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gerard stevenson
29 abonnés
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5,0
Publiée le 15 mars 2026
Une série Z devenue un film culte. J'ai toujours une excitation à regarder ce film où l'ambiance années 70 est bien présente avec son grain , ses lumières, sa musique. Un chef d'oeuvre
Bien qu'usant de certains codes désormais désuets, la réalisation emprunte à la bande dessinée ainsi qu'au film noir pour dynamiser son récit et parvient à bâtir une atmosphère nerveuse, interlope, désabusée. Car la traque inique à laquelle nous sommes conviés recouvre divers objectifs: rappeler la menace latente d'un renversement du rapport de force entre police et délinquance; peindre l'identité revendiquée du gangster comme un mélange entre misogynie, brutalité, orgueil, pulsion et inconséquence; nuancer les portraits des protagonistes mêmes en déplorant la limite de leurs options sociales, notamment à travers l'excellente scène du train (où se rencontrent deux mondes aux antipodes dans un silence embarrassé) et les figures féminines rejetant carcans familiaux, sexuels, professionnels (et réussissant par plusieurs biais à s'ouvrir une autre voie que celle de la ménagère frustrée). Une anabase bien différente de celle de Xénophon mais non dénuée d'intérêt!
Le film occultent toutes références à la drogue ou aux trafics et se focalisent juste sur une guerre des gangs dans ce qu'il y a de plus primaire et animal. Le film imagine en fait que les jeunes marginaux, les jeunes voyous forment un ensemble des tribus urbaines plus ou moins puissantes, comme si c'était les origines des années avant "New-York 1997" (1981). On savoure d'abord l'atmosphère dans la cité urbaine anxiogène où on perçoit le danger à chaque coin de rue, à une époque où New-York était une des villes les plus criminogènes du monde, ainsi Walter Hill joue sur les peurs et paranoïas du public. Outre la pauvreté des dialogues, le plus problématique est qu'on ne s'attache à aucun personnage, tous sont des brutes sans jugeottes voir même dénuées d'humanité ou de compassion, même l'idylle ne fonctionne pas. On apprécie les côté old school qui donne un charme certain même si l'absence de sang est compréhensible (censure) cela reste très peu crédible. Néanmoins, la chorégraphie des combats est soignée, on notera spécialement la baston dans les WC, tandis que l'aspect visuel et sonore colle parfaitement aux côtés underground nocturne jusqu'à ce final tout en contraste, la lumière apportant un soupçon d'espoir. Site : Selenie
The warriors un film que j'ai regardé avec mon papa, et ce fut le coup de foudre, malgré plus de 50ans après je le regarde encore, un petit chef œuvre ❤️
Même 20 ans après ce film est un chef d'oeuvre! le scénario, la bande originale, l'ambiance et le jeu des acteurs tout est parfait! Histoire de mythologie " warriors come out to play" Merci Walter Hill pour ce classique et également pour le film sans retour!
Un film qui sort du lot, pour le coup. La nuit à New-York, les gangs font la loi. Chaque gang a son signe distinctif : certains ont le visage peint, d'autres ont le crâne rasé, etc. Lors d'un rassemblement entre gangs, un leader est tué, et c'est le gang des Warriors qui est accusé à tort du meurtre. S'en suit alors une fuite dans la ville : les Warriors doivent en effet regagner leur base en évitant à la fois la police mais aussi les autres gangs qui sont à leurs trousses. Nous avons une vision assez angoissante de New-York la nuit, avec des rues sales et sombres, et des métros pleins de tags. Par moments, certains passages sont assez violents et certains dialogues assez crus. On se laisse prendre au jeu et on ne voit pas le temps passer, d'autant que le film est assez court.
Walter Hill continue de filmer le côté sombre de New-York, cette fois sur la thématique des gangs, tourné à la dérision caricaturale sur les différents gangs. C’est filmé avec force et caractère, le casting est solide. Un bon Hill, production faite par Joël Silver et Lawrence Kasdan, futurs noms stars du cinéma d’action des années 80!!
Un film à la puissance indéniable. A la fin des seventies, Walter Hill filmait les gangs de New-York de façon iconique et métaphorique. Suite au meurtre d’une des icones des gangs, a traversée dangereuse de la grande pomme par la bande des Warriors accusé à tort du meurtre. La jeunesse en marche, fière, violente, tendre. C’est un spectacle servi par une grand mise en scène, et une bande son maniant les synthés et les rythmiques funky. Un film tout à la gloire de la cité New-yorkaise et de la jeunesse, et son besoin de rite, d’appartenances, d’identité. Un film qui se déroule de nuit mais qui va vers la lumière du jour. Le film rend la violence graphique, le spectacle en est donc un peu ambigu, mais montre aussi le désarroi, la violence, les inégalités, la loyauté. Les dialogues sont un peu faibles par contre. Sombre et beau à la fois
Et encore un bon Walter Hill ! Deux ans après le très réussi Driver, il change de ton avec The Warriors pour une plongée bien dark dans les bas-fonds new-yorkais où règnent la violence et les gangs en tout genre. Le climax est particulièrement intéressant et donne rapidement lieu à une atmosphère étouffante et angoissante. Dans ce règlement de compte géant, Hill n’hésite pas à montrer la violence, assez marquante pour l’époque, et le casting d’ensemble est réussi. C’est efficace, très bien filmé et montre une image peu connue de New York, dommage simplement qu’il n’y ait pas plus d’interactions avec la population autre qu’underground. Encore une belle surprise de la part de Walter Hill en somme.
«Seuls contre tous», voici en substance le slogan résumant le film de Walter Hill. New-York, années soixante-dix, la délinquance et l'insécurité sont à leur paroxysme, la ville appartient aux gangs. Un immense rassemblement de délégués de chaque faction doit avoir lieu dans le Bronx, son but, fédérer les gangs autour de Cyrus, leader des «Gramercy Riffs», la finalité ; une déclaration de guerre contre la police et la Mafia. Lors de la manif, Cyrus est abattu. Dans le chaos et la confusion, le gang des «Warriors» est accusé à tort du meurtre. Durant 90', Hill va nous raconter l'histoire d'un groupe de guerriers luttant pour leur survie au cours d'une nuit sans fin. Le prologue de la version director's cut voulu par le réalisateur est empreint d'histoire en comparant les «Warriors» à un bataillon grec perdu au milieu de l'empire perse lors de la bataille de Counaxa en 401 avant J.C. Et de guerre il en est question, New-York se transforme en véritable champ de bataille urbain. Acculés depuis le Bronx par les autres gangs, «Les Warriors» sous l'impulsion de Swan (Michael Beck) leur leader, véritable Léonidas moderne, devront rejoindre leur quartier général de Coney Island. Walter Hill filme une véritable chasse à l'homme, tant les «Warriors» devront affronter la mort dans une cité tout droit sortie d'un conte mythologique magnifiquement agrémenté par des dessins storyboardés segmentant l'épopée sauvage et désespérée de cette poignée de guerriers des temps modernes.
Film culte par excellence, Walter Hill capte parfaitement l'effervescence d'une ville de New York qui bout de l'intérieur et qui est prête à exploser. Entièrement filmé de nuit, The Warriors nous offre, durant l'odyssée de nos protagonistes d'infortune, une plongée aussi sombre que fantasmée dans ces quartiers de New York envahis par des gangs aux styles bariolés et variés.
Autant un grande réussite stylistique qu'artistique, surtout l'introduction impressionnante avec l'arrivée en montage alterné de tous les gangs de la ville en un seul endroit, The Warriors réinvente un problème cru vraiment symptomatique de son époque et l'élève au rang d'icone qui infusera bien des films et des oeuvres (jeux vidéos en tête) par la suite.
Difficile de trouver une œuvre sur la guérilla urbaine plus culte que celle-ci. Walter Hill parvient à styliser la violence come rarement, sans aucune effusion de sang inutile. Certaines chorégraphies sont vraiment bluffante de réalisme, difficile de trouver un quelconque message social dans cette œuvre, mais sur la forme c'est un pur divertissement d'action.
A la fois cultissime et kitschissime. Les guerriers de la nuit connu un franc succès auprès de la jeunesse des années 70-80 certainement pour son côté violent et subversif. Il fut d'ailleurs interdit je crois aux moins de 18 ans au États-Unis (les scènes où l'on voit des flics se faire tabasser y sont pour beaucoup). Les personnages caricaturaux et les dialogues balourds plombent l'oeuvre de Walter Hill (peut-être à cause de la version française) mais il n'en demeure pas moins un film intéressant par l'atmosphère sombre qui s'en dégage et les superbes plans nocturnes des rues de N.Y. Les transitions façon B.D sont parfaites et reste surtout l'inoubliable :"warriors...la partie va bientôt commencer..."