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In Ciné Veritas
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3,0
Publiée le 23 décembre 2017
Dans Des gens sans importance, Henri Verneuil a su associer à la véracité de son récit la justesse de sa mise en scène. Derrière Jean Gabin en camionneur en pinçant pour Françoise Arnoul, les seconds rôles campés notamment par Paul Frankeur, Pierre Mondy, Yvette Etiévant, Robert Dalban et Dany Carrel apportent au récit par leur interprétation de personnages bien caractérisés.
Noir c'est noir, attention film à déconseiller aux personnes dépressives. La violence sociale sous jacente est montrée avec une grande maitrise et le soucis du détail habituel d'Henry verneuil. Si le sujet principal est plutôt dépassé beaucoup d'éléments seraient facilement transposablent dans le présent. 2 étoiles ben oui c'est trop triste, couine, larmes,.. .
L'histoire est intéressante mais j'y trouve quelques longueurs. Notamment dans les trajets en camion. Interminable et surtout répétitif. J'ai aimé le style et l'interprétation mais je reste dubitatif quant à la rencontre qui n'est pas vraiment traitée. On a du mal à ressentir à quel moment ils ont eu envie l'un de l'autre. C'est dommage. Manque de passion en vérité
Mélodrame crédible bien servi par une mise en scène solide, dans le monde difficile des routiers. Dès la première image, on est dans le vif du sujet. Belle distribution, beaucoup de pluie, psychologie des personnages soignée et chronique sociale intéressante (famille, conditions de travail, avortement…). Un détail à noter : le sapin de Noël illuminé par de vraies bougies.
La base du scénario de ce film repose sur ce qu'il y a de plus banal dans notre société : une homme marié, tromperie puis rupture, avec en prime un polichinelle dans le tiroir. Rien d'exceptionnel. Pour voir ce genre de scénario, inutile d'aller au cinéma, il suffit d'ouvrir les yeux et de regarder autour de soi...ou chez soi. Là ou le film se démarque un tantinet, c'est sur cette femme spoiler: "faiseuse d'ange". Cela ne devait pas être monnaie courante à cette époque de parler de ce sujet. Mais attention, la morale "de l'époque" est sauve et cela finit en drame.spoiler: La pécheresse paye sa luxure ! Il ne fallait pas mécontenter la "bonne" société. De ce côté, les choses ont quand même un tantinet évolué et c'est tant mieux. Les acteurs sont bons, et les décors nous permettent de retrouver une France que nous ne connaissons pas. A voir par les amateurs de drame assez classique et qui n'ont pas peur de la morale judéo-chrétienne d'une époque, ma foi, bien révolue.
Le genre de films à ne pas regarder un soir de pluie sous peine de déprimer. Perso, je ne suis pas fan, du coup je n'ai pas accroché à l'histoire. Et puis, le rythme est super lent. Un passage révélateur, c'est le voyage final, on voit la route défiler pendant cinq à dix minutes, pffff. Jean Gabin est impeccable, comme toujours, mais rien d'exceptionnel.
J'adore ce film. Il fait partie de ce petit groupe de films où tout est réussi de A à Z et qu'on ne se lasse pas de voir et revoir. Il raconte une histoire tragique, pétrie de tristesse et de détresse, mais est aussi empreint de poésie, avec ces moments magiques la nuit, sur la route, où la rudesse du métier de routier à cette époque est magnifiée par la mise en scène et la solidarité entre les personnages. Les grandes qualités de réalisateur d'Henri Verneuil se mettent au service de l'humanité des personnages et on est emportés avec eux jusqu'au bout de ce voyage au bout de la route, une nuit de Noël, dans une époque révolue et merveilleusement capturée ici.
Jean Viard est routier, métier exténuant et exigeant qui ne favorise pas non plus la vie de famille, celle de Jean étant devenue épisodique et conflictuelle. C'est presque à un exercice de style que se livre le généralement médiocre Henri Verneuil. L'existence pénible des perosnnages, leur laconisme déterminent le ton désenchanté du film. Dans cette histoire de "gens sans importance", le cinéaste n'insère pas d'artifices dramatiques; c'est l'authenticité du quotidien des personnage qui l'intéresse, leur existence de prolétaires dans toute sa rigueur. Verneuil parvient assez bien à son objectif et les seconds rôles, autour de Jean Gabin, ont pleinement leur place dans ce drame de moeurs. Le réalisateur montre une certaine acuité et de la sincérité dans sa façon de refléter la condition ouvrière des années 50. Cette noirceur n'est pas sans rappeler le cinéma populiste de Julien Duvivier, mais la mise en scène manquant toutefois de personnalité et de sensibilité, le sujet peine à dépasser le simple anecdotisme.
Encore un petit film avec Jean Gabin tout simple et a regarder tranquillement le soir chez nous en famille...C'est un film dont on ne se souvient pas beaucoup après l'avoir vu,surtout un mois après,mais on pourra dire qu'il est,quand meme,regardable!
Comme son titre l’indique « Des gens sans importance » traite de la classe ouvrière sans le moindre misérabilisme ni pathos en dressant le portait d’un routier désabusé par sa famille et usé par son travail harassant. Le réalisateur Henri Verneuil derrière la romance du récit brosse une chronique sociale très juste évoquant déjà à l’époque une certaine déshumanisation du monde du travail. Le film évoque également la question de l’avortement sujet pourtant tabou à cette période. Le film repose autant que sur la mise en scène sobre du cinéaste que sur sa distribution entre Françoise Arnoul et surtout l’immense Jean Gabin.
Tout au long de sa carrière, Gabin n'a eu de cesse de jouer dans des bons films. Et c'est encore le cas ici. La grande force du film de Verneuil, c'est bien entendu de s'attarder sur "Des gens sans importance", à première vue du moins. Un routier et une serveuse, soit des gens banals mais pour une histoire d'amour qui ne l'est pas, car Verneuil arrive à en faire une véritable tragédie grecque.