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Un visiteur
2,5
Publiée le 23 mai 2012
Pendant un repas un groupe de vieux amis tentent de dissuader le neveu de leur hôte de se suicider par amour, tour à tour ils racontent leurs propres expériences. Un film sympathique avec une bonne équipe d'acteurs, le scénario est correct mais rien d'exceptionnel.
Cinq sketchs autour du thème "La Femme que j'ai le plus aimée" (c'est comme le Port-Salut c'est écrit dessus !!!) qui donnent lieu à quelques bonnes répliques piquantes comme on aimait bien les faire dire aux acteurs à cette époque pour trois qui sont franchement anecdotiques, un qui est surprenant et un qui est particulièrement réjouissant. Le premier avec Noël-Noël et Arletty est en plein dans l’anecdotique, l'histoire est un brin désuète et il y a aucune alchimie entre les deux acteurs, ceci est en rien arrangé par le fait qu'Arletty (qui pour tout avouer ne m'a jamais franchement séduit !!!) est ici assez irritante. Le troisième avec André Luguet et Michèle Alfa, cette dernière dans le rôle de l'artiste pour qui l'art doit passer avant l'amour, n'est guère originale et s'oublie assez vite... Le quatrième avec Raymond Rouleau, Mireille Balin et Jean Tissier bénéficie du talent et de la fraîcheur des deux derniers (au passage pour l'anecdote qui met bien une ambiance réjouissante de gros malade, ils ont fini tous les deux dans la misère et sont enterrés dans la même tombe !!!) mais pêche par trop de longueurs. Le deuxième sketch (autant achever par des notes positives !!!) avec René Lefèvre surprend par son cynisme absolu... Mais le meilleur, et de loin, est réservé pour la fin avec le cinquième et dernier sketch avec Lucien Baroux où son personnage a été jugé un peu trop vite comme mort et qui va voir grâce à son état de "mort-vivant" l'hypocrisie de sa chère épouse et de son soi-disant meilleur ami. Une conclusion réjouissante pour un ensemble très moyen...
Un film réjouissant et léger. Franchement un bon moment avec d'excellents comédiens. L'ironie de certaines situations prête franchement à sourire et le tout est plaisant. Beaucoup d'acteurs connus y jouent un petit rôle. Il est vrai que le dernier sketch avec le mort est vraiment comique: "connaissez madame.......? Oui je la connais, c'est ma veuve!!!!!!!
A un jeune homme qui menaçait de se suicider par amour, des bourgeois attablés lui font le récit, chacun son tour, d'un chagrin amoureux avec la femme qu'ils ont, disent-ils, le plus aimée. Comme le film est une comédie, on ne sera affligé ou ému par aucune des cinq anecdotes, Il y a du beau monde dans ce film à sketches de 1942, qui se singularise par l'improbable réunion de trois vedettes féminines trop liées à des officiers allemands, et qui verront leur carrière stoppée ou ralentie. Passons. Les cinq sujets d'Yves Mirande mis en scène par Robert Vernay sont forcément courts, nécessairement elliptiques et très futiles. Aucun n'est intéressant ou propice à un quelconque numéro d'acteur(trice)s. S'il n'y pas grand 'chose à retenir, on peut éventuellement noter dans le deuxième sketch -avec René Lefèvre et Renée Devillers- une conclusion aussi cynique que misogyne. L'auteur se reprendra dans l'histoire suivante en humiliant André Luguet, par une sculptrice interposée, dans des poses équivoques entre messieurs. Osé. Ce sont les deux moments qui émergent d'un film lisse, sans caractère, lequel se conclut par une bouffonnerie facile avec Lucien Baroux.
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2,5
Publiée le 26 février 2014
C'est durant l'Occupation que Robert Vernay met en scène "La femme que j'ai le plus aimèe", une comèdie à sketches plus ou moins inègale que sauve sans problème la distribution! Elle est partie et il l'adore, c'est la femme qu'il a le plus aimèe et il ne peux pas vivre sans elle! Tout commence comme ça avec un jeune homme fou d'amour qui a des idèes noires! Des amis qui le connaissent depuis longtemps vont èvoquer tour à tour la femme de leur premier amour! La meilleure histoire est la première avec Noël-Noël en chirurgien et surtout l'excentrique Arletty qui donne encore une bonne mesure de son bagou naturel! Le dernier sketch n'est pas mal non plus avec cet homme qui se fait passer pour mort! Un document d'èpoque qui se laisse voir et que l'on doit à Patrick Brion lors d'un cycle sur le « Patrimoine français » . Avec au moins une rèplique amusante : « Je te ferais remarquer qu’on a donnè le nom de certains industriels à quelques rues ! Des culs de sac, oui...» En rèsumè, si vous voulez être heureux après avoir vu le film de Vernay, n'aimez pas qu'une seule femme, aimez les toutes...