Une pépite d'humour et d'élégance britannique. Cette comédie grinçante à la mise en scène très théâtrale a conservé son réel potentiel comique à travers les décennies, tout en gardant son délicieux charme désuet. Une farce macabre légère, dynamique et sans temps mort.
Ladykillers est pour ma part l une des meilleurs comedies noir du cinéma britannique. Il y a un tel équilibre entre des scènes drôles et les comportements de tous ses bandits qui veulent utiliser la maison cette vieille dame pour commettre un hold up. Le film pourrait être bourré de cynisme et de surcroît devenir grotesque, mais cet ironie douce, qui reflète bien l élégance british tempére ce côté sombre du film. Alec guinness y est fantastique, ainsi que toute sa bande. Mais que dire de cet actrice jouant cette vieille dame naïve, fragile, dans une solitude mais qui devie t bien involontairement la force morale difficile à déloger, elle est mémorable. Un délire.
“Tueurs de dames” est un véritable classique de la comédie noire britannique. C’est dans ce film que Peter Sellers a fait son entrée fracassante dans le monde du cinéma, devenant ainsi une icône. Encore aujourd’hui, ce film est souvent cité comme l’un des meilleurs de l’histoire du cinéma britannique (bien sûr, chacun est libre de se faire sa propre opinion !).
En 2004, les frères Coen ont réalisé un remake avec Tom Hanks dans le rôle principal.
La structure du film est comparable à une mécanique d’horlogerie ou à une farce théâtrale parfaitement huilée. Le contraste entre le plan machiavélique des criminels et l’innocence de la vieille dame est vraiment efficace et ajoute une profondeur comique à l’ensemble. 7/10
En somme, “Tueurs de dames” allie humour noir et finesse narrative avec brio. 7/10
Vanté comme le top de l’humour noir britannique, ce film a quand même beaucoup vieilli depuis 60 ans. Si le scénario est original, cette bande de pieds nickelés ressemble plus à Laurel et Hardy qu’à Ricky Gervais ou John Cleese. La causticité de l’humour n’a pas un pH de 14 et certaines scènes sont ennuyeuses. La qualité de la colorisation est à saluer.
Le premier bon point est l'excellence du casting pour ce groupe de cinq voleurs de haut vol qui pourraient aisément passer pour des pieds nickelés, ils forment un joli panel de gentils truands. Ils organisent tranquillement leur braquage en faisant croire à leur hôtesse qu'ils sont des musiciens professionnels ce qui amènent à quelques quiproquos savoureux. Mais le film prend réellement son envol après le vol, où comment les cinq hommes vont comprendre que madame Wilberforce/Johnson est en fait une empêcheuse de tourner en rond à l'insu de son plein gré, qui parasite leur plan sans sans rendre compte et au final le groupe devient cinq grands garçons soudain désarçonnés par l'honnêteté et la gentillesse de la dame. Leur professionnalisme les pousse alors à passer de simple voleurs à tueurs de dames, mais voilà une frontière pas si simple à franchir. Le scénario est inventif, dans un rythme pas soutenu mais dans une bonne régularité, avec des rebondissements entre maladresses et hésitations. On aurait aimé un peu plus de gags, plus de joutes verbales, un peu plus de tout mais ça reste un monument de la british comedy des années 50 qu'il faut voir et conseiller. Site : Selenie
Ce film est une comédie so British, savoureuse et déjantée ! L’histoire ? Un casse qui vire au cauchemar quand une bande de malfrats se retrouve face à une adorable mamie… impossible à éliminer. Comment se débarrasser d’une vieille dame aussi charmante ? Le scénario, d’une inventivité réjouissante, enchaîne les situations avec un rythme implacable. L’humour, finement dosé, joue sur le cynisme et l’ironie sans jamais tomber dans la caricature. Résultat : un pur moment de divertissement, drôle et malin, qui ne laisse pas une seconde de répit. À voir sans hésiter !
Un film très british des années 50, maniant l'humour noir et qui joue sur l'opposition entre une vieille dame apparemment un peu naïve et bien élevée face à une bande malfrats pas très doués, qui la mêle à un braquage en s'installant chez elle comme soi-disant musiciens qui veulent répéter en vue d'un concert. Les personnages et les situations sont un peu caricaturaux, mais on prend plaisir à suivre les différentes péripéties et rebondissement jusqu'au final bien préparé où l'on voit les imbéciles portent des uniformes.
Au cœur de Londres, cinq malfaiteurs mettent au point un plan astucieux pour braquer un convoi d'argent liquide. Plan qui implique malgré elle une gentille vieille dame, chez qui ces messieurs logent, en se faisant passer pour des musiciens. Evidemment tout ne se passera pas comme prévu ! Je m'attendais à un braquage qui tarde à arriver, et du comique de situation entre cette veuve trop curieuse et nos bandits trop gauches. En réalité ces situations sont rapidement expédiées, le braquage survient vite. L'enjeu sera plutôt la confrontation entre d'un côté, la vieille dame honnête mais trop directe, et de l'autre nos braqueurs vicieux mais qui rechignent pour autant à la liquider. Si la mise en scène est peu datée (fonds en transparence assez évidents, couleurs verdoyantes omniprésentes qui ne sont pas du meilleur goût), "The Ladykillers" bénéficie d'une part de son humour noir so british. Avec plusieurs situations ou répliques bien amusantes, notamment le décalage entre l'argot de nos bandits et le langage policée de madame. D'autre part, ce sont assez évidemment les comédiens qui sont à l'honneur ici, et qui font grandement le sel de l'histoire. Parmi eux, Katie Johnson, excellente dans le rôle de Mme Wilberforce, qui parvient à rendre attachante une dame pourtant inquisitrice et obtuse. L'actrice trouvera à 76 ans une reconnaissance critique, avant de succomber 2 ans plus tard. Face à elle, nos cinq larrons sont de profils bien différents. On repère notamment Peter Sellers alors méconnu en grand maladroit (évidemment !), face à Herbert Lom (son futur comparse de la saga Pink Panther !), qui incarne un gangster parano et expéditif. La palme revenant à Alec Guiness, qui joue ce cerveau détraqué au corps déformé et à la mine crapuleuse. De manière assez troublante, ses yeux creusés, son sourire vicieux, ses cheveux mi-longs, et ses oreilles, donnent presque l'impression aujourd'hui qu'il se livre à une imitation de Klaus Kinski ! En résulte une comédie typical british toujours plaisante à voir.
Tueurs de dames. Une comédie anglaise située à Londres en 1955. Un film tourné à Londres en 1955. Avec son ambiance d'après guerre et avec ses voitures d'époques. De l'humour anglais. Aujourd'hui en 2025, plus aucun participant n'est en vie. Il a y le grand Alec Guinness, il a joué par la suite dans le; Docteur Jivago et dans Le pont de la rivière Kwai. Mais aussi plus tard dans Star War. Avec un oscar du meilleur acteur en 1957. Il y a aussi Peter Sellers, futur inspecteur dans la Panther Rose. Des acteurs avec des filmographies bien remplies. De bonnes blagues d'époques.
"Tueurs de dames" n'est pas seulement un classique de la comédie britannique, c'est un véritable chef-d'œuvre d'écriture et d'humour noir, dont la mécanique diabolique continue de fonctionner à la perfection près de 70 ans après sa sortie.
La force du film réside dans son scénario de comédie noire, absolument parfait. L'idée de ce gang de criminels endurcis, se faisant passer pour des musiciens et se retrouvant complètement démunis face à une adorable vieille dame, est un trait de génie. Au centre de ce chaos, Alec Guinness livre une performance légendaire, composant un "Professeur" grandiloquent et inquiétant, une figure inoubliable du cinéma. L'ensemble est un sommet de l'humour "So British", où le macabre est traité avec une politesse et une légèreté exquises, le tout dans une atmosphère visuelle unique, symbolisée par cette fameuse maison penchée.
Bien sûr, le film est le pur produit de son époque. Son rythme, plus mesuré que celui des comédies modernes, prend le temps d'installer ses personnages et sa situation, ce qui peut surprendre au premier abord. De même, son humour, subtil et très dialogué, demande une certaine attention pour être pleinement savouré, loin du comique plus direct d'aujourd'hui. Mais ces aspects, loin d'être de véritables défauts, font partie intégrante du charme suranné et de l'élégance du film.
Au final, "Tueurs de dames" est un bijou d'intelligence, une farce macabre dont on admire à chaque visionnage la perfection de l'écriture et le brio des interprètes. Un classique indémodable qui prouve que l'humour, quand il est aussi bien pensé, ne prend pas une ride.
Cette comédie dans laquelle un groupe de braqueurs trompent une vieille femme pour garder leur butin dans sa maison est fort cocasse. L’humour noir des situations est truculent à souhait et doit aussi beaucoup à la qualité de l’interprétation délicieusement décalée.
Vous prenez 5 bras-cassés parmi les vauriens de la ville, et qui réussissent malgré tout le hold-up du siècle. Mais voilà, ces 5 bras-cassés sont d'une stupidité sans borne, comme beaucoup de voyous en général, et tout va commencer à capoter à cause de leur QI de moule. Ce qui sauve le film, c'est la fin des malfaisants, et le devenir de l'argent : savoureux! A voir par les amateurs de film de truands.
Summum de l'humour absurde britannique, cette intrigue ne fait absolument pas sens, ni par les réactions des protagonistes (des associés arrivant dans une maison sans connaître leur partition à la naïveté de l'hôtesse en passant par la bêtise des policiers ou la tendresse impétueuse de One-round), ni par l'enchainement des péripéties (l'étui qui s'ouvre à la volée, la voiture qui tressaute, le maraîcher dont un cheval mange les pommes...), ni même par son dénouement ou son dessein (car ce n'est pas leur méfait qui condamne les complices mais leur incapacité à faire bloc contre une vieille dame insupportable d'ingérence, causant des désagréments par son orgueil ou son dédain!). Heureusement que le quintette d'acteurs (chacun singularisant quoi que de manière stéréotypée son personnage) donne dynamisme et attrait à cette comédie qui ne déclenche aucun rire...