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Un visiteur
4,0
Publiée le 19 juin 2011
Godard, Fellini, Allen, Lynch, plus récemment Monte Hellman, et même Ben Stiller, tous ont réalisé des films dont le sujet principal est... la réalisation d'un film. Si bien que c'en est presque devenu un genre à part, et que la plupart de ses représentants sont hautement recommandables. "La Nuit Américaine" de Truffaut est sans doute un des plus importants. Lorgnant vers le documentaire, Truffaut pousse la mise en abyme jusqu'au bout : le vrai réalisateur du film que nous regardons joue le faux réalisateur du faux film que le vrai film nous montre. Godard avait déjà joué l'assistant-réalisateur de Fritz Lang dans "Le Mépris" ; Woody Allen jouera lui aussi un réalisateur dans "Hollywood Ending" : c'est en fin de compte une configuration assez rare car aucun autre exemple ne me vient à l'esprit. Le film est intéressant, instructif, parfois amusant (les scènes du chat et de la motte de beurre montrant bien que le tournage d'un film peut parfois frôler l'absurde). A voir pour tous les amoureux de cinéma.
Un film qui ne reste une référence que pour ceux qui ont été jeunes à cette époque, les autres y verront un film qui n'avancent pas avec des acteurs dont le role tourne en rond.
Un film sur le cinéma , bonne idée et en plus c'est réussie ! Comme première incursion dans le cinéma de Truffaut , je ne suis pas déçu . Il y a plusieurs point positif , le jeux des acteurs est bon avec en tête Jacqueline Bisset actrice formidable par son jeux et sa beauté , Truffaut en réalisateur ne tombe pas dans la caricature et tout les rôles de l'ancienne gloire tombé dans l'alcool au jeune premier incarné par Jean Pierre Léaud , même Bernard Menez est plutôt bon en accessoiriste ( qui arrive à pécho Nathalie Baye quand meme ! qui l'eu crut !). Au niveau de la réalisation rien à dire , elle est parfaite , cet projection du cinéma dans le cinéma est très intéressante , certains plan sont vraiment magnifique et montre le revers du décors , la difficulté que c'est de faire un film et que au fond pour y arriver il faut faire des concessions et avoir un véritable amour . De plus ce qui est intéressant c'est que le scénario mélange fiction et réalité dans le sens où les deux se ressemble , s’entrecroise et au final se rejoigne . Pour finir je dirais donc un très beau film qui est un hommage au cinéma des studios ( ici les studios Victorine !) et une mise en abyme du cinéma , un univers pas aussi propre que cela ( même si Truffaut aurait pu allez plus loin !) , si l'on aime le cinéma , à voir !
Film relatant un tournage "maudit" au studio : La Victorine à Nice.
Véritable déclaration d'Amour au Cinéma et à la fois un hommage aux métiers de l'ombre du cinéma. Le film présente une suite d'anecdotes quasi-documentaire drôles ou bien tragiques tout en nous peignant de formidables portraits comme celui du réalisateur, interprété par Truffaut lui-même. Le film est rythmé par des "scènes-clips" sur la musique formidable de Delerue ainsi que des dialogues riches de sens ("Je pourrai quitter un mec pour un film mais je ne quitterai jamais un film pour un mec"). Une citation de Truffaut peut résumer parfaitement bien ce film, ainsi que son oeuvre : "Le cinéma est plus fort que la vie".
Malheureusement la qualité de ce film s'approche plus d'un téléfilm que d'un véritable long-métrage. La direction d'acteur est quasi-inexistante si bien que la majorité des dialogues sonne faux. L'histoire est inintéressante et manque tragiquement de profondeur. Et puis cette fascination pour les actrices anglaises, leurs accents anglais surjoués et leurs facéties.. On comprend mieux en voyant de tels films pourquoi le cinéma américain a pris un tel ascendant sur le cinéma français.
La vie,c'était le cinéma pour François Truffaut.Il était donc logique,et même libérateur pour lui,de tourner un film dans le film,ou comment passer côté coulisses dans la conception d'un long-métrage.C'est cet aspect voyeur et intimiste qui fascine,en nous faisant pénétrer une ruche bourdonnante,où tout le monde s'agite,mêlant travail et vie privée de façon désarticulée."La nuit américaine"(1973)offre une vision assez simpliste d'un tournage.Mièvre et plutôt passéiste.Il est clair qu'en réalité,toute une équipe ne s'entend pas aussi bien,et qu'il n'y a pas également une telle accumulation de drames.Truffaut s'est octroyé le rôle du metteur en scène bienveillant et pragmatique dans une ample mise en abîme.Entouré d'une distribution épatante,de Jean-Pierre Léaud en séducteur incompris à Nathalie Baye en assistante cartésienne en passant par Jacqueline Bisset en vedette sublime et fragile,il favorise l'alliage du documentaire en forme d'hommage au cinéma et de la fiction mélodramatique,quoique restant loin de tout sentimentalisme.Appartenir au milieu du cinéma,c'est se mettre en marge,interpréter des codes,avec les émotions toujours amplifiées.Une oeuvre essentielle,mais sombrant trop dans la béatitude.
On pourrait croire que c’est assez narcissique de se filmer entrain de filmer un film… mais c’est une magnifique déclaration d’amour au cinéma et à tous les métiers que cela regroupe. Bel hommage à ses pairs en faisant défiler leurs livres, très belle scène où Truffaut enfant récupère les photos de citizen kane… Pleins de situations et d’anecdotes géniales. Les acteurs sont bons, Nathalie Baye est excellente et sort une réplique culte « pr un film je pourrai quitter un type mais pour un type je ne quitterai jamais un film ». Etant fan de Making of, j’ai adoré mais pour les autres… est ce vraiment intéressant ?
Un bon film sur l'univers du cinéma, sans concession. Un bel hommage à l'industrie cinématographique, aux acteurs et aux techniciens. Le scénario est intéressant et les décors des Studios de la Victorine sont passionnants car pour une fois on passe du côté de la confection de l'artifice. Par contre, la post-synchronisation et le mixage ne sont pas très réussis.
Autour d'un tournage, Truffaut propose une vraie tranche de vie, complète et complexe: on rit, on est ému... ça manque peut-être un peu de profondeur (c'est plus sur des gens que sur le cinéma malgré ce que l'on pourrait croire) mais c'est plaisant quand même.
La Nuit Américaine, de François Truffaut est pour moi le plus beau film qu'on ai jamais pu faire sur l'évocation des tournages de cinéma. C'est un film de passioné, fait pour des passionés et pour faire comprendre au public le déroulement du tournage d'un film et le monde des gens du cinéma dans son ensemble. Ce film n'a pas besoin de making of sur son dvd, il est un making of en lui même ! François Truffaut nous raconte du début à la fin le déroulement du tournage d'un film dans ses moindres détails, une tbelle leçon de cinéma!, un puit de renseignements pour les passionnés!
Ce film est un hommage au cinéma, le plus beau qu'on puisse lui faire : montrer au public comment on tourne un film... C'est presque un documentaire, tout en étant une fiction. Seul François Truffaut pouvait nous offrir cela. L'ambiance du plateau de cinéma est reconstituée et on tient compte des contraintes de la réalité et de la vie privée qui entoure l'équipe du film.
Bernard Menez y trouve un de ses rôles les plus intéressants : accessoiriste de plateau, et Jean François Stévevin, est à la fois assistant réalisateur du film " Je vous Présente Paméla" (l'histoire qui se tourne dans le film) et véritable 2e assistant réalisateur de François Truffaut pour le film " La Nuit Américaine" Il va sans dire qu'il excelle dans les deux exercices, mais cette particularité est suffisament rare pour être signalée...
Ce n'est pas non plus un hasard si François Truffaut joue dans le film le rôle du réalisateur. A travers Ferrand, c'est Truffaut lui même qui nous montre comment il fait son film
Beauté de Jacqueline Bisset, caprices de Valentina Cortèse, débuts à l'écran de Nathalie Baye, ou humilité de David Markham, La Nuit Américaine, expression,qui, au passage, signifie tourner de jour, grâce à des effets, une scène sensée se dérouler de nuit, obtint l'Oscar du meilleur film étranger en 1973. Toute personne se prétendant cinéphile se doit de voir une fois dans sa vie ce film incontourn
Je m'attendais peut-être à encore meiux, mais c'est tout de même un très bon film que la nuit américaine. Truffaut nous montre ici avec beaucoup d'intelligence et de sincérité la difficulté du monde du cinéma. On est peut-être plus apte à comprendre après ce film comme ce métier est difficile. Toutefois, il n'en oublie pas pour autant son scénario et ses personnages, tant sans faux. La galerie d'acteurs donne beaucoup d'allure à ce film, et il est vrai que les différentes relations se nouant durant le tournage sont tout de même fortes. C'est donc un film important, à l'interprétation inégale, même si on pourra apprécier tout particulièrement la belle prestation de Jean-Pierre Aumont, et la beauté de Jacqueline Bisset. A voir.