La Nuit américaine
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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juin 2026
François Truffaut célèbre le cinéma tout en dévoilant avec tendresse et lucidité les artifices qui le rendent possible. Derrière l’apparente légèreté du récit, le film montre un tournage comme un fragile équilibre entre ambitions artistiques, contraintes matérielles et tourments personnels de ceux qui y participent. Truffaut évite soigneusement l’autocélébration et préfère observer une communauté d’artisans unie par une même passion, malgré les imprévus et les désillusions. La mise en abyme fonctionne d’autant mieux qu’elle révèle la frontière poreuse entre la fiction fabriquée à l’écran et les émotions bien réelles qui traversent les acteurs et les techniciens. Malgré une tonalité parfois nostalgique, La Nuit américaine demeure l’une des plus belles déclarations d’amour au cinéma jamais filmées.
CrystalEagle
CrystalEagle

4 abonnés 89 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 mai 2026
Voilà une déclaration d'amour au cinéma qui se prouve par l'acte même de montrer. Truffaut ouvre les portes du plateau, expose la mécanique, et loin de dissiper la magie, il la redouble. Il faut, c'est vrai, un peu de curiosité pour la fabrique d'un film afin d'y entrer pleinement : ce n'est pas un film pour tout le monde. Mais Truffaut ne filme pas le réalisateur solitaire en proie au génie ; il filme une ruche, où chaque fonction compte, du producteur inquiet à l'accessoiriste débrouillard, de la scripte espiègle au cascadeur qu'on oublie toujours. Le plan d'ouverture dit déjà tout : on croit à une scène de rue, puis la caméra recule et découvre le plateau, l'équipe, la machinerie. Et tout au long, la musique de Georges Delerue, lyrique et nostalgique, pose une âme sur chaque image et ne s'efface plus de la mémoire. Car derrière la gaieté de surface affleure, je crois, la tristesse de l'éphémère : un tournage est une famille de hasard, qui se dissout sitôt le travail achevé, et cette séparation finale a quelque chose d'une petite mort. Truffaut-acteur, dans le rôle de Ferrand, s'efface au profit de ses musiciens, un vrai chef d'orchestre discret d'un chaos joyeux. Jacqueline Bisset est resplendissante et bouleversante en star fragile au sortir d'une dépression ; Nathalie Baye crève l'écran dans l'un de ses premiers rôles ; et Léaud lui-même, parfois agaçant dans ses caprices, finit par servir son personnage plutôt que de s'en servir. Truffaut aime tous ses personnages, et cela se sent à chaque plan. La Nuit américaine nous dit, au fond, que les films sont plus harmonieux que la vie, et que c'est précisément pour cela qu'on les fait.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 septembre 2025
Racontant l’envers du décor d’un faux tournage de film « La Nuit américaine » est non seulement une déclaration d’amour au 7ème art de François Truffaut mais aussi et surtout une œuvre tendre et chaleureuse émaillé de scènes tour à tour cocasses ou émouvantes. D’une mise en scène éclatante de réussite tout en étant rehaussé par une distribution de qualité, le long-métrage est un véritable enchantement.
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 656 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2024
Bon casting. Le film narre les péripéties nombreuses du tournage d’un film. Le thème a bien entendu été traité d’autres fois. Un des talents de Truffaut est d’alterner l’émotion et le drole, le profond et l’anecdotique. Le film sonne assez juste car bien entendu l’auteur parle de ce qu’il connaît. On devine qu’il se donne plutôt le beau rôle. Autre réussite de ce film, la musique de Dellerue.
Le signe du M
Le signe du M

5 abonnés 28 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2024
Un film formidable de Truffaut, c'est presque un pléonasme. Les coulisse de film comme on ne les a jamais vu et qui traite de plein de sujet du le cinéma toujours d'actualité.
Nath Visuals
Nath Visuals

84 abonnés 279 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2024
La nuit américaine de François Truffaut est comme on les appelle un "meta film", un film qui met en scène ou parle de cinéma. Dans ce film, Truffaut montre tous les aléas possible lors d'un tournage ou du moins ceux qu'il a pu rencontrer. C'est un film qui plaît à tous ceux qui s'intéressent à ce qui se passe derrière la caméra. On retrouve tous les métiers du cinéma sur ce tournage. Même si les techniques et le matériel a changé aujourd'hui, le principe et l'organisation reste les mêmes et on est souvent en admiration lors des prises.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 juillet 2024
Le film de François Truffaut ravira doublement les cinéphiles. Car, au-delà de la qualité intrinsèque de l'oeuvre et de la mise en scène, le scénario relate la grande aventure -ainsi que Truffaut l'invoque- du tournage d'un film, raconte tout ce que la légende du cinéma et la projection en salle éclipsent pour ne restituer que le rêve.
"La nuit américaine" -joli titre métaphorique évoquant un filtre posé sur la caméra- est le récit exhaustif des péripéties et incidents, nombreux, d'un tournage. Des tracasseries matérielles de l'accessoiriste aux inquiétudes financières du producteur, des caprices ou états d'âmes des comédiens au mini-drames qui touchent l'équipe, François Truffaut ne nous cache rien de la création d'un long métrage, faite de moments cocasses ou graves, d'instants prosaïques ou de moments magiques (grâce notamment à la belle mélodie de Georges Delerue). Truffaut, pour l'occasion, révèle quelques unes de ses vérités de cinéaste, des considérations sur son métier, notamment sur la capacité du metteur en scène, sa responsabilité, à composer une démarche artistique avec les nécessités techniques et humaines. Pour autant, Truffaut, qui joue lui même le réalisateur Ferrand, évite tout narcissisme en donnant volontiers la parole aux inconnu(e)s du générique, en leur accordant l'importance qui leur revient dans la réalisation du film.
Ce sujet didactique reste donc un guide incontournable pour qui désire franchir la barrière et découvrir l'effervescence d'un plateau de cinéma.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 janvier 2024
Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1974, ce long-métrage de François Truffaut constitue une véritable déclaration d’amour au cinéma, aux acteurs et aux techniciens. Dans cette mise en abyme, le réalisateur montre la face cachée d’un tournage, celle où des hommes et des femmes s’activent pour fabriquer une œuvre tout en poursuivant leurs préoccupations quotidiennes. Ce double regard pouvant presque s’apparenter à un documentaire reste captivant (la scène du début notamment) mais aussi drôle et sincère à travers les relations entre les différents personnages. Le spectateur virevolte du plateau aux coulisses en compagnie d’une multitude comédiens (dont Nathalie Baye qui effectue ses premiers pas sur grand écran). Bref, un véritable hommage au septième art.
filmandlove
filmandlove

1 abonné 43 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 janvier 2024
Un véritable hymne au cinéma, "La Nuit américaine" de Truffaut nous emmène dans les arcanes d'un tournage. On y découvre avec délice les dessous d'un monde fascinant et qui vous fascine sûrement si vous êtes en train de lire cette critique. Truffaut, avec son habituelle maestria, dépeint les joies et les peines des gens de cinéma non sans un certain sens de l’humour voire de la dérision. Un must pour les amoureux du septième art.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 739 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 avril 2023
Avec ce film, on comprend pourquoi François Truffaut est un des meilleurs réalisateurs français. Derrière et devant la caméra, on voit qu'avec cette histoire que c est un véritable passionné du cinéma ! Dans ce film où l on suit un tournage d'un film, François Truffaut parle de quasiment tous les rôles que compose un film : acteurs ; réalisateur ; metteur en scène ; decors ; producteur ; musique etc. Avec tout ça, une histoire pour rendre l'intrigue intéressante et l enjeu du film stressant. Quel oeuvre magnifique de Monsieur François Truffaut ! Le film est quasi-parfait sur tous les aspects. Un grand film Francais ! Un véritable amour du cinéma !
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2023
"La nuit américaine" de Truffaut narre l'envers du décor du tournage d'un film par Truffaut lui-même, c'est original car il film un de ses films. Il nous montre les coulisses, la direction des acteurs, les loges, le maquillage, les difficultés rencontrées, des changements de scénario,etc.....De nombreuses scènes sont pleines d'humour, de nombreuses anecdotes sont poilantes. Les actrices sont au top avec la belle britannique Jacqueline Bisset et Nathalie Baye très jeune. Du côté des acteurs, Jean-Pieere Léaud, l'acteur de fétiche de Truffaut, est toujours bien présent. Un truffaut sympathique qui montre l'amour inconditionnel du réalisateur pour le septième art.
Julien Vasquez
Julien Vasquez

44 abonnés 1 140 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2022
Un autoportrait qui permet de montrer la vie d'un plateau de tournage. On navigue entre les caprices des acteurs, les pépins techniques et critiques morales.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 juillet 2021
Francois Truffaut est un des rares cinéastes de films d'arts et essais connu du grand public. Auprès du milieu de la critique cinématographique il a des détracteurs. Pour ma part ,c'est un réalisateur dont j'apprécie énormément certains de ses films ( Jules et Jim notamment qui est à mes yeux son chef-d'oeuvre) et beaucoup moins certains autres ( je pense par exemple à la sirène du Mississippi). La nuit américaine fait sans aucun doute partie de ses meilleurs films et est tout simplement excellent. Il s'agit ici tout simplement du tournage d'un film. Réflexion sur le rapport entre le cinéma et la vie, film quasi documentaire et d'un grand charme, c'est une œuvre qui s'améliore avec le temps qui passe. Déjà auréolé d'un assentiment critique lors de sa sortie en 1973 ( je m'en souviens parfaitement), la nuit américaine à aussi le mérite de nous faire revivre une pléiade d'acteurs formidables, dont certains étaient encore ici à leur début. Il y a quelque chose de l'univers de Robert Altman dans ce film. Tout est réussi ici. On regrettera la disparition prématurée de Truffaut onze ans après la nuit américaine à 52 ans et on.essaiera de retenir son émotion en pensant à tous les films qu'il aurait pu réaliser et que nous ne verrons jamais. Juste une dernière remarque : parmi les auteurs de la nouvelle vague Rohmer et Chabrol laisseront selon moi une filmographie plus riche en œuvre de qualité que celle de Truffaut. La nuit américaine est à voir sans hésiter.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 mai 2021
Le film de Truffaut sur la réalisation d'un film ressemble plutôt à un documentaire. Il n'y a pas de véritable drame, il n'y a pas de véritable comédie et en fait il n'a eu aucun impact émotionnel sur moi. Le film se rapproche le plus du drame dans une scène où l'on nous dit que l'un des personnages est mort en dehors de l'écran et dans une autre où une actrice a bu et ne se souvient plus de son texte mais même ces scènes sont aussi lourdes que celles d'un téléfilm sur une adolescente en fuite. Il y a aussi une brève séquence de rêve dans laquelle le réalisateur enfant vole des photos de Citizen Kane comme l'alter ego de Truffaut Jean-Pierre Léaud l'avait fait quatorze ans plus tôt dans Les 400 coups. J'ai réussi à regarder le film en entier mais je ne m'y risquerai pas une seconde fois. Une étoile pour la beauté physique de Jacqueline Bisset, Dani et Nathalie Baye...
lhomme-grenouille

3 615 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 mars 2021
Il y a ceux qui ont peint un carré blanc sur fond blanc.
Il y a aussi ceux qui ont posé un urinoir sur un piédestal et en on fait une fontaine.
Et enfin il y a ceux qui ont fait d'une banale conserve de soupe un tableau à accrocher dans les galeries d'art...

C'était là toute la magie instaurée par l'art contemporain : déconstruire les représentations pour éduquer le regard ; montrer l'artifice pour mieux le faire conscientiser ; bref faire de l'art qui ne s'intéresse qu'à l'art en lui-même...
Si je prends la peine de préciser tout cela c'est bien évidemment parce que je vois de ça dans cette "Nuit américaine" de François Truffaut...
...Je ne vois même que ça, peinant à y voir autre chose.

Or le souci c'est qu'en 1973, faire un film qui ne cherche qu'à se questionner lui-même ça a d'une part déjà été fait ("Le Mépris", toi-même tu sais...) et surtout - d'autre part - ça ne suffit clairement pas pour tenir deux heures durant.
Bah oui : parce que c'est justement tout le problème avec la déconstruction dans l'art : si tu ne parviens pas à construire quelque-chose derrière, l'intérêt ne dure qu'un bref instant.
Car questionner l’œil c'est bien, mais donner à voir ça reste quand même mieux.

Aussi je ne retirerais certes pas à cette "Nuit américaine" du fait qu'elle dispose d'une belle scène d'introduction qui sait jouer d'une habile espièglerie par rapport au regard que nous portons sur les choses au cinéma.
De la même manière que je reconnaitrais fort volontiers que la conclusion parvient aussi à tirer quelque-chose de signifiant de tout ce dispositif...

spoiler: Avec la mort d'Alexandre on découvre à quel point tout ce monde tournant autour de la falsification finit par produire des individus eux-mêmes déconnectés de toute réalité humaine. Malgré la perte d'un des leurs l'équipe reste sur son rail, avec la même précipitation et les mêmes préoccupations artificielles. On continue de parler d'assurance, de temps de tournage, de remplacement d'acteurs. Au final le film boucle sur lui-même, reproduisant *ad nauseam* la même scène, rendant chaque changement y compris de personne - totalement insignifiant. Pourquoi pas...


Alors soit, entre l'introduction et la conclusion, voilà deux moments de dix minutes chacun qui ont su capter mon intérêt, mais entre ces deux extrémités j'ai clairement peiné à voir autre chose qu'une simple exposition du monde du cinéma.
Et l'air de rien tout ça dure une heure et demie, soit la durée d'un film entier.
Un film entier perdu en pure démonstration superficielle.
Des détails et déboires, rien de plus.
Une simple démarche nombriliste histoire de tout bien résumer la chose.

Et c'est d'ailleurs sûrement cette attitude qui m'a le plus exaspéré face à ce film : constater qu'au fond le cinéma peut ici se réduire à l'exposition de ceux qui le font et rien de plus.
Truffaut ne semble pas voir le problème. Le sujet fait la forme. La déconstruction fait l'édifice.
Ainsi n'est-il pas nécessaire de creuser puisque l'évocation suffit.
Et quand bien même la conclusion module-t-elle *in extremis* cet état d'esprit de fascination de soi, tout le reste du film n'est qu'autosatisfaction et autocitation ; la démarche trouvant son point d'orgue quand le personnage de Ferrand / Truffaut en vient à dégueuler presque littéralement ses références cinématographiques sur le table à grandes cascades de livres.

A bien tout considérer, ce film a finalement très bien choisi son titre : "la Nuit américaine".
La référence à l'artifice est évidente, mais il a fallu malgré tout que l'artifice qui a été choisi soit celui qui fonctionne le moins à l'écran, surtout dans les années 70.
Parce qu'en effet, à cette époque-là, la nuit américaine c'était quand-même un effet bien laid.
C'était même si mal fait que ça rappelait à chaque fois au spectateur qu'on était en train de regarder un film fait d'artifices, et cela quelle qu'en soit la qualité.
Voilà au fond qui résume très bien cette "Nuit américaine".
C'est un film factice. Mais comme il s'assume il faudrait y voir une différence.

Alors après tout pourquoi pas...
Si vous aimez contempler des carrés blancs sur fond blanc ou des réalisateurs filmer des caméras, faîtes-vous plaisir, la "Nuit américaine" c'est du cinéma fait pour vous.
Mais personnellement, j'avoue conserver une préférence pour des films qui privilégient le fait de lever les yeux vers l'horizon plutôt que de bêtement se reluquer le nombril.

...A chacun ses centres d’intérêt. ;-)
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