Cayatte offre un film carré, et même s’il s’enferme presque plus dans l’essai que dans le film de fiction, ce qui à mon sens livre une œuvre polymorphe pas toujours très aboutie, ça reste du bon cinéma. 3.5
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 janvier 2017
Monté comme un polar des plus rigoureux, le film se révèle également -et contre toute attente- un étonnant thriller avec ses multiples retours en arrière, ses petits rebondissements, ses détails qui font mouche, ses faits soigneusement exposés... une véritable petite course contre la montre qui tient en haleine du début à la fin... et sans procédure procédurale procédurière outrancière, Dieu merci !
une course contre les travaux forcés à perpétuité pour notre cher instituteur, car ça ne rigolait pas à l'époque, ce n'était pas comme maintenant...!

Jacques Brel est très à l'aise et démontre qu'il est capable du meilleur dans un rôle dramatique et difficile. Mais il n'est pas seul : l'ensemble des acteurs et bien entendu des actrices et jeunes actrices sont à la hauteur des enjeux d'un sujet forcément scabreux et délicat, très habilement traité par le metteur en scène André Cayatte.

Certes, il est sans doute un reproche qu'on pourrait lui faire -qui tient plus d'un choix et de son époque : on ne doute en effet que rarement ou pour ainsi dire pas du tout de l'innocence de l'instit', car c'était bien avant les "grandes affaires" de pédophilie très médiatisées qui ont suivi ici et là au cours des décennies que l'on connaît. Mais on sait aussi que l'instituteur -cela peut arriver !- n'est pas toujours coupable, et cela, le film l'illustre avec intelligence et sobriété.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 décembre 2016
Les risque du métier est un film dramatique déjà ancien, passionnant, intelligent, remarquablement interprété, qui vous glace le sang par le message qu'il délivre : la rumeur, la calomnie peuvent être mensongères et mortelles ... Un film qu'il serait bon de repasser régulièrement à la télévision pour limiter les effets de meutes se ruant pour la curée sur des hommes parfois injustement accusés.
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