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Anonymous :)
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3,5
Publiée le 22 janvier 2016
Huit ans après "L'inspecteur Harry", Don Siegel dirige à nouveau l'ami Clint dans un film carcéral très académique mais sympathique, et ayant admirablement bien vieilli. Délinquant récidiviste s'étant échappé de nombreuses prisons, Frank Morris est transféré au célèbre pénitencier d'Alcatraz. Avec l'aide de trois complices, il élabore un plan d'évasion audacieux. Basé sur des faits réels incroyables qui se sont déroulés dans les années 60, "L'évadé d'Alcatraz" réussit son pari, que de nous faire revivre cette histoire, à l'origine de la fermeture de l'établissement. Et pourtant, il est toujours difficile d'adapter une intrigue dont tout le monde connaît la fin car le twist apparaît comme impossible. Ayant bien cerné le problème, le cinéaste Don Siegel surprend et trouve donc un autre moyen pour capter et emmener le spectateur. Captivant, intelligent et jamais ennuyant, le long-métrage nous offre quelques belles séquences de tension et de stress lors de l'évasion, tournée de nuit et sans cascadeur, qui se révèle être une réussite totale. Mais au-delà de cette banale évasion, le grand plaisir du spectateur réside surtout dans le fait de se trouver dans la légendaire prison d'Alcatraz. Tourné intégralement sur place, la film transpire de réalisme et retranscrit parfaitement ce cloisonnement en limitant les plans larges. On regrettera toutefois que la vie là bas n'ai pas été représenté plus sombre et violente avec des conflits entre les prisonniers et les guerres de gangs. De même que la description psychologique des personnages qui s'avère peu subtile. Bien évidemment, on se délectera de la prestation des acteurs, entre un Clint Eastwood charismatique dont la présence à l'écran est toujours aussi insolente, et un Patric McGoohan méprisable en tant que chef pénitencier. Ainsi, "L'évadé d'Alcatraz" est un film carcéral bien mené qui malgré un académisme frappant dans son intrigue et sa réalisation, offre un beau moment de cinéma, bonifié avec le temps.
Le titre est déjà un spoil. Ce qui est intéressant dans ce film, ce sont les astuces des prisonniers à planifier leur évasion. Avec quoi, comment, quand et surtout à qui se fier ? Un bon divertissement et de bonnes astuces. Certaines semblent simplistes, mais j'ai bien aimé.
Un film passionnant et très bien réalisé avec une bonne ambiance de l'univers carcéral bien reconstitué, Un bon suspense et une interprétation sobre mais efficace d'Eastwood. On regrettera néanmoins la petite touche d'homophobie ainsi que certains passages techniques peu explicites (le vol de la cuillère, la soudure)
Don Siegel réalise un chef d’œuvre grâce au talent du légendaire Clint Eastwood. Un grand film qui reste dans les anales du cinéma. Une œuvre contemporaine sur la liberté. Une fiction qui garde de tout son ampleur à travers les années qui passent.
Film à la réalisation clinique et sobre, l’Évadé d'Alcatraz impressionne justement par cette économie de dialogues et de fioritures qui lui confère une réelle efficacité dans le déroulé du récit. On s'attache aux détails, aux petites combines, aux personnages, sans focaliser sur des effets dramatiques qui auraient été trop appuyés et sont ici très justement éludés. Clint Eastwood est, comme souvent, impressionnant de prestance et de distinction face au cynisme froid de Patrick McGoohan. Évidemment, quelques ficelles du scénario sont un peu grosses, mais l'ensemble est efficace, captivant sans en faire trop.
"L'évadé d'Alcatraz" est le dernier des cinq films que Don Siegel tourna avec Clint Eastwood. En 1979, cela fait huit ans que les deux hommes un temps brouillés n'ont plus travaillé ensemble. C'est l'histoire de la seule et unique évasion supposée réussie de la prison d'Alcatraz par Frank Morris le 11 juin 1962 qu'ils ont choisi d'adapter pour ces retrouvailles . Richard Tuggle qui mettra en scène plus tard "La corde raide" (1984) pour Clint Eastwood écrit le scénario à partir d'un livre d'enquête sur le sujet de J. Campbell Bruce. Les conditions de tournage sont rendues difficiles par la nouvelle vocation touristique d'Alcatraz envahie le jour par les visiteurs, obligeant à de nombreuses prises nocturnes. Si le film n'omet rien des canons du genre (directeur sadique, tentative de viol, hobbies bizarres de certains détenus, scènes de réfectoires,...) il n'en fait pas son crédo, Siegel toujours sobre, se concentrant davantage sur l'organisation minutieuse de la tentative d'évasion de la fameuse prison où séjourna Al Capone, qui avait bâti durant ses trente ans d'existence sa réputation sur son inviolabilité et qui d'ailleurs fermera un an après à cause de cet échec présumé mais aussi en raison de ses coûts de fonctionnement prohibitifs. Cette rigueur narrative amène sans doute Siegel à ne pas trop s'appesantir sur des intrigues secondaires fort bien dessinées mais juste esquissées. Dans le même esprit il élude le background des détenus, toile de fond habituelle de portraits psychologiques taillés à la serpe dans la tradition du genre . L'allure marmoréenne d'Eastwood renforce encore la rigueur recherchée par Siegel qui disait: "avoir voulu faire un film en noir et blanc en couleur". Cette sobriété commune aux deux hommes permet au film de conserver toute sa force plus de trente ans après sa sortie et d'occuper une place de choix dans leurs filmographies respectives.
Quand Don Siegel fait tourner Clint Eastwood une fois de plus sous sa direction pour adapter un fait divers célèbre, c'est à dire l'évasion par trois détenus de la prison d'Alcatraz, cela donne un film bourré de suspense. On a beau connaître l'histoire en avance (et rester fasciné par le fait que le destin des évadés restent à ce jour inconnus), le fait est que la minutie du scénario et l'efficacité de la mise en scène de Siegel rendent le film totalement fascinant. Sans fioritures, Siegel filme étape par étape le plan échafaudé par Frank Morris pour s'évader et c'est prenant de bout en bout. Si le suspense est tout à fait ménagé, il faut dire que le charisme de Clint Eastwood aide beaucoup à se plonger dans le film, l'acteur étant passé maître dans les personnages de durs à cuire taiseux qui n'aiment parler que pour sortir une bonne réplique.
Si sa vision du monde carcéral est parfois un peu trop angélique, Don Siegel nous régale dans un film aussi rythmé qu'efficace. Tiré d'une histoire vraie, le récit de cette spectaculaire évasion de la prison mythique d'Alcatraz – théoriquement impossible – nous offre deux heures d'un divertissement de grande qualité.
Ce film en a inspiré un autre, et pas n'importe lequel puisqu'il s'agit des "Évadés" de Frank Darabont avec Tim Robbins et Morgan Freeman, considéré par le classement américain IMDB comme le meilleur film des tous les temps. Sans aller jusque là, "Les Évadés" est un film magnifique, même s'il perd aujourd'hui un peu de sa valeur quand je vois qu'il s'inspire très largement du film de Don Siegel. Néanmoins, je continue de préférer le film de Darabont à celui de Siegel, donc Robbins à Eastwood pour une seule bonne raison : la caractère du personnage. De la fébrilité et l'innocence du prisonnier surgit toute la tension et le drame. Quand-à Eastwood, son rôle est tout tracé et indéboulonnable, c'est un dur à cuire qui ne va pas se laisser fairespoiler: , comme pour la scène de la douche . Ainsi, en plus d'être un expérimenté des prisons, le personnage de Eastwood n'a peur de rien, tente de s'échapper et comme le titre l'indique, y arrive. L'intérêt du parcours en quelque peu altéré puisque l'on sait que les éventuels dangers sont effacés bien rapidement. La seule incertitude réside au dénouement où le réalisateur nous laisse le soin de conclure : sont-ils morts ou ont-ils réussi ? "L’Évadé d'Alcatraz" est tout de même un excellent film, brillamment interprété et mis en scène, et la meilleure pub qu'on puisse lui faire c'est en analysant tous les éléments que Frank Darabont s'est permis de reprendre dans son propre film. On s'inspire rarement d'un mauvais film... Je pense spoiler: au corbeau, à la bibliothèque, au pervers homo, à l'amitié entre le personnage principal et un noir emprisonné depuis longtemps, je pense aussi au directeur, et surtout au stratagème employé pour s'échapper. Tous ces éléments ne sont pas indéniables et on les doit à Don Siegel. Darabont aura eu le mérite d'étoffer la psychologie de son personnage, de le rendre faible et candide et de développer davantage autour des caractères de la prison et de la destinée des personnages principaux, Don Siegel celui de créer un film inspiré d'une histoire vraie, d'en inventer les retors de scénario, d'en exploiter au mieux le suspense et d'inspirer un réalisateur qui fera à partir de cette base un grand film. "L’Évadé d'Alcatraz" n'est intrinsèquement pas un chef-d’œuvre, mais une honnête proposition bien soutenue par Clint Eastwood (même s'il ne fait rien de remarquable) mais il est a posteriori un film indispensable, source même d'un film postérieur, un chef-d’œuvre celui-là. C'est tout le paradoxe du film de Don Siegel, il est bon sans être extraordinaire mais tout à fait indispensable.
Old school et à l'ancienne. Comme quoi pour filmer une évasion et tenir en haleine son public, il n'est pas nécessaire de verser dans la pyrotechnie à tout va, ou de se tatouer les plans de la prison sur le corps... mais simplement de bien ficeler le rythme de son film, de filer droit sur le scénar et d'appeler Clint, évidemment ...
Un classique de l'évasion ! Les films en milieu carcéral sont, pour la plupart, très entraînants, et "L'évadé d'Alcatraz" se positionne auprès des plus attractifs dans ce domaine. Le grand Clint Eastwood nous fait part de sa méthode pour s'évader de la prison la plus fortifiée des États-Unis. D'un bout à l'autre, notre attention sera captée.
L'Evadé d'Alcatraz est un long métrage prenant et d'autant plus intéressant qu'il fait partie de ces oeuvres inspirées d'une histoire vraie. Le personnage principal ne nous est jamais clairement présenté et le spectateur ne connaît pas son passé. Ce mystère n'est absolument pas gênant. Il permet à la fois de se concentrer à 100% sur l'intrigue (la préparation de l'évasion), mais aussi à n'importe qui de potentiellement s'identifier un minimum à Morris. J'ai été tellement tenu en haleine que ce film aurait pu sans problème durer une heure de plus. Seul petit bémol: le "méchant" qui en veut à ce cher Clint tout au long du film, qui a plus l'air ridicule qu'effrayant... Mais les rencontres en deviennent finalement presque comiques et donc pas désagréables. D'autant plus que ce déséquilibre des forces permet de faire une fois de plus de Clint Eastwood un héros capable de tout gérer sans stress
L’évadé d'Alcatraz est un film passionnant sur la prison surnommée le rocher. On suit avec beaucoup d’intérêt la vie des prisonniers puis la préparation et enfin la fuite de 3 détenus. Clint Eastwood est excellent. Mais le film souffre de quelques (légères) lenteurs il n’en reste pas moins un très bon divertissement.
Film unique pour son époque dans son genre, mais depuis devenu culte. Clint E. y joue un rôle à la perfection. Tout comme ses coéquipiers^^. Une histoire dont on connait l'issu et vaguement ce qui l'entour, mais ou l'on ait stupéfait de la chose. Le film n'est peut être pas assez "profond" sur cette évasion, sa préparation... Et quelques incoéhrences avec la vie en prison (surtout, si là il s'agissait d'Alcatraz), ou l'évasion nous parait un peu facile si on réfléchit un peu. Mais même si le film n'entre pas complètement en profondeur, il n'en a pas besoin pour se parfaire et nous tenir en jus ,, du début à la fin. A voir, si ce n'est pas deja fait.