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Mme Hérisson
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3,5
Publiée le 20 septembre 2025
Un scénario prévisible, mais une exécution captivante Ce film souffre d’un manque flagrant de suspense : l’intrigue s’écoule sans accroc, presque trop linéaire, et les rares péripéties sont expédiées rapidement sans laisser le temps de semer le doute. Résultat ? Aucune tension, aucune incertitude quant à la résolution finale. Pourtant, son atout réside ailleurs : dans la mise en œuvre minutieuse du plan d’évasion. La façon dont les éléments s’emboîtent, comme les pièces d’un puzzle, est indéniablement bien menée. Même les scènes tragiques – les morts de certains personnages – servent davantage de leviers narratifs que de moments émotionnels marquants. Verdict : un film techniquement solide, qui se regarde avec plaisir, mais qui ne laissera pas une empreinte émotionnelle forte.
Comme son nom l’indique le film raconte l’évasion de plusieurs détenus de la célèbre prison d’Alcatraz. Sans fioriture, la mise en scène de Don Siegel est réglée comme du papier à musique et puis il y a évidemment la présence de Clint Eastwood qui apporte tout son charisme au long-métrage.
Un classique du cinéma de prison porté par Clint Eastwood, inspiré d’une histoire vraie. Sobre, tendu et intelligemment construit, il nous embarque dans la seule évasion jamais réussie d’Alcatraz.
Thriller carcéral sobre et tendu, L’Évadé d’Alcatraz brille par sa mise en scène épurée et l’interprétation tout en retenue de Clint Eastwood. Don Siegel signe un récit captivant, basé sur des faits réels, où la tension monte progressivement jusqu’à une évasion légendaire. Un classique du genre, efficace et sans artifices.
Oppressant, on se prend à vouloir la réussite de ce projet d'évasion... de repris de justice. C'est tout le miracle de ces films qui transforment des malfrats en gens sympathiques dont on veut le bonheur. La taille des cellules, les conditions d'hébergement, la surveillance permanente, les luttes entre détenus, sont autant d'arguments dissuasifs quant à l'idée de faire un séjour à Alcatraz. Clint Eastwood est efficace, encore en grande forme pour assumer certains passages nécessitant une excellente condition physique. Patrick McGoohan est détestable dans son incarnation de ce directeur de prison névrosé. Un modèle du genre.
Très grand film de Don Siegel, basé de l’histoire vrai des évadés de la Prison d’Alcatraz. Tous les ingrédients de films pénitentiaires d’action et de suspens sont présents. Don Siegel se permet d’ajouter dans le film des vrais moments qui ont existé mais pas forcément à la même période (comme l’histoire de la hache…). Clint Eastwood, hyper charismatique, joue le rôle de Franck Lee Morris à la perfection. De très bons acteurs complètent ce casting, comme le talentueux Patrick McGoohan (légendaire numéro 7 dans la série « le Prisonnier » sic) qui joue le directeur du centre pénitentiaire… Bref même si il a un peu vieilli, ce film se regarde toujours avec autant de plaisir.
L'Évadé d'Alcatraz (1979), réalisé par Don Siegel, est un thriller pénitentiaire qui raconte l'histoire vraie d'un détenu, Frank Morris (Clint Eastwood), et de ses tentatives pour s'évader de la prison d'Alcatraz, réputée pour être l'une des plus sécurisées du monde. Le film est un récit captivant sur l'ingéniosité humaine, la détermination et l'esprit de survie, mais il manque parfois de rythme et de développement émotionnel pour être totalement percutant.
Clint Eastwood, dans le rôle de Frank Morris, livre une prestation sobre et efficace. Son personnage, taciturne et intelligent, est à l’image de l’acteur lui-même : un homme pragmatique et déterminé. La performance d’Eastwood repose beaucoup sur son charisme silencieux, mais son rôle manque parfois de profondeur émotionnelle, ce qui empêche le spectateur de vraiment s'attacher à lui. Les personnages secondaires, bien que joués par des acteurs compétents comme Patrick McGoohan et Fred Ward, ne sont pas aussi développés et restent un peu en retrait par rapport à l’intrigue principale.
Le film prend son temps pour établir les conditions de vie à Alcatraz et la préparation minutieuse de l’évasion, ce qui confère une ambiance de tension sous-jacente. La mise en scène de Don Siegel est efficace, mais elle souffre parfois d’un rythme un peu lent, notamment dans la première moitié du film, où l'accent est mis sur l'installation et la planification plutôt que sur l'action proprement dite. Bien que l’atmosphère pesante de la prison soit bien captée, le film n'explore pas toujours de manière aussi détaillée les enjeux émotionnels et psychologiques de ses personnages.
Visuellement, L'Évadé d'Alcatraz ne cherche pas à en faire trop avec des effets spectaculaires, mais opte pour un réalisme sobre qui renforce l’aspect brut de la prison et de ses conditions. La caméra reste souvent à distance des personnages, ce qui accentue le sentiment d'isolement et de claustrophobie, caractéristiques d'Alcatraz.
L'intrigue, bien que captivante et tirée d'une histoire vraie, manque parfois d’éléments de suspense plus soutenus. L’évasion elle-même est bien menée et les moments de tension sont efficaces, mais l’impact émotionnel du film se dissipe un peu à mesure que l’histoire progresse. Le film aurait pu gagner en intensité si l’on s'était davantage concentré sur l’aspect psychologique de l’évasion et les sacrifices que cela implique.
En conclusion, L'Évadé d'Alcatraz est un film solide qui raconte une histoire fascinante avec efficacité, mais qui n’atteint pas la profondeur émotionnelle ou le suspense qu'il aurait pu offrir. Avec une performance de Clint Eastwood efficace et une direction correcte de Don Siegel, c’est un thriller intéressant, mais qui manque parfois de rythme et de développement des personnages secondaires.
Avec L’Évadé d’Alcatraz, Don Siegel signe l’un de ses meilleurs films, un thriller carcéral tendu et captivant, porté par un Clint Eastwood en grande forme. Le réalisateur retrouve ici son acteur fétiche, avec qui il a déjà tourné plusieurs classiques (L’Inspecteur Harry, Les Proies, Un shérif à New York…). Pourtant, derrière la caméra, le tournage fut tendu : des tensions liées à la production — partagée entre Siegel et la société de production Malpaso d’Eastwood — ont bien failli entacher leur collaboration. Finalement, un équilibre 50/50 aura permis à ce duo légendaire de livrer un grand film.
Tiré d’une histoire vraie, L’Évadé d’Alcatraz aurait d’ailleurs mérité de s’intituler Les Évadés d’Alcatraz, puisque l’évasion a été menée par Frank Morris et les frères Anglin. Jamais retrouvés, officiellement présumés noyés par le gouvernement américain, ils ont pourtant laissé derrière eux des indices et des lettres troublantes qui laissent croire qu’ils ont bel et bien survécu. Ce mystère non résolu ajoute une aura fascinante au récit.
Clint Eastwood incarne Frank Morris avec sobriété et intensité. Son face-à-face avec Patrick McGoohan, parfait en directeur de prison froid et autoritaire, est l’un des meilleurs du film — voire de la carrière d’Eastwood. Le film mise sur la tension psychologique, la précision des gestes, le réalisme de l’environnement carcéral, et évite toute surenchère dramatique. Pas de musique héroïque ni de grands discours : juste une évasion méthodique, étouffante, inspirée.
Don Siegel maîtrise parfaitement le rythme, lent mais jamais ennuyeux, et capte l’atmosphère oppressante de l’île-prison avec une grande justesse. Un film sobre, tendu, captivant — et une très belle conclusion à la collaboration Eastwood/Siegel.
"L'Évadé d'Alcatraz" est un film captivant qui parvient à transmettre la pression intense et le désespoir des prisonniers d'Alcatraz. La réalisation est telle que l'on ressent vraiment l'impossibilité de s'évader de cette prison réputée inviolable. De plus, contrairement à ce que l'on pourrait penser, les prisonniers semblent être traités avec une certaine humanité, ce qui contraste avec l'image souvent véhiculée de cette prison. Le film est une plongée réaliste dans l'univers carcéral, avec des performances d'acteurs remarquables qui rendent l'histoire encore plus poignante.
J'ai trouver le film un peu trop long à se mettre en place. C'est intéressant à suivre évidemment mais j'ai pas non plus été plus dedans que ça. Les personnages sont sympa mais pas forcément marquants. Il y a des scènes très bonnes et d'autres trop longues. Le film passe quand même vite surtout vers la fin ou tout s'enchaîne rapidement. C'est sympa à regarder mais de la à le regarder plusieurs fois je sais pas.
Un très bon moment passé avec ce film d'évasion ou Clint Eastwood rayonne comme toujours avec son personnage de Franck Morris classe et réfléchi. Les quelques rebondissements ( détenu balèze qui veut tuer Franck, Boots qui tarde à s'évader ce qui le punira après ). Les autres personnages sont bien incorporés dans le scénario ( les frères braqueurs, le directeur, le bibliothécaire...). Le long métrage offre pour plusieurs moments palpitants et tendues ( l'évasion finale, la fouille de la cellule, la préparation de la fuite des détenus dans les conduits de ventilation...). En tout cas, je recommande l'évadé d'alcatraz.
Excellent film à l’univers carcéral et excellent film de la carrière de Clint Eastwood. Inspiré d’une histoire réelle, Clint joue un prisonnier expert en évasion, d’où son arrivée à Alcatraz : prison ultime. Franchement l’ambiance et le ton que pose le film sont vraiment prenants, subtile mélange de sobriété, tension, méfiance et complicité parmi les interactions de Clint avec les prisonniers et gardiens. Un grand acteur donnant de la grandeur à son personnage. Le casting est bon je trouve, et j’ai une petite appréciation du rôle de directeur joué par Patrick McGoohan qui donne de la densité à son personnage intransigeant et cruel. La réalisation est également clairement maîtrisé par Don Siegel, livrant ici une retranscription concrète et sans filtre de l’univers carcéral américain. De plus l’intrigue est prenante, elle se construit bien au fur et à mesure que le film avance, avec de bons rebondissements et péripéties : on est tenu en haleine jusqu’au bout. La musique colle bien et nous plonge toujours plus dans cette ambiance de pression latente. Un belle réussite de film, un excellent moment de cinéma !
Je ne m'y connais pas assez pour dire si tout ce qu'on voit dans le genre "film/série de prison" vient d'ici ou si une autre oeuvre a précédé tout ça... mais tous les poncifs convenus du genre sont là : la scène de douche, la grosse brute bully, le méchant directeur, le petit vieux gentil, les peines rarement évoquées ou injustes, etc n'empêche qu'au final, ça se regarde tranquillement, l'apothéose étant les 20 dernières minutes intenses et brutes de l'évasion, pas trop de suspense étant donné qu'on connaissait déjà la fin (c'est tiré d'une histoire vraie)
Cinquième et dernier opus de Don Siegel avec Eastwood en vedette, ce film d'évasion tiré d'un fait réel ( seule évasion - peut-être - réussie, de la prison située dans la baie de San Francisco - Alcatraz).
On connait l'importance que revêt pour Eastwood cinéaste Don Siegel qu'il considéra comme son mentor ( avec Leone).
Par delà la lecture au premier niveau de ce qui fût un derniers opus de Siegel ( il réalisera encore deux longs métrages après celui-ci), on trouve ici une critique du pouvoir et de l'abus de pouvoir de personnalités qui cachent leur névrose derrière l'apparence de la légalité ( rôle du directeur de la prison et de certains gardiens).
On relèvera une scène ou un orchestre de détenus interpréte une composition de jazz ( on connait l'importance pour Eastwood de ce style musical ), le thème de la communauté hétéroclite qui peut être à la source de la constitution d'un lien bienveillant, mais aussi de la discrimination raciale aux usa, par le témoignage du détenu noir.
La condamnation de la discrimination sociale et raciale est clairement affirmée par le rapport entre le personnage incarné par Eastwood et le détenu bibliothécaire.
Eastwood est, une fois encore, formidable dans ce film (1979) aujourd'hui peu cité parmi les titres phares de l'acteur.
La première partie est sans aucun doute ( à mes yeux) le moment le plus riche de " l'évadé d'Alcatraz"; la préparation de l'évasion et l'évasion elle-même, filmée de nuit introduit la part de mystère que contient la fin.
Les amateurs de la filmographie de l'acteur/réalisateur relèveront la présence au générique en qualité de scénariste de Richard Tuggle ( futur officiel réalisateur de " la corde raide" et titre mythique de Eastwood qui s'inscrit aux frontières de la série des " inspecteur Harry")