Que reste t’il des rêves érotiques de notre jeunesse ? Pas grand chose même si Michèle Mercier est toujours aussi jolie. Tout ceci a bien vieilli, en partie à cause de la mise en scène de Borderie qui ne faisait que reprendre les canons de l’époque. La reconstitution historique est kitsch à souhait et n’aide pas à suivre une intrigue qui traîne en longueur ( 4 films sont à suivre). Le jeu des acteurs est figé à certains moments, excessif à d’autres. Le film cumule donc beaucoup de handicaps et c’est sans doute pour ça que malgré tout nous prenons un plaisir non feint à replonger dans nos souvenirs d’adolescents, Angélique pour monsieur et Geoffrey de Peyrac pour madame.
Vis à vis du roman on notera pourtant quelques différences qui peuvent interroger, parfois plus lisse parfois moins audacieux. Par exemple normalement Angélique ne se ravise pas au moment de perdre sa virginité, la cause du duel est un baiser volé et, surtout, le viol n'est pas précédé d'un coup violent et Angélique y prend même un certain plaisir ! Néanmoins, cette nouvelle héroïne féministe avant l'heure est assez flamboyante pour nous emporter dans l'aventure. Variation de "La Belle et la Bête" ce film réunit tous les ingrédients qu'il faut, entre romanesque en dentelle et Cape et d'Epée. En prime une vraie sensualité mise en valeur grâce à la pulpeuse Michèle Mercier. Site : Selenie
Incontournable! J'adore les décors, les couleurs, Mercier, Hossein,... très belle histoire d'amour. La mise en scène est parfois bancale mais, il faut remettre dans le contexte: le film a été réalisé en 64! A voir et revoir, surtout pendant les fêtes.
Ce film m'enchante par le jeu des acteurs à commencer par la merveilleuse Michèle Mercier. En effet, celle-ci joue avec beaucoup de fraîcheur et de naturel. Le scénario est juste excellent. La musique se fait envoûtante. Jean Rochefort est exquis. L'aspect historique est très bien travaillé. Bref : ce genre de film est trop rare au cinéma donc à voir et à revoir sans se lasser.
Une série des années 60 qui n'a rien a voir avec Anne et Serge Golon,les créateurs des romans "Angélique", ressemble à du "Amour Gloire et Beauté" sous Louis XIV!Rien à voir avec les romans!.Michèle Mercier est excentrique et frivole à souhait,des situations sont inexistantes par rapport aux les films dégoulient de sentiments à l'eau de rose,ce qui a fait du tort à l'auteur Anne Golon,d'où ses romans sont très recherchés et très bien écrits.
En revanche,j'ai hâte de voir la nouvelle série en film "Angélique" d'où l'actrice Nora Arnezeder me paraît plus convaincante et pas mièvre comparée à Michèle Mercier.(celle-ci était stéréotypée comme Brigitte Bardot et d'autres femmes de l'époque,et n'a pas les yeux vert,ni la personnalité d'Angélique dans le livre.)
Jeoffrey et Angélique... Une histoire d'amour que peu de français, du moins adultes, ne connaissent pas... Un couple ô combien romanesque qui est devenu "mythique" et qui fait l'unanimité.. Il ne vieillit toujours pas, ou en tous les cas, bien moins que d'autres..
Après avoir plu à nos grands mères, nos mères et nos filles, il plaira je pense bientôt à nos petites filles...
Je vais jusqu'à penser que Robert Hossein ne serait peut être pas ce qu'il est devenu aujourd'hui, bien qu'il soit bourré de talent et de valeurs humaines, s'il n'avait pas accepté d'interpréter en 1964 un certain Jeoffrey de Peyrac....
Vestige d'une époque révolue, Angélique est une caricature de la femme émancipée de la fin des années 60 transposée à l'époque du roi soleil. Malgré son caractère désuet et une intrigue un peu poussive, les jolies décors et costumes portent littéralement des acteurs motivés mais un peu dissonants. Une bonne surprise pour cette saga au petit goût de vitriol.
Un succès populaire n'est pas forcément bon, la preuve avec ce film, premier d'une série fastidieuse, qui avait déjà vieilli 5 ans plus tard. Bref, les gens qui aiment ce film , (et je les respecte), aiment surtout la nostalgie, car outre le charme des comédiens et des décors, (relatifs), aucune qualité cinématographique, rien, le néant. Pour la télévision des années 60, cela aurait été un bon programme, mais au cinéma, cela ne marche pas. Insupportable de niaiserie, ce premier film n'est même pas le "meilleur" de la série. Un navet populaire, utile seulement pour le divertissement qu'il procure.
Gros succès et qui donna par la suite quatre opus, nous sommes donc face à une saga. Les péripéties de cette marquise plaisent surtout à un public féminin et le repasse en boucle ou pour rappeler une grande nostalgie qui restera au fond de leurs pensées. C'est parfois très praline, ou neuneu ou bien encore gout de gaufre comme vous voulez. La dernière partie est un peu lourde je n'apprcie pas du tout le personnage Nicolas. Bon sinon c'est quoi le gros point fort de ce premier épisode ? et bien c'est l'acteur Robert Hossein avec sa jambe qui boite et sa balafre sur sa joue, sans oublier Michèle Mercier qui porte le tout et jusqu'à la fin de toute la saga. Belle, douce et angélique en tout et pour tout. A noter le bonus avec Jean Rochefort et sans sa moustache.
Un film romanesque plutot bien realise meme si aujourd'hui la mise en scene et la musique sont quelques peu desuettes et un poil theatrale. Si on regarde de plus pres l'histoire est moins simpliste qu'il n'y parait: intrigues a la cour, la main mise de la religion sur la vie des gens et la politique, les mariages arranges... Michele Mercier, Robert Hossein sont tres convaincants avec de bons seconds roles. Sympa a suivre
Centré d'abord sur la naissance de l'amour entre Angélique et son époux, le récit tarde à démarrer réellement, ronronnant avec un lyrisme suranné sur la beauté de l'âme ou la séduction de l'esprit. Ancrés cependant dans un contexte politique (très romancé) les dialogues alternent grandiloquence romantique, railleries plaisantes et joutes verbales autour d'une accusation de sorcellerie emblématique d'un certain obscurantisme religieux. Quoi que fort inégalement développés, les personnages sont portés par un pertinent casting, dominé par le sensuel couple principal tandis que la classique réalisation sait opposer avec éclat les ors palatiaux à l'opacité de la cour des miracles. Une sucrerie kitsch non dénuée de pertinence ni de charme.