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Paul B
95 abonnés
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4,0
Publiée le 7 juillet 2025
Le film est globalement très réussi, alternance d'humour sarcastique et de drame à haute intensité, Virgin suicides pêche finalement par son titre trop révélateur et l'hyper-sexualisation de ces (beaucoup trop) jeunes filles.
Dans "Virgin Suicides", le passé flotte comme une brume : diffus, insaisissable, chargé de désir et d’incompréhension. Sofia Coppola signe une première œuvre aérienne, comme suspendue entre songe et réalité. Les Lisbon, insaisissables, deviennent des icônes fantasmées, vues à travers le prisme trouble de l’adolescence. Un film fragile et troublant, baigné d’une grâce mélancolique qui ne vous quitte pas.
Avec "Virgin Suicides", Sofia Coppola signait un premier long métrage d’une maturité troublante, presque déconcertante. Le film baigne dans une atmosphère mélancolique et suspendue, comme s’il refusait de trancher entre rêve et cauchemar. Il y a, dès les premières images, quelque chose de flou, de cotonneux, qui colle parfaitement à cette chronique adolescente filtrée par les souvenirs flous de garçons fascinés par les cinq sœurs Lisbon. Le sujet est grave, pourtant jamais traité de manière lourde. Coppola parvient à capter l’essence d’un drame, le suicide adolescent, sans jamais céder au pathos. Elle s’attarde plutôt sur le silence ou la musique obsédante de Air, les non-dits, les regards... Kirsten Dunst, magnétique, incarne parfaitement la figure de la jeune fille idéalisée et insaisissable. Un film lumineux sur l’opacité du chagrin.
Les actrices sont vraiment justes, très crédibles dans leur rôle, ce qui rend le film très prenant. Le scénario est bien construit, tout est à sa place, il n’y a rien de superflu. Visuellement, c’est superbe : les plans sont très soignés. Ce qui m’a surtout marqué, c’est cette fin de l’innocence : tu vois les quatre sœurs grandir, s’éveiller, se découvrir... et en même temps, elles restent hyper soudées. La fraternité entre elles est super bien montrée, tu ressens vraiment qu’elles se comprennent sans même avoir besoin de parler. Bref, c'est beau, c'est lourd en émotions, et ça te reste en tête.
Quelle beauté ce film ! a travers les yeux d'adolescents, on découvre des vies en quêtes de libertés, déchirées par le monde adulte sans pitié. les Acteurs, les images, la musique, et surtout le Script ... tout est terriblement bon et attachant !
L adolescence et ses secrets, la fascination des adolescents pour les 5 filles d une famille chretienne conservatrice On se laisse prendre au jeu de sofia coppola qui alterne des scenes illustrant la beaute la candeur l amour la fascination et le drame la morbidite raconte avec une subtilite legere L echec de l education d une famille chretienne qui essaie de s adapter a lambiance des bals de fin d annees, des invitations des garcons mais qui a l incartade d une des filles redouble de severite allant jusqua la sequestration causant des degats irreversibles dans cette famille
Mon avis est sûrement biaisé par l'amour que je donne à la bande son de ce film mais j'ai trouvé la narration fluide et très douce. Les plans sont réfléchis et sont le reflet d'un scénario ficelé.
Le film nous replonge dans les années 1970 aux États Unis dans une famille ultra rigide, conservatrice où le bonheur ne semble pas être permis surtout par la mère.les cinq filles très jolies d’ailleurs vont vivre un véritable calvaire qui les conduira inévitablement au suicide. On retrouve les emojis de l’adolescence ,?film subtil s’il en est. A voir
Après la tentative de suicide de leur dernière fille, des parents surprotecteurs, essaient d’enfermer leurs autres filles dans un cocon. L’esthétique du film est absolument sublime, bon jeux d’acteurs mais je me suis un peu ennuyé malgré un sujet fort qui traite du suicide.
Virgin Suicides est une œuvre en suspension, capturant le drame des sœurs Lisbon à travers le prisme d'une mémoire hantée. Ici, la mécanique narrative repose sur le regard d'un groupe de garçons, figés dans une fascination adolescente pour les sœurs Lisbon, ces silhouettes éthérées que le temps et la distance transforment en icônes inatteignables. Leur voix, collective et nostalgique, recompose les fragments d'une histoire qu'ils n'ont jamais véritablement comprise.
Dès les premières images, Coppola insuffle à son film une texture onirique : la photographie d'Edward Lachman est baignée de lumières pastel, de reflets mordorés et d'une douceur qui nimbe chaque plan d'une sensation d'irrealité. La musique d'Air parachève cette suspension du temps.
Ce voile esthétique renforce la dualité du film : une tragédie voilée de grâce, un récit suffocant sous des images diaphanes. Coppola ne cherche pas à asséner une brutalité naturaliste, mais à transformer la souffrance en poésie.
Sous cette délicate dentelle visuelle, le film déploie une critique du carcan parental. Mme Lisbon, Kathleen Turner, orchestre un huis clos où l'interdit règne en maître. Derriere une façade de protection, elle annihile peu à peu toute respiration, tout espace d'épanouissement pour ses filles. Cette prison domestique ne se structure pas par des actes de violence explicite, mais par une succession de restrictions qui minent insidieusement l'identité des Lisbon.
Pourtant, Coppola ne cède pas à la tentation du manichéisme : le père Lisbon (James Woods) est une figure effacée, un fantôme désarmé face à la rigueur de sa femme. La famille Lisbon n'est pas un simple foyer oppressif, mais un microcosme de la violence silencieuse qui, sous couvert d'amour, peut devenir un instrument d'effacement.
Virgin Suicides ne se limite pas à l'évocation d'une jeunesse brisée : c'est aussi une réflexion sur la manière dont les femmes sont perçues et enfermées dans des fantasmes projetés. Les narrateurs ne cherchent pas à comprendre les Lisbon, ils les idolâtrent, les figent dans une image inaltérable, une icône du désir inaccessible. Leur intériorité nous échappe, et c'est précisément là que réside le génie du film : leur mystère ne tient pas à une nature fuyante, mais à l'incapacité du regard masculin à appréhender leur subjectivité.
Le dénouement de Virgin Suicides ne cherche ni à donner un sens aux suicides ni à apporter une résolution. Coppola laisse planer un mystère qui ne se dissipe jamais, soulignant l'impossibilité d'expliquer certains drames.
Une ambiance glaçante et morbide. Une trame passionante. Les soeurs inspirent vraiment quelque chose de malaisant. J'ai beaucoup apprécié le côté candeur/noirceur. Il m'as chopé.
Ce film est visuellement magnifique. Mais si l'on oublie son esthétique, il ne reste pas grand chose finalement. C'est assez plat, monotone, déprimant, il ne se passe rien. L'histoire n'est pas non plus totalement inintéressante car on y voit l'adolescence des sœurs Lisbon avec flirts et tout ce qui en découle donc on se prend un minimum à l'histoire. Je ne sais pas trop quelle appréciation globale donner. Ai-je aimé ce film ? Je n'arrive même pas à le savoir !
J'attendais beaucoup de ce film. Je n'aurais pas dû ! Les premières minutes nous présagent une histoire sombre et un mystère qui va se révéler. On se demande: "Pourquoi un suicide collectif ??". Sauf qu'on regarde, on regarde, on enchaine des scènes ou les garçons voisins fantasment, espionnent et draguent les filles. Et puis on nous lâche ce final juste nul qui laisse le générique avec ce sentiment de nous avoir fait arnaquer pendant plus d'une heure. J'adore les fins qui te laisse t'imaginer la suite. Sauf que la, aucun indice, aucune idée de ce qu'il a pu se passer. Un mauvais film, rien de plus. Allez, il reste peut être la beauté de Kirsten Dunst mais rien d'autre.
Chapeau, je m’attendais pas du tout à autant aimer, et oui madame Kirsten Dunst est excellente dans l’œuvre, j’ai beaucoup également aimé Josh Hartnett. Je m’attendais vraiment pas à ce que l’œuvre soit aussi bien rythmé, j’ai été transporté dedans assez rapidement, puis la qualité de la réalisation, j’ai particulièrement été dans la vibe de l’œuvre à 100%, la BO est juste extraordinaire pour mes petites oreilles mon dieu. Les thématiques sur le suicide, la jeunesse, le premier amour et l’innocence sont maîtrisées, pour mon plus grand plaisir vu j’affectionne beaucoup ces sujets, et on a un final marquant qui laisse pas indemne, j’ai adoré !