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TheDarkKnight74
47 abonnés
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5,0
Publiée le 26 janvier 2013
Film qui m'a longtemps fasciné au travers des tonnes de superlatifs émerveillés utilisés pour le désigner, je le découvre enfin ! Mon dieu, quel écrasement, c'est à coup sûr un Chef d’œuvre du 7ème art. C'est beau, bon sang c'est tellement sublime au niveau esthétique qu'on se demande comment a fait John Boorman. C'est un peu le penchant naturel de l'indicible beauté artificielle de Legend. Chaque image est délectable, petit prodige d'éclairage et de mise en valeur de fabuleux espaces mystiques Irlandais. Les costumes achèvent de faire rêver : de vrais armures de chevaliers comme on en a...jamais vu sur grand écran, en fait. Ou alors sur une production numérique des dix dernières années et qui ne sont en aucun cas des reconstitution grandeur nature. Non mais. De même pour l'intérieur des salles du château, pour les batailles, c'est de l'artisanat au sommet de son excellence. Les acteurs ne jouent pas, ils déclament. Cela a de quoi surprendre au début, mais finalement, quoi de mieux pour nous plonger au cœur de cette légende celtique, de nous faire ressentir le climat de rudesse et la barbarie qui animait ces contrées. La performance la plus anthologique est sans conteste celle de Nicol Williamson, Merlin au regard incroyable, capable de dégager toutes sortes de ressentis : sagesse, colère, lassitude, amour, humour, vénération...Nigel Terry est parfait en roi Arthur, on suit son évolution depuis l'adolescence jusqu'à l'âge mature, où il se montre toujours aussi impétueux et prompt aux émotions que ses chevaliers, mais doués d'une touche de sagesse et de retenue qui découlent directement de sa naïveté enfantine, de son besoin de paternel recherché auprès de Merlin lorsqu'il était plus jeune. Lancelot joué par Nicholas Clay, ressemble plus à une sorte de super héros adapté à son contexte qui produit sur le spectateur la même impression qu'un James Bond où qu'un Indiana Jones, mais il se révèle au final beaucoup plus fragile et nuancé. Paul Geoffrey en Perceval se montre bien plus calme que ses confrères, introduisant une prestation plus humble, montrant une modestie plus grande pour une bravoure égale ce qui le mène à réussir la quête du Graal. Hellen Miren mise tout sur une approche théâtrale, ce qui lui sied bien, mais relègue un peu toute sa profondeur cruelle et psychologique au rang de répliques enflammées magistralement menées (travail de ses expressions et de sa voix), certes, mais bien trop superficielles. Robbert Addie, en Mordred, incarne le méchant absolu, le semi-dieu déchu représenté par un garçon blond et coléreux, qui peut évoquer la figure d'un Aryen, celle de la beauté et la force qui triomphe dans le sang. Mais ce qui rend Excalibur si mythique, qui le statufie sur un piédestal inébranlable, c'est l'utilisation de partitions de Wagner et Carl Off. On est balayé par des vagues d'émotion lorsqu'on voit une troupe de chevaliers charger dans la nuit sous le dantesque Carmina Burana, et bon sang impossible de décrire l'immense morceau de bravoure que constitue le final du film, toute la dernière bataille plus les quelques minutes qui suivent, orchestré en fonction de la Mort de Siegfried de Wagner. Un sommet indétrônable, d'une richesse symbolique hallucinante, qui achève de graver e film dans le marbre du 7ème art.
Consacré 2 heures et vingt minutes c'est trop peu pour décrire la richesse de la cour du roi Arthur et la quête du Graal, cette si belle et merveilleuse saga mais cela n'empêche pas à Excalibur d'être un formidable film épique plein de magie, de poésie, d'aventure, de belles damoiselles, de fabuleux combats ou les épées s'entrechoquent sur de belles armures. A l'origine je crois que John Boorman voulait adapter le Seigneur des Anneaux mais devant l'ampleur de la tâche il nous offra ce très beau film de chevaliers. Les 2 heures passent trop rapidement mais Excalibur nous fait rêver, nous sommes au côté de Lancelot, de Perceval et l'on prête allégeance au plus mythique de tout les rois le grand Arthur. Excalibur c'est le vrai cinéma.
Sur plusieurs points, « Excalibur » a très mal vieilli, que ça soit par ses armures en plastiques, ses décors en carton pâte et surtout par ses effets spéciaux. Ces éléments combinés rendent le film assez kitch. On peut regretter aussi que John Boorman passe un peu vite sur certains passages, avec des sauts dans le temps souvent trop brutaux. Le film n'est cependant pas catastrophique et se laisse regarder.
Le meilleur film de tout les temps. Bande son formidables, costumes, dialogues,histoire épiques. C'est grâce à des bijoux comme ce film que le cinema est appelé 7ème Art. De loin mon film préféré !
N'ayans jamais encore été confronté à un film de John Boorman au préalable de ce dernier, j'ai un temps eu la sensation d'avoir croisé une fusion de Ran d'Akira Kurosawa et de Dune de David Lynch ! Etant donner que ce long-métrage-ci est antérieur aux deux autres, il est évident que cela est impossible ... Trêve de plaisanterie, passons direct à sa démesure !
Excalibur nous offre une histoire mythique et parviens à nous la raconter avec des yeux quasi-ébahis. La force de son imagerie, de ses décors, de ses costumes - ces derniers m'on en particulier subjugué - tout comme de sa trame qui se goupille à folle allure formente un kitsch et une splendeur en continu. Son marquage, très premier degré m'a par contre un peu refroidit ... La direction des acteurs en surjeu constant ne m'a pas enchanté des masses. Gros problème dans la chorale qui trouve quelques tentatives comiques comme parade, mais là non plus le compte n'y est pas.
En revanche, j'insiste devant toute son esquisse esthétique relativement impressionnante. Ses combats sont des merveilles, ne prennent pas une ride malgré le poids du temps sur des épaules solides. La portée fantastique du film se veut notamment à taille humaine, relativement insufflé par le flux de son intrigue ou les lignes floues au possible deviennent encore plus entretenues et ambigus du même fait.
Ça mal vieilli mais la magie opère toujours. Une adaptation du conte du roi Arthur et son Excalibur. Un casting qui est inégal, certain s'en ont mieux sorti que d'autre, reste une réalisation sauvage et comme toujours avec cette forêt chère au cinéaste qu'on retrouve dans tous ces films inhospitaliere et dangereuse. Un pure moment de cinéma.
Le manque de moyen évident nuit finalement peu à cette épopée trépidante. Les acteurs sont plutôt bons sans pour autant avoir un charisme mémorable. Malgré tout la légende du roi Arthur n'a pas trouvé mieux au cinéma.
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3,5
Publiée le 24 juin 2021
L'ultime version de la lègende arthurienne! John Boorman oeuvre toujours autant dans la violence mais il le fait ici avec un visuel qui dècoiffe! Une histoire fourre tout certes, mais impressionnante dont seul Boorman à la recette! Un tournage èpique mais serrè en Irlande, autour de la maison du cinèaste (on n'est jamais si bien servi que par soi-même) et aux studios Ardmore, avec la reconstitution d'un château de Camelot plus vrai que nature! C'ètait même un des plus gros dèfis de ce film! Tout part d'un pacte entre Uther et Merlin avant que ça ne finisse en agonie dans une bataille finale iconique! Ce qui frappe avant tout dans "Excalibur", ce sont les dècors naturels et la musique fabuleuse de Trevor Jones! Ajoutez y le fracas des èpèes et des armures qui scintillent du feu de Dieu et vous obtenez à l'arrivèe une version d'Excalibur souvent imitèe mais jamais ègalè! Un incontournable des 80's...
Film sublime avec sa direction artistique un brin kitsh. Le récit est dense et brosse magnifiquement le mythe arthutien pour en faire un conte de fées, un récit mythologique hors du temps.
Le film, culte en 1981, a plutôt bien vieilli. Evidemment, après l'avènement des effets numériques et les combats dantesques du Seigneur des Anneaux par exemple, les échauffourées d'Excalibur semblent timides, et même parfois assez factices. De même les effets un peu gore, oeil arraché, bras coupé, (impressionnants à l'époque) font plutôt sourire aujourd'hui. Mais la puissance du film est ailleurs : elle est dans ce mélange shakespearien d'humour (Merlin), de poésie (Lancelot), et de destin individuels contés sur la durée (Arthur, Perceval). En y pensant, quel film du XXIème siècle prend le pari d'un scénario aussi universel, d'une telle ampleur, brassant autant de sentiments élevés (l'amour, la trahison, l'amitié, la fidélité) et de concepts difficiles (Dieu, les raisons de vivre, le mal) ? Je n'en vois pas. Le film tient également la route grâce à une interprétation magistrale, très britannique, Nicol Williamson (Merlin) et Nigel Terry (Arthur) en tête, tous deux habitués du théâtre classique. La musique (Wagner, et l'air célèbre des Carmina Burana) joue bien son rôle de madeleine de Proust pour ceux qui ont vu le film dans les années 80.
Le film est devenu kitsch par bien des aspects, comme les reflets vert vif répandu par Excalibur, mais reste étonamment pertinent par d'autres : cette dureté froide qui émanent de certaines scènes comme l'assassinat de Urien par Merdred par exemple. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666.blogs.allocine.fr/
J'avais le souvenir d'un film bien mais très spécial, notamment visuellement, ce qui le rendait aussi assez marquant et avait contribué à ce qu'il vieillisse plutôt bien dans mon esprit. J'avais aussi trouvé les acteurs très peu charismatiques sauf Merlin qui lui était mémorable. Cette absence de charisme, certes réelle, d'Arthur notamment est moins frappante que dans mon souvenir alors que la présence de Merlin est elle effectivement incontestable. Visuellement c'est donc parfois un peu particulier (les armures qui scintillent, la grotte...) mais moi j'ai trouvé l'ensemble très beau. L'histoire est quant à elle super parce qu'elle rassemble les principaux éléments de la légende arthurienne : la naissance d'Arthur, la prise d'Excalibur, la trahison de Lancelot et Guenièvre, la quête du Graal qui est je m'en rends compte pas évoquée ou presque dans les quelques autres films sur le roi Arthur que j'ai vus (même si elle aurait pu être davantage développée) et l'affrontement avec Mordred (dont la mère Morgane est d'ailleurs assez marquante également). C'est en plus de tout ça sombre, violent, sanglant et épique et on a même le plaisir de voir Patrick Stewart, Liam Neeson et Helen Mirren à leurs débuts : qu'est-ce que j'ai bien fait de le revoir...
6 214 abonnés
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5,0
Publiée le 7 décembre 2020
La légende arthurienne est probablement la meilleure légende du monde. Elle a été racontée de mille façons différentes mais elle est si forte qu'aucune répétition ne peut lui nuire. L'histoire est familière mais ce récit ne l'est pas. L'écran commence en blanc avec les tambours lointains de la marche funèbre de Seigfried et après quelques légendes le rideau se lève pour révéler une séquence d'ouverture étonnante avec des chevaux qui respirent l'air de la nuit à la lueur du feu alors que les hommes d'Uther se battent avec ceux du Duc de Cornouailles. L'armure est sombre et verdâtre et les mouvements lents ce qui donne l'impression d'une scène de combat de dinosaures. C'est brutal et sanglant et c'est l'âge des ténèbres. C'est l'époque du chaos dont le royaume d'Arthur doit sortir. Dans un nuage de brouillard tourbillonnant arrive un personnage qui sera présent tout au long du film sans âge et mystérieux le Merlin de Nicol Williamson dont la voix porte le vacarme. Excalibur est un film véritablement atmosphérique. Il a la capacité de vous ramener à l'époque qu'il dépeint sans utiliser de sentimentalité ni de lunettes teintées de rose. Ayant vu le film à de nombreuses reprises j'en tire toujours plus de profit à chaque visionnement. Il m'a certainement semblé que de nombreuses carrières ont commencé sur la bonne voie et beaucoup d'acteurs sont maintenant très connus. Ma seule tristesse est que Paul Geoffrey et Nigel Terry deux des acteurs principaux ne semblent pas être devenus aussi connus. Ils se distinguent tous les deux dans le film et à mon avis en ont fait ce qu'il est c'est-à-dire un film brillant. La réalisation, la production, la photographie et la musique sont excellentes. Le roi Arthur lui-même en aurait été fier...
Bonjour tout le monde, La légende du roi Arthur, de Merlin l' enchanteur , de la Dame du Mac et la légendaire épopée de l'épée Excalibur ! Ce chef d'œuvre de John Boorman reste une sublime métaphore du monde avec des choix musicaux fort pertinents. Qu' en pensez - vous ? Cordialement. Gérard Michel.