N'importe quoi ! On comprend pourquoi Quentin Tarantino déteste ce film, véritable autodafé cinématographique réalisé par Oliver Stone. Tueurs Nés s'agit donc de la ballade ultraviolente de Mickey et Molly dans l'Amérique des années 90, road-movie qui déjante d'un bout à l'autre sans laisser aux spectateurs le temps de comprendre quoi que ce soit. 120 minutes durant lesquelles Stone remplit du vide avec un max de style et de procédés visuels : péloches en tous genres, dutch angle par-ci, séquence animée par-là, un peu de Noir et Blanc, caméra subjective pour garder la forme, manga en veux tu, montage épileptique en voilà... Sinon le scénar' est totalement bidon, Stone ne gardant que la surface d'une histoire a priori intéressante, se contentant de racoler à tous les niveaux : ça canarde, ça baise, ça gicle, ça hurle, ça ricane... Superficiel, Tueurs Nés l'est assurément, ne cherchant jamais à se rendre intelligent voire même intriguant : Oliver Stone prétexte une réflexion sur la médiatisation de la violence sans jamais assumer le délire original, cherchant juste à citer le cinéma, la musique ou encore la télévision. C'est donc avec amusement que l'on repère des références aussi diverses que Peter Gabriel, Brian De Palma, Stanley Kubrick, Tchaïkovski, Alan Parker, Coca-Cola ou encore Samuel Fuller... C'est creux et sacrément antipathique, mal foutu et prétentieux. Tueurs Nés ou comment gâcher de la pellicule au service de la pute la plus redoutable d'Hollywood. 666, votez Oliver Stone. Beurk !