A l'heure où Dennis Hopper faisait un come-back remarqué à Hollywood après ses problèmes d'addiction à l'alcool et à la drogue,il s'accaparait,en tant que réalisateur,d'un polar urbain rageur et pessimiste,véritable cri du désespoir.La guerre des gangs dans le Los Angeles de 1988.Dealers,petites frappes,meurtriers intègrent des bandes armées qui transforment la banlieue de L.A en jungle.Et les brigades anti-gang,en sous-effectif,ne peuvent que constater les dégats et faire mine de surveiller tout ce beau monde.Robert Duvall et Sean Penn en coéquipiers antinomiques.Le flic expérimenté et revenu de tout contre le chien fou traumatisé.Un schéma classique,mais qui fonctionne encore,surtout car ce sont 2 grands acteurs,et que la passation de pouvoir a quelque chose de touchant.Hopper n'oublie pas le point de vue des gangs,et on pénètre ce milieu interlope,où le code d'honneur est tout relatif face aux quantités de coke en jeu."Colors" lança la mode des polars urbains,et mit un coup de focus sur la génération rap naissante chez les Afro-américains,sanglante et sectaire,en mal de repères.Filmé comme une plongée dans un univers clos,le film manque un peu de structuration,mais sûrement pas de poigne.
Colors est un film montrant deux flics - un vieux bon flic et un jeune mauvais flic - luttant contre les gangs de Los Angeles. Il dénonce les difficultés de la police avec la population, particulièrement les pratiques des jeunes policiers. En revanche la façon de filmer est basique il n'y a rien de spécial dans la mise en scène. Un film soulevant un réel problème qui ne s'arrête hélas pas aux frontières de l'Amérique.
Le bon et le mauvais se cotoient dans ce film, niveau acteur on peut noter un très bon Robert Duvall. Le scénario démarre plutôt bien avec visite de la zone de Los Angeles puis l'intérêt se dilue dans un style séquencé et une guerre de gangs un peu bidon, à la décharge de Denis Hopper on est dans les années 80 ...
L'un des meilleurs films policiers des années 80. Le duo duvall/penn est sublime , bien aidé il est vrai par un scénario du tonnerre. Le final, à faire fondre les plus endurçi est fantastique. Un superbe film honteusement oublié .
Juste avant que le phénomène des gangs explosent hors des USA, Dennis Hooper réalisa Colors, polar urbain reprenant la situation chaotiques des Ghettos Californiens. Nous refaisant le coup du jeune flic "chien fou" et du vieux flic expérimentés il dresse une chronique urbaine solide même si la mise en scène d'Hooper reste très basique. Cependant le duo Penn/Duvall est excellent, l'environnement si particulier est parfaitement retranscrit et puis surtout le polar réussit complétement son pari du réalisme bien aidé par une multitude de figurants venant vraiment de ces ghettos avec aussi ,bien sûr, une B.O. sentant bon le rap made in 80's.
Un film choc, coup de poing, traitant avec brio d'un sujet aussi sensible et délicat que le racisme au sein même de la police. Dennis Hopper est décidément un bien bon réalisateur.
Un film plutôt pas mal dans l'ensemble. S'il avait été plus récent, sans doute lui aurais-je mis tout juste la moyenne mais il faut le replacer dans son contexte d'époque et ne pas oublier qu'il est un des précurseur dans le genre. L'ensemble est donc correct, le tout servi par un bon casting.
Un film très bien ancré (trop peut-être ?) dans son époque qui a le mérite d'être l'un des premiers à soulever le problème des bandes armées qui sévissent à Los Angeles. Bercée par une musique rap de circonstance, "Colours" offre à Sean Penn et Robert Duvall l'occasion d'enfiler avec brio l'uniforme de la police de Los Angeles. Si le scénario n'offre que peu de surprises et de rebondissement, ce film est surtout l'occasion pour Dennis Hopper de dénoncer une fois encore la violence et les inégalités de l'Amérique.
un film impitoyable et violent qui dresse un réalisme sauvage, les ravages causés par les gangs de Los Angeles.Hodges(robert duvall) et mcgavin(sean penn) sont chargés de l'enquete sur un meurtre brutal,très vite ils sont menaçés et détestés et vont se retrouver au milieu d'une véritable guerre des gangs.
Pas trop mal dans l'ensemble. Assez divertissant, le point de vue des petites frappes n'est pas occulté, c'est une vision très réaliste, les personnages sont travaillés. Mais le film ne dépasse pas, selon moi, le stade de "correct". Il n'a rien de palpitant. La juxtaposition de deux stéréotypes policiers, le vétéran diplomate et le jeune loup agressif, a un côté artificiel. Certaines scènes sont longuettes.
Deux interprétations sans fausse note; Robert Duvall en vieux briscard raisonné et sean Penn en policier novice intrépide et impulsif. Dennis Hopper réalise un film de série B proche du docu télé-réalité "cops", sans ommettre toute fois de porter ,avec sobriété, un regard incisif et réaliste sur le quotidien des ghettos. Hopper ne prêche pour aucun parti et donne ainsi une réelle authenticité à son oeuvre. Un film emblématique d'une époque non révolu porté par une bande son mémorable (Colors de Ice-T). On remarquera dans les seconds roles (membres de gangs); les jeunes Mario Lopez de "sauvez par le gong", Tonny Todd alias "candyman", Damon Wayans de "ma famille d'abord", etc... S'il y'avait une scène à retenir, ce serait celle où le vieux flic tente de moraliser le novice avec une petite histoire métaphorique: "C'est l'histoire de deux boucs; un jeune et un ancien, qui sont perchés en haut d'une colline et observe un groupe de jeunes chèvres en contrebas. Le jeune bouc dit au plus vieux: "regarde! on va foncé sur elle pour essayé d'en baiser une!"... L'ancien réplique alors: "Non, il vaut mieux y aller à la cool et toutes ce les taper...". A méditer...
Le film tient debout grâce à deux pilier: Sean Penn et Robert Duvall, des acteurs épatatants. L'histoire en elle-même est assez banale quoi qu'elle s'inspire de faits réels survenus dans la fin des années 80 (où compter les gangs c'était comme compter les moutons avant de s'endormir!) Un film réaliste donc mais où il manque du rythme. Beaucoup de rythme! La mise en scène est trop classique. Alors, merci qui? Merci les acteurs!!
Film emblématique d'une dure époque marquée par les tensions raciales et l'affrontement des gangs dans un L.A. pourri par la vente de drogue et la prostitution (fléau qui perdure encore aujourd'hui), "Colors" arbore fièrement les couleurs du drapeau américain, en érigeant avec patriotisme le considérable travail de la police pour rétablir l'ordre et anéantir le réseau de dealers marchandant librement dans les rues. Ce film de Denis Hopper, engagé dans la lutte de substances (le film, pour ne pas choquer, avait été pensé à la base par des producteurs remplacant la drogue contre un produit pharmaceutique trafiqué, idée absurde non-acceptée par Hopper lui-même), et largement gravé dans le marbre des oeuvres post-Guerre du Vietnam en militant acidement sur la place de l'homme dans une société qui ne lui offre plus de choix, reste un modèle du genre. Son scénario, magistralement découpé jusqu'à l'aboutissement d'un point d'orgue dramatique, se fait le miroir pessimiste d'une Amérique qui regarde son propre désordre, et dont l'inactivité politique se résume à sa capacité d'auto-destruction (violence, inégalités raciales, suicide, drogue). Sa mise en scène, accompagnant avec une assurance impressionnante la rugosité du script, incarne parfaitement, et avec une réelle fibre, le visage d'un Los Angeles détérioré de toutes parts. L'interprétation saisissante de Robert Duvall en vieil officier et celle, fragile et pourtant solide, de Sean Penn (qu'il est toujours étonnant de redécouvrir si jeune) en un assistant immature et sans véritable expérience, pimentent le film d'une profondeur viscérale. La description de ces deux personnages, figures contraires et forcées à s'unir dans un travail d'équipe, fait preuve d'une belle maîtrise de la part d'Hopper ; il dessine, en prenant le temps qu'il faut (ce qui invite parfois à de certaines longueurs), deux animaux cherchant la survie et l'issue à une ville crépusculaire qui les harcèle chaque jour. Le paysage urbain, magnifiquement fi