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FrameAlchemy
11 critiques
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5,0
Publiée le 31 mars 2026
Dans Virgin Suicides, Sofia Coppola transforme l’adolescence en une brume douce et suffocante, où le mystère des sœurs Lisbon reste volontairement inaccessible. Le film capte moins des faits que des sensations, comme un souvenir qu’on n’arrive jamais à éclaircir. Cette distance narrative frustre autant qu’elle fascine, laissant le spectateur complice d’une obsession incomplète. La beauté visuelle contraste avec une profonde mélancolie, presque étouffante. C’est un film qui ne se comprend pas totalement, il se ressent, et il hante longtemps après.
Avec Virgin Suicides, Sofia Coppola impose une atmosphère vaporeuse où l’adolescence se teinte d’un mystère mélancolique presque irréel. Le récit, filtré par le regard fantasmé des garçons, transforme les sœurs Lisbon en figures insaisissables, à la fois fascinantes et désincarnées. Coppola privilégie la sensation et la langueur au détriment d’une véritable progression dramatique, ce qui peut engendrer une certaine distance. La beauté des images et la délicatesse du ton séduisent, mais finissent par tourner en boucle sur la même note nostalgique. Reste un film envoûtant et singulier, mais dont l’esthétisme dominant peut parfois étouffer l’émotion.
J'avais vu ce film pour la première fois vers 13-14 ans car ma sœur l'avait mis à la télé. Je me rappelle avoir été subjugué et avoir adoré ce long métrage. J'ai souhaité le revoir un plus de 20 ans après pour savoir si le sentiment était équivalent. La réponse est oui
Je n'ai pas vu beaucoup de film de Coppola fille, et j'avais été assez déçu du multi récompensé Lost in translation. Ici il s'agit de sa première ouvre adapté du romain éponyme. Et que dire si ce n'est que pour un premier film Sofia Coppola tutoie les sommets.
L'ambiance année 80 est magnifiquement rendu avec ce filtre particulier à la caméra, les décors et les costumes. On suit donc cette famille nombreuse chrétienne paraissant bien sous tout rapport mais finalement tellement névrosée. C'est touchant, émouvant, les problèmes de l'adolscence sont superbement traités et cela va largement au-delà de l'adolescence (la religion, l'amour, l'éducation etc.). Tout est sublime, pudique, beaucoup de choses sont suggérées mais force à l'évidence. Sofia Coppola maitrise son sujet d'une main de maitre et s'entour d'un casting royal en ayant su chercher des futurs acteurs talentueux ( Dunst, Cook , Hartnett).
Ce film a un côté hypnotique , on est happé directement dedans sans jamais en sortir un peu comme les garçons amouroeux à vie des soeurs Lisbon. Un chef d'oeuvre
Film relativement calme qui reste mystérieux jusqu'à la fin , étant donné que c’est fortement inspiré d’une histoire vrai il est normal que le filme ne " dévoile " pas les raisons des suicides des sœurs comme le mystère réel. Très bon filme qui reste en tête
Le destin, tragique, des cinq sœurs Lisbon dans une banlieue américaine bourgeoise et puritaine. Une histoire étrange et envoûtante, particulièrement bien filmée et racontée avec des jeunes acteurs attachants (dont Kirsten Dunst, la plus connue). Premier long-métrage à la réalisation de Sofia Coppola qui montre l'étendue de son talent sur ce terrible drame de l'adolescence.
Le film s'appelle Virgin SUICIDES, on assiste à un suicide dès le départ et... on s'en tape. Voilà, elle est morte, on continue, on s'en fiche. C'est assez dingue de concevoir un film aussi dur dans le fond et de le rater à ce point sur la forme. Ce qui devrait être un chamboulement pour toute une famille n'a pas d'intérêt scénaristique. Les soeurs préfèrent penser au prochain mec avec qui coucher que de réaliser la mort de leur soeur. Et penser que ce film a en plus été écrit et réalisé par Sofia Coppola, une femme donc, le rend encore plus étrange à regarder. Il y a un important goût d'inachevé, comme si c'était un vulgaire brouillon qu'on avait mis en scène...
Rréalisation des plus maîtrisées et impeccables. L'idée est intéressante et se suit très agréablement jusqu'à la moitié du film. Arrivé à l'abandon de Lux (onomastique discutable) par Trip, le spectateur comprend que le film fait bien plus que se foutre un peu de la gueule des garçons et des bigots dans une démarche un peu féministe et inoffensive et avec beaucoup de talent. Non, le film se révèle à ce moment être une tribune à charge contre l'homme d'une part, et l'Église d'autre part. Le sexe fort contre le sexe faible, les garçons voyeuristes et inconscients et inconséquents, contre les filles endoctrinées et jamais coupables de rien, le vilain curé et la bête grenouille de bénitier, et un suicide collectif mis sur le dos de la bigoterie d'une mère qui n'a rien compris à l'Évangile. Le seul personnage qui reste sympathique tout du long c'est le père qui n'a rien à se reprocher mais est complètement autiste et soumis à son épouse. Impossible de mettre la moyenne à ce très bon film au message profondément mauvais, c'est bien dommage j'étais plein de bonne volonté.
Les vertueux époux Lisbon (l'enseignant James Woods et la mère au foyer Kathleen Turner) sont les parents de cinq jeunes filles gracieuses, de blondes et irradiantes adolescentes dont l'expression angélique ne manque pas de troubler les garçons du voisinage. Lux et ses sœurs, par leur beauté romantique et leur parfaite éducation, sont les jeunes filles modèles de l'Amérique du début des années 80. Mais cette image bien lisse et idéalisée est un leurre et Sofia Coppola évoque les réalités et les tourments de l'adolescence à travers la pire extrémité : le suicide, comme n'en fait pas mystère le titre du film. On ne déflorera pas le sujet de ce fait divers tragique que la réalisatrice érige en énigme. Son film n'est d'ailleurs pas une tragédie. Le style et l'approche de Sofia Coppola lui permettent même d'intégrer des moments de fantaisie. La fille bien née de Francis Ford Coppola réalise une ouvre étonnante et étrange, parfaitement maitrisée et inventive. De loin, son film ressemble certes à une chronique courante des teenagers connaissant leur premier émoi. Sauf que "Virgin suicides" est un poème, une élégie qui invoque et respecte le mystère de l'adolescence et de la jeune fille. Inspirée, la mise en scène exprime une singularité qui confine à l'irréalité, découvre une sensibilité et une délicatesse qu'on ne retrouve pas toujours dans la nostalgie masculine au cinéma, parfois attachée à des souvenirs plus triviaux. D'une élégance et d'une sensualité troublantes, le film se maintient dans l'indicible, et le regard que la cinéaste porte sur ses héroïnes fait d'elles des mythes romantiques. Le drame épouvantable se mue en conte triste.
Poétique et mélancolique, ce premier film de Sofia Coppola captive par son ambiance onirique et sa narration délicate. L’esthétique soignée et les performances justes renforcent ce portrait nostalgique et troublant de l’adolescence. Un drame doux-amer réussi.
"Virgin Suicides" évolue dans une atmosphère cotonneuse trompeuse, autour d'une fratrie de 5 soeurs dont on connaît la destinée fatale dès le début de film. palpe à la perfection le sentiment de liberté et d'émancipation des adolescents qu'elle suit, puis la détresse aussi feutrée que brutale de leur emprisonnement. Magnifiquement interprétée (, , en tête), le film emmène doucement ses spectateurs impuissants vers un drame bouleversant mais si riche en sensations diffuses, en mélancolie tenace et en beauté tragique. À travers une mise en scène élégante et une bande-son envoûtante (signée Air), parvient à capturer l’essence insaisissable de l’adolescence, entre rêve et douleur sourde. "Virgin Suicides" laisse une empreinte durable, comme un souvenir d’été que le temps n’efface jamais tout à fait.
Le film est globalement très réussi, alternance d'humour sarcastique et de drame à haute intensité, Virgin suicides pêche finalement par son titre trop révélateur et l'hyper-sexualisation de ces (beaucoup trop) jeunes filles.
Dans "Virgin Suicides", le passé flotte comme une brume : diffus, insaisissable, chargé de désir et d’incompréhension. Sofia Coppola signe une première œuvre aérienne, comme suspendue entre songe et réalité. Les Lisbon, insaisissables, deviennent des icônes fantasmées, vues à travers le prisme trouble de l’adolescence. Un film fragile et troublant, baigné d’une grâce mélancolique qui ne vous quitte pas.