Les Ensorcelés
Note moyenne
4,0
556 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

39 critiques spectateurs

5
8 critiques
4
16 critiques
3
10 critiques
2
3 critiques
1
0 critique
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Cyril J.
Cyril J.

34 abonnés 625 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 juillet 2017
Dans le milieu du cinéma hollywoodien, un ambitieux jeune producteur, fin stratège, résolu, autoritaire, mégalomane, sachant flirter avec l’argent, les hommes et l’immoralité s’il le juge nécessaire, bâtit sa maison cinématographique à force de talent et de pragmatisme.
Son portrait se dessine en trois parties, au travers de l’histoire de trois célébrités de Hollywood qui l’ont côtoyé, aimé, puis haï : un réalisateur, une actrice et un écrivain, respectivement spolié, séduite et endeuillé. Néanmoins leurs expériences communes les ont transcendés vers la gloire, la fortune et l’accomplissement de soi. C’est donc dans une ambiance lourde et tendue que les affaires les rattrapent de nouveau à la table d’une terrible ambivalence, où se disputent haine, mépris et rancœur d’une part, et amour, fascination et reconnaissance de l’autre.
Ce drame de 1952, hollywoodien dans le fond comme dans la forme, et porté par de jeunes, beaux et regrettés Lana Turner et Kirk Douglas, nous invite à découvrir les coulisses d’un univers de pouvoirs, de contraintes, et de la disproportion des drames comme ses succès du cinéma américain. Il illustre surtout une intéressante apologie culturelle dans un pays en pleine voie de domination mondiale, où les règles de la morale cèdent déjà le trône au pragmatisme et au culte de la réussite à tout prix, avec la bénédiction de tous.
soniadidierkmurgia

1 443 abonnés 4 345 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2016
En 1950, Billy Wilder avait brisé un tabou avec "Sunset Boulevard", son film noir dénonçant la face sombre d'Hollywood à travers les destins tragiques d'un jeune scénariste ambitieux (William Holden) et d'une star du muet (Gloria Swanson) tombée dans la folie après avoir été abandonnée par les studios lors de l'arrivée du parlant. Quoique salué par la critique, le film n'avait remporté que des oscars mineurs, les pontes des studios n'appréciant que modérément ce miroir tendu à leur cynisme. Deux ans auront malgré tout suffi pour que Vincente Minnelli enfonce le clou de manière sans doute moins brillante et moins désespérée mais tout aussi juste. Le projet lui a été paradoxalement proposé par John Houseman, le nouveau producteur de la MGM, alors que Minnelli était jusqu'alors spécialisé au sein du studio dans des comédies ("Le père de la mariée", "Allons donc papa !") et des comédies musicales ("Yolanda et le voleur", "Le pirate", "Un américain à Paris") qui l'avaient amené au sommet. Ecrit par Charles Schnee à partir d'une nouvelle de George Bradshaw remaniée par Dore Schary, le scénario prend appui sur la place centrale du producteur dans le système des studios pour proposer le portrait de Jonathan Shields (Kirk Douglas) sorte d'hybride de Val Lewton et de David O'Selznik se hissant à la force du poignet jusqu'à la production de séries B (une parodie savoureuse de "La malédiction de hommes chats" de Robert Wise est concoctée par Minnelli) pour finir par réaliser lui-même une superproduction qui causera sa chute. Minnelli montre tous les méandres qui jalonnent le chemin menant à la réussite au sein de la Mecque du cinéma, parsemés de fausses promesses, trahisons et autres bassesses auxquelles sacrifiera l'ambitieux producteur pour parvenir à ses fins. La narration en flashback emprunte de manière successive le récit de trois victimes de la soif de pouvoir de Shields. spoiler: Tout d'abord, Georgia Lorrison (Lana Turner), fille d'acteur vaguement inspirée de Diana Barrymore (fille de John Barrymore) à la psychologie fragile que Shields sauve de son alcoolisme pour la mener au sommet en lui faisant croire qu'il est amoureux. Fred Amiel (Barry Sullivan) ensuite, réalisateur de série Z, compagnon des débuts à qui Shields dérobe ses idées et qu'il n'hésitera pas à évincer pour monter son premier film important. James Lee Barlow (Dick Powell) enfin, écrivain en vogue qu'il convainc de se reconvertir à l'écriture de scénarios et dont il trahira la confiance en provoquant accidentellement la mort de sa femme (Gloria Grahame) suite à un stratagème diabolique destiné à détourner Lee Barlow de l'emprise de celle-ci
. S'ils ont eu à subir la détermination cynique de Shields, force est de constater que, le succès leur a souri à tous les trois après leur rencontre avec celui qui a fini par payer un lourd tribu à son ambition et à sa morgue en devenant un paria de la profession. Le portrait que l'on pourrait croire à charge rétablit au final une certain équilibre, Minnelli considérant sans doute que la position d'homme orchestre occupée par le producteur l'oblige quelques fois malgré lui à user de tous les ressorts pour faire éclore les films qui sont commandités, il ne faut pas l'oublier, par des financiers exigeant un retour sur investissement. Il tente donc et réussit plutôt bien à éviter une démonstration manichéenne mais son sens du mélodrame trop appuyé qui sied merveilleusement aux comédies musicales rend les enchainements de situations parfois un peu prévisibles ce qui nuit ici à la force de son entreprise. Un péché mignon que l'on retrouvera par la suite faisant dire à certains que Minnelli est un réalisateur certes doué mais incapable de sacrifier ses artifices à son propos. On reste donc assez loin de la fascination que dégage le chef d'œuvre de Billy Wilder même si le film a reçu des critiques dans l'ensemble favorables. Kirk Douglas fort satisfait du résultat et content d'avoir pu varier son registre qui le cantonnait jusqu'alors aux rôles de durs travaillera deux nouvelles fois sous la direction de Minnelli. Quant à Gloria Grahame elle remportera l'oscar du second rôle lui laissant entrevoir une brillante carrière qui ne sera malheureusement pas au rendez-vous. Enfin Lana Turner grâce à ce rôle difficile confirme un talent d'actrice qui lui était jusqu'alors contesté.
Eselce

1 626 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 septembre 2016
Le film est basé sur de longs flash back des trois personnages fréquentés par Jonathan Shields (Kirk Douglas) et de leurs relations cinéma avec ce dernier. Personnellement, je me suis ennuyé. Trop vieux malgré de bonnes prestations. Difficile d'atteindre le final. D'autant que, lorsque les premiers flash back arrivent, on peut quasiment aller directement à la demie minute finale.
this is my movies

825 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 août 2016
Véritable classique de l'âge d'or hollywoodien, ce film nous plonge dans les arcanes de la fabrication d'un film (voir le passage fabuleux du projet sur les hommes chats, référence directe au film "La féline" de Tourneur) et plus généralement des coulisses du cinéma avec le portrait dur et contrasté d'un producteur (formidablement campé par K. Douglas) à travers le destin de 3 de ses collaborateurs qui ont tous finit par être trahi par cet homme. Les différents destins sont rendus avec à chaque fois de moins en moins de temps et il se dessine petit à petit le caractère difficile à appréhender d'un homme complexe, passionné par son art mais aussi manipulateur, séducteur, auto-destructeur et charismatique. La mise en scène de Minnelli est discrète mais il coordonne parfaitement ses séquences, maîtrisant sa narration éclatée et signant au passage quelques plans fabuleux. Un film passionnant, truffé de rebondissements et d'une finesse psychologique assez exceptionnelle. Du beau et grand cinéma, dominé par des acteurs accomplis qui se donnent à fond ! D'autres critiques sur
weihnachtsmann

1 623 abonnés 5 746 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juin 2016
Ce film n'est pas sans rappeler sur le même thème "la comtesse aux pieds nus" allant même jusqu'à démarrer également dans un cimetière!!!
Mais le récit en trois parties est un bel objet de cinéma, traitant le milieu du cinéma avec un certain cynisme et une dose de raffinement certain. Il est dur de parler autrement d'un film élégant et soigné tant dans la mise en scène que dans le jeu des acteurs. Et Lana Turner toujours fascinante
Hotinhere

796 abonnés 5 500 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 mars 2014
Mélodrame flamboyant et fascinant aux six oscars de Vicente Minnelli qui évoque le rôle impitoyable des producteurs à Hollywood, avec un Kirk Douglas sublime en mégalomane ambitieux et perfide.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 janvier 2014
Un film, de par son invention narrative, d'une modernité étonnante !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 juillet 2012
Une œuvre sur le cinéma, l’univers hollywoodien est décrit de manière crue et symbolisé par un Kirk Douglas imposant et malsain. Scénario divisé en trois parties distinctes est malin, l’ambiance et la réalisation elle ressemble à celle d’un film noir et en plus de cela les dialogues sont très bons.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 6 janvier 2012
Beau film, bien interprété, bien écris et avec une intrigue très agréable.
CeeSnipes

328 abonnés 1 708 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 décembre 2011
Je ne remercierais jamais assez la personne qui m'a proposé de prendre un abonnement au Forum des Images. Grâce à elle, je peux voir plein de films dont je n'aurais même pas eu l'idée de regarder par moi-même. Cette fois, c'était The Bad And The Beautiful de Vincente Minelli.

Je suis assez partagé sur ce film. En effet, en plus d'une technique parfaite et d'une musique plutôt écoutable de David Raskin, la construction faite de flash-backs me plaît, mais elle a ses défauts inhérents. Effectivement, elle appelle la comparaison entre les différentes parties. Et là, c'est le gros défaut du film. Les deux scènes d'expositions sont fabuleuses, avec l'attente de voir le personnage de Shields, joué par un Kirk Douglas exceptionnel, qui arrive à nous rendre cet opportuniste attachant, la première histoire mettant en scène la rencontre entre Shields et Amiel est prodigieuse, la troisième, entre Bartlow et Shields aussi. Malheureusement, c'est dans le ventre mou du film que les choses se gâtent avec cette histoire d'amour certes importante mais assez plombante et traitée de façon très peu originale.

Le film perd l'espèce d'humour pince-sans-rire (les hommes-chats) qu'il avait et tombe dans le mélodrame, avant de redevenir bon. Mais le mal est fait et on s'est vraiment ennuyé pendant 30 minutes et le film nous semble interminable. Cela dit, la fin est assez drôle et très ancrée 50's. En d'autres termes, c'est un film sur son époque, sur le cinéma et avant tout, un film sympathique.
cylon86

2 839 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 novembre 2011
Vincente Minnelli, loin des comédies musicales pour lesquelles il est plus connu, signe là un grand film sur ce mythe qu'est Hollywood et donc le cinéma à travers une histoire fragmentée en flash-backs de plusieurs points de vue comme le tout aussi sublime "La Comtesse aux pieds nus" de Mankiewicz avec qui il partage de nombreux points communs. Filmé en un superbe noir et blanc et teinté de mélancolie, "Les ensorcelés" permet à Kirk Douglas de trouver un de ses meilleurs rôles face à des acteurs tout aussi excellents comme Lana Turner, toujours aussi belle ou encore Dick Powell.
ElAurens
ElAurens

92 abonnés 585 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 octobre 2011
Construit de la même manière que La comtesse aux pieds nus ce drame de Vincente Minnelli nous raconte l'histoire de trois personnages devenus stars grâce à un producteur sans scrupules interprété par une des légendes d'Hollywood Kirk Douglas. Le monde du cinéma et même du travail en général prend une sacré claque, oui pour parvenir au sommet il ne faut pas être un enfant de chœur. En plus de cela le film est brillamment mis en scène, bref les qualités sont nombreuses, après je dois reconnaître que je me suis un peu ennuyé par moment. Un homme dit dans le film qu'un film doit avoir des temps forts et des temps faibles, c'est exactement le cas de celui-ci, mais ce n'est pas une bonne chose.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 13 avril 2011
Un film porté en grande partie par la prestation de Kirk Douglas en producteur génial et manipulateur à sa façon, j'ai trouvé en revanche les autres acteurs un peu fade, Gloria Grahame dans un petit role s'en sort pas mal tout de même. Il faut dire que le scénario n'est pas aussi sulfureux que certains l'affirment, voir même pas du tout, juste une histoire solide sur le monde du cinéma , de la production et de la création.
totoro35
totoro35

123 abonnés 1 787 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 août 2010
Minnelli signe ici une oeuvre passionante et lucide sur le cinéma, offrant à Kirk Douglas un de ses plus beaux rôles.
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

86 abonnés 1 510 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 mai 2010
Sulfureux, irrespectueux, le film possède une force imprévisible, une interprétation de Douglas parfaite, le côté génie, machiavélique, le monde peint du cinéma sur une toile craquelée, qui ne se réduit pas à sa plus simple expression. Le noir et blanc est sublime, les ombres qui donnent la force de la lumière, le traitement de chaque petite histoire est juste. Génialissime.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse