À travers l'orage
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gimliamideselfes

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5,0
Publiée le 21 avril 2011
Il y a des films comme ça qu'on ne veut pas forcément voir, mais vu qu'on les a sous la main on les regarde quand même et où quelque chose de spécial se produit. C'est le cas ici. Ce film de Griffith que je ne connaissais pas était dans un coffret avec intolerance et naissance d'une nation deux films que je voulais voir (oui je sais il est idiot d'acheter en dvd des films libres de droits, mais ça fait toujours bien dans la vidéothèque). Ne connaissant Griffith que par sa réputation, j'avais un peu peur, le nombre de fois où j'ai entendu "c'est intéressant, mais chiant", j'avoue que j'avais une certaine appréhension, ses films étant très long. Je décide de commencer par le film le plus court du coffret qui devait durer en théorie 2h20 (mais il n'en durait que 1h40, sans doute la version ressortie en 1931 en salle aux USA). Alors j'ai été totalement subjugué par le film. C'est un film magnifique, alors je pourrai lui reprocher des tas de choses, comme les personnages flirtant avec la caricature, les cartons un peu trop explicatifs par moment, que des choses que je déteste d'habitude. Et puis le mélo ce n'est pas mon truc, sauf que là j'ai adoré.
Ce film est un chef d'oeuvre, parce que les cartons nous annonce déjà à l'avance le destin de cette femme, prépare le spectateur à la voir se faire malmener par le destin, c'est vraiment magnifique. De plus je suis quasi certain que Dreyer pour réaliser son chef d'oeuvre qu'est la passion de Jeanne d'Arc s'est inspiré de ce film (il s'est déjà inspiré de Intolerance pour pages arrachées du livre de Satan), les plans sur une femme triste (bien que plus accentuées encore chez Dreyer) déchirée par le destin, c'est juste sublime. En fait pour faire du cinéma, il faut une actrice belle et touchante et un metteur en scène qui la laisse s'exprimer devant la caméra, et ceci peut importe la manière, et on a quelque chose de splendide.
Ce film s'il n'est pas aussi moderne qu'un Murnau (bien qu'il vienne un peu plus tard avec l'Aurore, Nosferatu, City Girl), reste d'une puissance émotionnelle rare, c'est juste bouleversant.
Et puis je comprend vraiment pourquoi en quelques plans Gish était la muse de Griffith.
De plus je trouve ça profondément émouvant de voir un film aussi bon, aussi vieux, le film a 90 ans et il n'a rien perdu de sa splendeur, tous les gens qui ont fait ce film, pensé ce film, participé à ce film sont tous morts, mais ils sont bien là, vivant devant mes yeux durant la projection, la beauté éternelle de Gish mise sur pellicule par Griffith ça vaut bien tout l'or du monde.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 19 septembre 2011
De très beaux plans et un ensemble surprenant. Certainement l'un des meilleurs films de Griffith.
Caine78

7 754 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 septembre 2007
Une oeuvre splendide, signé par l'un des plus grands réalisateurs du cinéma muet : David Wark Griffith. Rarement un film a offert des images aussi puissantes, déchirantes à plusieurs reprises. Le scénario est lui aussi d'une grande richeese, et se fait presque une peinture des valeurs de l'époque, qui donnent froid dans le dos. Mais Griffith a aussi l'intelligence de ne pas rendre son film totalement noir, et l'espoir jaillit à plusieurs reprises, notamment vers la fin du film, qui est réellement un superbe moment de cinéma. Une oeuvre intense et superbe, à redécouvrir absolument.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 octobre 2025
Avec À travers l’orage, . Griffith s’éloigne de la fresque historique pour livrer l’un de ses films les plus humains et les plus bouleversants. Après les colosses que furent Naissance d’une Nation et Intolérance, il adapte ici un mélodrame intimiste, et signe peut-être son œuvre la plus sincère.


Griffith raconte l’histoire d’une femme rejetée, victime des conventions morales et du regard des autres. Mais derrière cette trame simple, le cinéaste déploie tout son génie : sa science du montage, sa maîtrise du rythme et son sens du cadre transforment chaque émotion en pur cinéma. Rien n’est forcé, rien n’est théâtral, il filme la douleur, la honte, la dignité, avec une modernité étonnante pour l’époque.


Lillian Gish, muse et miracle du film, irradie littéralement l’écran. Son jeu, d’une intensité rare, donne au personnage toute sa profondeur tragique. Elle incarne à elle seule la force et la fragilité du cinéma muet : un visage, un regard, suffisent à tout dire. Et dans la fameuse séquence sur la glace, Griffith atteint une virtuosité sidérante, alliant tension dramatique et émotion pure, un moment suspendu, presque mythologique.


Au-delà du drame, À travers l’orage touche à l’universel. Griffith y oppose la cruauté du jugement moral à la grâce du pardon, l’inhumanité des hommes à la beauté du geste. C’est un cinéma de foi, pas religieuse, mais humaine, où chaque plan respire la compassion.


Plus d’un siècle après sa sortie, le film conserve sa puissance et sa poésie. À travers l’orage est une œuvre intemporelle, qui rappelle à quel point les débuts du cinéma savaient déjà tout dire : la chute, la rédemption, la beauté, l’amour.


Un grand film, simple et sublime, où Griffith prouve qu’avant les mots, le cinéma savait déjà parler au cœur.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2010
C'est en 1920 que D.W.Griffith réalise avec " A Travers l'orage ", l'un des plus beaux films de tout les temps. Ce magnifique mélodrame raconte la vie bien malheureuse et tumultueuse d'une jeune femme, Allan Moore, et sans trop en dévoiler sur l'intrigue, on ne peut qu'admirer l'immense actrice qu'est Lillian Gish, qui nous fait part ici d'une prestation d'anthologie, car elle s'avère totalement habitée par son personnage, qui posséde que peu de moment de gaiété, et nul doute que sa perfomance d'exception doit beaucoup à la qualité du film. Mais évidemment qu'il ne faut pas oublier non plus la mise en scène parfaite du réalisateur d'Intolérance qui arrive sur tout le film à nous émouvoir et à nous attendrir comme jamais, et d'ailleurs le film possède certaines séquences vraiment inoubliable et qui marqueront des tas de cinéphiles, je pense notamment à la scène où Lillian Gish baptise elle-même son enfant ou encore celle de la fin du film se déroulant sur une rivière gelée. Cette fameuse séquence s'impose d'ailleurs, pour moi, comme l'une des plus réussi de l'histoire du 7ème art, car elle s'avère superbement bien filmée et totalement palpitante à suivre. Il s'agit donc, en ce qui me concerne, d'un des plus grands films muets jamais réalisé et possédant en plus une photographie qui a vraiment bien vieilli et d'une partition musicale d'accompagnement mélancolique, qui va parfaitement avec le style du récit. UN GRAND MERCI donc à toux ceux qui ont contribué à ce long métrage et plus particulièrement à D.W.Griffith et à Lillian Gish pour m'avoir donner de visionner cette oeuvre aussi belle, intelligente et possédant autant de sincérité et de maîtrise.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 117 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 novembre 2018
Voici l'histoire poignante d'une pauvre jeune fille leurrèe par un simulacre de mariage avant que ne vienne la tempête puis une errance de plusieurs heures aux limites de la mort! Lorsque D. W. Griffith propose le rôle de Anna Moore à l'inoubliable Lillian Gish dans "Way Down East", il savait qu'on avait là un film qui toucherait le public! L'injustice et la trahison marquent la vie d'Anna (admirablement interprètèe par Gish) qui cède aux avances d'un playboy sans scrupules! Personne ne pourra oublier dans ce classique du muet la scène terrible du baptême! Atterrèe par la crainte que l'âme de son bèbè ne soit pas sauvèe, Anna / Gish effectuera elle-même les rites sacrès! Bouleversant moment de cinèma [...] Même si l'intrigue est parfois convenue (cf. le final), Gish nous dèvaste (au sens propre comme au figurè) en portant le mètrage sur ses frêles èpaules! il en faut du courage pour supporter un faux mariage, la mort de son propre enfant, les commèrages intempestifs et une fuite en plein blizzard! Un tournage en plein hiver dans des dècors naturels, des conditions difficiles...mais à l'arrivèe cet essentiel du duo Griffith / Gish explosa le box-office en devenant la deuxième plus grosse recette après "The Birth of Nation"...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 décembre 2019
Le scénario de cette réalisation est clairvoyant, on s’intéresse de très près à son nouveau film, après le lys brisé, naissance d’une nation, intolérance, les deux orphelines, voici cette histoire mise en scène dans la catégorie oscarisé autant en emporte le vent.
Inutile de rappeler les mémoires rafraîchissantes, c’est familier et on connaît l’histoire sociale américaine par cœur au début de la première moitié du 20ème siècle, Hollywood Hollywood oh oh wowo avenue boulevard street ..!!

Un début présentable sur la sociologie conventionnelle humaniste, un cours d’érudit ayant du sens, écoutons-le écrit au tableau, présente une femme contrariée astreinte dénuée pleine de sensibilité au temps du cinéma en noir et blanc silence complet.
Restez si chers spectateurs.....laissez vous porter par sa doléance miséricordieuse....c’est excellent de voir ce film monument muséum de Mr D.W. Griffith, précurseur de cette vieille pellicule distribuée en salle cinématographique, l’Amérique l’Amérique country sur ses grands chevaux huuuuu......!
Yohan Marques
Yohan Marques

26 abonnés 64 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 décembre 2011
En 1920, Griffith est bien obligé de se rendre à l'évidence : son cinéma commence à lasser. grand spécialiste du mélodrame victorien et observateur attentif de l'innocence féminine menacée, celui qui est encore le dieu vivant du cinéma mondial va, pour la première fois de sa carrière, accepter certaines concessions afin de reconquérir le public... Oubliée la radicalité tragique du "lys brisé", Griffith prend le risque du film hybride qui voit se croiser les différentes étapes d'un destin tourmenté et, chose inédite, des parenthèses légères fortement empruntes de burlesque, le genre le plus en vogue de l'époque. Le pari est remporté haut la main tant le film affiche fièrement la maîtrise de son auteur rompu à une ryhmique narrative d'une efficacité redoutable. Affichant des véléités ouvertement commerciales (Happy-end, climax inouï sur un glacier...), "A travers l'orage" est la rencontre synbiotique entre un artiste et les contraintes et modes du moment. Palpitant, généreux et sans temps mort, c'est menacé par un risque de déclassement artistique que Griffith livrera au public son film le plus accessible et une parfaite introduction au cinéma muet pour ceux qui peuvent y être réfractaires.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juillet 2012
Faire un film de près de deux heures et demie sur une histoire qui est sur le papier tout ce qui y a de plus conventionnelle, c'est un très bon moyen de se prendre un mur. Alors en faire une belle réussite c'est un exploit qui mérite d'être salué. D.W. Griffith était considéré comme le premier grand cinéaste de l'Histoire, il suffit juste de regarder ce film pour savoir pourquoi. Bon déjà la durée a de quoi faire peur mais le montage admirablement bien rythmé fait qu'on ne la voit passer. Ensuite l'histoire, si cette dernière est dans les grandes lignes conventionnelle Griffith sait l'entourer d'une multitude de détails et personnages secondaires qui la rendent bien vivante et unique avec de temps en temps une petite pointe d'humour bien agréable pour que le tableau ne soit pas entièrement noir. Ensuite d'ensuite il y a une séquence d'anthologie celle très authentique, d'autant plus qu'elle a été tournée dans des conditions aussi dangereuses que celles que vivent les personnages pendant cette dernière, de la rivière glacée, grand moment de maîtrise technique et aussi de suspense. Et pour finir il y a une interprétation très réaliste, loin de celle outrée que l'on peut trouver dans certains films de la même époque, avec en particulier celle de Lilian Gish dont la cinégénie et la grâce exceptionnelles font des étincelles. Bon voilà 4 très bonnes raisons de regarder "A travers l'orage", vous savez ce qu'il vous reste à faire ???
Buzz063
Buzz063

99 abonnés 919 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juin 2012
Si pour ce film Griffith maintient son intérêt pour le mélodrame, le cinéaste apporte de nouveaux éléments qui étaient jusque là absents de son cinéma. Son film précèdent, Le Lys brisé n'a pas été un succès éclatant et Griffith est soucieux de ne pas lasser et de se renouveler. Tout en racontant une histoire grave où l'on suit le destin d'une jeune fille trompée par un Don Juan au rabais et sujette à l'opprobre publique, Griffith introduit des passages comiques nouveaux pour lui. Il se laisse même aller à conclure son film sur un happy end.
Malgré ces nouveautés, que l'on peut voit comme des concessions, A Travers l'orage est un film remarquable tant par la mise en scène, la séquence finale sur la rivière gelée étant particulièrement réussie, que par l'interprétation des acteurs, notament Lilian Gish qui était surement une des actrices les plus subtiles de l'époque du muet.
NicoMyers
NicoMyers

71 abonnés 302 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 septembre 2009
David W. Griffith livre ici un pur chef d'oeuvre, dont l'absolue beauté resiste au temps. Le réalisateur parvient à émouvoir et transmettre une histoire complexe, de tourments intérieurs et de désirs, par le simple biais d'images muettes et d'intertitres. Il offre même quelques séquences de rêveries abstraites entièrement subjectives. A travers l'orage contient donc son lot d'innovations, qui seront les bases du cinéma tel qu'on le connaît, et qui en fait une oeuvre incroyablement moderne. Mais il ne faut pas oublier le contenu pour autant. La technique est en effet au service d'une critique sociale - Griffith, assez conservateur, met en opposition le monde riche et débauché de la ville à celui pur et honnête de la campagne et des traditions - qui sert de fond à un magnifique portrait psychologique de l'héroïne, merveilleusement jouée par Lillian Gish.
Guillaume182
Guillaume182

147 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 août 2012
Je découvre enfin le cinéma du pionnier en Amérique D.W. Griffith.

Bien que pour moi; Murnau restera toujours le plus grand (son City girl est l'ultime chef d’œuvre du cinéma de cette époque pour moi).

Dans Way down east (le titre Américain) on retrouve à peu près les mêmes ingrédients que dans "City girl".

Une héroïne, les injustices et les mœurs de l'époque dans l'Amérique paysanne.

Une histoire palpitante et un suspens final insoutenable.

Un grand film qui témoigne d'une époque qui fait un peu froid dans le dos.
Alasky

454 abonnés 4 524 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mai 2009
Très bon Griffith, un de ses meilleurs, avec la merveilleuse Lillian Gish qui était son actrice fétiche.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 novembre 2014
Après La naissance d'une nation en 1914 et Intolerance en 1916, D.W. Griffith s'attaque à un nouveau phénomène de société : l'inégalité homme/femmes et l'intervention de la religion dans l'encadrement des relations amoureuses et sexuelles.

A travers l'orage est un mélodrame de 2h30 (durée de la version que j'ai visionné, avec des scènes perdues mentionnées, et brièvement résumées à chaque fois) qui raconte la vie d'Anna. Anna est une jeune femme de famille modeste, qui vit seule avec sa mère. Celle-ci, en manque d'argent, va envoyer sa fille chez des cousins éloignés, à la situation plus aisée, afin de leur demander une aide financière. Mais ils ne sont guère enclins à l'aider, et Anna va rencontrer là-bas Lennox Sanderson, gentleman qui s'amuse à séduire les femmes qu'il rencontre et qui cumule les aventures amoureuses. Celui-ci va jeter son dévolu sur Anna, et ce n'est pas le début d'une idylle...

J'avoue, personnellement, avoir eu du mal à tenir le rythme du film, très lent, mais je ne jouerai pas les hypocrites et les médisants en le jugeant ainsi. C'est un film dur, succession de mésaventures et de désillusions. Griffith se range ici du côté des femmes, auxquelles le traitement réservé est bien différent que celui qui est réservé aux hommes. En effet les Etats-Unis est un pays où la religion est très influente, et c'était encore plus le cas à l'époque. La thèse de Griffith s'appuie sur le fait que l'homme est fait pour avoir différentes conquêtes dans sa vie, conséquence de son instinct de reproduction naturel, et que la femme n'est faite pour n'avoir qu'un seul homme dans sa vie. Griffith décide donc de nous délivrer une histoire d'amour mettant en scène une femme jeune et pleine d'espoir, qui va être bernée et bafouée, et va devoir poursuivre son existence avec ce fardeau, quand celui qui l'a bernée ne sera quant à lui, pas inquiété. Griffith a mis de côté les moyens colossaux alloués à certaines de ses réalisations passées, pour restituer une oeuvre plus modeste, au message pourtant bien transmis et à l'efficacité indéniable. Le réalisateur a de nouveau fait appel à Lillian Gish, parfaite beauté triste, qui nous fait vivre tous ses tourments à travers l'histoire. Le reste du casting est également tout à fait à la hauteur.

Pour ma part, je dois avouer avoir quelque peu peiné lors du visionnage du film, mais après coup, j'en tire un bon souvenir et je le conseille à ceux qui seraient intéressés. Par contre, évitez de regarder ça quand vous êtes déprimé !
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