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1,5
Publiée le 26 avril 2021
Un film étrangement antipathique réalisé et interprété par Clint Eastwood (d'humeur maussade). Le drame concerne un chanteur alcoolique de l'époque de la Dépression vivant dans l'Oklahoma,qui a des problèmes de santé mais qui est sur le point de prendre la route en emmenant son neveu comme chauffeur. L'association entre le père et le fils Eastwood n'aboutit jamais à quelque chose de spécial car le jeune Kyle ayant du mal à s'exprimer. De nombreux crooners country célèbres font des apparitions et la voix de Clint est plutôt agréable mais cette histoire est discrète et incertaine si elle est censée être réconfortante quelqu'un a oublié d'y mettre du cœur. Et surtout je ne regarde pas un film avec Eastwood pour l'entendre chanter....
Pour moi, c'est tout simplement le chef d'oeuvre de Clint Eastwood : émouvant, d'une grande justesse, des musiques exceptionnelles. A voir et à revoir !
Tout au long de sa carrière de réalisateur forte de 40 longs métrages en 43 ans d’activité, Clint Eastwood aura su montrer une autre face de son talent en réalisant entre policiers et westerns efficaces quelques films intimistes (« Breezy », « Bronco Billy », « Sur la route de Madison », « Million Dollar Baby ») ou quelques autres consacrés à l’univers musical qui à travers le jazz surtout, le blues mais aussi la country n’a jamais cessé de le passionner (« Honkytonk Man » », « Bird », Piano Blues », « Jersey Boys »). « Honkytonk Man » réalisé en 1982 à partir d’un roman de Clancy Carlisle à la suite du peu digeste « Firefox » constitue une sorte d’hommage à ces musiciens talentueux qui durant la Grande Dépression et les années qui l’ont suivie, exercèrent leur talent dans des conditions précaires, parcourant le pays à la recherche d’engagements et de possibilités d’enregistrer pour accéder à la reconnaissance mais aussi goûter à un certain confort matériel. « Honkytonk Man » produit par The Malpaso Company lorgne d’évidence sur les carrières courtes et tragiques de Jimmie Rodgers et Hank Williams tous deux morts prématurément après avoir connu le succès durant un bref moment. Red Stovall le guitariste et chanteur de country qu’incarne Clint Eastwood n’aura même passpoiler: l’ultime récompense de voir son talent reconnu, mourant durant l’enregistrement de son premier vinyle. D’origine rurale, Stovall est un homme entre deux âges sans attache, vivant d’expédients et de petits contrats passés avec des tenanciers de bar par l’intermédiaire de managers quelquefois peu scrupuleux n’honorant pas ses cachets. La tuberculose qui le mine, ajoutée à son alcoolisme et à son addiction au tabac, le voit débarquer ivre mort en Oklahoma où vivent sa sœur (Verna Bloom), son mari (Matt Clark) et son père (John McIntire) ainsi que son neveu (Kyle Eastwood) exploitants d’une très modeste ferme.
Une étape avant de se rendre à Nashville (1000 km) le temple de la musique country dans le but d’auditionner pour le fameux Grand Ole Opry (depuis 1925 émission de radio hebdomadaire). Un homme au corps usé sans doute conscient que se joue là sa dernière occasion de faire connaître son travail. Devenu inapte à la conduite, Stovall demande à son neveu Whit de l’accompagner. Le grand-père originaire du Tennessee profite de l’occasion pour aller finir ses jours dans la région qui l’a vu naître. Marlene une jeune fille délurée (Alexa Kenin) se joint à eux. S’engage alors une sorte de road-movie tout à la fois picaresque à travers les événements cocasses qui vont pimenter le voyage pour le plus grand plaisir du jeune Whit mais aussi émouvant et pathétique par le lien que tissent l’homme en bout de course et la jeune pousse rêvant de mener la vie de bohème de son oncle loin de la morosité de sa ferme en Oklahoma. Comme souvent chez Eastwood l’émotion est très pudique faisant tout le prix de films magnifiques comme « Breezy », « Bronco Billy » ou encore « La route de Madison ». Elle est ici encore renforcée par le choix du réalisateur de travailler avec son jeune fils Kyle alors âgé de treize ans. Aidé de son chef opérateur Bruce Surtees qui avait fait des merveilles pour Bob Fosse sur « Lenny » (1974), Eastwood se saisit parfaitement de l’époque notamment pour rappeler que le rêve américain pour certains n’était encore dans les années 1930 qu’un mirage comme l’explique avec nostalgie le grand-père lors d’une scène particulièrement juste et touchante. « Honkytonk Man » est donc une franche réussite même si on a un peu de mal à s’habituer à un Clint Eastwood chanteur de country en fin de vie. On appréciera aussi les petits inserts musicaux avec des pointures ( Marty Robbins, Porter Wagoner, Ray Price et Merle Travis) de la country ou du blues comme la grande Linda Hopkins. Tout comme la scène finale, joli hommage aux « Lumières de la ville » de Charlie Chaplin voyant Whit et Marlene partir main dans la main sur le chemin de la vie. Pour sa sixième réalisation, Clint Eastwood ne déçoit pas, salué par la critique avec en sus son film au sujet peu vendeur recueillant tout de même un appréciable succès d’estime ( spectateurs en France)
La dernière audition d'un chanteur vieillissant, malade et alcoolo. Film de transmission où un Clint sobre et émouvant montre la voie à son fils dans un road-movie tendre et profond mais aussi plein d'humour. 3,75
Road movie dépaysant au coeur de l'Amérique des années 30. Clin Eastwood nous entraîne dans une sorte de voyage initiatique en compagnie de son jeune neveu (en réalité son fils dans la vraie vie). On sent que c'est un film personnel pour le réalisateur, qui va puiser dans ses sources musicales et son amour pour son pays. Film trop longuet par moments mais agréable à visionner.
Sans doute un film mineur dans la production de Clint Eastwood. L’originalité est qu’il tourne avec son propre fils jouant le rôle de son neveu ange gardien. Les chansons folk qui émaillent l’ensemble sont sympa et Clint a manifestement un don à ce sujet. Pas inoubliable mais se laisse regarder agréablement : on reconnaît le sens du récit, toujours impeccable, du réalisateur.
Ca commence pas très fort, on ressent cependant que le personnage de Clint est le centre de tout dans ce film tant bien que la présence de son fils Kyle Eastwood soit lui aussi de la partie. Sans que le tout m'est chambouler, je dois dire que ce personnage d'un cowboy malade attache son spectateur et Clint garde toujours sa touche de nous donner des scènes mémorable autant dans le domaine du drame que celui de fous rires, il en manque pas dans Honkytonk Man. A noter aussi le beau morceau du titre en question.
Chanteur de Country malade et alcoolique, Oncle Red part avec son neveu pour Nashville où il va passer une audition. Un sympathique road movie musical dans une superbe voiture à travers les routes de l’Oklahoma, les bars de l’Arkansas et du Tennessee. Le scénario assez pauvre de Nancy Carlile, nous conte une histoire assez tristounette se déroulant aux États-Unis dans les années 20 ; le rythme est très lent et les scènes intenses se font rares. L'intérêt de ce film réside dans l'ambiance et le jeu d'acteur du grand Mr Eastwood.
Dire qu’Honkytonk man est un film qui a décontenancé le public est le moins que l’on puisse dire ! Il ne rapporta en effet qu’un peu plus de 4 millions de dollars sur le territoire américain et n’eut qu’un peu plus de 50.000 entrées en France ! En effet, le héros de films d’action se transforme ici en un chanteur de country alcoolique et sans succès évoluant dans l’Amérique de la Grande Dépression. Ainsi, Eastwood signe un film se déroulant dans un univers rappelant plus Les Raisins de la colère que L’Inspecteur Harry. Moins dramatique que le roman de John Steinbeck et le film de John Ford, il offre ainsi un hymne au mode de vie typique de la campagne du Sud des États-Unis de cette époquespoiler: où on laisse un enfant conduire une voiture et où on emmène un enfant au bordel afin de le déniaiser (le passage du roman où ce même enfant fume un joint sera, par contre, transformé en une séquence où il ne fait que sentir les vapeurs des joints l’entourant, Eastwood étant radicalement contre l’usage des drogues) . Le film reflète ainsi la vie dans son entièreté avec de nombreux moments assez drôles et d’autres beaucoup plus dramatiques reflétant une véritable philosophie de la viespoiler: (Red enregistre coûte que coûte ses chansons malgré sa maladie dans l’espoir de laisser une trace de son passage sur Terre) . Eastwood offre une prestation d’acteur remarquable en contre-pied total avec son image publique (même si Clancy Carlile, qui a écrit le roman et le scénario,trouva que le personnage interprété par Clint Eastwood était trop en forme par rapport à celui qu'elle avait créé) et nous fait découvrir un Kyle Eastwood (dans son premier véritable rôle) étonnant de naturel. Ce road movie touchant fait donc par partie des sommets de la carrière de Clint Eastwood malgré son lourd échec public et critique lors de sa sortie (il fut quand même nommé pour le Razzie de la pire chanson, même si les aberrations sont légion avec cette cérémonie). Fidèle à sa politique d’alternance entre films personnels et films commerciaux de l’époque, il n’est pas étonnant de voir qu’Eastwood enchaînera en tant que réalisateur et comédien avec un autre film au potentiel commercial clairement plus grand, Le Retour de l’inspecteur Harry.
Un film de et avec Clint Eastwood réalisé au début des années 80 ou il joue avec son fils Kyle sur une histoire de musique dont c'est sa passion !! Aux Etats-Unis des années 30 qui avait connu la crise économique, un chanteur alcoolique part avec son neveu tenté sa chance à Nashville et Memphis pour avoir des chances et du succès dans la musique. Ce long métrage est un road-movie, ils vont croiser du monde sur leurs chemins, le tout expliqué avec humour et on prend aussi de l'attachement aux personnages. Plus l'histoire avance, plus ça devient émouvant dont la fin est triste. Le film n'a pas connu le succès escompté à sa sortie en salles mais c'est un petit bijou qui passe avec le temps et qui donne envie de gratter à la guitare. Clint Eastwood est assez bon acteur se mettant en scène que chanteur auquel on n'a pas l'habitude de le voir dans cet exercice qui s'en sort avec brio. Son fils Kyle s'en sort pas mal à ses cotés et le jeune homme grandira dans la musique. il a signé la musique pour son père dans "Lettres d'Iwo Jima. A visionner.
"Honkytonk Man" est un road-movie désenchanté sur fond de musique country. Désenchanté car l'existence des personnages du cinéaste Eastwood est pénible, laborieuse et sans espérance. Et surtout parce que l'avenir de Red Stovall, atteint par la tuberculose, ne fait pas guère douter. Dans cette Amérique agricole et pauvre, véritable contre-publicité de l'American way of life, les personnages traversent ou ont traversé la vie sans pouvoir jamais devenir "quelqu'un". Chanteur de country, Stovall place ses dernières illusions et ses derniers souffles de vie dans l'enregistrement d'un disque grâce auquel il laissera, peut-être, une trace de son passage ici-bas. Sur la longue route qui conduit le chanteur et son neveu -un parcours initiatique pour ce dernier- vers les studios de la ville, Eastwood met en scène un voyage fait d'incidents ordinaires et de rencontres parfois cocasses. En toute simplicité, car le réalisateur ne donne ni dans la psychologie ni dans le sentimentalisme. Son film résonne comme un hommage aux couches populaires de l'Amérique, à leur musique, à leurs espoirs défaits par la vie dure. C'est un film atypique, très personnel, qui rompt avec l'univers de brutalité plus habituel d'Eastwood et qui révèle la sensibilité de son auteur-interprète.
Les films de cet acabit dans la carrière de Clint Eastwood marquaient le contre pied des héros froids et durs qu'il avait l'habitude de jouer. Sortir de ces personnages récurrents pour montrer à tous qu'il étaient capable d'autre chose, avec une qualité parfois bien supérieur, et c'est le cas cette fois-ci. Il faut avoir la maturité nécessaire pour voir ce film, et apprécié ses qualités. La premières scènes nous montre une famille qui n'a presque pas évoluer depuis la conquête de l'ouest, et à travers les quelques villes où l'on passe, on se rend compte de ce qu'est l'Amérique. Un road movie, qui nous dépeint cet grande nation avec tendresse, mais aussi sans compromis, où on a plus souvent affaire au médiocre plutôt qu'au splendide. C'est un film attachant, avec un certain humour et, comme toujours Clint s'est très bien joué sur la corde sensible, avec l'économie du superflu, il nous offre une belle prestation, touchante et qui démontre tout son talent.
Les années 1980's sont une période difficile pour Clint Eastwood qui commence à rencontrer des difficultés avec les studios alors qu'il souhaite toucher à tous les genres et confirmer son orientation derrière la caméra. Son adaptation du roman Honkytonk Man ne sera pas appréciée à l'époque mais réévaluée avec le temps par les professionnels et les fans de l'artiste. D'abord d'inspiration fordienne, Esatwood dépeint une Amérique nostalgique du passé où se transmettent les savoirs et les acquis des anciens via la relation progressive entre un chanteur de country et son neveu. Quoi de plus normal que le faire jouer par son propre fils, Kyle Eastwood, pour insister sur l'importance du partage entre les générations. Eastwood n'a pas peur de l'image qu'il renverra au public de son attitude en tant que père et emmène son fils sur un chemin lui apprenant à devenir un homme. Du moins à sa manière peu orthodoxe. Nos yeux sont ceux de l'adolescent qui passe par toutes les étapes (conduite, vol, prostituées, armes, drogue) et assiste aux rêves brisés de son modèle pendant une longue route sur le territoire des États-Unis. Il en résulte un tableau empreint de mélancolie et d'authenticité. Un road-movie personnel et sincère loin de figurer parmi les Eastwood mineurs. Je ne m'attendais pas à une aussi bonne surprise.
C'est vide, mou, bourré de dialogues à rallonge que j'aurais bien passé (scène dans la voiture de nuit notamment). Chansons pas exceptionnelles malgré une belle prestation de Clint Eastwood (il se démerde bien!). et quelques ponctualités qui nous font arracher un sourir.