"Borsalino" est surtout connu pour réunir les deux grandes stars du cinéma français de 1970, Alain Delon et Jean-Paul Belmondo. Ajoutez à cela un procès pour une histoire mêlant contrat, ego de vedettes et affiche ; un nom de protagoniste repris et popularisé par une star internationale du X ; et un imbroglio autour des droits qui a rendu le film rare (peu de diffusion TV, pas de sortie vidéo avant 2009 !), et l'on comprendra que le film que le film soit précédé d'une certaine réputation. Pourtant, cette fresque autour de deux voyous qui gravissent les échelons de la pègre marseillaise dans les années 30 n'a rien d'extra-ordinaire. L'intrigue est très (trop) légère dans sa première partie, tenant plus de règlements de compte bon enfant que de luttes criminelles, et s'avère assez brouillonne dans le développement ou les relations des personnages. La seconde partie, plus sombre, est davantage réussie, mais la mise en scène demeure assez simplette et statiques, à l'image d'une BO répétitive et pas toujours bien calée. Restent une reconstitution travaillée, et deux stars qui campent sans mal des protagonistes ambitieux. Mais sans elles, "Borsalino" serait sans doute tombé dans l'oubli.
Un bon film de gangsters qui ne rivalise pas avec certaines productions américaines qui ne doit son intérêt principal que pour Jean-Paul Belmondo et Alain Delon qui incarnent un duo de gangsters marseillais d'origine italienne (inspiration sur l'histoire de François Spirito et Paul Carbone). Un film qui a principalement pour fil conducteur l'amitié entre deux hommes sur fond d'ascension dans le milieu de la pègre et de règlements de compte.
Ça commence en douceur. Comme une fameuse reconstitution des années 30, presque une amitié et des ressorts comiques. Puis le schéma de la pègre se précise et il est vraiment passionnant de voir ce duo mythique pour un film où même les amis peuvent être trahis........
Le film repose avant tout sur deux grands acteurs qui roulent des mécaniques en costume voyant, voitures d'époque et sur une musique entraînante. Cela fait une belle bande annonce. Pour le reste, l'histoire raconte l'ascension de deux voyous marseillais associés. Cet enchaînement de coups, d'affaires est spectaculaire et prenant. Ce qui manque c'est l'ancrage marseillais (lien avec la police, les commerçants, jeunesse et amitiés) (il manque même l'accent aux principaux acteurs). Il s'agit de l'adaptation d'un livre, et les détails des liens entre les personnages sont trop faiblement développés dans le film (lien entre la fille du boucher, son père et Belmondon, attirance de Delon pour la femme de l'avocat) alors qu'ils sont clés dans le scénario. Ces manques dans la narration sont frustrants.
Très bonne surprise. Le duo Belmondo/Delon fonctionne à merveille et se marie parfaitement à l'ambiance mafia marseillaise des années 20. C'est chic, kitch et plein de charme. Et la musique charlestone est entraînante. Un vrai petit plaisir de cinéma !
Que dire de ce film? De ce chef d’oeuvre? Le Scarface a la française, des décors somptueux des costumes magnifiques une atmosphere qui donne envie de vivre à cette époque. Les cigares le soleil, une histoire d’ascension sociale au sein du milieu marseillais . Ce film n’est rien d’autre qu’une merveille et toujours d’actualité quand on voit comme Marseille inspire Netflix et les séries (mafiosa, qui est aussi une série extra ordinaire dans le genre ) amitié violence et vendeta pour ce chef d’œuvre français avec un bebel juste magnifique . La France savait faire des merveilles pourvu qu’un jour cela revienne
J'ai beaucoup aimé ce film de gangster assez atypique. Le duo Belmondo – Delon marche à merveille et il n'y en a pas un qui fait de l'ombre à l'autre, les deux sont parfaits dans leur rôle respectif. On accroche vraiment aux deux personnages dont la complicité est palpable. Les scènes de fusillade sont assez prenantes. L'histoire est vraiment bien. Juste un film de gangsters réussi.
"Borsalino"... Le titre seul nous dévoile le contenu du long métrage de Jacques Deray, à savoir un film de gangsters. Le borsalino était en effet un type de chapeau très prisé dans les milieux mafieux du début du XXème siècle. C'est d'ailleurs durant les années 20 dits les années folles que se déroule l'action du film. On a affaire ici à un bon petit film de gangsters, simple mais efficace. L'intrigue, aussi basique soit-elle, reste sympathique et est surtout soutenue par l'excellent tandem Belmondo/Delon. Rien d'incroyable et un poil trop pour ce qu'il a à proposer, "Borsalino" se laisse tout de même regarder facilement et avec plaisir.
L'association de deux malfrats dans les années 30. Plus rare, la réunion de deux grands du cinéma français : Belmondo et Delon. Un bon film de mafiat gangsters, pas inoubliable mais la montée et la séparation des deux associés est ponctuée d'une véritable collaboration dans le partage des gains, des territoires, de l'action, des assassinats, de l'information. Pas indispensable, mais pas mal.
Coup de coeur instantané, Borsalino est un petit bijou de film de gangster, qui a du en inspirer plus d'un de l'autre côté de l'Atlantique...Delon-Belmondo, un duo parfait, l'homme froid et l'homme chaleureux qui se trouvent dans une scène de rencontre musclée proprement anthologique. Tout est parfaitement maîtrisé et juste, jusque dans la reconstitution historique (années 30) qui sublime Marseille, à telle point que la ville devient un personnage à part entière. Beaucoup de scènes marquantes, notamment celle de l'abattoir ou la scène finale, des seconds rôles et "méchants" très réussis et digne des films de scorsese (le danseur, marello), un bo, et surtout un thème très marquant, et étrangement enjoué, pour un film qui se veut assez dur et violent...sans doute afin de mettre en relief le personnage de Belmondo, François Capella, véritable vedette du film, spoiler: qui finit tragiquement , insouciant, lui qui croquait la vie à pleines dents...Borsalino vaut clairment le détour, et j'ai hâte de découvrir sa suite Borsalino et co...
Célébrant la première véritable rencontre cinématographique entre Jean-Paul Belmondo et Alain Delon, «Borsalino» raconte l’ascension de deux truands dans le Marseille des années 30. Inspirés de deux individus ayant réellement existé et réalisé par Jacques Deray, on est quand même bien loin des grands films du genre. C’est plat, long, vieillot et ennuyant. Une renommée surfaite en somme d'ou se détache le célèbre thème musical de Claude Bolling et la classe des costumes.
Inspiré par l'histoire des véritables gangsters marseillais Carbone et Spirito, Borsalino n'est pourtant pas un film historique sur les activités de cette pègre qui dans les années 30 avait fait de cette grande ville méditerranéenne une sorte de Chicago française. La véritable attraction était de réunir Belmondo et Delon (qui a co-produit le film) qui étaient à l'aube des années 70 les 2 plus grosses vedettes commerciales du cinéma français, c'était très rare de voir ça à l'époque en France, aujourd'hui c'est devenu plus courant, et de toute façon il y a peu d'acteurs ayant de nos jours l'aura qu'avaient ces deux-là... On les avaient pourtant vus dans au moins 2 films, dont Paris brûle-t-il?, mais ils n'avaient fait que se croiser, tandis que là ils étaient face à face ! Surtout qu'on les disait rivaux, opposés, se détestant cordialement, alors qu'il n'en était rien, les 2 stars étant très amis. L'opération fut donc portée par une énorme campagne publicitaire, et le film récolta un beau succès. Cependant, Jacques Deray dans sa mise en scène, a dû jouer fin pour ne pas avantager l'un plus que l'autre afin de ne pas froisser leur égo ; on a raconté plein d'anecdotes amusantes là-dessus, si tant est qu'elles soient vraies, comme le fait qu'ils devaient avoir le même nombre de scènes, et aussi que leurs noms sur l'affiche et au générique apparaissent côte à côte... Ceci dit, le film fonctionne bien non seulement grâce au charisme de ses 2 vedettes, mais aussi grâce au reste du casting constitué d'excellents seconds rôles, et surtout au soin de la reconstitution d'un Marseille folklorique des années 30, dans les décors, les costumes, les voitures, le tout donnant un pittoresque charmeur qui relança d'ailleurs en France la mode rétro. A ceci s'ajouta l'entrainante musique de piano bastringue de Claude Bolling, devenue très célèbre, et un certain style alerte.. Alors certes, Delon et Belmondo phagocytent un peu le film, mais ça reste avant tout un bon divertissement, je l'ai revu après bien des années lors d'un passage télé récent, et ma foi, je trouve même que c'est devenu une sorte de classique français.
En temps que grand fan de Belmondo, et amateur du cinéma de Jacques Deray, j'attendais beaucoup de Borsalino. Malheureusement la forme l'emporte sur le fond, et cela donne un polar assez creux et prévisible. Dommage.
Cette plongée dans l'univers des gangsters dans le Marseille des années 30 vaut essentiellement pour le duo Alain Delon – Jean-Paul Belmondo. Le scénaio n'est en effet pas des plus brillants et patit de la comparaison avec les films américains traitant de la pègre à cette épôque par exemple. La reconstitution de la situation à Marseille est ici un peu surfaite et avec une nostalgie qui ne fonctionne pas vraiment. Le récit est quelque peu décousue dans la première partie enchaînant des saynètes sans grand intérêt. Le ton devient résolument plus sombre dans la seconde partie avec des enjeux plus dramatiques et des séquences qui tiennent beaucoup plus en haleine. Jacques Deray ne démérite pas à la mise en scène et innove davantage que dans d'autres films ou il « faisait juste le boulot». On retiendra ici une certaine diversité avec des plans façon western ou encore le plan séquence de la rencontre entre Delon et Bébel. Il est également intéressant de voir le parallélisme avec lequel Deray est obligé de filmer les 2 acteurs, ne devant surtout pas en mettre en avant un plutôt que l'autre. Car c'est cette complicité entre ces deux monstres sacrés du cinéma qui fascine dans ce film. Les 2 trouvent via leur personnage une certaine complémentarité qui fonctionne à l'écran. ( Même si en ce qui me concerne, j'ai toujours préféré le charisme et le détachement de Belmondo sur la froideur de Delon ). La relation entre leurs deux personnages est plutôt complexe et ambigu. Le ton du récit entre humour et gravité est quelque peu atypique. Au fond, ce qui peut déranger est que le film vise davantage à divertir sans tomber dans la comédie pure alors que le sujet se prêtait plus à un film sombre. D'ou un résultat un peu hybride. A voir donc pour les deux poids lourd du casting.