Tous les signes astro : fuyez cette horreur. Une honteuse comédie des années 70 qui représente le bas du panier de l'humour, avec les acteurs qui surjouent à l'excès (au secours), des personnages imbuvables (on rêve de les tarter), et une intrigue qui mélange à peu près toutes les blagues aujourd'hui mortellement datées. Toutes les femmes sont des Marie-couche-toi-là (pour le dire poliment), et le film regarde d'un œil torve tout ce qui n'est pas de l'homme Blanc hétéro (et collectionneur de femmes, évidemment) et aussi un abuseur sexuel. Oui, oui, si vous n'êtes pas de ceux qu'un forcing de relations intimes fait rire (et si oui : mais qui êtes-vous ?), vous aurez le bon goût de fuir ce film où le héros, insatisfait de sa conquête du moment, la pousse sur le lit pour la forcer (avec l'effet sonore joyeux pour dire "c'est drôle, hein ?"), malgré ses refus (il faut croire que trois lettres, "Non", c'était déjà trop compliqué en 1978), et lorsque les frangins de la femme déboulent pour arrêter l'acte, ce n'est même pas ça le problème (un comble) : c'est que c'est la femme du patron (le v*ol, on s'en cogne). Et qu'en plus, Madame a finalement décidé que ce n'est pas grave, donc elle protège son agresseur contre les frangins. Passez-nous le seau à vomi, vite... Vous avez un ordre d'idées de la datation caverneuse de cette comédie, qui persiste dans son humour moisi jusque dans sa dernière réplique transphobe : "Un travelo ?! Non !!!"... Que c'est drôle, vraiment. Évidemment, on ne demande pas à un film d'être avant-gardiste et ouvert d'esprit en 1978 (quoi qu'il y en a plein qui l'étaient, l'excuse est limite invalide), mais quand cela constitue la totalité des vannes, alors on sait que le film a des comptes à régler, ici avec les femmes (et tout ce qui ne ressemble pas à un pilier de PMU un dimanche aprem). Une comédie à la date de péremption déjà périmée à l'achat (notre paternel nous avait prévenu que c'était déjà très nul à son époque... "Ah."... Vraiment, l'excuse du "dans son jus"...), qui ne mérite que la poubelle.