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Valentin B
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4,5
Publiée le 16 mai 2019
« La nuit américaine » est le plus bel hommage que François Truffaut pouvait faire à sa passion : le Cinéma. Tourné et joué avec passion, le film plonge dans les coulisses du tournage d’un film où s’entremêlent intrigues et rebondissements qui viennent perturber le film. Un quasi-documentaire, parsemé de références aux cinéastes de la Nouvelle-Vague ou à tous ceux qui sont cher à Truffaut (Godard, Lubistch, Bresson, Genet,...) du Très grand Truffaut !
Ce film m'a appris énormément de choses sur le cinéma, je l'ai donc trouvé passionnant de bout en bout. Pour quelqu'un qui apprécie le cinéma et qui est curieux de connaître les coulisses de la réalisation et surtout de la direction d'acteurs, La Nuit Américaine est un film très riche et très intéressant. Truffaut a écrit un film vraiment original, faisant passer certaines scènes pour des éléments de documentaire. La subtile mise en abyme est fabuleuse à suivre, je suis même entrain de me demander s'il n'a pas été difficile d'écrire le script de La Nuit Américaine, chaque acteur jouant un membre de l'équipe de tournage, ou jouant un acteur jouant un personnage. Truffaut s'attribue logiquement le rôle d'un cinéaste et nous intrigue pendant presque 2h. Regarder La Nuit Américaine, c'est quasiment regarder le film et le making-of en même temps, l'écriture est vraiment excellente.
J'ai été ravi de découvrir de nombreux petits trucages comme la pluie, la neige, la lumière de la bougie et j'en passe. N'ayant jamais eu l'occasion de me trouver sur le tournage d'un film, ce sont des choses que je m'étais souvent demandées (notamment la simulation de la pluie) et que j'ai donc suivi avec grand intérêt et presque avec des yeux de gamin. Outre tout ceci, François Truffaut en profite pour nous montrer l'envers du décor et notamment les difficultés, les aléas du tournage. Il est amusant de voir la différence impressionnante entre le tournage de la scène et le rendu final sur grand écran. C'est un parallèle qu'on ne voit pas souvent. Qui plus est, Truffaut insiste sur la difficulté de ce métier, l'épuisement et l'enfer qu'implique de gérer tout ce monde à la fois. Une petite réplique sur les 14-15 heures par jour effectuées par les comédiens permet de rappeler qu'être acteur signifie une grande implication personnelle, et qu'être réalisateur implique de grandes responsabilités (non, je ne compare pas Truffaut à Spiderman, même s'il montre avec ce film à quel point il est difficile de tirer les ficelles).
Tout le film est une gigantesque déclaration d'amour au cinéma qui donne par ailleurs envie de s'y mettre, appuyant sur le fait que les films sont plus beaux que la vie elle-même, plus harmonieux. Il est d'ailleurs montré que le film peut gêner la vie personnelle des personnages, mais surtout que leur vie personnelle peut perturber le film. Que ce soient des histoires d'amour, des ruptures, une grossesse, un décès, tant de choses qui troublent le bon déroulement du tournage et obligent Ferrand à improviser constamment, tout en répondant aux attentes de tout le monde en même temps. En bref, Truffaut montre que réaliser un film est un travail de titan, tout en déclarant sa passion pour ce travail, rendant hommage en passant à des films comme Citizen Kane. Il montre également que pour faire ce métier, il faut un gros mental, car l'organisation du tournage et la gestion des acteurs forment un labeur phénoménal. Par ailleurs, il est amusant de voir que Ferrand est le seul pour qui le cinéma passe en premier, partageant ses problèmes personnels uniquement avec le spectateur à travers la voix off ou le rêve.
Bref, c'est le premier film de Truffaut que je vois, et j'ai été conquis, la réalisation étant elle-même nickel (les plans-séquences, la musique poétique de Georges Delerue, etc). J'aurais juste quelques bémols à poser. Le premier concerne les acteurs. Même si la plupart font mouche, comme Bernard Ménez et Nathalie Baye, excellents dans leurs rôles ou encore Jacqueline Bisset dont le regard exprime bien des choses, d'autres m'ont déplu, essentiellement Jean-Pierre Léaud qui semble ne pas savoir jouer correctement. La deuxième chose concernerait plutôt l'esthétique du film. Au niveau de la réalisation, des mouvements de caméra, rien à dire mais j'ai moins aimé les couleurs utilisées, l'image me semblant par moments un peu terne. Malgré les quelques variations (comme le noir et blanc pour les rêves), j'ai trouvé dommage que tout soit toujours sur le même ton, un peu faiblard à mon goût. Ce n'est qu'un avis personnel, et ça ne m'a pas empêché de savourer le film néanmoins. Je conseille ce film à quiconque souhaite en savoir plus sur les coulisses d'un tournage, c'est très instructif.
Avec ce film, on comprend pourquoi François Truffaut est un des meilleurs réalisateurs français. Derrière et devant la caméra, on voit qu'avec cette histoire que c est un véritable passionné du cinéma ! Dans ce film où l on suit un tournage d'un film, François Truffaut parle de quasiment tous les rôles que compose un film : acteurs ; réalisateur ; metteur en scène ; decors ; producteur ; musique etc. Avec tout ça, une histoire pour rendre l'intrigue intéressante et l enjeu du film stressant. Quel oeuvre magnifique de Monsieur François Truffaut ! Le film est quasi-parfait sur tous les aspects. Un grand film Francais ! Un véritable amour du cinéma !
La Nuit Américaine fut mon premier Truffaut, cinéaste que j'avais hâte de découvrir dans l'optique de mieux connaître le cinéma français. La nuit américaine passait en rétrospective au cinéma, parfait. Et autant dire que ce premier Truffaut fut une bonne petite claque. Le sujet avait tout pour me passionner et il l'a fait avec brio puisque ce film parle du cinéma en nous proposant de suivre un tournage de film sous ses nombreuses facettes tout en abordant divers thèmes sur la magie du cinéma bien sûr mais aussi sur l'amour ou même tout simplement la vie dans sa forme générale. En tout cas le film a tout pour passionner les amoureux ou simples intéressés du cinéma voire même les néophytes car il est très accessible et plutôt léger malgré sa richesse. Truffaut met en scène ce tournage de manière à capter tous les éléments, tous les petits détails relatifs à la création cinématographique. Ce qui est génial c'est qu'il ne privilégie pas des rôles bien précis mais s'intéresse à tout type d'emploi d'une équipe de cinéma, de la script-girl au producteur tout en passant par le réalisateur, le cascadeur, le chef opérateur, tout est là. L'aspect du film serait presque à caractère documentaire mais Truffaut ne délaisse pas la fiction, il s'en sert d'ailleurs comme base de ses réflexions sur l'amour et le désir par le biais notamment du personnage interprété par Léaud, un acteur réputé capable de flancher à tout moment pour raison sentimentale.
L'énergie du film fait vraiment plaisir à voir, La nuit américaine déborde de vitalité. Le temps passe à vitesse grand V d'ailleurs, au fur et à mesure que ce tournage avance arrivent les péripéties, les imprévus, les contraintes. C'est aussi une prise de conscience par le spectateur de la difficulté de créer un film, Leone avait d'ailleurs dit que faire un film était douloureux mais que l'avoir fait été savoureux. On sent cette logique propre aux cinéaste dans ce film, les tourments et doutes de Ferrand (joué par Truffaut) nous éclairent davantage sur le processus de création artistique et les ressources mentales nécessaires pour mener à bien un projet. Le ton du film reflète les émotions réelles, tantôt triste, calme, dramatique, drôle... Certaines scènes sont croustillantes, il est drôle de voir l'envers du décor, les petits trucages. Il est amusant de voir une équipe de tournage galérer pour filmer un chat, l'atmosphère du film est très plaisante. La musique de Delerue est très belle, elle confère un caractère poétique au film qui demeure par ailleurs très bien filmé, agréablement photographié. Truffaut aime le plan séquence et le plan large en tout cas, sa manière de balayer l'espace est cohérente en plus, les vues d'ensemble donnent cette impression de capter davantage de détails. La Nuit Américaine fut un beau coup de coeur pour moi en tout cas, une belle déclaration d'amour au cinéma, la mise en abîme sert avec justesse le propos de Truffaut et sa vision du cinéma, d'autant plus que le film transpire l'authenticité. Un grand film à n'en pas douter
La satire d'un monde qu'il s'amuse à déconstruire. Truffaut renoue avec l'excellence. Toujours dans l'obsession de tout désamorcer, ici montre la désinvolture d'un tournage. Et on à le droit à presque tout : la caprice, les prises qui n'en finissent plus, les déboires, la célébrité, la fragilité, l'optimisme. Le plus fascinant est d'observer sa vison des autres métiers, tout en formatant un portait très dur sur la profession. La scène la plus cinglante est celle de la femme de l'impresario. Vorace, oui mais toujours du Truffaut au fond. N'en déplore quelques mots sur le relation amoureuse qui sortent du lot. C'est une belle famille, nageant entre utopie et réalisme. C'est une histoire amour, entre un metteur en scène et son métier.
Superbe déclaration d'amour au cinéma qui irrita en son temps un Godard jaloux du succès de Truffaut. Un film à la fois léger et grave, l'un des plus beaux de Truffaut. Et puis la musique de Delerue est sublime. Voir ma critique complète sur mon blog :
Sorti en 1973, ce film nous raconte le tournage d'un film à Nice. Oscar du film étranger, il nous présente un point de vue intéressant sur le cinéma grâce à une mise en abîme totale dans les coulisses du cinéma. Grace à cela, Truffaut rend hommage à de nombreux film (Citizen Kane ou Le Parrain dont le titre apparaît régulièrement) et nous présente son métier de manière sympathique grâce à une réalisation plutôt honnête. Cependant, il est impressionnant de voir qu'un réalisateur aussi reconnu et célébré puisse faire jouer autant de mauvais acteur dans un seul film !! La moitié des acteurs joue affreusement mal (surtout Jean Pierre Leaud, qui n'a jamais vraiment su jouer) et de ce fait on a du mal à croire à leur jeu. Malgré tout, La Nuit Américaine reste un film sympathique et intéressant sur les coulisses du cinéma.
"Je vous présente Pamela" ou le film dans le film. Une idée intéressante que François Truffaut n'a pas sû exploiter dans toute sa grandeur, selon moi. "La nuit américaine" reste un bon film au casting mitigé, et malheureusement sans surprise. Le souvenir d'enfance de Truffaut ( lors de la sortie du film "Citizen Kane" ) fourmille de nostalgie cinéphilique.
Très bon film de Truffaut, qui met en abîme le septième art en permanence : on passe fréquemment du film tourné au tournage du film, et à la vie privée de l’équipe de ce tournage – on assiste alors à une sorte de ‘making of’ avant l’heure, la réalité semblant « plus vraie que nature » en contraste avec les scènes de tournages. Il nous arrive souvent d’oublier que nous sommes devant un film de fiction, écrit et prémédité, et non devant un documentaire. Truffaut, qui y joue son propre rôle de réalisateur, signe évidemment une déclaration d’amour au cinéma, mais plus à l’acte de faire du cinéma qu’au cinéma en lui-même (sur écran) ou à la création artistique et intellectuelle. Il s’efforce de retranscrire la magie qu’il y a à voir le projet prendre forme et la mise en scène artificielle (bougies truquées, fenêtre sans maison) transformer les mots du scénario en une œuvre finie. Une bonne phrase pour résumer cette magie du cinéma (et particulièrement du montage), sort de la bouche d’une actrice qui parle d’un de ses précédents films : « Quand la projection du film s’est terminée, je me suis demandée : mais quand ai-je fait tout ça ? Sur le plateau j’avais l’impression de ne rien faire qu’attendre ! » Le film est rythmé, la mise en scène inventive, le concept éminemment original ; les acteurs sont impressionnants, là encore la frontière entre réalité et fiction disparaît comme par illusion, et la musique superbe de Delerue finalise le tout. Un petit bijou truffaldien.
Très sympathique long métrage, frisant trop souvent le ridicule pour véritablement convaincre, mais qui a le mérite de faire sourire et surtout de faire aimer le cinéma comme F.Truffaut l'apprécie. La déclaration d'amour passe bien, avant tout grâce à cet esprit léger auquel on s'attache vite.
Godard, Fellini, Allen, Lynch, plus récemment Monte Hellman, et même Ben Stiller, tous ont réalisé des films dont le sujet principal est... la réalisation d'un film. Si bien que c'en est presque devenu un genre à part, et que la plupart de ses représentants sont hautement recommandables. "La Nuit Américaine" de Truffaut est sans doute un des plus importants. Lorgnant vers le documentaire, Truffaut pousse la mise en abyme jusqu'au bout : le vrai réalisateur du film que nous regardons joue le faux réalisateur du faux film que le vrai film nous montre. Godard avait déjà joué l'assistant-réalisateur de Fritz Lang dans "Le Mépris" ; Woody Allen jouera lui aussi un réalisateur dans "Hollywood Ending" : c'est en fin de compte une configuration assez rare car aucun autre exemple ne me vient à l'esprit. Le film est intéressant, instructif, parfois amusant (les scènes du chat et de la motte de beurre montrant bien que le tournage d'un film peut parfois frôler l'absurde). A voir pour tous les amoureux de cinéma.
Francois Truffaut est un des rares cinéastes de films d'arts et essais connu du grand public. Auprès du milieu de la critique cinématographique il a des détracteurs. Pour ma part ,c'est un réalisateur dont j'apprécie énormément certains de ses films ( Jules et Jim notamment qui est à mes yeux son chef-d'oeuvre) et beaucoup moins certains autres ( je pense par exemple à la sirène du Mississippi). La nuit américaine fait sans aucun doute partie de ses meilleurs films et est tout simplement excellent. Il s'agit ici tout simplement du tournage d'un film. Réflexion sur le rapport entre le cinéma et la vie, film quasi documentaire et d'un grand charme, c'est une œuvre qui s'améliore avec le temps qui passe. Déjà auréolé d'un assentiment critique lors de sa sortie en 1973 ( je m'en souviens parfaitement), la nuit américaine à aussi le mérite de nous faire revivre une pléiade d'acteurs formidables, dont certains étaient encore ici à leur début. Il y a quelque chose de l'univers de Robert Altman dans ce film. Tout est réussi ici. On regrettera la disparition prématurée de Truffaut onze ans après la nuit américaine à 52 ans et on.essaiera de retenir son émotion en pensant à tous les films qu'il aurait pu réaliser et que nous ne verrons jamais. Juste une dernière remarque : parmi les auteurs de la nouvelle vague Rohmer et Chabrol laisseront selon moi une filmographie plus riche en œuvre de qualité que celle de Truffaut. La nuit américaine est à voir sans hésiter.
La Nuit Américaine est un moment très sympathique dans lequel on peut apercevoir l'envers du décor d'un tournage. En ce qui me concerne, j'ai trouvé ça relativement lent et long, bien qu'intéressant. Mais manquant terriblement de folie, de coup d'éclat, rien ne m'a vraiment surpris. Pourtant j'avais entendu beaucoup de bien de ce film. Hélas tant pis. Ce film n'est pas désagréable, mais il faut être motivé pour le regarder jusqu'au bout attentivement.
Mon premier Truffaut ! Et le moins qu'on puisse dire, c'est que je m'en souviendrai ! Audacieux et novateur, ce film est incontestablement une référence en ce qu'il propose de focaliser non pas sur le plateau mais sur l'envers du décor, ceci en maniant habilement les rôles des acteurs pour que tout finisse par se confondre. Entre fiction et fausse réalité, on se prend à sourire de toutes ces anecdotes qui s'enchaînent les unes à la suite des autres, se superposent et s'entrechoquent jusqu'à rendre compte, au final, de la plus simple réalité des relations interindividuelles. On peut, en revanche, reprocher au jeu des acteurs d'être trop forcé parfois et aux ficelles d'être trop grosses aussi, n'empêche que l'idée est brillante et que son application ne l'est pas moins. Ce qui serait formidable, ce serait d'appliquer ce même principe aujourd'hui, et avec la même sincérité bien sûr. Car c'est là que réside tout le plaisir si on y réfléchit une seconde, dans le fait que n'importe quel autre réalisateur aurait aisément pu donner vie au même projet mais combien d'entre eux auraient ou sont aujourd'hui capables de le faire avec autant d'humilité ?