40 ans après, "L'Inspecteur Harry" garde toute sa force, son efficacité, et sa beauté visuelle. Flic aux méthodes expéditives mais efficaces, le mythique inspecteur incarné par Clint Eastwood représente à lui seul une certaine idée de l'Amérique, symptomatique de l'esprit d'une époque, qui a toujours cours aujourd'hui d'ailleurs. Le face-à-face entre Callahan et le tueur devient épique à la fin, après une montée en intensité progressive tout au long du film. Quant à Clint, il est, bien évidemment, mythique, dans ce film comme dans d'autres d'ailleurs.
Un polar assez sombre et angoissant, qui est plus célèbre pour sa mise en en scène que pour son scénario qui, bien que rendu interessant et passionnant par la qualité de la réalisation et de l'interprétation, n'est franchement pas exceptionnel. Le point fort du film est donc sa réalisation, en effet, Don Siegel offre quelques mouvements de caméra et idées de mises en scènes excellentes et novatrices pour l'époque, quelques scènes sont d'ailleurs anthologiques grâce à l'inventivité et à la maitrise de Siegel, qui offre des angles parfois très suprenant par exemple lors du rendez vous entre le tueur, joué par un inquiétant Andrew Robinson au mimiques et au pétages de câbles savoureux et efficaces, et face à un Clint Eastwood glacial et nerveux. Ce film a certe 30, mais il a révolutionné le genre du polar, et il sert toujours d'exemple au film policier plus moderne de nos jours. Clint Eastwood a vu sa carrière définitivement lancé par son rôle de Dirty Harry, et il remballera pour cela pour 4 autres épisodes, dont l'avant dernier derrière la caméra. En somme un solide, froid et inventif film policier, à l'atmosphère chargée et éléctrique, avec un impressionnant Clint Eastwood, plein de fureur et de sang-froid. Une grande réussite, qui peux se placer parmi les meilleurs du genre.
Un bon vieux film comme on les aime! Cela reste un plaisir de voir évoluer Clint Eastwood dans ce genre de rôle, un flic solitaire et talentueux. Bien que le scénario soit on ne peut plus classique, la mise en scène et la prestation de monsieur Eastwood sont excellentes et le charme du film repose également sur le côté rétro des États-Unis dans les années 70. Le côté "vieillot" est donc très agréable. Bref, un bon suspens qui vaut le coup d'être vu.
Des répliques cinglantes pour un polar musclé avec l'impassible Clint Eastwood au top de sa forme. Si le film a un peu vieilli, il reste une référence.
"Je sais ce que tu penses : " C’est six fois qu’il a tiré ou c’est cinq seulement ? ". Si tu veux savoir, dans tout ce bordel, j’ai pas très bien compté non plus. Mais c’est un Magnum .44, le plus puissant soufflant qu’il y ait au monde, un calibre à vous arracher toute la cervelle. Tu dois te poser qu’une question : " Est-ce que je tente ma chance ? ". Vas-y, tu la tentes ou pas ?"
ce film est génial... les répliques sont monstrueuses... l'histoire nous tient en haleine... elle s'inspire de manière directe à l'affaire non élucidé du zodiac... le personne d'harry callahan qu'interpréte l'illustre clint eastwood est charismatique... le film a un humour "bete et méchant"... il n y a donc pas de prise de tete intellectuelle et c'est pas plus mal... c'est un bon thriller en somme... pour moi il équivaut à un bon die hard...
Au même titre que French Connection, L’Inspecteur Harry appartient à une nouvelle vague de films policiers qui exploitent véritablement les décors naturels (ici ceux de la ville de San Francisco). L’utilisation de plans en caméra subjective est également un point assez novateur. Néanmoins, en dehors de cela, ce film manque de rythme, d’un scénario bien ficelé et de réalisme. L’idée qui est défendue ici de façon maladroite est de démontrer en quoi la loi trouve ses propres limites sur le terrain des enquêtes criminelles. Mais, bien souvent, les situations dans lesquelles se trouve l’Inspecteur Callahan paraissent improbables. La musique orientée jazz / rock est de bonne qualité mais est rarement utilisée, laissant la place aux bruits sonores très (trop ?) présents, ce qui ne fait qu’accentuer le manque de rythme, chose qui ne me semble pas vraiment en adéquation avec l’ensemble du film.
Rôle qui confirma les espérance mises en Clint Eastwood après la célèbre trilogie du dollar, "L'Inspecteur Harry" se révèle être un excellent polar bourré de bons vieux clichés typiquement américains. Vieux briscard de la police de San Franscisco, l'inspecteur Harry Callahan se retrouve confronté à un tueur nommé Scorpio qui sévit à travers la ville. Sans peur et sans limite, c'est par un formidable duel que se manifeste la suite de l'intrigue menée par Eastwood et son 44 magnum. Très charismatique dans son rôle, l'acteur vedette est une fois de plus à l'ouvrage dans la peau d'un personnage immortel à la fois plaisant et sans pitié. Scénario rythmé qui donne au long-métrage une tension qui s'en va crescendo, le spectateur ne peut faire autrement que de vibrer avec les prises d'otages et les meurtres qui rappellent le sérieux de "L’Inspecteur Harry". Répliques cultes, excellente mise en scène de Don Siegel et immersion du public efficace, ce premier volet d'une longue saga annonce des débuts très prometteurs auxquels il serait difficile de se tenir par la suite.
"Dirty Harry", c'est un peu une révolution dans le genre du film policier, avec un inspecteur (Clint Eastwood, dans un rôle qui l'a marqué à vie) aux méthodes presque aussi barbares que celles des criminels qu'il poursuit. Andrew Robinson, dans le rôle du tueur en série, ne démérite pas non plus. C'est violent, teinté d'un humour très cynique, emmené par une excellente B.O. de Lalo Schifrin, et c'est aussi un film de pur divertissement. Rares sont les films policiers à combiner exigence artistique (la mise en scène de Siegel est très efficace) et recherche du succès public. Dans son genre, "L'Inspecteur Harry" est un chef d'oeuvre.
le film précurseur d'un nouveau genre de polar : "le vigilante movie", clint eastwood est devenue avec ce film l'une figures emblématiques d'un film policier dur et brutal qui fit rentrer le cinéma de l'époque dans une nouvelle ère, entre les repilques cultes, l'intrigue superbement construite et la score jazzy de lalo schifrin, ce premier opus un véritable chef d'oeuvre du polar noir, film qui fera d'ailleurs scandale lors de sa sortie en salle mais qui finalement fera de bonnes recettes meme si le denoument du film nous laisse présager le contraire.
On apprécie le film pour plusieurs raisons : le personnage de Harry Callahan, bien évidemment, pour ses répliques et son anticonformisme ; la musique typique seventies de Lalo Schifrin ; le San Francisco en fin de flower power ; et la caméra de Don Siegel, à l'épaule pour nous emmener avec Dirty Harry. L'histoire n'est pas nouvelle et souffre de quelques trous (mais ce n'est pas très grave). Bref, à avoir vu.
Avant que Clint ne devienne Monsieur Eastwood, devant qui la critique, y compris la plus gauchisante, incline la nuque systématiquement comme si elle s'adressait à Dieu le Père ou à Kubrick (c'est la même chose) en personne, Clint était l'Inspecteur Harry, un type considéré comme un facho réac tout juste bon à devenir un gouverneur du Texas se faisant un malin plaisir à refuser les demandes en grâce d'un condamné à mort. Bon, tout ça c'est vieux, et même si Harry n'est pas le facho monolithique qu'on en a fait, ça n'a plus guère d'importance en 2012. Seule reste l'impression générale, et ce polar a fort mal vieilli. En gros, ce film qui indignait le lecteur de Libé quand Libé était à l'extrême-gauche, parait aujourd'hui sinon anodin, surtout bien chiant. Reste quelques répliques savoureuses. Ah, j'en profite pour mentionner le clin d'oeil mi-figue mi-raison fait à ce film dans le Zodiac de Fincher.