Casanova, un adolescent à Venise
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chrischambers86

16 164 abonnés 13 120 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juin 2013
L'un des grands films du cinèma italien! Giacomo Casanova, le sèducteur vènitien nè en 1725, a ètè la source de nombreuses de ses rèalisations cinèmatographiques! Pourtant le Casanova de Luigi Comencini est bien supèrieur à toutes les versions, y compris à celui d'Alexandre Volkoff et surtout à celui de Federico Fellini, qui ètait dèjà grandiose! La reconstitution de la Venise du 18ème siècle est admirable, de ses palais et de ses petits mètiers, de ses jolies filles aux dècolletès affolants et de ses aventuriers! Suso Cecchi d'Amico et Comencini ont choisi pour le scènario les cinq premiers chapitres (du reste très beau) de ces mèmoires qui raconte la vie à Venise de cet enfant pauvre de huit ans qui, au contact de la sociètè corrompue qui l'entoure, deviendra un sèducteur cynique à dix-huit ans avec des femmes plus belles les unes que les autres dont Senta Berger qui dèvoile une fois de plus ses charmes! Le cinèaste y apporte quelques modifications dû à la nècessitè de changer de dècors et de quelques interpolations! Cependant, le protagoniste, Casanova, enfant dans la première partie et adolescent dans la seconde n'est pas le centre de "Infanzia, vocazione e prime esperienze di Giacomo Casanova Veneziano". Le vrai thème du rècit, ce sont les conditions de vie, les coutumes, les moeurs, les rapports sociaux dans la Venise du 18ème siècle à la veille de la dècadence! Une Venise très diffèrente de l'image èdulcorèe conventionnelle! Riches de mille et un dètails, avec une reconstitution vènitienne mainte fois copièe, rarement ègalèe, le "Casonova" de Comencini peut-être considèrè comme une oeuvre de moraliste et d'historien...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 avril 2013
Après avoir été subjugué par la maîtrise et la grande qualité de "L'Incompris", il me tardait de voir ce "Casanova, un adolescent à Venise" de Luigi Comencini. Inspiré des premiers chapitres des mémoires de Giacomo Casanova, Comencini, surnommé le "cinéaste de l'enfance", sépare son film en deux parties bien distinctes. Ceux qui veulent voir Casanova oeuvrer dans sa "carrière" de libertin seront quelque peu déçus car Comencini ne filme que la transformation du garçon jusqu'à ce qu'il obtienne le comportement qui fera sa renommée. La première partie met l'accent sur l'enfance de Giacomo Casanova, où l'on suit ce pauvre garçon élevé par sa grand-mère dans de misérables conditions. Arrivent alors ses parents, dont la mère est déjà libertine tandis que le père sue corps et âme pour faire vivre sa famille. On peut noter la ressemblance de la mise en scène avec "L'Incompris", Comencini utilisant la même subtilité de mise en scène pour filmer l'enfant. De plus, on remarque que le pauvre garçon subit des déceptions amoureuses. Déjà, l'amour de sa mère qu'il recherche, en vain (cette dernière préférant aller fricoter avec les nobles venitiens), puis l'amour de la soeur de l'instituteur qui le recueille plus tard, la fille couchant avec un autre enfant. Il y a une tension sexuelle appuyée dans cette première partie, qui influe négativement sur le Casanova et qui le conduira à devenir ce libertin célèbre. La seconde partie est quelque peu moins réussie, car moins subtile en terme du traitement de la psychologie de Giacomo. On retrouve un Casanova de presque 18 ans, alors ecclésiastique, tiraillé entre sa foi et le désir sexuel. Les conséquences des événements survenus dans la première partie se repercutent dans cette seconde moitié de film. Casanova devient un charmeur hors pair et est sans cesse attiré par les femmes qui l'entourent, jusqu'à sucomber au "désir charnel".
"Casanova, un adolescent à Venise", second volet sur l'enfance et l'adolescence après "L'Incompris" est certes moins poignant que ce dernier mais tout aussi réussi. Comencini réalise avec brio l'enfance du Casanova, avec toujours cette mise en scène soignée et cette élégance de style propre au maître italien.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 228 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 décembre 2024
En cinéaste de l'enfance qu'il est, Luigi Comencini s'est attaché à relater la jeunesse de Casanova en prenant soin d'éviter les conventions attachées à la légende du personnage et, surtout, en faisant le choix de l'abandonner à l'aube de ses aventures galantes. Seuls l'enfant puis l'adolescent intéressent Comencini.
Loin d'être prédestiné à la séduction et aux exploits amoureux, en dépit de sa beauté, le petit Casanova est avant tout un enfant influencé par son milieu familial puis par la société vénitienne de l'époque. Le portrait y gagne en vérité, découvrant un enfant mal aimé, orphelin autant par la mort de son père que par les absences de sa mère.

Comencini met en scène un Casanova qui subit, le contraire d'un garçon déterminé et séducteur. Le portrait de Giacomo se fond dans celui d'une époque et d'une société qui décident de l'initiation de Casanova. Venise est le théâtre des fausses apparences, où l'on prend des poses, où le libertinage se drape dans un moralisme religieux hypocrite. La fausse science des Diafoirus vénitiens, la lubricité de certains hommes d'Eglise donnent un tour cocasse et truculent aux découvertes de Giacomo, dont on sait qu'il finira par rejoindre ce monde de l'illusion et du plaisir. Mais, derrière la farce et le grotesque, se profilent parfois une réelle amertume, un certain mépris pour cette comédie humaine.
Pascal
Pascal

253 abonnés 2 403 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 mai 2024
Comme beaucoup d'autres opus de Comencini, " Casanova, un adolescent à Venise" ( 1969) fût diffusé en France plusieurs années après sa sortie et sa découverte acclamée par la critique. Certains le considèrent même comme encore plus réussi que le " Casanova" de Fellini.

A ceux qui pense que le cinéma est un art passif, " Casanova" est un contre exemple. Ce sera au spectateur de tenter d'analyser et de comprendre ce qui dans l'enfance et l'adolescence conduisit ce futur ecclésiastique né au XVIII ème siècle à Venise, à se convertir en libertin.

Mère distante, absente, infidèle, manipulatrice, père absent, trompé allègrement par son épouse, décédé trop tôt, "Casanova" constitue un profil d'étude psychologique exceptionnel.

On a beaucoup lu que Comencini était le cinéaste de l'enfance ; ce n'est pas faux. Mais les splendides réussites du cinéaste (" la grande pagaille", " à cheval sur le tigre", " l'argent de la vieille", " un vrai crime d'amour", " la ragazza") montrent que sa palette était bien plus étendue.

"Casanova" offre une reconstitution historique formidable, marquantes, certaines ellipses de la seconde partie sont sans doute discutables, mais on a affaire à un des titres les plus réussis de L.Comencini et de la fin de l'âge d'or du cinéma italien.

La ressortie en salle de cinq titres de L.Comencini dont "Casanova" permet de le voir ou de le revoir en conditions idéales. Il ne faut pas s'en priver.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mars 2017
Le titre est réducteur : cette oeuvre se place en différents endroits de l'Italie où des acteurs mous mais plutôt convaincants vont avoir pour tâche de figurer la jeunesse du grand personnage sur sa route vers le libertinage. La chose tire en longueur mais il est difficile de passer à côté de la solide documentation historico-médicale qui donna lieu à des scènes si étonnantes.
BlindTheseus

347 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 octobre 2008
Le film retrace bien l'aventure de cet éternel étranger forcément dangereux doublé, bien évidemment, de ces "petits maris" jaloux & enfin inquisiteurs : Bref, du caviar !..
Simplicissimus
Simplicissimus

10 abonnés 232 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 janvier 2018
Lorsqu'on se souvient de la des.c.r.i.p.tion de Casanova qu'en fait le cardinal de Bernis:"Casanova serait bel homme s'il n'était aussi laid",Léonard Whiting,qui prête ses traits à Casanova adolescent,présente une beauté angélique.
Sinon,un grand maître du cinéma italien recrée une Venise du XVIIIème aussi naturelle qu'éternelle,avec le clair de ses palais et l'obscur de ses ruelles méphitiques.
Après les premières scènes d'une enfance plutôt grise entre un père tôt disparu et une mère trop volage, l'adolescence du personnage est plus colorée...
Un magnifique film de Comencini,truculent autant que sensuel,qui grouille de vie,de scènes baroques,de personnages pittoresques et de créatures affriolantes qui affolent la sensualité naissante du jeune Casanova,hésitant entre foi et chair,au grand dam de son confesseur,qui cherche désespérément à le retenir sur la voie des tentations....
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Reconstitution magnifique, mise en scène ciselée, étude magistrale du personnage vénitien dans une certaine société, le film démonte toute classe sociale en une fresque émouvante et drôle, qui sonne juste du début à la fin.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 juillet 2008
Comencini nous dresse un portrait de Casanova de l'enfance au début de l'age adulte, Casanova prefère choisir la vie de libertin à celle d'ecclésiastique telle est la conclusion de ce film qui baigne tout du long dans ce ton libertin et humoristique dans un Venise magnifique et en plus les apparitions d'une superbe beauté Senta Berger determinante dans le choix du héros du film.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 juin 2026
Avec Casanova, un adolescent à Venise, Luigi Comencini délaisse le mythe du grand séducteur pour s’intéresser à la formation d’un regard, d’un désir et d’une identité encore hésitante. Le film séduit par sa manière de restituer la Venise du XVIIIe siècle avec une élégance discrète, loin du spectaculaire ou de la reconstitution ostentatoire. Comencini observe son jeune héros avec une tendresse mélancolique, captant les maladresses de l’apprentissage sentimental sans jamais céder à l’idéalisation romanesque. Pourtant, derrière la finesse psychologique et le charme de cette chronique initiatique, le récit paraît parfois trop flottant pour donner à ses épisodes une véritable force dramatique. Une œuvre délicate et raffinée, portée par un regard sensible sur la jeunesse, mais dont la douceur contemplative laisse une impression plus agréable que profondément marquante.
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