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Michael78420
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4,0
Publiée le 13 juin 2025
Oppressant, on se prend à vouloir la réussite de ce projet d'évasion... de repris de justice. C'est tout le miracle de ces films qui transforment des malfrats en gens sympathiques dont on veut le bonheur. La taille des cellules, les conditions d'hébergement, la surveillance permanente, les luttes entre détenus, sont autant d'arguments dissuasifs quant à l'idée de faire un séjour à Alcatraz. Clint Eastwood est efficace, encore en grande forme pour assumer certains passages nécessitant une excellente condition physique. Patrick McGoohan est détestable dans son incarnation de ce directeur de prison névrosé. Un modèle du genre.
" L'Evadé d'Alcatraz " est un film solidement réalisé, doté par moment d'une tension palpable mais aussi de traits d'humour bienvenus. Clint Eastwood continue dans son registre " Inspecteur Harry " tandis que pratiquement tous les acteurs s'effacent. Malheureusement, le film souffre d'un manque flagrant de dimension émotionnelle et peut paraître un peu vide, trop brut, pas réellement cinématographiquement (pourquoi pas semi-documentaire ?). Un modèle classique de film d'évasion mais dénué d'émotions qui éloigne le spectateur du sort du héros. Un peu dommage...
Quand Don Siegel fait tourner Clint Eastwood une fois de plus sous sa direction pour adapter un fait divers célèbre, c'est à dire l'évasion par trois détenus de la prison d'Alcatraz, cela donne un film bourré de suspense. On a beau connaître l'histoire en avance (et rester fasciné par le fait que le destin des évadés restent à ce jour inconnus), le fait est que la minutie du scénario et l'efficacité de la mise en scène de Siegel rendent le film totalement fascinant. Sans fioritures, Siegel filme étape par étape le plan échafaudé par Frank Morris pour s'évader et c'est prenant de bout en bout. Si le suspense est tout à fait ménagé, il faut dire que le charisme de Clint Eastwood aide beaucoup à se plonger dans le film, l'acteur étant passé maître dans les personnages de durs à cuire taiseux qui n'aiment parler que pour sortir une bonne réplique.
Le titre est déjà un spoil. Ce qui est intéressant dans ce film, ce sont les astuces des prisonniers à planifier leur évasion. Avec quoi, comment, quand et surtout à qui se fier ? Un bon divertissement et de bonnes astuces. Certaines semblent simplistes, mais j'ai bien aimé.
"L'évadé d'Alcatraz" est le dernier des cinq films que Don Siegel tourna avec Clint Eastwood. En 1979, cela fait huit ans que les deux hommes un temps brouillés n'ont plus travaillé ensemble. C'est l'histoire de la seule et unique évasion supposée réussie de la prison d'Alcatraz par Frank Morris le 11 juin 1962 qu'ils ont choisi d'adapter pour ces retrouvailles . Richard Tuggle qui mettra en scène plus tard "La corde raide" (1984) pour Clint Eastwood écrit le scénario à partir d'un livre d'enquête sur le sujet de J. Campbell Bruce. Les conditions de tournage sont rendues difficiles par la nouvelle vocation touristique d'Alcatraz envahie le jour par les visiteurs, obligeant à de nombreuses prises nocturnes. Si le film n'omet rien des canons du genre (directeur sadique, tentative de viol, hobbies bizarres de certains détenus, scènes de réfectoires,...) il n'en fait pas son crédo, Siegel toujours sobre, se concentrant davantage sur l'organisation minutieuse de la tentative d'évasion de la fameuse prison où séjourna Al Capone, qui avait bâti durant ses trente ans d'existence sa réputation sur son inviolabilité et qui d'ailleurs fermera un an après à cause de cet échec présumé mais aussi en raison de ses coûts de fonctionnement prohibitifs. Cette rigueur narrative amène sans doute Siegel à ne pas trop s'appesantir sur des intrigues secondaires fort bien dessinées mais juste esquissées. Dans le même esprit il élude le background des détenus, toile de fond habituelle de portraits psychologiques taillés à la serpe dans la tradition du genre . L'allure marmoréenne d'Eastwood renforce encore la rigueur recherchée par Siegel qui disait: "avoir voulu faire un film en noir et blanc en couleur". Cette sobriété commune aux deux hommes permet au film de conserver toute sa force plus de trente ans après sa sortie et d'occuper une place de choix dans leurs filmographies respectives.
Un film de prison avec Clint Eastwood devant la caméra et Don Siegel derrière. L’évadé d’Alcatraz n’est pas ceux que les deux ont fait de mieux ensemble, mais cela reste de très bonne facture. Suffisamment soigné et marquant pour qu’il inspire fortement (pour ne pas dire plus) les évadés de Frank Darabont des années plus tard.
Formidable préparation d'une évasion avec une tension à chaque instant. Le spectateur voit tous les défis à surmonter pour arriver à quitter cette prison et l'ingéniosité qu'il faut pour tout anticiper. Les hommes savent combien les risques sont élevés mais leur désir de liberté est plus fort que tout. Les dialogues sont réduits au minimum parce que justement, il s'agit d'être discret pour ne pas attirer l'attention des gardes. Clint Eastwood est magnifique dans ce rôle de prisonnier.
Ce film, un classique, nous fait toujours un peu rêver, bien qu'il ait un peu vieilli. Une évasion réussie fait toujours rêver dans un sens, surtout si elle semble impossible. Le réalisateur montre les prémices de l'évasion, et les premiers moments de celle-ci, mais occulte toute la partie fuite dans la baie. Un parti assumé je suppose mais qui aurait pu amener encore plus de tension et nervosité au film. Peut-être que le film était déjà assez long. Eastwood, égal à lui-même joue le rôle de Morris, évadé de plusieurs prisons déjà mais on en sait guère plus sur lui. Le directeur joué par McGoohan est d'une méchanceté absolue et ce dernier n'a que peu de scènes pour imposer son jeu. Un film, à voir, qui a inspiré je suppose nombreux autres films et séries.
Habitué aux films noirs, le duo Don Siegel - Clint Eastwood ne déroge pas à la règle dans ce thriller très sombre, cloisonné aux murs de la prison d'Alcatraz. Siegel fait preuve de beaucoup de maestria pour reconstituer ce qui pouvait être l'ambiance intérieur de celle qui était considérée comme la pire prison des Etats-Unis, là même où menaces, privations, humiliations et violences étaient monnaie courante. Clint Eastwood y développe un jeu puissante tout en sobriété et en nuances là où les attitudes sont plus parlantes qu'une rafale de tirades, face à l'inflexible Patrick McGoohan, éternel pensionnaire des geôles. Le suspens est garanti grâce à une tension de tous les instants, renforcée par l'inquiétant environnement tant humain que naturel, et une fin particulièrement réussie : un très bon film !
Un excellent film qui a très bien vieilli. C Eastwood tout en sobriété interprète un prisonnier dont le seul but est de s’échapper de la prison dont personne ne s'échappe. On suit avec plaisir toutes les étapes et les préparatifs de l’évasion. Les personnages sont attachants et les méchants sont détestables.
Cinquième et dernier opus de Don Siegel avec Eastwood en vedette, ce film d'évasion tiré d'un fait réel ( seule évasion - peut-être - réussie, de la prison située dans la baie de San Francisco - Alcatraz).
On connait l'importance que revêt pour Eastwood cinéaste Don Siegel qu'il considéra comme son mentor ( avec Leone).
Par delà la lecture au premier niveau de ce qui fût un derniers opus de Siegel ( il réalisera encore deux longs métrages après celui-ci), on trouve ici une critique du pouvoir et de l'abus de pouvoir de personnalités qui cachent leur névrose derrière l'apparence de la légalité ( rôle du directeur de la prison et de certains gardiens).
On relèvera une scène ou un orchestre de détenus interpréte une composition de jazz ( on connait l'importance pour Eastwood de ce style musical ), le thème de la communauté hétéroclite qui peut être à la source de la constitution d'un lien bienveillant, mais aussi de la discrimination raciale aux usa, par le témoignage du détenu noir.
La condamnation de la discrimination sociale et raciale est clairement affirmée par le rapport entre le personnage incarné par Eastwood et le détenu bibliothécaire.
Eastwood est, une fois encore, formidable dans ce film (1979) aujourd'hui peu cité parmi les titres phares de l'acteur.
La première partie est sans aucun doute ( à mes yeux) le moment le plus riche de " l'évadé d'Alcatraz"; la préparation de l'évasion et l'évasion elle-même, filmée de nuit introduit la part de mystère que contient la fin.
Les amateurs de la filmographie de l'acteur/réalisateur relèveront la présence au générique en qualité de scénariste de Richard Tuggle ( futur officiel réalisateur de " la corde raide" et titre mythique de Eastwood qui s'inscrit aux frontières de la série des " inspecteur Harry")
Don Siegel / Eastwood à Alcatraz pour une histoire authentique. Du sur mesure pour l'acteur, parfait, tout en regards évocateurs et attitude taciturne. Du cinéma à l'ancienne qu'on apprécie pour le savoir-faire du réalisateur: prendre son temps, minimum de spectaculaire tout en étant divertissant, et personnage/acteur charismatique. Un indémodable classique du film d'évasion.
Quelques années après "L’Inspecteur Harry", Don Siegel et Clint Eastwood collaborent de nouveau grâce à la libre adaptation de ce fait divers. Frank Morris est un détenu multirécidiviste qui se retrouve transférer à la prison d’Alcatraz après une autre évasion, dès son arrivée sur le rocher il va néanmoins mettre au point un plan pour en sortir mais la configuration géographique de cette prison présente des défis qui lui sont inédits. Au final il arrivera à s’évader de la prison avec ses complices, la version officielle les considère comme présumés morts mais la réalité est-elle aussi simple ? Bien avant la série à succès "Prison Break", Clint Eastwood jouait déjà les ingénieux détenus dans ce thriller carcéral et le rendu est très satisfaisant. En effet en filmant cette histoire vraie directement à Alcatraz le film de Don Siegel obtient une authenticité qu’il n’aurait jamais eu avec des décors traditionnels. Pour une fois et contrairement aux autres films du genre "L’Evadé d’Alcatraz" ne présente des détenus se trouvant là par hasard mais bel et bien des criminels dont la seule envie est la liberté même si la plupart ont gardés une certaine humanité. Charismatique et amusant, Clint Eastwood est un nouvelle fois en grande forme pour ce divertissement très plaisant.