Violences a Park Row
Note moyenne
3,9
43 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

6 critiques spectateurs

5
0 critique
4
2 critiques
3
3 critiques
2
0 critique
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
TTNOUGAT

699 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2014
Film coup de poing comme sait si bien les faire Fuller. Sec et aride, ne s’écartant pas du sujet ce qui a d’ailleurs mis sur la paille le réalisateur/producteur mais en fit un auteur confirmé, ne racontant que ce qu’il connait. Le journal ‘’Le globe ‘’ est une fiction mais la réalité des faits n’a pas due être beaucoup déformée tant le métier de journaliste tient à cœur à Fuller. Les acteurs sont dirigés parfaitement dans leurs jeux et leurs déplacement, la maitrise se sent en permanence et la mise en scène est originale tant elle est resserrée. Les scènes dans le bar sont filmées comme s’il était plus petit qu’en réalité, les personnages sont les uns sur les autres, l’unique scène du baiser est presque un combat consenti. L’hommage posthume autobiographique de Davenport conclu magistralement ce témoignage. Gene Evans qui est un habitué des seconds rôles dans les westerns a trouvé là un rôle de premier plan à sa mesure.
Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 7 mai 2019
on ne juge pas un film sur ses intentions mais sur son résultat, Or ici si l'intention est louable, le résultat est loin d'être à la hauteur. Peu passionnant, bourré de clichés dans l'écriture des personnages, manichéiste jusqu'au ridicule, usant de grandiloquence déplacé et se terminant par une mièvrerie digne du manège enchanté. Par ailleurs comme assez souvent chez Fuller, la progression dramatique du récit est assez mal maîtrisé abusant de raccourcis malheureux t l'interprétation est globalement très moyenne et si Gene Evans s'en sort, Mary Welch composant un rôle mal écrit déçoit et mieux ne vaut pas parler des seconds rôles. Reste l'aspect technique, la photo, les cadrages, mais ce ne sera jamais cela qui fera un film
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 novembre 2017
Ça commence comme un pari bon enfant entre amis avec création d’un journal et cela se termine par un meurtre et une violence démesurée contre la concurrence. Film féroce sur la presse
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mai 2018
Daryl Zanuck estimait « Baïonnette au canon » que Fuller venait de réaliser pour la Fox. Il proposa au cinéaste du cinémascope, de la couleur, Gregory Peck, bref, des moyens pour faire un musical, que le grand Sam d’empressa de refuser. C’est avec un budget d’à peine 200 000 $ (les siens) que PARK ROW fut réalisé avec Gene Evans dans le rôle principal et Mary Welch pour son seul grand rôle au cinéma. C’était son film préféré “Park Row it’s me�. Au vu du résultat ça se comprend ! Le film est un plaidoyer passionné pour la liberté de la presse, tout en nous relatant l’invention de la Linotype qui révolutionna l’impression et de la souscription pour la Statue de la Liberté (menée en réalité par Pulitzer). En revenant à ses premiers amours, Fuller dès le générique dédie ce film aux journalistes américains et à l’ombre de cette grande histoire se déroule l’habituel combat du capital pour les sacro saintes parts de marché, ici des lecteurs, donc du tirage, donc de la pub pour s’affranchir des groupes de pression et de la politique. Modèle inversé par rapport aux presses subventionnées ou sous tutelle politique. Josiah Davenport, interprété par Herbert Heyes, rappelle que les Etats Unis sont un pays où la presse est libre, ce qui n’est pas le cas dans beaucoup de pays, et que tout homme de presse se doit de défendre cette liberté. Mais dans cette course au tirage à tout prix Fuller dénonce aussi la recherche du sensationnel aux dépends de l’important. Filmé en 14 jours, le film offre une mise en scène simple et ramassée qui apporte un punch évident au discours, si bien que même la bluette parachutée est menée avec beaucoup d’à propos (comme la remarquable scène du baiser, téléphonée mais tellement fluide!), entrecoupé ci et là d’incroyables mouvements de caméra. Film méconnu, en dehors des “Fullériens�, d’autant que la sortie française en 1971 aura donc attendu 19 ans!
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mai 2025
Samuel Fuller, ancien journaliste devenu réalisateur, a tourné Park Row en hommage à cette rue de New York où est né le journalisme américain moderne, mais aussi à tous les journalistes - rien que ça ! Park Row raconte la naissance d'un nouveau journal, The Globe, dans le New York des années 1880. D'un côté, quelques journalistes idéalistes et débrouillards ; de l'autre, un journal établi mais aux méthodes peu déontologiques mené d'une main de fer par l'éditrice Charity Hackett, qui souhaite écraser la concurrence coûte que coûte.
Si l'issue fait peu de doute, on suit avec un certain plaisir la sympathique équipe du Globe, et l'on en apprend un peu sur l'histoire de la presse aux États-Unis. Park Row n'est certainement pas le grand chef d'oeuvre de Fuller - il est même d'ailleurs étonnamment sage sur le plan visuel - mais il est tout de même digne d'intérêt.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 décembre 2025
Le film est un hommage aux pionniers de l'information rigoureuse et intègre, et il se tient loin de l'exercice moralisateur ou démago à propos de la déontologie du journalisme.
Dans l'unique décor d'une rue reconstituée en studio, Samuel Fuler raconte la naissance d'un petit journal et la conviction, la détermination, de ses fondateurs infortunés. La réussite envisagée et l'originalité du "Globe" ébranle son concurrent, le "Star", quotidien établi et corrompu, prêt aux pires extrémités pour couler le nouveau venu.
Au-delà du thème, à travers lequel Fuller affirme avec sincérité quelques vérités premières sur le métier de journaliste et évoque les premiers pas de l'imprimerie moderne, le film est remarquable par sa mise en scène. Le rythme infernal sur lequel est mené le récit, sa concision et sa simplicité lui confèrent une belle efficacité. Quelques bons mots amusants ajoutent un supplément d'esprit à ce film vraiment surprenant.
Les meilleurs films de tous les temps