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J'ai revisionné ce film récemment, et le résultat est très mitigé. Visuellement, cette fresque ambitieuse qui retrace les premiers chapitres de la Genèse conserve une certaine allure. La première heure surprend par son approche presque poétique de la création du monde, et la séquence de l'Arche de Noé apporte une touche d'humanité et de légèreté bienvenue. On sent une vraie volonté d'offrir du spectacle sans tomber systématiquement dans le piège du kitch propre aux grands péplums de l'époque.
Cependant, sur près de trois heures de visionnage, le rythme finit par s'effondrer. Le film s'avère particulièrement lourd et académique, surtout dans sa seconde partie axée sur Abraham, qui étire inutilement ses scènes au détriment de la dynamique globale. La mise en scène manque cruellement de liant et l'ensemble ressemble plus d'une fois à une succession d'images pieuses rigides qu'à une histoire incarnée. Les acteurs font ce qu'ils peuvent, mais la théâtralité pompeuse du texte pèse lourdement sur l'ensemble.
En résumé, si les choix plastiques et quelques envolées restent appréciables pour les amateurs du genre, la lenteur globale du récit et son manque d'âme en font une œuvre bancale qui peine à captiver jusqu'au bout.
Cependant, sur près de trois heures de visionnage, le rythme finit par s'effondrer. Le film s'avère particulièrement lourd et académique, surtout dans sa seconde partie axée sur Abraham, qui étire inutilement ses scènes au détriment de la dynamique globale. La mise en scène manque cruellement de liant et l'ensemble ressemble plus d'une fois à une succession d'images pieuses rigides qu'à une histoire incarnée. Les acteurs font ce qu'ils peuvent, mais la théâtralité pompeuse du texte pèse lourdement sur l'ensemble.
En résumé, si les choix plastiques et quelques envolées restent appréciables pour les amateurs du genre, la lenteur globale du récit et son manque d'âme en font une œuvre bancale qui peine à captiver jusqu'au bout.
Cette adaptation d'une partie de la Genèse est comme un livre d'images luxueux, avec ses légendes en bas de page (le narrateur ou Dieu lui-même en voix off) mais c'est un ouvrage creux sous le clinquant.
John Huston se fourvoie dans une lecture quasi scolaire de La Bible, une lecture terne et impersonnelle, incapable de transcender le mysticisme du sujet. Cette version exhaustive des premiers temps de la Genèse (le cinéaste arrête son récit au sacrifice d'Isaac, éludant les existences de Jacob et Joseph) défile devant des paysages grandioses, primitifs et évocateurs. Mais ce décor est vain parce que le réalisateur, tel un jeune récitant peu inspiré, semble débiter un cours en forme de périphrases.
On pourra trouver un certain charme désuet aux images (aux icônes !), à la représentation du Jardin d'Eden ou de l'Arche de Noé mais le film devient franchement interminable dans sa seconde partie, avec l'apparition d'Abraham. Le récit se fige dans une pieuse et sentencieuse mise en scène et les personnages y perdent tout charisme. Les scènes additionnelles imaginées par Huston sont le reflet de cette approche convenue et consensuelle.
John Huston se fourvoie dans une lecture quasi scolaire de La Bible, une lecture terne et impersonnelle, incapable de transcender le mysticisme du sujet. Cette version exhaustive des premiers temps de la Genèse (le cinéaste arrête son récit au sacrifice d'Isaac, éludant les existences de Jacob et Joseph) défile devant des paysages grandioses, primitifs et évocateurs. Mais ce décor est vain parce que le réalisateur, tel un jeune récitant peu inspiré, semble débiter un cours en forme de périphrases.
On pourra trouver un certain charme désuet aux images (aux icônes !), à la représentation du Jardin d'Eden ou de l'Arche de Noé mais le film devient franchement interminable dans sa seconde partie, avec l'apparition d'Abraham. Le récit se fige dans une pieuse et sentencieuse mise en scène et les personnages y perdent tout charisme. Les scènes additionnelles imaginées par Huston sont le reflet de cette approche convenue et consensuelle.
Une fresque tel « Les 10 Commandements » mais se déroulant bien, bien avant, tel un long préquel qui n’en est évidement pas un mais comptant tout de même tous ce qui s’y est dérouler avant d’entamer un second voyage vers sa suite. Ce commencement nous plonge dans une longue intro plutôt bien pensée même si le manque réel de visuel conséquent est senti.
spoiler:
Puis vains le premier couple du monde, le premier à s’être découvert et apprendre la première morale de la vie, sauf qu’obéir à Dieu à chaque instant n’est pas chose aisée, surtout lorsqu’aucune raison n’est donner, la tentation est donc belle. J’avais sincèrement un doute sur la crédibilité de cette séquence vu l’année de sortie mais finalement, moins « pire ». Puis Noé, une toute aussi longue période mais tellement riche visuellement, riche de scènes et riche de sens. John Huston l’incarne avec talent, sincérité et y est hyper touchant, à l’écoute du divin, victimes des rires et critiques de soldat et habitants venus presque le déloger de sa folle construction, il reste l’homme ayant sauver la vie sauvage et ses proches, jugés bons parmi les autres. L’arche elle-même reste le symbole démesurer de cette partie, les scènes d’intérieur géniales, banale certes mais comptant un quotidien de « naufragés », survivant au déluge, à l’apocalypse de Dieu. L’après Noé est particulière car récitant la descendance même de cette figure, en accélérer (bien dommage) et sautant au passage des siècles bibliques, on se retrouve en un seul plan numérique, d’un retour sur Terre avec une petite famille et des milliers d’animaux à une Terre de nouveau peuplée ou les méandres de l’homme n’auront pas tarder à refaire surface. C’est là la morale bien absurde de la divinité chrétienne, un déluge provoquer pour nettoyer la planète de l’arrogance et violence humaine mais des siècles plus tard, celle-ci revient au gallot mais plus rien n’est fait. Des plus et c’est bien paradoxal, toute cette seconde moitié de récit fut nettement moins percutante, nettement moins haletante mais pas moins bien jouer, les enjeux n’auraient semble-t-il pas été assez gros ? Certes découvrir Cain ou le premier criminel de l’histoire, qui n’avait au passage pas connaissance de la faculté humaine de parler. Abraham, le père des 3 religions mondiale, son passage n’aura à aucun moment illustré cette création des pensées, toute sa partie fut consacrée à un quotidien peu passionnant et un jeu assez banal. Ce qui reste par contre saisissant est le contact continu de nos personnages avec Dieu, aucune séquence ne les met pas en relation divine avec lui et ce qui est encore plus affligeant, mais pour l’époque encore une fois, « matérialiser » une divinité n’est pas chose aisée tant les critiques auraient fusées. L’orateur divin fut percutant mais toutes ses demandent furent assez louche à certains moments, comment pour mettre à l’épreuve ses serviteurs. Le diction n’est-il pas : « Dieu nous met à l’épreuve » ? Une partie moins passionnante donc et bien plus longue à suivre et aux conséquences moindres
. Visuellement en revanche, rien à dire, décors, effets, maquettes et costumes, toute à l’appel et répond à l’imposante charge qu’est ce film et raconte malgré tous parfaitement les faits tel qu’ils ont été écrit, pensé, inventer… BREF on s’est compris. Je n’en retiendrai pour ma par que la première partie.
. Visuellement en revanche, rien à dire, décors, effets, maquettes et costumes, toute à l’appel et répond à l’imposante charge qu’est ce film et raconte malgré tous parfaitement les faits tel qu’ils ont été écrit, pensé, inventer… BREF on s’est compris. Je n’en retiendrai pour ma par que la première partie.
Tout allait bien jusqu'à ce qu'Ève mange le fruit de l'arbre de la connaissance, du bien et du mal. Et là, patatras ! Dans cette famille ils sont gratinés ! La mère mange un fruit défendu. Le fils tue son frère...! John Houston, pour interpréter Noé, avait manifestement le contact facile avec les animaux pour pouvoir tourner les scènes dans l'Arche. Les légendes plus ou moins réalistes se suivent... lentement. Dieu à Nemrod : "Descendons et confondons leur langage pour qu'ils ne se comprennent plus les uns les autres." Et voilà que quelques siècles plus tard, l'Homme inventa les LLM, comme pour réparer l'affront de la tour de Babel. Sarah (Ava Gardner) à Abraham : "Il est dit selon la loi qu'une femme stérile peut donner sa servante comme femme à son mari." Voilà une loi qui n'a pas traversé les siècles. Alors que la circoncision comme signe d'alliance entre Dieu et son peuple, reste en vigueur. Quelle curieuse idée... Au final on va au bout du film comme d'un chemin de croix. C'est long, lent, la musique omniprésente est fatigante pour le spectateur de 2025. Près de soixante ans après la sortie de La Bible, tant sur le fond que sur la forme, le film fait figure de vieillerie naïve à garder au chaud dans les cinémathèques.
UNE ERREUR DE GENESE. L'origine du mal. L'homme n'est qu'un mensonge. Un temps pour se lamenter, un sale temps pour les aventuriers de l'arche perdu. Huston ton enfer est vide, ta parole n'a pas d'excuse. Moise a aimé.
Visuellement très beau et travailler pour l'époque, mais le film traîne en longueur, le segment sur Moïse est le plus pertinent, le reste est beaucoup trop long et ennuyeux.
Réalisation et qualité d'images sont au rendez-vous ! En revanche, l'histoire est complètement dépassée, machiste, maso et marchant sur la tête ("va avec la servante", "sacrifie ton fils"). On se rend compte avec un peu de recule que Dieu est un big de pervers toujours en train de faire mumuse avec ses fourmis puis les punis, les tue, les tente.
En avant les histoires !
Très lent. Je pensais le montrer aux enfants pour la culture mais finalement, trop loin du respect de la vie (animale et humaine) et valeurs patriarcale, maso qui a oublié un couple de t-rex dans l'arche ! C'est bestial et primaire, même dictatorial.
2,2/5
En avant les histoires !
Très lent. Je pensais le montrer aux enfants pour la culture mais finalement, trop loin du respect de la vie (animale et humaine) et valeurs patriarcale, maso qui a oublié un couple de t-rex dans l'arche ! C'est bestial et primaire, même dictatorial.
2,2/5
Un film dit à grand spectacle comme il s'en faisait à la pelle dans les studios américains au début des années 60. C'est pompeux, les décors et les trucages trop visibles, les acteurs surjouent et quel intérêt y a t'il à raconter la bible de façon quasi scrupuleuse ? pour quel public ? dans quel but ?
A près 1h45 de profond ennui, j'ai arrêté de visionner ce film d'une autre époque qui n'a plus aucun intérêt aujourd'hui
A près 1h45 de profond ennui, j'ai arrêté de visionner ce film d'une autre époque qui n'a plus aucun intérêt aujourd'hui
Un très bon film avec une belle réalisation sur les 22 premiers chapitres de la Bible racontées comme des légendes.
Avec un budget conséquent pour l’époque (18 millions $, environ 200 millions de nos jours) « La Bible » (« The Bible in the Beginning » titre original qui résume bien le film, puisqu’il s’arrête après le premier livre) est un échec à plus d’un titre. Certes les deux scènes impressionnantes fonctionnent à peu près bien : le déluge avec Huston lui-même dans le rôle de Noé, amenant une certaine ironie et une tendresse évidente, et la tour de Babel dont les plans sont à couper le souffle (superbe photographie de Giuseppe Rotunno). Soit environ un tiers du film. Malheureusement tout le début (38 minutes), de la création, de l’Eden perdu et du fratricide de Caïn se regarde avec le détachement d’une vache devant le passage d’un train dans le lointain, tellement la réalisation est plate, avec des acteurs peu convaincants et un visuel qui ne l’est guère davantage. De même toute la partie d’Abraham (avec un George C. Scott clairement trop jeune pour le rôle et une Ava Gardner en petite forme) ne parvient pas à transmettre la moindre émotion, si bien que le passage des anges (Peter o’Toole) et la destruction de Sodome et Gomorrhe qui en résulte semble anecdotique, avec un Lot (Gabriele Ferzetti) dont le personnage à peine écrit, est accompagné de deux filles transparentes et d’une femme qui n’existe que lorsqu’elle est transformée en statue de sel. Seule Hagar (la jolie Zoe Sallis, maîtresse du réalisateur), la mère d’Ismaël, apporte un début d’étincelle mais totalement sous exploité, comme le rôle de son fils. Certes les divers scénaristes (six, dont Orson Welles non crédité) n’ont pas véritablement contribué à créer une unité de style et le cocktail italo-américain ne prend pas, malgré le montant conséquent investit par Dino de Laurentiis S’ajoute l’absence complète de toute interprétation théologique, ramenant trop souvent le récit sur un plan totalement matérialiste. Illustration des plus plates aux antipodes des fondements de la pensée judéo chrétienne. Malgré ses quatre prix reçus aux David Di Donatello 1967 : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleure photographie et meilleur design (mais revenu bredouille des Oscars et des Golden Globes), le film est un ratage à la fois sur le plan technique et sur le plan religieux. A éviter.
D'abords il est dommage que le titre français ne respecte pas l'anglais et soit trompeur. Il n'est question que du début de la bible, présentée en plusieurs histoires qui sont la première moitié de la Genèse. En même temps la voix off permet de donner une consistance, en même temps le récit hésite entre être très proche de la bible et de ne pas en être proche, ce qui n'est pas une qualité. Par ailleurs c'est bien un film hollywoodien avec les caractéristiques qui sont souvent des qualités : grandeur et recherche des décors et images, nombre de figurants qui donnent un caractère réaliste et souvent des défauts : ajouts qui sont le plus souvent des clichés plus ou moins manichéens, des dialogues emphatiques et un romantisme suranné qui ici est heureusement hors de propos. Cependant il y a souvent un vrai respect du contenu et plusieurs scènes sont vraiment bien réussies. Aussi cela se laisse suivre avec des surprises pour qui connait le texte pas forcement malvenues.
Bien que j'ai voulu essayer d'évaluer ce film indépendamment de mes propres croyances en tant qu'athée il m'a été impossible de séparer les croyances de mon évaluation du film. Il réussit uniquement du point de vue de la narration dramatique des histoires du livre de la Genèse. Les histoires sont racontées fidèlement mais avec un air de solennité et de drame qui dépasse même celui que l'on trouve dans la Bible. Cependant en tant que personne qui ne croit pas à l'exactitude historique des épisodes décrits ici il n'a rien fait pour moi sinon me détourner encore plus de la religion. Car non seulement ces histoires sont inventées mais je les trouve profondément immorales. Ceux qui croient en la Bible et pensent qu'il y a une profonde leçon de morale dans les histoires du sacrifice d'Isaac par Abraham de la femme de Lot qui se transforme en sel ou d'Adam et Eve chassés du paradis pour leur désobéissance vont probablement adorer le film. En tant que personne qui trouve les leçons exprimées dans ces histoires répugnantes ce film ne contribue en rien au progrès humain. La scène la plus répréhensible de l'histoire est peut-être la représentation des homosexuels à moitié nus de Sodome et Gomorrhe que Dieu anéantit dans une boule de feu qui ressemble étrangement à une bombe nucléaire. Dieu merci (s'il existe) nous avons suffisamment évolué depuis la réalisation de ce film pour que de telles représentations d'homosexuels soient considérées à juste titre comme non seulement politiquement incorrectes mais carrément méprisables...
Très belle oeuvre intemporelle sur les premiers chapitres de la Bible. L'essentiel est narré et imagé. On appréciera les voix et le merveilleux casting.
l'échec artistique du film s'inscrit dans son titre car il n'est pas concevable de raconter la bible en un seul film même s'il dure deux heures cinquante sauf à en faire une succession de vignettes des événements clés habituellement représentés quand on traite de la bible.
et effectivement on a le droit à la scène de la pomme mangée par Adam, le meurtre d'Abel par Cain, l'arche de Noe ,ect...le film étant une sorte de reader digest sans point de vue ou tout est mis en image et rien d'approfondi. Et au final on n'apprend rien de ce qu'on sait déjà
Certes le film a quelques guests stars comme Ava Gardner mais on ne leur demande pas grand chose sinon de faire une apparition pour que leur nom figure sur l'affiche.
Pour résumé, le film est une pure commande qu'a réalisé john Huston sans s'investir artistiquement, peut être spectaculaire à l'époque mais qui aujourd'hui ne présente strictement aucun intérêt.
et effectivement on a le droit à la scène de la pomme mangée par Adam, le meurtre d'Abel par Cain, l'arche de Noe ,ect...le film étant une sorte de reader digest sans point de vue ou tout est mis en image et rien d'approfondi. Et au final on n'apprend rien de ce qu'on sait déjà
Certes le film a quelques guests stars comme Ava Gardner mais on ne leur demande pas grand chose sinon de faire une apparition pour que leur nom figure sur l'affiche.
Pour résumé, le film est une pure commande qu'a réalisé john Huston sans s'investir artistiquement, peut être spectaculaire à l'époque mais qui aujourd'hui ne présente strictement aucun intérêt.
Passablement ennuyeux.... le film ne dégage pas grand chose d’une certaine grandeur qu’on aurait pu attendre d’un tel sujet.
Il a au moins le mérite d’être très romancé.
Il a au moins le mérite d’être très romancé.
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