Une fresque tel « Les 10 Commandements » mais se déroulant bien, bien avant, tel un long préquel qui n’en est évidement pas un mais comptant tout de même tous ce qui s’y est dérouler avant d’entamer un second voyage vers sa suite. Ce commencement nous plonge dans une longue intro plutôt bien pensée même si le manque réel de visuel conséquent est senti.
Puis vains le premier couple du monde, le premier à s’être découvert et apprendre la première morale de la vie, sauf qu’obéir à Dieu à chaque instant n’est pas chose aisée, surtout lorsqu’aucune raison n’est donner, la tentation est donc belle. J’avais sincèrement un doute sur la crédibilité de cette séquence vu l’année de sortie mais finalement, moins « pire ». Puis Noé, une toute aussi longue période mais tellement riche visuellement, riche de scènes et riche de sens. John Huston l’incarne avec talent, sincérité et y est hyper touchant, à l’écoute du divin, victimes des rires et critiques de soldat et habitants venus presque le déloger de sa folle construction, il reste l’homme ayant sauver la vie sauvage et ses proches, jugés bons parmi les autres. L’arche elle-même reste le symbole démesurer de cette partie, les scènes d’intérieur géniales, banale certes mais comptant un quotidien de « naufragés », survivant au déluge, à l’apocalypse de Dieu. L’après Noé est particulière car récitant la descendance même de cette figure, en accélérer (bien dommage) et sautant au passage des siècles bibliques, on se retrouve en un seul plan numérique, d’un retour sur Terre avec une petite famille et des milliers d’animaux à une Terre de nouveau peuplée ou les méandres de l’homme n’auront pas tarder à refaire surface. C’est là la morale bien absurde de la divinité chrétienne, un déluge provoquer pour nettoyer la planète de l’arrogance et violence humaine mais des siècles plus tard, celle-ci revient au gallot mais plus rien n’est fait. Des plus et c’est bien paradoxal, toute cette seconde moitié de récit fut nettement moins percutante, nettement moins haletante mais pas moins bien jouer, les enjeux n’auraient semble-t-il pas été assez gros ? Certes découvrir Cain ou le premier criminel de l’histoire, qui n’avait au passage pas connaissance de la faculté humaine de parler. Abraham, le père des 3 religions mondiale, son passage n’aura à aucun moment illustré cette création des pensées, toute sa partie fut consacrée à un quotidien peu passionnant et un jeu assez banal. Ce qui reste par contre saisissant est le contact continu de nos personnages avec Dieu, aucune séquence ne les met pas en relation divine avec lui et ce qui est encore plus affligeant, mais pour l’époque encore une fois, « matérialiser » une divinité n’est pas chose aisée tant les critiques auraient fusées. L’orateur divin fut percutant mais toutes ses demandent furent assez louche à certains moments, comment pour mettre à l’épreuve ses serviteurs. Le diction n’est-il pas : « Dieu nous met à l’épreuve » ? Une partie moins passionnante donc et bien plus longue à suivre et aux conséquences moindres
. Visuellement en revanche, rien à dire, décors, effets, maquettes et costumes, toute à l’appel et répond à l’imposante charge qu’est ce film et raconte malgré tous parfaitement les faits tel qu’ils ont été écrit, pensé, inventer… BREF on s’est compris. Je n’en retiendrai pour ma par que la première partie.