Colors
Note moyenne
3,2
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74 critiques spectateurs

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Fêtons le cinéma

861 abonnés 3 738 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mars 2020
Le cinéma de Dennis Hopper semble habité par le mouvement, ce même mouvement qui poussait des motards épris de liberté à s’embarquer sur la route 66, celui qui, dans Colors, rythme les altercations entre forces de police et gangs rebelles. Le film manifeste une fluidité remarquable, cultive les plans embarqués en voiture et pénètre dans tous les milieux qu’il tisse les uns aux autres de la même manière que les protagonistes se répondent entre eux : le jeune Danny McGavin fait de son supérieur un modèle à suivre auquel il emprunte, post mortem, la fameuse blague à rallonge, il entretient une relation amoureuse avec Louisa Gomez, d’origine mexicaine, et dont il ignore la profession, ce plus vieux métier du monde qui la raccorde aux groupes afro-américains. Tout le monde se côtoie, tout le monde se tire dessus, et ce que la caméra du cinéaste réussit parfaitement à capter, c’est l’entrelacs des contraires : il suffit de quelques secondes pour qu’une fête vire au drame, de la même manière que les descentes de police dans les quartiers chauds occasionnent des fuites en masse. Les corps sont bodybuildés, ils se travaillent, s’accouplent et se refroidissent aussitôt, laissant au passage couler ce liquide rouge qui, dès le titre du long métrage, imprègne l’écran. Entre la bombe de peinture acrylique et l’explosion de sang, il n’y a qu’un pas. Hooper saisit cette culture de la violence qui gangrène Los Angeles sans placer entre elle et sa représentation une grille idéologique ou axiologique : le jeune flic a toutes les caractéristiques du loubard et pourrait, dans d’autres circonstances, se retrouver de l’autre côté à balancer des cailloux sur les voitures des forces de l’ordre. Colors est un film qui atteste à la fois l’impossibilité à faire communauté et la propension de la violence à créer de la communauté, une communauté instable et qui trouve justement dans cette instabilité la condition d’une vigueur perpétuelle. En mêlant hip hop, rap et images pieuses – la Vierge a son autel, le Christ est affiché sur un mur, les funérailles rassemblent les proches de la victime –, Dennis Hopper livre une œuvre mobile et incandescente qui, au-delà de constituer un beau moment de cinéma, témoigne d’une réalité politique et sociale inscrite dans son temps (la fin des années 80) et qui résonne toujours avec notre actualité.
Fabien S.

692 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2018
Un très bon film . Sean Penn et Robert Duvall incarnent avec brio des flics qui affrontent des bandes afro-américaine.
CH1218
CH1218

286 abonnés 3 307 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 janvier 2018
Le quotidien de deux flics - le sage et expérimenté Robert Duvall et son jeune collègue fougueux, Sean Penn - en patrouille dans les quartiers défavorisés de L.A. où deux gangs se livre une guerre sans merci. Pour coller au plus près de la réalité, Dennis Hopper n’a pas hésité à poser ses caméras dans les rues mêmes de ces quartiers-là, sous le contrôle des membres d’un vrai gang. « Colors » s’apparente donc à une étude sans équivoque d'un fléau social d'une époque. Dommage que le climax de ce polar urbain ne soit pas aussi dramatique que ne le laissait espérer son sujet.
pierrre s.

569 abonnés 3 446 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 mai 2017
Colors est un film réaliste et de grande qualité mais qui accuse aujourd'hui un sérieux coup de vieux.
Redzing

1 463 abonnés 4 983 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 novembre 2016
"Colors" nous fait suivre le quotidien de deux policiers dans les quartiers difficiles de Los Angeles, rongés par les gangs de rue. Le film a pris un coup de vieux au niveau BO et décors, mais avait le mérite d'être original à l'époque. En effet, si le sujet a été largement rabâché depuis les émeutes de Los Angeles en 1992, il était encore très peu abordé dans les 80's. La mise en scène est plutôt simple (on a connu Dennis Hopper plus inspiré !), mais efficace, et l'on profite surtout des bons acteurs. Outre la multitude de têtes charismatiques en seconds rôles (dont beaucoup inconnues à l'époque), Robert Duval est excellent en vétéran diplomate, qui veut approcher tranquillement les gangs pour mieux les coincer au moment opportun. A ses côtés, Sean Penn convient bien au jeune loup au sang chaud. Un drame intéressant, malgré quelques longueurs.
overlook2
overlook2

33 abonnés 163 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 août 2016
Au premier abord, le franc-tireur d’Hollywood semble être entré dans les rangs : Colors adopte la structure ultra-classique du buddy-movie (le vieux flic sage et la jeune recrue nerveuse) au service de deux comédiens-stars. Mais, d’avantage que la trame narrative (assez molle) et le portrait des deux flics (assez cliché), ce qui intéresse Dennis Hopper est le cadre de son histoire, celui des gangs de LA. Premier film à aborder aussi frontalement le sujet, il le fait avec pertinence. Le cinéaste évite en effet tout regard moralisateur ou complaisant, se positionnant d’avantage en observateur : la police ressemble elle-même à un gang, les différents clans sont traités avec attention (parfois même avec bienveillance comme les latinos), mais la violence aveugle des règlements de compte demeure glaçante. Le pessimisme de Hopper est aussi un humanisme : il parvient à saisir la dignité de ces « minorités sacrifiées ». Il témoigne aussi avec justesse de l’émergence du Rap, le liant de façon organique aux problèmes du racisme et d’exclusion. Le tournage en décor réel et l’utilisation d’une figuration locale donne enfin au film un réalisme saisissant, proche du documentaire, comme on le voit rarement dans les fictions hollywoodiennes. On peut certes regretter que les deux stars soient un peu sous-employées, tant le cinéaste traite leurs personnages avec nonchalance (Robert Duval s’en sort quand même mieux que Sean Penn, réduit à un énième rôle de petite frappe), on peut aussi regretter le manque de rigueur dramatique (la narration manque de rythme et s’essouffle, les enjeux sont ténus), mais force est de constater que le film se distingue par ses qualités immersives, la rudesse de son filmage et la justesse de son regard porté sur les gangs. Même à l’intérieur du système, un peu muselé, Dennis Hooper demeure une voix à part, une altérité bienvenue dans le grand bain formateur du cinéma mainstream américain.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 22 juillet 2016
Colors nous plonge dans la voiture de patrouille de deux policiers dans les quartiers chauds de Los Angeles. Si le film commence à dater visuellement, il n'en est pas moins pertinent. Opposant complètement les méthodes de Sean Penn aux méthodes de Robert Duvall, un flic fougueux qui sort de l'académie de police et qui est gonflé à bloc contre un vieux renard qui préfère attendre et éviter de s'attirer les foudres des gangs de rues. Que ce soit du côté de la loi ou du côté de la rue, il n'y a pas de manichéisme. Les héros ne sont pas les policiers face aux méchants dealers. Non, les policiers sont des humains qui doivent jongler avec leur devoir et une confrontation directe avec la misère et la pauvreté.
Malheureusement, Colors n'a pas de ligne directrice, on suit nos deux agents dans leur quotidien, tout ce qu'il y a de plus banal. Le film en patit mais le ton reste juste.
Roub E.

1 325 abonnés 5 425 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 mai 2015
Il y a du bon et du moins bon dans Colors. Une plongée dans le Los Angeles de la fin des années 80 gangrénés par les gangs, et les quelques policiers chargés de lutter contre leur méfaits. Ce que le film montre bien c est l aspect social du film avec des gangs qui se créent en réponse à la misère à un manque total d avenir et des jeunes qui du coup meurt pour le contrôle d un coin de quartier, un deal de drogue voir un regard de travers. Face à eux les dirigeants mettent une poignée de policiers mal payés pour risquer leur vie et faire un travail de maintien de l ordre bien illusoire tant ils sont dépassés par la situation. Dans Colors le rêve américain a pris quelques rafales de mitraillette dans l aile. Si de ce point de vue Colors et très intéressant avec en plus un bon duo entre Robert Duvall et un Sean Penn à ses débuts, des seconds rôles convaincants; d un point de vue artistique il est bien plus laborieux. Los Angeles est filmé d une manière trop documentaire, c est même assez moche à l image alors qu une bonne photo en aurait fait un très bon film, il souffre aussi malheureusement de quelques longueurs.
cylon86

2 844 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 janvier 2015
Alors que les gangs rongent les rues de Los Angeles en y amenant drogues et violence, deux policiers font équipe. D'un côté il y a le jeune inexpérimenté qui a hâte de rendre la justice et de l'autre il y a celui qui approche de la retraite et qui possède la sagesse. Alors que la violence dans les rues devient explosive, cette rencontre entre les deux partenaires différents fait des étincelles. S'il n'y a pas grand chose d'original dans le scénario de ce film, sans véritable colonne vertébrale dramatique, il faut avouer que "Colors" est un film policier qui a une approche réaliste, préférant ignorer le glamour et les artifices pour mieux se centrer sur un milieu où rien n'est tout noir ni tout blanc. Que ce soit du côté des gangs ou des policiers, il y a des bons comme des mauvais, chacun faisant appliquer sa loi. Mis en scène par Dennis Hopper, ce film a beau être relativement efficace, il lui manque une véritable intrigue et une véritable maîtrise de la mise en scène pour être très prenant. Hopper n'est pas un manche, loin de là, mais il faut bien avouer que la mise en scène et la bande-originale du film, très datées années 80, ont pris un léger coup de vieux. On s'accroche alors surtout pour Sean Penn (encore jeune) et Robert Duvall (déjà âgé), tous deux très bons.
Lemmy K
Lemmy K

22 abonnés 432 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 septembre 2014
Un très bon film très réaliste sur es gangs des années 80 à LA. Servi par un duo d'acteurs extraordinaire, Colors dénonce le sordide des ghettos. A voir si ce n'est déjà fait
S M.
S M.

42 abonnés 557 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juin 2014
"Colors" est un très bon film sur la guerre des gangs à LA réalisé par le regretté Dennis Hopper. Il met en scène le duo de choc Robert Duvall (Le flic expérimenté et posé) et Sean Penn (Jeune flic caïd et fougueux). Les acteurs sont bons. Le film est très bien réalisé avec une bonne mise en scène. C'est réaliste. Par contre, il ne faut pas trop chercher d'originalité dans le scénario. Un film remis au goût du jour avec le récent et excellent "End of watch".
QuelquesFilms.fr

366 abonnés 1 781 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 avril 2014
À l'époque de sa sortie, Colors avait été remarqué et salué pour son réalisme sec, notamment dans l'expression de la violence urbaine. C'est toujours pertinent, même si ce réalisme a aujourd'hui pris un petit coup de vieux, dépassé en intensité par d'autres films ou séries TV. La BO des années 1980, signée Herbie Hancock, a elle aussi vieilli... Quant au tandem formé par les personnages principaux, le vieux sage et le jeune chien fou, il faut reconnaître qu'il n'est pas particulièrement original. Cela dit, l'opposition entre Robert Duvall et Sean Penn (alors tout jeune et en pleine ascension) fonctionne bien. L'intrigue tient également la route de bout en bout. Et le film dans son ensemble prend, avec les années, la patine d'un petit classique du polar social US : sans surprise, mais bien vu et bien mené.
elbandito

394 abonnés 994 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 novembre 2013
Filmé tel un documentaire sur la police de Los Angeles, ce drame de société américain restitue frontalement, sans artifice, l’enfer vécu par un duo de flics de L.A. en lutte contre la guerre des gangs. Le jeune et fougueux Sean Penn, surnommé Pacman, et le paternaliste rôdé à la violence Robert Duvall, font écho au mauvais duo de flics du film End of Watch, sorti en 2012.
pietro bucca
pietro bucca

93 abonnés 1 356 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juin 2013
Colors est un bon film des années 80, ou l'on suit le quotidien de deux flics faisant face a la guerre des gangs.
Julien D

1 345 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 décembre 2012
Alors que, dans les années 80, le cinéma américain faisait se multiplier les polars musclés, jamais la lutte antigang californienne n’avait été filmée avec autant de fatalisme que dans cette chronique sociale musclée que signa, en 1988, Dennis Hopper lançant ainsi la mode des polars urbains sur un schéma narratif encore efficace 25 ans plus tard. La manière dont sont dépeints le quotidien d’un duo de flics et la guerre des gangs de Los Angeles donnent au film une part de véracité digne d’un documentaire tout en utilisant une mise en scène jouant sur les codes, alors encore naissants, du hip-hop et des séries policières.
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