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NomdeZeus
131 abonnés
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3,5
Publiée le 27 octobre 2013
Le plus hitchcockien des films de Brian De Palma, c’est dire! Tout dans la mise en scène d’Obsession (traveling révélateurs, musique empathique de Herrmann…), ainsi que dans les thématiques abordées (dualité, escroquerie…) porte la signature du maitre du suspense. Au petit jeu des comparaisons, De Palma ressort égratigné de son duel face à son mentor au vu du rythme assez mollasson du film et de certains rebondissements peu crédibles. Néanmoins, Obsession n’est pas dépourvu de qualités, surtout lorsque son réalisateur laisse libre cours à sa créativité et explore les parcelles glauques et sexuelles de son intrigue (thématiques qu’Hitchcock n’aurait pu qu’effleurer de par son tempérament). Il faut savoir s’affranchir de l’influence de son modèle pour prendre son envol.
Le début du film est assez envoûtant, l'ambiance presque mystique du film le rend fascinant. Obsession aurait vraiment pu prétendre à être grand mais Brian De Palma, peut être en manque d'inspiration artistique par la suite, tend à rendre rationnel ce qui ne l'était pas eu début, à donner un sens à cette descente aux enfers du personnage principal et se réfugie donc derrière la facilité. On passe du film dramatique et idyllique au thriller banal et pas vraiment intéressant à mon sens. Ça reste très bien mis en scène mais le film aurait gagné à garder le ton de départ.
Pourtant amateur du cinéma de Brian de Palma, j'ai trouvé ce Obsessions très décevant ! Tout sonne faux dans ce film et rien ne fonctionne ! Scénario à la mise en place longue, aux suspens absent et au final raté. spoiler: J'avais deviné le pseudo twist de l'ami traître dès le début. Et je n'ai même pas compris les motivations de l'ami traitre. Pourquoi lui rend-il l'argent ? Juste pour lui donner une leçon ?
Réalisation sans grande intensité dramatique aux nombreuses longueurs. Jeu d'acteur assez fade. Cliff Robertson est inexpressif du début à la fin Et que dire de cette scène finale à la limite du ridicule ?! De Palma est loin de ses plus grandes réussites comme Blow Out ou L'impasse !
Il n'aura échapper à personne que l'on pourrait résumer l'idée de base de "Obsession" de la même façon que "Vertigo" : un homme tombe amoureux d'une femme qui ressemble beaucoup à une femme qu'il a aimé et dont il se sent coupable de la mort ; mais cette femme n'est pas celle qu'elle croit. Et pourtant, malgré ce même point de départ, difficile de dire que les deux films racontent la même histoire. Dans "Vertigo", Scottie regrette une femme qu'il a peu eu le temps de connaître ; dans "Obsession", Michael regrette son épouse avec laquelle il est marié depuis longtemps. Les deux femmes ne meurent ni de la même façon, ni pour la même raison. Quant à la fin, elles sont incomparables, celle de De Palma étant bien plus capilotractée, voire un peu trop grand-guignolesque, et surtout plus glauque. A noter d'ailleurs que la fin du film doit beaucoup à Bernard Herrmann, qui trouvait la fin du scénario absolument ridicule (De Palma a confirmé) et serait donc en partie à l'origine du dénouement de "Obsession" : la musique de la séquence d'aéroport est d'ailleurs magnifique, et il serait intéressant de savoir si c'est elle qui a conditionné le montage (parfait) ou le contraire. "Obsession" est perçu comme étant à "Vertigo" ce que "Dressed to Kill" est à "Psycho" : un quasi-remake. C'est le cas pour "Dressed to Kill" (excellent mais prévisible), mais pas pour "Obsession", où De Palma se détache de son maître, comme il le refera, de manière bien plus comique, dans le génial "Body Double". On nuancera cependant en trouvant des scènes empruntées à "Rebecca" ou "Dial M for Murder"... Mais qu'importe : De Palma n'a jamais été aussi inspiré qu'en disciple agité d'Hitchcock.
Évidemment, évidemment... on a tous Hitchcock en tête en voyant ce film pour la première fois. La référence, qui deviendra omniprésente dans les films qui suivront, est déjà ici totalement assumée par De Palma, au point que ça en deviendrait presque gênant. La maîtrise formelle est impeccable, mais le film pâtit de deux gros défauts: la musique très envahissante de Bernard Herrmann, et le jeu pour le moins plat et monolithique de Cliff Robertson, loin de transcender l'écran. Au final, l'histoire prend un tournant assez attendu et limite décevant, heureusement compensé par une mise en scène très calibrée. Obsession résonne aujourd'hui, malgré ses qualités, comme le brouillon de plusieurs films à venir.
Hommage assumé au Vertigo d'Alfred Hitchcock, Obsession est un thriller envoûtant et dangereux se déroulant entre États-Unis et Italie et qui sait imprimer son rythme. Le scénario, légèrement tarabiscoté, nous embarque sur des chemins pleins de surprises. Kitsch, lent mais efficace.
Un bon De Palma, néanmoins un peu trop lent. L'intrigue est assez complexe mais on suit agréablement l'histoire grâce à de nombreux plans toujours bien réalisés. Mais ce n'est pas le meilleur de De Palma.
Un hybride entre thriller et drame, à l'intrigue hitchcockienne de qualité (notamment avec le thème du double). Certains plans sont très beaux. L'ambiance est romantique, avec des musiques omniprésentes (violons omniprésents). Sans spoiler, au fil du scénario, on bascule petit à petit vers un dénouement terrible.
De Palma aime tellement Hitchcock qu'il reprend ici la trame de Vertigo, sans bien sur atteindre le chef d'oeuvre de sieur Alfred. Nous avons en fin de compte un film bien ficelé, mais qui manque de punch. De Palma fera beaucoup mieux dans un même genre avec Blow Out.
De Palma est vraiment influencé par Hitchcock, on ne va pas s'en plaindre sauf qu'"Obsession" manque d'originalité surtout quand on a vu "Sueurs froides". John Lightow est excellent mais il suffit d'avoir vu un ou deux thrillers pour savoir que l'associé/ami est toujours le méchant. Cliff Robertson s'en sort très bien surtout lors de sa rencontre avec Geneviève Bujold où l'on peut voir l'amour dans son regard. Et si le scénario est bien écrit, on a vu mieux et niveau mise en scène, on a connu De Palma moins lourd. La musique est franchement trop présente.
Après Phantom of the Paradise mais bien avant Carrie et tous ses autres succès, sortait Obsession réalisé par un Brian De Palma encore en recherche de son propre style. C'est en tout cas le sentiment que laisse ce film, bien plus que celui d'avoir vu une oeuvre complète. Durant les deux premiers tiers, tout se passe bien. De Palma exprime sans trop de souci de ses fantasmes et laisse son film avancer convenablement même si il lui arrive de commettre quelques erreurs mineures (mouvements de caméra superflus, rythme parfois trop lent et réactions étranges des personnages) qui n’entachent pas trop l'histoire, on finis par accepter ce qui se passe devant nous, quel qu'il soit. Jusque là, son film fait son chemin tranquillement, mais malheureusement arrive le troisième tiers qui révèle l'une des plus grandes qualités de De Palma mais aussi sa plus grande faiblesse: son amour beaucoup trop grand du cinéma d'Alfred Hitchcock. Une fois que l'intrigue repart, ce n'est plus De Palma que l'on voit mais du Hitchcock reproduit à l'identique. Il en vient même à reproduire des scènes cultes et à repomper le fil scénaristique final de Vertigo quitte à trahir toute les pistes qu'il avait pris soin de déconstruire pour nous faire accepter l'impossibilité de la situation. Cela ne fait pas d'Obsession un mauvais film, mais De Palma aurait pu en faire un film unique avec sa propre identité si il avait permis à son film de continuer convenablement au lieu de laisser sa fan-attitude du Maître prendre le dessus dans son final. Un exercice de style.
Ce film, sorte de revisite de Vertigo par De Palma n'a pas le souffle pour tenir 1h40, et souffre de grosses baisses de rythme ainsi qu'un twist prévisible au possible. Malgré la superbe copie restaurée et la mise en scène de De Palma toujours impeccable je n'ai pas vraiment apprécié ce film trop "ampoulé".
En rendant une nouvelle fois hommage à Hitchcock, Brian De Palma signe une fois de plus un très bon film. Le rythme est lent, l'intrigue calme ; on prend le temps de nous exposer la situation et de développer le protagoniste, ce qui apporte une très grande densité au récit et aboutit à un final absolument grandiose, un moment d'anthologie à l'état brut. Comme pour "Soeurs de sang", la partition d'Herrmann (qui fait évidemment encore plus ressortir l'aspect Hitchcockien du film) joue beaucoup sur l'atmosphère, à la fois effrayante, fascinante et intimiste ... Bref, c'est encore un thriller impeccable de la part de De Palma. Même s'il ne compte pas parmi ses chefs d'oeuvre ...
La grande époque de De Palma, celle de Soeurs de Sang (1973) à Body Double (1985) où De Palma où De Palma au public des films hitchcokiens avec beaucoup de psychologie et de mystère autour de ses personnages. Si Obsessions n'est pas son oeuvre la plus emblématique de cette époque (Pulsions, Blow Out et Body Double étant vraiment les trois meilleurs), il en ressort une oeuvre prenante et touchante où le suspens est présent jusqu'aux dernières secondes. La mise en scène est brillante, le scénario remarquablement rédigé et la musique d'une rare beauté. Les acteurs sont bons, avec une mention spécial Geneviève Bujold qui crève l'écran.