4004 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
142 critiques spectateurs
5
41 critiques
4
56 critiques
3
23 critiques
2
12 critiques
1
9 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Mephiless s.
72 abonnés
697 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 4 août 2016
La nuit américaine est un très bon film sur les tournages. On comprend mieux pourquoi ils peuvent être un mieux cauchemar pour les réalisateurs... Les acteurs sont très bons et arrivent parfaitement à gérer entre quand ils sont acteurs et quand ils ne jouent pas.
Un film dans le film, l'envers du décors selon Francois Truffaut ... Un long métrage qui charme avec le temps, l'attachement se fait croître, une jolie réussite. Les acteurs brillent, les partitions s'accordent et les répliques prennent une teneur particulière. Une comédie ou on rit avec tendresse.
Truffaut voulait ici montrer au public l'envers du décor. Une façon américaine de dévoiler la fabrication d'une émotion: la fuite d'un homme avec sa jeune conquête. Foisonnant et truffé de détails intéressants pour un néophyte et un reportage romancé au coeur d'une double histoire: celle des comédiens qui transcendent leur vie. C'est aussi évidemment un très bel hommage au cinéma "les problèmes personnels ne comptent plus, le cinema règne"
Truffaut a fait des chefs d’œuvres.... mais pas celui là..... ok, ce documentaire est oscarisé mais tout le monde peut se tromper. Heureusement qu'il y a Jacqueline Bisset car il faut se taper les mauvais jeux d'acteurs de Truffaut et Léaud, ça fait beaucoup et je n'arrive pas à croire au scénario, beaucoup trop gentil pour le milieu du cinéma....... une vague oui, mais une vaguelette pour les copains......
"La nuit américaine" est une gigantesque mise en abyme puisqu'il raconte le tournage d'un film fictif. François Truffaut joue d'ailleurs le rôle de Ferrand le réalisateur. Le ton du long métrage est léger et humoristique mais ne cache les éléments de réflexions autour du cinéma que nous apporte Truffaut. D'ailleurs, il faut prendre "La nuit américaine" comme une sorte d'hommage au Septième art. Il est fortement plaisant de suivre les différents processus de création d'un film ainsi que les problèmes qui peuvent apparaitre durant un tournage surtout quand c'est fait avec une bonne dose d'humour et d'autodérision. François Truffaut nous apporte, si besoin était, une preuve de sa passion et de son amour pour le cinéma; une preuve agréable à visionner.
Mon premier Truffaut ! Et le moins qu'on puisse dire, c'est que je m'en souviendrai ! Audacieux et novateur, ce film est incontestablement une référence en ce qu'il propose de focaliser non pas sur le plateau mais sur l'envers du décor, ceci en maniant habilement les rôles des acteurs pour que tout finisse par se confondre. Entre fiction et fausse réalité, on se prend à sourire de toutes ces anecdotes qui s'enchaînent les unes à la suite des autres, se superposent et s'entrechoquent jusqu'à rendre compte, au final, de la plus simple réalité des relations interindividuelles. On peut, en revanche, reprocher au jeu des acteurs d'être trop forcé parfois et aux ficelles d'être trop grosses aussi, n'empêche que l'idée est brillante et que son application ne l'est pas moins. Ce qui serait formidable, ce serait d'appliquer ce même principe aujourd'hui, et avec la même sincérité bien sûr. Car c'est là que réside tout le plaisir si on y réfléchit une seconde, dans le fait que n'importe quel autre réalisateur aurait aisément pu donner vie au même projet mais combien d'entre eux auraient ou sont aujourd'hui capables de le faire avec autant d'humilité ?
Truffaut lui-même l’explique à un candide au cours du film : La nuit américaine, c’est le tournage pendant le jour de quelques plans nocturnes. Le titre fixe le décor ; longtemps après Les quatre cents coups, le cinéaste se raconte encore, mais cette fois bien différent. Ce qu’il relate, avec sa finesse et sa grâce habituelles, c’est tous les petits bonheurs, les petites misères, les soupirs, les espoirs qui agitent un plateau de cinéma. Le choix des acteurs, des costumes, des accessoires, les rushes à relire, les prises à refaire, les scripts à changer à la dernière minute. Les figurants qu’il faut guider, les journalistes qu’il faut gérer, les amourettes entre les scènes. Une diva déchue qui a perdu la tête, une starlette inconstante, un chaton qui débute, des assureurs craintifs, un producteur inquiet, et au milieu le chef d’orchestre, tout en prévenance, en renoncement, en volonté, toujours prêt pour répondre, choisir, acter, céder, trouver une autre voie, et puis une autre, et puis encore. Comme dans tout microcosme, il y a les attachants, les pâles et les insupportables, il y a les idiots, les astucieux, ceux qui prennent tout à cœur, ceux qui savent garder leur recul. Certains agacent, d’autres éblouissent, mais toujours la mise en abyme plurielle reprend la main, suite de scénettes portée par les envols charmeurs de Georges Delerue où l’image et la réalité s’inspirent l’un l’autre à chaque instant. De la prise des quartiers à l’hôtel jusqu’à la séparation du final, c’est à tout un processus créatif que nous convie le metteur en scène, quelque fois commentant, en général laissant le cinéma s’exprimer. Il a raison.
Une superbe déclaration d'amour au cinéma, réalisée avec classe, humilité et une belle dose d'humour. Une mise en abîme époustouflante, formidablement bien servie par un casting à couper le souffle (François Truffaut et Jean-Pierre Léaud bien sûr, mais aussi Jacqueline Bisset, Jean-Pierre Aumont et la toute jeune Nathalie Baye) et une BO impeccable de l'excellent Goerges Delerue. Quel talent !
"La nuit américaine", poème d'amour dédié au cinéma et l'un des meilleurs Truffaut. Merveilleuse musique de Georges Delerue, pleïade d'acteurs, dont le double de Truffaut, Jean-Pierre Léaud, entouré de Jacqueline Bisset, Dani, et la toute débutante Nathalie Baye. Un film qui n'a pas pris une ride.
Je crois que j'ai vu un des 2-3 meilleurs films de ma vie... Ça fait 1 semaine que je l'ai vu et je ne m'en suis pas encore remis. Truffaut qui se filme en train de faire un film (pour de faux), c'est un tour de force ! Niveau mise en abîme et ambition ça se pose là ! En fait c'est pas compliqué, je crois qu'il y a tout dans ce film, c'est un vrai bijou pour cinéphile. On a droit tant à des scènes de tournage qu'à des scènes off, toutes d'une grande justesse. Rien ne sonne faux. Alors certes le nombre de déboires accumulés fait presque too much mais c'est le but du film. Dès la première scène c'est génial, On est au cœur du film avec d'entrée un plan séquence, puis la caméra recule et on se rend compte que c'est un tournage, simple, ultra simple, mais merveilleux. Le film se permet même de faire semblant de s’essouffler au milieu pour mieux se relancer, exactement comme le tournage fictif, j'ai eu du mal à en croire mes yeux. Les acteurs sont tous incroyables. Il faut le voir pour le croire quand Jan-Pierre Aumont dit à Jean-Pierre Léaud: "Ah oui certaines femmes sont magiques, mais pas toutes hein !". C'est un hommage, un film somme, c'est presque plus qu'un film en fait, c'est pour ça que j'ai envie de le mettre tout en haut de la hiérarchie, car ça déborde de cinéma, c'est une vraie déclaration d'amour au 7ème art. Citons Truffaut pour terminer: "Le cinéma c'est plus beau que la vie".
Incontournable pour tout passionné du septième art, "La nuit américaine" (1973) est un hommage au cinéma par l'un de ses serviteurs les plus emblématiques. François Truffaut nous embarque sur le tournage d'un film fictif, "Je vous présente Pamela", dont on découvre la fabrication, les coulisses, dans une mise en abîme fascinante, facilitée par la présence en tant qu'acteur de Truffaut lui-même dans le rôle du réalisateur. Anecdotes touchantes, drôles ou dramatiques, qui définissent au final le plus beau projet collectif qu'on puisse imaginer, selon le cinéaste français. Un tournage est une petite vie à l'intérieur de la grande, plus forte et plus intense, un film est un univers "sans embouteillages et sans temps morts", et la séparation de tous à l'issue de ce projet fédérateur ressemble à une petite mort. Truffaut a réuni une distribution prestigieuse, autour de la star anglo-saxonne Jacqueline Bisset : Nathalie Baye en script girl efficace, Jean-Pierre Aumont en vieux beau, le fidèle Jean-Pierre Léaud en jeune premier immature, Jean Champion en producteur paternaliste, ainsi que la chanteuse Dani, Jean-François Stévenin et même Bernard Menez. Là où "La nuit américaine" déçoit un peu, c'est dans l'intensité des émotions, car on se moque un peu du film dans le film, à l'intrigue simpliste ; quant aux impondérables du tournage, ils sont traités de façon parfois expéditive spoiler: (surtout le décès accidentel d'Alexandre).
Ce léger bémol n'empêchera pas "La nuit américaine" d'empocher l'Oscar du meilleur film étranger en 1974.
On voudrait avoir fait partie de ce tournage ! Pour moi La nuit américaine est de loin le chef d'oeuvre de Truffaut, et certainement un des chefs d'oeuvre du 7e Art. Ce film est non seulement une déclaration d'amour au cinéma et à tous ceux qui le font, mais une déclaration d'amour tout court, par quelqu'un d'exceptionnel. A ce degré de perfection, on pleure de plaisir et d'émotion à la fois. Et quand en plus la musique de Delerue s'en mêle !..
Truffaut réalise encore dans l'excellence. Il y à comme un élément insondable chez lui qui embarque, sa voix est également très réceptive à mes oreilles. Ce film part et se termine avec beaucoup de simplicité et pourtant on passe un moment inoubliable. Dans ce Truffaut on peut y voir quelques petit moments de techniques lors d'un tournage. Ca se passe au studio la Victorine à Nice. C'est un film dans un film avec des personnages et leur préoccupations. Au casting, la sublime Jacqueline Bisset et Jean‑Pierre Léaud en adulte avec ses remises en questions d'enfant.