Une comédie populaire “vachement” sympathique, au récit rocambolesque et à l’humour burlesque, desservie par de grosses longueurs, et portée par l’interprétation attachante de Fernandel.
Un périple qui se suit agréablement, aucune longueur, c'est mis en scène et filmé avec brio. Fernandel dans son rôle culte du prisonnier accompagné de sa belle Marguerite.
Une sympathique comédie qui est devenue avec le temps un classique du cinéma français. Henri Verneuil filmé les tribulations d'un prisonnier de guerre (Fernandel) qui décide de s'évader et de retourner en France. Pour passer inaperçu il prend avec lui une vache. Le duo va tenter de franchir à pied 250 km à travers l'Allemagne. C'est assez bucolique et Fernandel est très à l'aise, commentant en voix off certaines séquences. C'est un film qui a su garder un certain charme et fait passer un moment agréable.
Lors de la Seconde Guerre Mondiale un soldat français retenu prisonnier en Allemagne décide de s’évader à l’aide d’une vache pour passer inaperçu sur les routes du pays ennemi dans ce classique de la comédie populaire signé Henri Verneuil. Outre la précision de sa mise en scène au charme bucolique, le long-métrage doit beaucoup à son interprète principal tant Fernandel avec son entrain naturel et sa bonhomie confère beaucoup d’humanité à ce récit à la fois simple et émouvant.
Suivant une logique de road-movie quelques années avant la Grande Vadrouille ou la 7e Compagnie, ce sympathique film avec Fernandel offre une illustration très nuancée sur des sujets souvent occultés dans le conflit de 39-45, à savoir les prisonniers de guerre et leur comportement, et aussi les bombardements aveugles sur les populations civiles. Alternant avec plus ou moins de bonheur les effets comiques, dans le plus pur style de son acteur principal, et les petits drames des humbles qui amènent à réfléchir, Verneuil réalise ici une œuvre élégante et sensible, malgré quelques errances et des cahots dans le rythme global du film.
Un incontournable du cinéma populaire français, un des films les plus diffusés à la télévision et un des grands succès tricolores en salles (8,8 millions d’entrées). La recette était bonne : une histoire vraie, simple et sympathique (tirée d’un roman de Jacques Antoine), un acteur populaire dans un rôle sur mesure (Fernandel), une réalisation classique et efficace (signée Henri Verneuil). C’était du « cinéma de papa », à mille lieues de la Nouvelle Vague qui déferlait en cette fin des années 1950. À la revoyure : la tonalité est globalement gentillette ; on ne fait pas l’économie de clichés franchouillards. Mais l’ensemble demeure toujours assez agréable, grâce à une tendresse retenue et une ironie légère.
Le plus grand succés de l'acteur Fernandel et de son réalisateur Henri Verneuil au box-office pour une évasion à la fois drole et touchante !! Pendant la seconde guerre mondiale, un prisonnier Français bloqué en Allemagne trouve le moyen de voyager un peu sans risque avec une vache nommé Marguerite pour retrouver son pays natal. Le chemin va etre long avec des obstacles périlleuses et hasardeuses et une amitié va maitre entre le maitre et l'animal. Un film tiré d'une histoire vraie (si, si) qui a une bonne narration. La musique qui accompagne ce long métrage est sublime. La comédie sur la seconde guerre mondiale réussit bien en France dans les années 50/60 avec beaucoup de films à succés, je pense à "La grande vadrouille" de Gérard Oury et "La vache et le prisonnier" traverse bien aussi avec le temps avec un brin de nostalgie. Il y a des situations cocasses mais aussi émouvantes comme quand le prisonnier se sépare de la vache, moment assez triste. Fernandel trouve là l'un de ses roles les plus emblématiques de sa carrière en rendant son personnage attachant et marrant et Marguerite est une excellente partenaire (rire). Sympathique.
Plus grand succès public de l'année 1959 ( 8,9 millions d'entrées), " la vache et le prisonnier" constitue la dernière des trois collaborations entre Fernandel et celui qui sera bientôt considéré comme le plus américain des cinéastes français, Henry Verneuil.
Le scénario est écrit par Henry Jeanson, une des figures majeures de la qualité française ( sévèrement critiquée par les cinéastes de la nouvelle vague ) et à pour cadre l'histoire encore récente, celle de la seconde guerre mondiale.
Prisonnier en Allemagne, un soldat français à l'idée en 1943, de s'évader, accompagné d'une vache qui le nourrira et sera son alibi jusqu'à la frontière française.
Sorte de critique de l'essentialisation, jusqu'à celle de l'ancien ennemi ( certains allemands se montrent bons et bienveillants ) et importance majeure donnée au lien affectif. Peu importe la source qui le lui inspire ( Fernandel démontre les sentiments profonds qu'il noue avec l'animal, qui le lui rend bien ).
Parfois considéré ( ce n'est pas mon avis ) comme le chef d'oeuvre de Verneuil ( cf Jean Tulard notamment ), " la vache et le prisonnier" comporte ( selon moi ) des scènes qui tirent un peu trop en longueur, au milieu d'autres qui sont pour le coup formidables et marquantes.
Chez Verneuil, Fernandel n' est jamais le comique débridé qui sera sa marque de fabrique et fera son immense succès.
C'est même l'acteur ( il deviendra une véritable star du cinéma français) qui lancera la carrière de Verneuil ( auteur peu fréquemment adoubé par la critique ) d'origine arménienne, mais marseillais tous les deux.
Génial comme Henri Verneuil et Fernandel. Avec ce film et dans le contexte de la création des deux Allemagne, on sentait que le temps était à la réconciliation franco-allemande. J'ai déjà juré de ne plus manger de veau.
Comédie vachère. Devenu culte dans le coeur des français, La vache et le prisonnier, adaptation d'une Histoire Vraie de Jacques Antoine, est un petit chef d'oeuvre d'humour plus ou moins noir. Il poursuit la lancée de ces films traitant de la guerre avec une note d'humour inaugurée par La Traversée de Paris de Claude Autant-Lara 3 ans plus tôt, et continuée par Gérard Oury avec La grande vadrouille 7 ans plus tard. La situation en elle-même n'a rien de très réjouissante, un évadé français tente de regagner son pays par tous les moyens. Mais si le prisonnier a la tête de Fernandel et comme passe-partout une Marguerite de quelques centaines de kilo, la vision des choses diffère nettement. Parsemée de scènes cocasses et de monologues avec la vache, cette évasion joue également beaucoup sur le contraste entre le prisonnier seul et désemparé, ne parlant presque pas la langue allemande, et l'armée allemande qui donne une sensation d'omniprésence tout au long du film. Comment ne pas avoir le sourire aux lèvres pendant la scène du pont submersible ? Cependant, ce prisonnier, tout malchanceux qu'il est, nous délivre un message simple, preuve d'un grand sens du discernement : "Toutes les mères sont les mêmes, dommage que les pères soient si bêtes". A méditer... et surtout à ne pas rater, les films sur ce sujet et de cette qualité n'existent plus.
Loin des films de guerre classiques et violents, Verneuil nous raconte une histoire inspirée de faits réels et présentée presque comme une comédie. Mais ce n'est pas parce que Fernandel y tient le rôle principal qu'il s'agit de bouffonerie pour autant, ni même d'un film franchement comique. C'est un film humaniste et tendre, intemporel.
Aussi célèbre soit-il, le film d'Henri Verneuil n'est sans doute pas le beau film qu'il aurait pu être. Cela tient autant aux insuffisances de cinéaste de Verneuil, au manque de créativité et de personnalité de sa mise en scène, qu'à la faiblesse du scénario. L'histoire de Charles Bailly, ce prisonnier de guerre français évadé d'une ferme et arpentant la campagne allemande en compagnie d'une vache qui lui est comme un laisser-passer, introduit des péripéties artificielles et convenues, diminuées de surcroît par la pauvreté de la réalisation. De fait, le suspens lié au succès ou non de l'évasion de Charles en devient presque sans importance.
Pourtant, la balade champêtre qu'entame Fernandel na manque pas d'être insolite. Sur un ton mélé de fantaisie et d'amertume, que détermine la composition de Fernandel, entre légèreté et émotion, le voyage incertain du fugitif offre des situations singulières. Mais en se détournant d'un réalisme et d'une gravité plus conformes à la nature du sujet, en privilégiant la badinerie, les auteurs affaiblissent le caractère périlleux et épique de l'aventure qui, somme toute, en constitue l'intérêt majeur. Tout reste superficiel, des personnages à l'action.
C'est un super film de guerre tiré je crois d'une histoire vraie.Beaucoup de gens ont pleurés en regardant,mais ça reste super quand même. Un film culte. Un Fernandel très bon dans son rôle de prisonnier évadé qui sait aussi bien nous faire pleurer dans ce film que rire dans d'autres et une Marguerite (une vache) qui tient le premier rôle avec lui.
Du cinéma populaire d'après-guerre avec un héros qui est justement l'anti-héros à qui il arrive des aventures. Quelques moments sont sympathiques et ont dû faire rire dans les chaumières ceux qui ont connu la période de l'occupation ou les camps de prisonniers en Allemagne (les soldats sur le pont laissant passer la vache Marguerite au garde à vous, les bucherons du stalag tire-au-flanc). Le visage amical de Fernandel colle bien à ce rôle mi-comique, mi-dramatique et c'est avec tendresse et espoir que nous suivons les péripéties de ce prisonnier et de sa vache.