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Stallworth
6 abonnés
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5,0
Publiée le 1 janvier 2025
Un très bon film sur bien des aspects. Les points que j'ai particulièrement apprécié : - Le fait que l'histoire soit racontée du point de vue des garçons, véritablement impressionnés et intrigués par ces 4 soeurs, ça nous permet de bien ressentir le mystère autour de cette famille. - La bande son : les musiques sont tout simplement superbes et contribuent à cette sorte d'impression que ce film est un "doux rêve". - Les actrices. Elles sont tout simplement très convaincantes, on ressent une sorte de solidarité mystérieuse entre ces soeurs que l'on a du mal à percer.
Pour un sujet grave, qui est toujours d'actualité, on se plonge dans l'esprit torturé d'adolescentes, cinq magnifique petites anges qui ont décidé de ne pas vieillir. Pour sa première réalisations, Sofia Coppola, s'entoure d'un bon casting. La superbe Kristen Dunst bien sur, Josh Hartnett et surtout James Woods. On sent bien la patte de la réalisatrice avec sa caméra qui rent la réalité palpable, presque expérimentale. La triste fin,qui avec le titre bien sûr, est évident, mais difficile. à cela des parents trop protecteur peuvent faire du mal psychologiquement jusqu'à des fins plus grave. un drame effroyable et poignant.
Il y a beaucoup de douceur dans la façon que Sofia Coppola a de raconter et de mettre en scène cette histoire vraie. Ceci a pour conséquence d’ajouter une touche cotonneuse au geste proprement dramatique des sœurs Lisbon. Ce premier long-métrage, aussi soigné que maîtrisé, reste aujourd’hui encore son meilleur film. Même si la distribution ne présente aucune faute de goût, c’est bel et bien Kirsten Dunst qui attire tous les regards.
Une première réalisation qui frappe assez fort, venant décrypter une période ambigüe que nous avons toutes et tous vécue. L'intrigue est intelligemment amenée et vient pointer du doigt un mal qui est toujours d'actualité. Une vision intéressante et émouvante.
Voilà probablement la meilleure et première réalisation de Sofia Coppola, le film nous entraine dans le monde de 5 sœurs adolescentes, celles ci comme tous les adolescents sont avides de liberté, découvrent les premiers sentiments amoureux, spoiler: quand arrive le suicide de la sœur cadette .Virgin Suicides se ressent et se vit comme une plongée dans le mal être de jeunes filles, il ne faut pas trop chercher le comment du pourquoi. Les acteurs sont au top, la mise en scène excellente et la BO donne énormément de relief au film. 8/10
Ce film est vraiment la représentation ultime de l'adolescence vu par une femme. C'est à dire l'égoïsme des garçons envers les filles. Dans ce film les sœurs lisbon ne sont perçu uniquement que par les garçons. Ils les montrent totalement idéalisé alors que c'est juste des filles en souffrance.
Pour un coup d’essai, ce premier long-métrage n’est pas loin du coup de maître. Malgré ses thématiques sombres sur le mal-être d’adolescentes cherchant à s’émanciper d’un milieu rigoriste, "Virgin suicides" parvient à être parfois lumineux et solaire.
Je ne sais pas trop quoi en penser. Le récit n’est pas des plus passionnants et je n’y ai pas vu de « magie ». C’est une chronique de l’adolescence dans une famille assez conservatrice et dans une époque conservatrice. C’est vrai que c’était pas simple l’adolescence en y repensant ! Mais voilà, ce suicider pour RIEN comme ça … heureusement que dans la vrai vie les gens sont un peu plus courageux sinon l’espérance de vie serait de 25 ans (!).
A l’exception de la scène des disques brulés et la voix narrative a la fin qui parle "d’égoïsme scandaleux", le vrai sujet qui est la famille dysfonctionnelle et l'autorité d'une mère au besoin de contrôle maladif n'est pas abordé et le film échoue donc à mettre en scène l'explication et sa dimension psychologique (même si de dimension métaphorique il n'en manque pas), la réalisatrice préférant filmer les filles en tant que créatures célestes incomprises et/ou objet fantasmé. La BO colle superbement au film.
La réalisation brillamment maîtrisée nous plonge dans l'ambiance et l'univers des années 70 et de la bourgade bourgeoise où vivent les protagonistes auxquels on s'attache rapidement. Quelques beaux moments sont à noter, mais au final c'est plus un ressenti qu'autre chose qui nous fait apprécier le film.
un film lent dont on connait la fin dès le début et où on attend en vain pendant 1h30 l'explication des suicides des filles de la famille. Certains prétendent que c'est de la faute de l'esprit des années 70 ou des parents, notamment la mère, conservateurs, religieux et qui surprotègent leurs filles contre les pulsions de l'adolescence et l'appétit des garçons, mais le film ne montre pas ces parents comme des monstres. Par ailleurs, le film ne dit rien sur les relations des jeunes filles entre elles, ni au fond sur leurs réels sentiments vis à vis du monde extérieur. Tout ce qu'on sait c'est ce que montrent les images et c'est relativement banal, ou ce que racontent par voix off, les ados qui les courtisaient et ça ne nous apprend rien. En résumé, j'ai du loupé des choses, mais je n'ai pas du tout accroché
Le chant des sirènes est un piège imperceptible. Suave et fragile, il perturbe la raison et affole l'imagination. On peut l'expliquer par métaphores, symboles ou, lorsqu'il émane d'une prison dorée comme la maison des soeurs Lisbon, par une rumeur insidieuse qui extrapole et juge en toute ignorance. Les observant depuis la maison d'en face, une poignée de garçons recueille de temps à autre des objets divers, devenant sans le savoir les archivistes de leurs secrets. Ces jeunes-filles seront pour eux source de mystère, de désir et de bienveillance, déterminés qu'ils sont à percer leur aura évanescente, à savoir ce qui se trame au fil de leurs murmures. S'octroyant une présence interdite, ils se font les témoins d'une résignation rendue invisible par la délicatesse de leur féminité naissante. Davantage qu'une énigme, l'histoire des soeurs Lisbon est de celles qui exigent de savoir lire entre les lignes d'un journal intime. Graciles et hors du temps, elles étaient inséparables, comme entravées par un lien du sang devenu une prison mutuelle. Après la tragédie originelle qui scella brutalement leur destin avorté, les quatre soeurs portèrent le deuil de leur cadette avec une dignité inflexible. Aux yeux de tous, elles avaient encore un bel avenir. "A ton âge on ne connaît pas encore les souffrances de la vie. -Manifestement , Docteur, vous n'avez jamais été une fille de treize ans." La simplicité du verbe comme signal d'alarme, prononcé par la voix douce d'une petite soeur épuisée de devoir donner le change à une bonne humeur ambiante dont elle ne supporte plus les artifices. Avant sa mort, les cinq soeurs semblaient éternelles, errant entre le mobilier d'un salon bientôt oublié de tous et la majesté d'un vieil orme en fin de vie. Une vitrine aussi trompeuse que le sourire de Kirsten Dunst, mensonge radieux resté lettre morte. Le chant des sirènes s'est peu à peu métamorphosé en cri muet. L'orme est toujours là, témoin privilégié de la première tragédie qui aura fait de la demeure familiale un sépulcre en puissance. Face à la pelouse, quatre silhouettes viennent rendre un dernier hommage à ce fantasme évaporé qu'étaient les soeurs Lisbon. Leur jeunesse a disparu en même temps que les jeunes-filles. Elles qui n'ont en fait jamais vraiment existé, écrasées par le poids d'une éducation excessivement rigide, rendues trop faibles pour que leur joie de vivre fasse jeu égal avec leur beauté . Suivre le chant des sirènes a donné raison aux quatre garçons : ils ont été les seuls à voir qu'il s'agissait d'un appel à l'aide. Mais pas avant que le cortège de rumeurs ne se soit écroulé sous le poids de son inconsistance, et bien après que les jeunes-filles aient succombé aux prémices d'une mélancolie dévorante. Les voilà libérées des obligations terrestres, l'âme enfin en osmose avec un monde extérieur désormais impalpable. Autant de chimères laissées à l'abandon. Comme le souvenir déclinant d'un bel après-midi d'été. Comme l'arrière-goût musqué d'une liqueur de pêche après un premier baiser. Comme le regard impassible et bouleversant de cinq jeunes-filles depuis trop longtemps privées d'oxygène ...