Note moyenne
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un film lent dont on connait la fin dès le début et où on attend en vain pendant 1h30 l'explication des suicides des filles de la famille. Certains prétendent que c'est de la faute de l'esprit des années 70 ou des parents, notamment la mère, conservateurs, religieux et qui surprotègent leurs filles contre les pulsions de l'adolescence et l'appétit des garçons, mais le film ne montre pas ces parents comme des monstres. Par ailleurs, le film ne dit rien sur les relations des jeunes filles entre elles, ni au fond sur leurs réels sentiments vis à vis du monde extérieur. Tout ce qu'on sait c'est ce que montrent les images et c'est relativement banal, ou ce que racontent par voix off, les ados qui les courtisaient et ça ne nous apprend rien.
En résumé, j'ai du loupé des choses, mais je n'ai pas du tout accroché
En résumé, j'ai du loupé des choses, mais je n'ai pas du tout accroché
Le chant des sirènes est un piège imperceptible. Suave et fragile, il perturbe la raison et affole l'imagination. On peut l'expliquer par métaphores, symboles ou, lorsqu'il émane d'une prison dorée comme la maison des soeurs Lisbon, par une rumeur insidieuse qui extrapole et juge en toute ignorance. Les observant depuis la maison d'en face, une poignée de garçons recueille de temps à autre des objets divers, devenant sans le savoir les archivistes de leurs secrets. Ces jeunes-filles seront pour eux source de mystère, de désir et de bienveillance, déterminés qu'ils sont à percer leur aura évanescente, à savoir ce qui se trame au fil de leurs murmures.
S'octroyant une présence interdite, ils se font les témoins d'une résignation rendue invisible par la délicatesse de leur féminité naissante. Davantage qu'une énigme, l'histoire des soeurs Lisbon est de celles qui exigent de savoir lire entre les lignes d'un journal intime. Graciles et hors du temps, elles étaient inséparables, comme entravées par un lien du sang devenu une prison mutuelle. Après la tragédie originelle qui scella brutalement leur destin avorté, les quatre soeurs portèrent le deuil de leur cadette avec une dignité inflexible. Aux yeux de tous, elles avaient encore un bel avenir.
"A ton âge on ne connaît pas encore les souffrances de la vie.
-Manifestement , Docteur, vous n'avez jamais été une fille de treize ans."
La simplicité du verbe comme signal d'alarme, prononcé par la voix douce d'une petite soeur épuisée de devoir donner le change à une bonne humeur ambiante dont elle ne supporte plus les artifices. Avant sa mort, les cinq soeurs semblaient éternelles, errant entre le mobilier d'un salon bientôt oublié de tous et la majesté d'un vieil orme en fin de vie. Une vitrine aussi trompeuse que le sourire de Kirsten Dunst, mensonge radieux resté lettre morte.
Le chant des sirènes s'est peu à peu métamorphosé en cri muet. L'orme est toujours là, témoin privilégié de la première tragédie qui aura fait de la demeure familiale un sépulcre en puissance. Face à la pelouse, quatre silhouettes viennent rendre un dernier hommage à ce fantasme évaporé qu'étaient les soeurs Lisbon. Leur jeunesse a disparu en même temps que les jeunes-filles. Elles qui n'ont en fait jamais vraiment existé, écrasées par le poids d'une éducation excessivement rigide, rendues trop faibles pour que leur joie de vivre fasse jeu égal avec leur beauté .
Suivre le chant des sirènes a donné raison aux quatre garçons : ils ont été les seuls à voir qu'il s'agissait d'un appel à l'aide. Mais pas avant que le cortège de rumeurs ne se soit écroulé sous le poids de son inconsistance, et bien après que les jeunes-filles aient succombé aux prémices d'une mélancolie dévorante. Les voilà libérées des obligations terrestres, l'âme enfin en osmose avec un monde extérieur désormais impalpable.
Autant de chimères laissées à l'abandon.
Comme le souvenir déclinant d'un bel après-midi d'été.
Comme l'arrière-goût musqué d'une liqueur de pêche après un premier baiser.
Comme le regard impassible et bouleversant de cinq jeunes-filles depuis trop longtemps privées d'oxygène ...
S'octroyant une présence interdite, ils se font les témoins d'une résignation rendue invisible par la délicatesse de leur féminité naissante. Davantage qu'une énigme, l'histoire des soeurs Lisbon est de celles qui exigent de savoir lire entre les lignes d'un journal intime. Graciles et hors du temps, elles étaient inséparables, comme entravées par un lien du sang devenu une prison mutuelle. Après la tragédie originelle qui scella brutalement leur destin avorté, les quatre soeurs portèrent le deuil de leur cadette avec une dignité inflexible. Aux yeux de tous, elles avaient encore un bel avenir.
"A ton âge on ne connaît pas encore les souffrances de la vie.
-Manifestement , Docteur, vous n'avez jamais été une fille de treize ans."
La simplicité du verbe comme signal d'alarme, prononcé par la voix douce d'une petite soeur épuisée de devoir donner le change à une bonne humeur ambiante dont elle ne supporte plus les artifices. Avant sa mort, les cinq soeurs semblaient éternelles, errant entre le mobilier d'un salon bientôt oublié de tous et la majesté d'un vieil orme en fin de vie. Une vitrine aussi trompeuse que le sourire de Kirsten Dunst, mensonge radieux resté lettre morte.
Le chant des sirènes s'est peu à peu métamorphosé en cri muet. L'orme est toujours là, témoin privilégié de la première tragédie qui aura fait de la demeure familiale un sépulcre en puissance. Face à la pelouse, quatre silhouettes viennent rendre un dernier hommage à ce fantasme évaporé qu'étaient les soeurs Lisbon. Leur jeunesse a disparu en même temps que les jeunes-filles. Elles qui n'ont en fait jamais vraiment existé, écrasées par le poids d'une éducation excessivement rigide, rendues trop faibles pour que leur joie de vivre fasse jeu égal avec leur beauté .
Suivre le chant des sirènes a donné raison aux quatre garçons : ils ont été les seuls à voir qu'il s'agissait d'un appel à l'aide. Mais pas avant que le cortège de rumeurs ne se soit écroulé sous le poids de son inconsistance, et bien après que les jeunes-filles aient succombé aux prémices d'une mélancolie dévorante. Les voilà libérées des obligations terrestres, l'âme enfin en osmose avec un monde extérieur désormais impalpable.
Autant de chimères laissées à l'abandon.
Comme le souvenir déclinant d'un bel après-midi d'été.
Comme l'arrière-goût musqué d'une liqueur de pêche après un premier baiser.
Comme le regard impassible et bouleversant de cinq jeunes-filles depuis trop longtemps privées d'oxygène ...
On frôle le chef d’œuvre ou peut-être y sommes nous ? J’avais vu ce film à sa sortie en salle et en étais ressorti groggy. 25 ans plus tard, il n’a rien perdu de sa force émotionnelle. Sans doute que Sofia Coppola aura réalisé son coup de maître à l’aube de sa carrière.
"Virgin Suicides" est une ode sincère au trouble adolescent, un sujet terrible, traité avec une telle douceur
A l'image de ses personnages, plein de grâce et d'énigmes, interrogateurs, moqueurs, tendres, laconiques, entre réalisme et fantasmes, il est mémoire plurielle et exaltée de jeunes adolescents
C’est un film que l'on ressent plus qu'on ne le comprend, parce que c’est une tragédie, enveloppée dans ce qu’il y a de plus tendre, de plus doux, sous forme de visions floues, de souvenirs vagues et incomplets, de rêveries et de fantasmes
.
Sofla Copola spoiler: (la fille de son père
) montre une image élégante et féminine qui tranche avec la vision US habituelle de l’adolescence vulgaire. Cette cinéaste / styliste fait « défiler » une œuvre de haute couture aussi blanche, duveteuse, blonde que ténébreuse.
" Virgin Suicides " est un poème lyrique exprimant une plainte douloureuse et des sentiments mélancoliques, Véritable bijou, qui nous parlera longtemps à tous avec un sentiment rétrospectif aussi jouissif que mélancolique
A l'image de ses personnages, plein de grâce et d'énigmes, interrogateurs, moqueurs, tendres, laconiques, entre réalisme et fantasmes, il est mémoire plurielle et exaltée de jeunes adolescents
C’est un film que l'on ressent plus qu'on ne le comprend, parce que c’est une tragédie, enveloppée dans ce qu’il y a de plus tendre, de plus doux, sous forme de visions floues, de souvenirs vagues et incomplets, de rêveries et de fantasmes
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Sofla Copola spoiler: (la fille de son père
) montre une image élégante et féminine qui tranche avec la vision US habituelle de l’adolescence vulgaire. Cette cinéaste / styliste fait « défiler » une œuvre de haute couture aussi blanche, duveteuse, blonde que ténébreuse.
" Virgin Suicides " est un poème lyrique exprimant une plainte douloureuse et des sentiments mélancoliques, Véritable bijou, qui nous parlera longtemps à tous avec un sentiment rétrospectif aussi jouissif que mélancolique
On est dans le domaine du film dont on se souvient le reste de sa vie. Un film hors norme,planant dominé par une Kirsten Dunst éblouissante comme jamais. Un rêve de film même si l'histoire est triste.
Un très beau drame réalisé par Sofia Coppola sur le suicide de quatre adolescentes incarnées par Kristen Dunst, Leslie Hayman, A.J.Cook , Hannah R. Hall.
Un joli film dramatique ou de l’enfermement des filles dans les valeurs puritaines. En même temps, c’est une œuvre de fiction qu’il faut prendre un peu au second degré. Une belle approche hamiltonienne du mystère de la féminité. Le jeu des jeunes acteurs/trices est admirable. Sofia Coppola, en digne fille de son père, signe là une œuvre à la fois dérangeante et fascinante.
Loin du Teen Movie sirupeux, Virgin suicides explore une vision alternative de l'adolescence, beaucoup plus torturée et incomprise, sujet d'expérimentation d'une société astreinte à un carcan aliénant. Sofia Coppola capture, avec son élégance habituelle, l'isolement d'une union sororale, cloîtrée dans une demeure catholique puritaine.
Le père de famille, entourée de femmes, est comme castré par l'autorité naturelle de la mère. Leurs filles sont des objets de désir pour une bande de garçons lycéens. C'est d'ailleurs à travers leur narration endeuillée – comme le laisse deviner le titre – que l'on découvre les événements.
Ce point de vue nous permet d'observer l’incommunicabilité de la famille, gangrénée par la surprotection de la mère. Un léger mystère plane sur l'ensemble des conditions ayant poussé au spoiler: suicide collectif
.
Les dehors bienheureux cachent un ressenti tourmenté. Comme la pelouse abimée, Lux, spoiler: après son rapport sexuel avec Trip
, est abandonnée. spoiler: Une fois l'acte accompli, et "l'objet convoité" obtenu, son insaisissabilité s'évapore, en même temps que l'innocence de Lux et que sa conception romantique de l'amour
.
L'étau se resserre. Les parents ne se doutent pas du mal-être de leurs filles ni des mesures liberticides de leur éducation. Les solutions qu'ils apportent, spoiler: à l'instar de la grille retirée après le premier suicide
, arrivent à contretemps, et ne répondent pas au problème initial.
Le père de famille, entourée de femmes, est comme castré par l'autorité naturelle de la mère. Leurs filles sont des objets de désir pour une bande de garçons lycéens. C'est d'ailleurs à travers leur narration endeuillée – comme le laisse deviner le titre – que l'on découvre les événements.
Ce point de vue nous permet d'observer l’incommunicabilité de la famille, gangrénée par la surprotection de la mère. Un léger mystère plane sur l'ensemble des conditions ayant poussé au spoiler: suicide collectif
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Les dehors bienheureux cachent un ressenti tourmenté. Comme la pelouse abimée, Lux, spoiler: après son rapport sexuel avec Trip
, est abandonnée. spoiler: Une fois l'acte accompli, et "l'objet convoité" obtenu, son insaisissabilité s'évapore, en même temps que l'innocence de Lux et que sa conception romantique de l'amour
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L'étau se resserre. Les parents ne se doutent pas du mal-être de leurs filles ni des mesures liberticides de leur éducation. Les solutions qu'ils apportent, spoiler: à l'instar de la grille retirée après le premier suicide
, arrivent à contretemps, et ne répondent pas au problème initial.
J’avais peur de tombé sur un film ennuyant mais finalement, pris dans le tourment et la curiosité de ses jeunes filles qui veulent découvrir la vie le film passe à une vitesse folle.
J’apprécie les différents point de vue du film, autant dans la peau de l’une des sœurs autant dans celle de leurs admirateurs.
J’apprécie les différents point de vue du film, autant dans la peau de l’une des sœurs autant dans celle de leurs admirateurs.
On se laisse emporter par l'histoire, par l'intrigue, on se pose dès le début la question du pourquoi ce geste extrême à un âge si jeune. La narration du point de vue des garçons complètement fascinés par ces jeunes filles apporte cette atmosphère mystérieuse et qui surélève ces personnages par rapport aux autres. On prend chaque détail de leur vie comme un indice qui nous mènera vers une réponse et malheureusement cette réponse n'arrive jamais. Personnellement j'ai un peu de mal avec les films qui ne se "finissent" pas. Surtout que dans celui-ci le rythme est assez lent et on espère une fin puissante pour relever le tout mais puisque le suicide des filles est annoncé dès le début, cet événement ne suffit pas à nous apporter ce qui manque puisqu'on ne se demande pas si elles vont le faire mais pourquoi et sans la réponse, le film reste en suspend et franchement à la fin, je me suis posé la question : Le film n'était pas juste une perte de temps? Alors que pourtant j'ai plutôt bien aimé le regarder.
A la Recherche du Véritable Amour
Sofia Coppola démontre déjà toute l'étendue de son talent inné, pour l'écriture et la réalisation, avec son premier long métrage.
« The Virgin Suicides », adaptation du roman éponyme de Jeffrey Eugenides, est un drame romantique psychologique qui aborde le problème de spoiler: la surprotection parentale
.
M. Lisbon (James Woods) et Mme Lisbon (Kathleen Turner) sont des spoiler: parents catholiques surprotecteurs qui ont cinq filles âgées de 13 à 17 ans en 1975 : Lux (Kirsten Dunst), Mary (A.J. Cook), Cecilia (Hanna R. Hall), Therese (Leslie Hayman) et Bonnie (Chelse Swain)
.
Lorsque Cecilia, la plus jeune des filles, spoiler: survit à une tentative de suicide, son psychologue, le Dr Horniker (Danny DeVito), diagnostique un « Appel à l'Aide ». Et prescrit des interactions avec des jeunes de leur âge, y compris du sexe opposé, afin de leur permettre de se développer normalement aux côtés de leurs pairs
.
Les parents spoiler: ultraconservateurs organisent alors une « fête », sous contrôle strict, avec les garçons des voisins
.
A l'école, spoiler: Trip (Josh Hartnett), la vedette du lycée, qui fait partie de l'équipe de football américain, et qui fait fondre toutes ses camarades féminines, tombe amoureux de Lux. Au point de requérir un rendez-vous privé avec son Professeur de Mathématiques, M. Lisbon, le père de Lux et de ses quatre sœurs, afin de lui demander de le laisser emmener Lux au bal de fin d’année en lui promettant d’emmener des partenaires de danse pour Thérèse, Mary et Bonnie, et d’y aller en groupe avec M. Lisbon chaperonnant le bal. Mme et M. Lisbon acceptent
.
Après avoir remporté les spoiler: titres de Roi et de Reine du Bal, Trip persuade Lux de quitter leur groupe et de faire une promenade sur le terrain de football, où ils finissent par faire l’amour. Ensuite, Lux s’endort et Trip l’abandonne. A l’aube, Lux se réveille seule et prend un taxi pour rentrer chez elle, accueillie par ses parents désemparés
.
S'ensuit alors spoiler: une assignation a domicile avec stricte interdiction d’avoir le moindre contact avec l’extérieur, y compris d’aller à l’école. Les filles tentent de trouver des moyens de communications avec les garçons des voisins
.
Après des spoiler: mois de confinement, un message est finalement décodé. Quand les garçons arrivent, ils ne peuvent que constater le suicide collectif des filles Lisbon. Seule Lux est encore en vie, mais plus pour longtemps
.
A leur réveil, spoiler: les Lisbon sont horrifiés et fuient le quartier. Madame Lisbon ne cesse de répéter combien ils aimaient leurs filles et Monsieur Lisbon demande à un ami de vider, nettoyer et vendre la maison et leurs biens
.
Les garçons spoiler: récupèrent les albums de photos et mémentos de la famille. Des années plus tard, a l’âge adulte, ils se rappellent combien ils les ont vraiment aimés. Sauf Trip, pour qui s’était une passade
.
Le casting comprend James Woods dans le rôle de M. Lisbon, Kathleen Turner dans le rôle de Mme Lisbon, Kirsten Dunst dans le rôle de Lux Lisbon, Josh Hartnett dans le rôle de Trip Fontaine, A.J. Cook dans le rôle de Mary Lisbon, Hanna R. Hall dans le rôle de Cecilia Lisbon, Leslie Hayman dans le rôle de Therese Lisbon, Chelse Swain dans le rôle de Bonnie Lisbon, Anthony Desimone dans le rôle de Chase Buell, Lee Kagan dans le rôle de David Barker, Robert Schwartzman dans le rôle de Paul Baldino, Noah Shebib dans le rôle de Parkie Denton, Jonathan Tucker dans le rôle de Tim Weiner, Michael Paré dans le rôle de Trip Fontaine adulte, Scott Glenn dans le rôle du Père Moody, Danny DeVito dans le rôle du Dr Horniker, Hayden Christensen dans le rôle de Jake Hill Conley et Giovanni Ribisi dans le rôle du narrateur, tous excellent dans leurs rôles respectifs.
La bande originale composée par le duo de musique électronique français Air convient au thème du film comme le souhaitait Sofia Coppola.
« Virgin Suicides » a été sélectionné au Festival de Cannes et nominé pour plusieurs prix majeurs dans le monde entier, remportant les MTV Movie Awards – Meilleur/e Nouveau/Nouvelle Réalisateur/Réalisatrice et les Young Hollywood Awards – Meilleure Réalisatrice pour Sofia Coppola, ainsi que le Casting Society of America Award – Casting de Longs Métrages Indépendants pour Linda Phillips Palo et Robert McGee.
4.7/5
Sofia Coppola démontre déjà toute l'étendue de son talent inné, pour l'écriture et la réalisation, avec son premier long métrage.
« The Virgin Suicides », adaptation du roman éponyme de Jeffrey Eugenides, est un drame romantique psychologique qui aborde le problème de spoiler: la surprotection parentale
.
M. Lisbon (James Woods) et Mme Lisbon (Kathleen Turner) sont des spoiler: parents catholiques surprotecteurs qui ont cinq filles âgées de 13 à 17 ans en 1975 : Lux (Kirsten Dunst), Mary (A.J. Cook), Cecilia (Hanna R. Hall), Therese (Leslie Hayman) et Bonnie (Chelse Swain)
.
Lorsque Cecilia, la plus jeune des filles, spoiler: survit à une tentative de suicide, son psychologue, le Dr Horniker (Danny DeVito), diagnostique un « Appel à l'Aide ». Et prescrit des interactions avec des jeunes de leur âge, y compris du sexe opposé, afin de leur permettre de se développer normalement aux côtés de leurs pairs
.
Les parents spoiler: ultraconservateurs organisent alors une « fête », sous contrôle strict, avec les garçons des voisins
.
A l'école, spoiler: Trip (Josh Hartnett), la vedette du lycée, qui fait partie de l'équipe de football américain, et qui fait fondre toutes ses camarades féminines, tombe amoureux de Lux. Au point de requérir un rendez-vous privé avec son Professeur de Mathématiques, M. Lisbon, le père de Lux et de ses quatre sœurs, afin de lui demander de le laisser emmener Lux au bal de fin d’année en lui promettant d’emmener des partenaires de danse pour Thérèse, Mary et Bonnie, et d’y aller en groupe avec M. Lisbon chaperonnant le bal. Mme et M. Lisbon acceptent
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Après avoir remporté les spoiler: titres de Roi et de Reine du Bal, Trip persuade Lux de quitter leur groupe et de faire une promenade sur le terrain de football, où ils finissent par faire l’amour. Ensuite, Lux s’endort et Trip l’abandonne. A l’aube, Lux se réveille seule et prend un taxi pour rentrer chez elle, accueillie par ses parents désemparés
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S'ensuit alors spoiler: une assignation a domicile avec stricte interdiction d’avoir le moindre contact avec l’extérieur, y compris d’aller à l’école. Les filles tentent de trouver des moyens de communications avec les garçons des voisins
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Après des spoiler: mois de confinement, un message est finalement décodé. Quand les garçons arrivent, ils ne peuvent que constater le suicide collectif des filles Lisbon. Seule Lux est encore en vie, mais plus pour longtemps
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A leur réveil, spoiler: les Lisbon sont horrifiés et fuient le quartier. Madame Lisbon ne cesse de répéter combien ils aimaient leurs filles et Monsieur Lisbon demande à un ami de vider, nettoyer et vendre la maison et leurs biens
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Les garçons spoiler: récupèrent les albums de photos et mémentos de la famille. Des années plus tard, a l’âge adulte, ils se rappellent combien ils les ont vraiment aimés. Sauf Trip, pour qui s’était une passade
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Le casting comprend James Woods dans le rôle de M. Lisbon, Kathleen Turner dans le rôle de Mme Lisbon, Kirsten Dunst dans le rôle de Lux Lisbon, Josh Hartnett dans le rôle de Trip Fontaine, A.J. Cook dans le rôle de Mary Lisbon, Hanna R. Hall dans le rôle de Cecilia Lisbon, Leslie Hayman dans le rôle de Therese Lisbon, Chelse Swain dans le rôle de Bonnie Lisbon, Anthony Desimone dans le rôle de Chase Buell, Lee Kagan dans le rôle de David Barker, Robert Schwartzman dans le rôle de Paul Baldino, Noah Shebib dans le rôle de Parkie Denton, Jonathan Tucker dans le rôle de Tim Weiner, Michael Paré dans le rôle de Trip Fontaine adulte, Scott Glenn dans le rôle du Père Moody, Danny DeVito dans le rôle du Dr Horniker, Hayden Christensen dans le rôle de Jake Hill Conley et Giovanni Ribisi dans le rôle du narrateur, tous excellent dans leurs rôles respectifs.
La bande originale composée par le duo de musique électronique français Air convient au thème du film comme le souhaitait Sofia Coppola.
« Virgin Suicides » a été sélectionné au Festival de Cannes et nominé pour plusieurs prix majeurs dans le monde entier, remportant les MTV Movie Awards – Meilleur/e Nouveau/Nouvelle Réalisateur/Réalisatrice et les Young Hollywood Awards – Meilleure Réalisatrice pour Sofia Coppola, ainsi que le Casting Society of America Award – Casting de Longs Métrages Indépendants pour Linda Phillips Palo et Robert McGee.
4.7/5
les mœurs adolescents sont joliment représentés après le film reste dans la figuration, c'est dommage de s'en tenir à l'histoire d'amour classique.
Bon.. Que dire? Film remplie de sunspens , de hate , de questionnement et surtout de pourquoi? Chaque personne a sa maniere de voir pourquoi ceci est arrivé au filles , pourquoi elles ont fait ca et cest extrement beau
spoiler:
l la scene de larbre ou elle defende la derniere trace de la soeur , juste magnifique? spoiler:
Un de mes films préféres , je n'ai rien a re dire , les effet des le debut de la version si parfaite , si cliché des quartier au USA puis d'un coup le choque . Je vais acheter le livre , juste pour le lire et tout analyser .. Cest fou , ce film sois on l'adore , sois on le hais . Merci a la réalisatrice et a l'auteur d'avoir pu remettre le sens de ma vie , de leurs vie en questions
l la scene de larbre ou elle defende la derniere trace de la soeur , juste magnifique? spoiler:
Un de mes films préféres , je n'ai rien a re dire , les effet des le debut de la version si parfaite , si cliché des quartier au USA puis d'un coup le choque . Je vais acheter le livre , juste pour le lire et tout analyser .. Cest fou , ce film sois on l'adore , sois on le hais . Merci a la réalisatrice et a l'auteur d'avoir pu remettre le sens de ma vie , de leurs vie en questions
Décidément cette semaine cinéma a été pleine de surprise. Après Yorgos Lanthimos et Quentin Dupieux, voilà une bonne surprise venant d'une autre réalisatrice dont je ne suis habituellement pas fan du travail avec Sofia Coppola.
Je suis vraiment étonné d'avoir accroché à ce coup d'essai de Sofia Coppola, alors que j'avais vu d'autres films d'elle qui ne m'avaient pas du tout convaincus. À savoir The bling ring et Lost in translation.
J'ai ici trouvé qu'il y avait une certaine poésie et sérénité qui se dégageait du film, et ce malgré les tragédies qui s'y produisent et les thèmes lourds abordés.
L'esthétique du film et le rythme assez lent du récit ont renforcé mon immersion, avec en plus de ça une bande son très réussie avec la musique de Air qui sublime cet univers envoûtant. C'était également une bonne idée de retracer le récit du point de vue du groupe de garçons.
Sofia Copolla crée de jolis cadres qui participent à ce côté serein en apparence dans la vie de banlieue pavillonnaire, mais qui cache en fait plus de noirceur dans les foyers. Je pense notamment au très joli plan de Lux sur le terrain de football. À ce niveau d'ailleurs, Kirsten Dunst crève l'écran et vole la vedette aux quatre autres sœurs Lisbon. Elle dégage vraiment un esprit rebelle et un côté malicieux.
Un joli récit sur l'adolescence qui tente de retracer le mal que l'on peut ressentir à cet âge là avec justesse et délivre de jolies scènes comme [Spoiler] l'échange au téléphone par chansons interposées ou encore la fin quand les garçons s'imaginent déjà sur la route avec elles et qu'on revient à la triste réalité du suicide des autres sœurs [Spoiler].
Je suis vraiment étonné d'avoir accroché à ce coup d'essai de Sofia Coppola, alors que j'avais vu d'autres films d'elle qui ne m'avaient pas du tout convaincus. À savoir The bling ring et Lost in translation.
J'ai ici trouvé qu'il y avait une certaine poésie et sérénité qui se dégageait du film, et ce malgré les tragédies qui s'y produisent et les thèmes lourds abordés.
L'esthétique du film et le rythme assez lent du récit ont renforcé mon immersion, avec en plus de ça une bande son très réussie avec la musique de Air qui sublime cet univers envoûtant. C'était également une bonne idée de retracer le récit du point de vue du groupe de garçons.
Sofia Copolla crée de jolis cadres qui participent à ce côté serein en apparence dans la vie de banlieue pavillonnaire, mais qui cache en fait plus de noirceur dans les foyers. Je pense notamment au très joli plan de Lux sur le terrain de football. À ce niveau d'ailleurs, Kirsten Dunst crève l'écran et vole la vedette aux quatre autres sœurs Lisbon. Elle dégage vraiment un esprit rebelle et un côté malicieux.
Un joli récit sur l'adolescence qui tente de retracer le mal que l'on peut ressentir à cet âge là avec justesse et délivre de jolies scènes comme [Spoiler] l'échange au téléphone par chansons interposées ou encore la fin quand les garçons s'imaginent déjà sur la route avec elles et qu'on revient à la triste réalité du suicide des autres sœurs [Spoiler].
"Virgin Suicides", ou "Cri ultime" au Québec, est le premier long métrage de Sofia Coppola. Ce film, adapté du roman éponyme de Jeffrey Eugenides, nous plonge dans l'univers troublant des années 1970 à travers l'histoire tragique des cinq sœurs Lisbon. Sofia Coppola, fille de Francis Ford Coppola, se démarque avec une vision singulière et une approche stylistique qui font de ce film une œuvre à part.
Le film commence par le suicide raté de la plus jeune sœur, Cecilia, interprétée par Hanna R. Hall, et se poursuit avec une série d'événements qui conduisent inexorablement à la mort des autres sœurs. Le narrateur (Giovanni Ribisi) nous guide à travers cette histoire avec une voix nostalgique et mélancolique, reflétant les souvenirs d'une jeunesse marquée par ces événements tragiques.
Les points forts :
Atmosphère et esthétique : La photographie d'Edward Lachman est sublime. Chaque cadre est soigneusement composé pour capturer l'essence des années 1970, avec une palette de couleurs qui renforce l'ambiance nostalgique et onirique du film. La musique d'Air ajoute une dimension supplémentaire, enveloppant le spectateur dans une bulle mélancolique et hypnotique.
Performance des acteurs : Kirsten Dunst se démarque dans le rôle de Lux Lisbon, apportant une profondeur et une vulnérabilité à son personnage. Les performances de James Woods et Kathleen Turner, dans les rôles des parents Lisbon, sont également remarquables, ajoutant une dimension complexe à cette famille dysfonctionnelle.
Narration et structure : Le choix de Coppola de maintenir une certaine distance narrative permet de renforcer le mystère entourant les sœurs Lisbon. La voix off de Ribisi ajoute une couche de réflexion et de nostalgie, offrant une perspective unique sur les événements.
Les points faibles :
Rythme : Le film souffre parfois d'un rythme inégal. Certaines scènes s'étirent inutilement, ce qui peut provoquer une sensation de longueur. L'attention portée aux détails est admirable, mais elle ralentit parfois la progression de l'intrigue.
Personnages secondaires : Bien que les sœurs Lisbon soient au centre de l'histoire, les personnages secondaires, notamment les garçons qui les admirent de loin, manquent de développement. Leur fascination semble superficielle et leur manque de profondeur rend difficile l'attachement émotionnel.
Ambiguïté excessive : Le film laisse de nombreuses questions sans réponse. Si cette ambiguïté peut être vue comme un choix artistique, elle peut aussi frustrer les spectateurs qui cherchent des explications plus claires.
Conclusion :
"Virgin Suicides" est un film qui séduit par son esthétique et son atmosphère unique. Sofia Coppola démontre un talent indéniable pour capturer les nuances de l'adolescence et la complexité des émotions humaines. Cependant, le film n'est pas sans défauts. Un rythme parfois inégal et un manque de profondeur dans certains personnages secondaires peuvent laisser une impression mitigée.
Malgré ces réserves, "Virgin Suicides" reste une œuvre marquante, un premier film ambitieux qui annonce la carrière prometteuse de Sofia Coppola. Il s'agit d'un film qui mérite d'être vu, ne serait-ce que pour son esthétique envoûtante et la performance de Kirsten Dunst. Bien que tout le monde ne soit pas d'accord sur sa signification profonde, il est indéniable que "Virgin Suicides" laisse une empreinte durable sur ceux qui le regardent.
Le film commence par le suicide raté de la plus jeune sœur, Cecilia, interprétée par Hanna R. Hall, et se poursuit avec une série d'événements qui conduisent inexorablement à la mort des autres sœurs. Le narrateur (Giovanni Ribisi) nous guide à travers cette histoire avec une voix nostalgique et mélancolique, reflétant les souvenirs d'une jeunesse marquée par ces événements tragiques.
Les points forts :
Atmosphère et esthétique : La photographie d'Edward Lachman est sublime. Chaque cadre est soigneusement composé pour capturer l'essence des années 1970, avec une palette de couleurs qui renforce l'ambiance nostalgique et onirique du film. La musique d'Air ajoute une dimension supplémentaire, enveloppant le spectateur dans une bulle mélancolique et hypnotique.
Performance des acteurs : Kirsten Dunst se démarque dans le rôle de Lux Lisbon, apportant une profondeur et une vulnérabilité à son personnage. Les performances de James Woods et Kathleen Turner, dans les rôles des parents Lisbon, sont également remarquables, ajoutant une dimension complexe à cette famille dysfonctionnelle.
Narration et structure : Le choix de Coppola de maintenir une certaine distance narrative permet de renforcer le mystère entourant les sœurs Lisbon. La voix off de Ribisi ajoute une couche de réflexion et de nostalgie, offrant une perspective unique sur les événements.
Les points faibles :
Rythme : Le film souffre parfois d'un rythme inégal. Certaines scènes s'étirent inutilement, ce qui peut provoquer une sensation de longueur. L'attention portée aux détails est admirable, mais elle ralentit parfois la progression de l'intrigue.
Personnages secondaires : Bien que les sœurs Lisbon soient au centre de l'histoire, les personnages secondaires, notamment les garçons qui les admirent de loin, manquent de développement. Leur fascination semble superficielle et leur manque de profondeur rend difficile l'attachement émotionnel.
Ambiguïté excessive : Le film laisse de nombreuses questions sans réponse. Si cette ambiguïté peut être vue comme un choix artistique, elle peut aussi frustrer les spectateurs qui cherchent des explications plus claires.
Conclusion :
"Virgin Suicides" est un film qui séduit par son esthétique et son atmosphère unique. Sofia Coppola démontre un talent indéniable pour capturer les nuances de l'adolescence et la complexité des émotions humaines. Cependant, le film n'est pas sans défauts. Un rythme parfois inégal et un manque de profondeur dans certains personnages secondaires peuvent laisser une impression mitigée.
Malgré ces réserves, "Virgin Suicides" reste une œuvre marquante, un premier film ambitieux qui annonce la carrière prometteuse de Sofia Coppola. Il s'agit d'un film qui mérite d'être vu, ne serait-ce que pour son esthétique envoûtante et la performance de Kirsten Dunst. Bien que tout le monde ne soit pas d'accord sur sa signification profonde, il est indéniable que "Virgin Suicides" laisse une empreinte durable sur ceux qui le regardent.
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