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Un visiteur
4,0
Publiée le 28 février 2015
Ce premier film de Eastwood à la réalisation est un petit délice. Ce titre « Play Misty for me » sonne si bien, cette femme inquiétante et névrosée et ce Eastwood si flegmatique et mélomane que nous passons un très bon moment sur cette radio qu’il anime KRML. Que dire du concert de Jazz filmé, un pur moment de bonheur. Regret : cette fade traduction du titre qui sonne creux. Bien avant « Liaison fatale », la femme envahissante et possessive sévit sur grand écran
C'est la première réalisation de Clint Eastwood, qui interprète de surcroit le héros, et c'est une réussite! Le remarquable film de Michel Spinoza, avec Gilbert Melki et Isabelle Carré, intitulé "Anna M." abordait un thème semblable, à savoir un délire érotomaniaque. Cette illusion délirante d'être aimée d'un objet, qu'on a élu, mais sans prendre en compte ce que l'autre ressent, est pour le moins oppressante. C'est un piège, qui se referme sur sa proie, laquelle n'a pas vocation à donner son point de vue, parce qu'il n'est pas pris au sérieux. Jessica Walter est excellente dans son rôle de désaxée. L'alternance de son humeur est effrayante, elle nous laisse entrevoir la violence qui suivra durant la phase de dépit. Il n'y a rien à faire face à ce type de pathologie, sinon fuir et porter plainte. Cela relève du médico-judiciaire
bravo pour cette ressortie sur les écrans de ce premier film de Clint Eastwood...à l'abri de toute promotion journalistique qui semble être de mise ces temps-ci ("magistral", "le film du siècle", "chef-d'oeuvre"), Play Misty For Me est un grand film, un magnifique portrait de femme qui annonce déjà beaucoup de thèmes chers à Eastwood (la vieillesse, l'héroïsme, le jazz)...réalisé la même année que L'Inspecteur Harry, il lui répond en écho avec douceur et angoisse...à voir !!
1971, Clint Eastwood réalise son premier long métrage et c'est dans le thriller qu'il se lance avec un animateur de radio qui est en peine avec sa femme et accumule les maitresses. Hélas, une d'elle auquel ils ont eu une aventure tombe amoureuse de lui à la folie. Elle le harcèle jours et nuits, au bar, au travail ce qui est un fardeau insoutenable pour lui qui va lui faire comprendre mais la passion de la femme va devenir meurtrière. Première réussite pour Clint Eastwood, futur ou même déjà un grand monsieur du cinéma Américain et mondiale qui jouait à l'époque autre chose que des cowboys ou des militaires. Clint le réalisateur livre un film très angoissant dont la fin m'a fait cramponner au canapé. Clint l'acteur nous livre une bonne performance en homme qui roule dans une belle bagnole et un jeu très animal je trouve. Jessica Walter est terrifiante en maitresse et Donna Mills est belle en amoureuse. La bande originale est sympathique. La maison prés d'une falaise a été beaucoup copié depuis ce film là. A voir.
Un film mineur dans la carrière de Clint Eastwood dans lequel il traite de l'obsession amoureuse, un peu à la manière d'un DePalma, la maestria de la mise en scène en moins. Car si ce thriller est de facture plutôt honnête, il comporte néanmoins quelques lacunes d’écriture et de réalisation, l’interprétation quant à elle est impeccable.
Première réalisation de Clint Eastwood sortie en 1971, "Un Frisson dans la Nuit" raconte l'histoire de Dave Carver un disc jockey de radio se trouvant épris par une de ses auditrices, de plus en plus encombrante il tente de s'en "débarrasser" pour renouer avec son ancienne compagne, mais il avait peut être sous-estimé la folle jalousie meurtrière de Evelyn.
Eastwood introduit très bien son récit, il se met lui même en scène dans ce personnage sobre, charmeur tout en assurance, il pose les bases assez vite pour nous captiver rapidement, mais c'est bien la prestation étonnante de Jessica Walter (Evelyn) qui rend son long métrage vraiment prenant, l'évolution du rôle est juste parfait, distillant une tension palpable de plus en plus oppressante. La gestion du suspense est admirable et le film devient dérangeant (dans le bon sens du terme) grâce à cette relation malsaine, le pauvre Dave a littéralement le cul entre deux chaises, on a limite envie de l'aider à virer cette folle à coup de pied au derche pour qu'il puisse retrouver son véritable amour sur la plage. Mais cette sangsue est coriace ... Eastwood brille par sa mise en scène, l'ensemble m'a vraiment convaincu, pour une première sa direction est quasi parfaite. Maintenant en terme de réalisation c'est un peu plus délicat, car force est de constater multitude de maladresses techniques, allant de soucis de cadrage basiques, de raccords douteux ou d'un mixage bâclé, c'est tout de même excusable bien sûr mais disons que ça saute clairement aux yeux. Autre point faible, la bande son, j'aime le jazz mais au delà du fait que le personnage de Dave soit disc jockey pourquoi en mettre sur quasiment l'intégralité du long métrage ? Car une fois la tension à son paroxysme ce choix me parait mal venu, le passage du Festival de Monteray m'a dérangé, je n'y ai pas vu l'utilité, ça coupe clairement cours à cette ambiance mise en place, j'imagine que c'est présent à ce moment là pour faire croire que Evelyn n'est plus une source de problème pour Dave et qu'il peut couler des jours heureux, mais quand on sait qu'on est à la moitié du film je pense que le spectateur n'est pas bête. Ensuite cette scène du couteau dans l'oreiller est très étrange, la réalisation est ici extrêmement maladroite, les plans de coupes laissent suggérer un rêve alors qu'il n'en est rien, rendant la situation presque grand-guignolesque, et cette mise en scène jusqu'ici maîtrisée s'en retrouve affaiblie. Clint reprend du poil de la bête ensuite en préparant un final climax (scène des ciseaux), j'attendais vraiment un grand moment de suspense, un dialogue percutant entre Dave et Evelyn, mais tout tombe à l'eau et le film se termine de manière expéditive, j'ai vraiment été déçu qu'il ai choisi cette voie là (ou du moins ses scénaristes). Mais globalement je ne resterais pas sur cette note négative car je dois dire que le film m'a bien accroché et l'ensemble, en ce qui concerne la narration et le respect de la trame, est cohérent d'un certain point de vue, juste incomplet.
"Un Frisson dans la Nuit" est un bon coup d'essai pour Clint Eastwood, il montre déjà des qualités indéniables en tant que metteur en scène et même si son œuvre est parsemée de petits défauts techniques on peut allègrement lui pardonner.
"Un frisson dans la nuit" est le premier film de Clint Eastwood dans lequel il est à la fois acteur et réalisateur. Il raconte l'histoire d'un DJ, Dave Garver, interprété par Clint, qui fait la rencontre d'une admiratrice, Evelyn, qui s'avère très vite encombrante. Une histoire simple, mais efficacement réalisée.
Quand on sait que Play Misty for me est un premier film, on réalise que Clint Eastwood va avoir des choses à raconter et une voix singulière à faire entendre. Ici le thriller teinté d'horreur est la forme idéale pour créer un climat étrangement familier, claustro et de plus en plus terrifiant, où le danger prend le visage d'une femme fan invétérée d'un DJ incarné par Clint Eastwood. Ce dernier s'inspire d'une histoire qui lui est arrivée pour casser son image de héros inoxydable, pour la fragiliser en se montrant sous un jour étonnant : homme lâche, imbu de sa personne et effrayé par un petit bout de femme qui va lui mener une vie infernale… On peut d'ailleurs voir une parenté entre ce personnage et celui que Clint incarne dans Les Proies de Don Siegel.
Contrairement à nombre d'autres spectateurs s'exprimant sur Allociné, ce premier film de Clint Eastwood ne m'a pas convaincu. Le scénario est linéaire et téléphoné, et une longue scène de ballade amoureuse suivie d'une séquence de concert de jazz filmé casse un rythme déjà faiblard et coupe le film en deux. Heureusement Eastwood a fait beaucoup mieux depuis...
Première réalisation de Clint Eastwood et déjà un grand cru ! "Un Frisson dans la nuit" est doté d'un scénario original et vraiment bien écrit, Eastwood proposant un thriller vraiment efficace où la tension et le suspense monte en même temps que les minutes. La mise en scène, plutôt classique, est bonne, il arrive à créer une atmosphère particulièrement envoûtante, dans laquelle baigne un soupçon de parano, de folie, de ballade romantique et de jazz. La photographie est vraiment jolie tandis que Clint assure aussi devant la caméra, démontrant à nouveau toute sa classe, tandis que face à lui, Jessica Walter est flippante à souhait.
un vrai régal a regarder ,ce film est une perle on peut identifier une personne possessive qui va a l'extreme dans la jalousie ,jusqu'a une folie meutriere regardez par vous même pour juger
1er film derrière la caméra de C. Eastwood et il signe un petit thriller bien troussé, qui sait faire monter la tension avec savoir-faire mais sans jamais négliger les personnages ni son intrigue. J. Walter est tout simplement incroyable dans le rôle de cette folle furieuse qui va s'immiscer dans le vie de cet infortuné animateur de radio. Eastwood sait déjà jouer avec son image de séducteur et il offre une composition qui est loin de correspondre à ce qu'il va faire par la suite. Le film débute fort avant un événement grave qui en entraîne quelques autres avant de s'accorder une petite pause bucolique (durant laquelle C. Eastwood filme déjà la nature comme peu de cinéastes américains savent le faire) avant de repartir dans un suspense tendu, au dénouement éprouvant. De bonne augure pour la suite de sa carrière. D'autres films sur
Cette première réalisation de Clint Eastwood avec Don Siegel (l'influence de ce dernier est visible) au casting est un thriller bien mené à la réalisation sobre et efficace. Les scènes de violence sont réalistes et l'ensemble réussit à tenir en haleine le spectateur jusqu'à l'ultime scène, malgré une trame assez simple. Ce long-métrage a donné lieu à pas mal d'avatars comme par exemple "Liaison fatale". Ce genre de thriller sur une aventure d'un soir qui tourne à l'obsession meurtrière chez l'un des deux protagonistes n'étant pas ma tasse de thé, je n'ai pas adoré ce film mais pour ceux qui aiment ce genre de suspense, "Un frisson dans la nuit" est un des fleurons du genre.