La dernière chose que l'on puisse reprocher à Samuel Fuller, c'est le manque d'audace dans le choix du sujet de ses films. Car le sujet du "Jugement des flèches" est sans conteste très audacieux pour l'époque tout comme sa mise en scène dont la cruauté et la violence de certaines scènes peuvent encore choquer aujourd'hui. Mais voilà ce ne sont pas tant les rebondissements qui sont plats, ce serait faux d'écrire cela, mais la façon dont ils sont amenés. Ce qui a pour conséquence que l'émotion est totalement absente du film, et ce n'est pas le fait que Rod Steiger cabotine à mort qui arrange cela. Malgré mon sentiment mitigé à l'égard de ce film, "Le Jugement des flèches" s'avère une découverte intéressante et peu habituelle.
Un Western assez original produit par un studio indépendant Américain qui a un air qui ressemble à "Danse avec les loups" de Kevin Costner dont tout le monde connaient. Un soldat Sudiste hésite entre la colonisation natif Américaine et le peuple Sioux qu'il l'a sauvé et adopté aprés s'etre echapper d'une course à la mort appelé "Le jugement des fleches". L'homme n'a pas de filliation avec son drapeau mais ne peut avoir le cran de tuer un compatriote Américain comme le suggère les Indiens dans une bataille. Ecrit, produit et réalisé par Samuel Fuller, je crois qu'à l'époque des années 50 ou la plupart des longs métrages les Indiens étaient des méchants, le cinéaste ose un film ou les Apaches ont du bon et c'est pas mal, quoique un petit manque d'approfondissement pour faire un grand film à mon gout. Rod Steiger est impeccable dans le role principal au coté d'un Charles Bronson inconnu avant l'heure sculpté physiquement et excellent. A découvrir.
Bon petit western. Désuet mais agréable à voir. Fuller n'était pas un bras cassé et livre quelques moments sympas même si sa mise en scène est inégale. Bronson plus sculptural que jamais en chef sioux. Rod Steiger n'est pas terrible par contre. Pas très westernien comme physique (un ptit trapu vilain). On retiendra l'image moins manichéenne des indiens que d'ordinaire (pour l'époque). Assez précieux donc.