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loulou451
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5,0
Publiée le 21 juillet 2009
Un film d'une audace folle, dénonçant l'antisémitisme dans toutes les couches de la société américaine, d'une modernité époustouflante et que peu de réalisateurs oseraient aujourd'hui porter à l'écran. Elia Kazan relève le défi et réalise ici un de ses plus grands films porté à bout de bras par un Gregory Peck habité par son personnage. Du très grand cinéma récompensé par l'Oscar du meilleur film en 1947.
Premier films du diptyque de Kazan sur le racisme, avant « « L’héritage de la chair ». Ici le cinéaste s’attaque à l’antisémitisme, sujet encore tabou à l’époque, même après les horreurs de la guerre et la découverte des camps. Le thème est pourtant traité de manière relativement douce, sous une forme assez classique, très hollywoodienne, ménageant ainsi le spectateur. Kazan égratigne tout de même l’hypocrisie et la lâcheté de la bourgeoisie démocrate, soit disant progressiste, mais son pamphlet ne va pas plus loin. Il faut dire que c’était peut être déjà beaucoup pour l’époque. Le charme du casting (Grégory Peck, Dorothy Mc Guire, John Garfield et l’excellente Celeste Holm, oscarisée pour son rôle) fait que l’on passe tout de même un agréable moment, bien plus que devant n’importe quelle film de Dieudonné.
Oscar du meilleur film 1947 «Le Mur invisible» permet au grand réalisateur Elia Kazan de montrer l'élégance de sa mise en scène ainsi que sa très brillante direction d'acteurs comme le prouvent les excellentes interprétations de Gregory Peck, Dorothy McGuire, John Garfield et Celeste Holm. Certes l'ensemble est très hollywoodien et le sujet considérablement édulcoré mais peu c'est largement mieux que rien et le fait de dénoncer l'antisémitisme qui touche le «Nouveau Monde» était déjà en 1947 un acte très courageux. C'est pour cela que le film mérite une très grande considération.
Elia Kazan réalisateur du cultissime Un Tramway nommé désir (1951) avait auparavant réalisé un film dénonçant l’antisémitisme dans les années 30/40 avec Le Mur invisible (1947), son quatrième long-métrage. Il s’agissait à l’époque d’un des premiers films à affronter le sujet tabou de la ségrégation raciale, son œuvre en dit long sur ce qu’on vécu les juifs à cette époque, sans retenue, ni tabou, il dresse un fâcheux constat, lourd et gênant. La mise en scène est parfaite, tout comme ses acteurs, à savoir : Dorothy McGuire, John Garfield et surtout, le personnage principal : Gregory Peck, découvert auparavant dans La Maison du Docteur Edwardes (1945) et dans le sublime Duel au soleil (1949). Une œuvre édifiante & révélatrice, qui fut couronnée de succès en 1947 avec pas moins de 3 Oscars, dont celui du Meilleur Film, du Meilleur Acteur et de la Meilleure Actrice dans un Second Rôle. Une belle leçon de morale, à la fois citoyenne et humaine.