9933 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
336 critiques spectateurs
5
135 critiques
4
116 critiques
3
53 critiques
2
27 critiques
1
4 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Nicolas B
17 abonnés
111 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 11 juin 2026
J'ai revisionné ce film récemment et c'est vraiment un Sergio Leone à part. Visuellement, on sent tout de suite la patte du réalisateur : les gros plans emblématiques, les paysages immenses et la superbe bande originale d'Ennio Morricone qui reste en tête. L'histoire nous plonge dans la révolution mexicaine à travers un duo assez improbable. D'un côté, on a un pilleur de banques un peu opportuniste, et de l'autre, un ancien révolutionnaire irlandais spécialiste des explosifs. Le contraste entre les deux personnages fonctionne plutôt bien et apporte une vraie dynamique au récit, mêlant humour et moments beaucoup plus sombres. Cependant, le film souffre de quelques longueurs. Le rythme est assez inégal et le message politique, bien que profond sur la désillusion des mouvements révolutionnaires, s'étire parfois un peu trop. C'est un film plutôt bon, qui propose du grand spectacle et une belle réflexion. Un monument du cinéma qui malheureusement n'a pas réussi à m'emporter suffisamment.
Sur une citation de Mao s'ouvre le dernier et le plus violent western de Sergio Léone. Ne vous attendez pas à un un film sur la révolution méxicaine, car le cinéaste n'a jamais fait preuve d'une grande suptilité. On se contente de suivre le destin de ces deux protagonistes devenus à leurs inssuts des héros. Je comprend mieux pourquoi ce film n'a pas marqué les esprits. En plus que le sujet ne soit pas maîtriser, j'ai plus eut l'impression que Léone s'autoparodiait dès les première minute. Le film commence dans l'esprit des dollars mais devient serieux une fois les personnages arrivée à Messa Verde. Même la bande son de Morricone ne m'a pas emballer (exit le thème principal). Le western de trop, montrant les limites d'un cinéaste pas aussi bon que Ford ou Peckinpah ! Personnelement les gros plans à outrance dans une mise en scène me dérange. Je ne reproche pas à Léone d'être un manche mais je me suis assez vite désintéressé. Pour finir que pensez de la morale : les révolutions ne servent à rien ( cf le dialogues entre Juan et John dans la forêt ), selon Léone la solution se trouve dans la religion et la famille (des valeurs bien conservatrices).
C’est le titre sous lequel sorti le film en Italie, seule la France respecta le choix de Leone de le voir intitulé sous le titre « Il était une fois… » ; titre qui l’inscrit dans la trilogie de Leone à mi-chemin entre l’Ouest et l’Amérique. Le mi-chemin entre les deux autres opus pour ce film central, car il allie le côté picaresque des grands westerns spaghettis (« Le bon la brute et le truand » et « Il était une fois dans l’Ouest ») et le côté onirique et complexité du récit du suivant (« Il était une fois en Amérique »). Même s’il démarre sur les chapeaux de roue avec un humour mordant très italien des 70’s (type « Affreux sales et méchants »), il se révèle par la suite plus désenchanté. Faisant allusions aux différentes tragédies du XXème siècle (fascisme, nazisme, Shoah,…) quitte à faire fi des réalités historiques, ce film marque franchement une distance envers l’Idéal Révolutionnaire. Peut-être une raison pour laquelle le titre français ne fût pas retenu dans différents pays tant il marquait une vision catastrophique du fait révolutionnaire. Sans habillage particulier voire sans pincette, Léone dit clairement dans ce film que les masses sont manipulées par quelques intellectuels, les conduisent à la mort en nombre pour la cause et finissent par récupérer le pouvoir. Dans le film celui qui parait le moins malin, Juan, est certainement dans le vrai ; la révolution est toujours récupérée par les puissants. Il le dit clairement à la fin du film : « La révolution ? C’est quand ceux qui savent lire vont voir ceux qui savent pas lire et leur disent qu’il faut tout changer. Les pauvres bougres se mettent au boulot. Puis, le boulot fait, ceux qui savent lire se réunissent, puis parlent, puis bouffent, puis parlent, puis bouffent. Pendant ce temps-là, les pauvres, eux, ils sont morts. Et après, eh bien tout recommence comme avant ! ». Tout cela sur fond mélancolique d’une B.O. au diapason signé Ennio Morricone. Malgré ces qualités, c’est loin d’être le meilleur Sergio Leone ; ce film trouve peu son rythme et il est hyper codé. Par contre, on peut voir ce qui a pu inspirer Tarantino ici ; une parentalité assumée. A voir pour la leçon de chose sur le fait révolutionnaire et l’art du cadrage de Sergio Leone. Mon blog: tout-un-cinema.blogspot.fr
C’est le dernier western officiel du metteur en scène. Après ça et un quasi break de treize ans, il reviendra par la pègre de New York, lui accolera les codes du genre et s’offrira pour la peine Robert De Niro. Avant l’est américain et après son far-west, donc, nous voici au Mexique à l’orée du XXe. Car si le nom d’origine se traduirait par un délicat « Planque-toi, spoiler: connard ! » (et c’est Wikipédia qui le dit), c’est bien le titre français qui honore le premier choix du réalisateur. Ce que ça change ? A vrai dire peu. Série ou pas, ça fait longtemps que Leone a prouvé l’étendue de son génie. Alternances de plans larges et de cadrages serrés, galerie de portraits haute en couleurs et rythme tour à tour stressant, nerveux ou contemplatif, les mélodies prodigieusement nostalgiques d’Ennio Morricone, et même une touche d’humour inattendue (à défaut d’être très légère), La révolution s’inscrit de fait parmi les chefs d’œuvre du maître. On remarquera l’apport de Juan, modèle du rustre sympathique, précurseur du buddy à movies, chicano terre à terre mais bourré d’honneur, qu’on doit à un Rod Steiger connu tant pour ses seconds rôles que ses problèmes sur les tournages. Il reste ici fidèle à sa ligne de conduite, mais cette fois c’est peut-être plus pour la bonne cause. Son alliance contre nature avec le pâle, flegmatique et un brin sournois irlandais John – rayonnant James Coburn – appuie la mise en scène tout en la renouvelant. Sergio n’en demandait pas tant ; alors nous, vous imaginez.
Ce film de S. Leone fait partie de la trilogie à laquelle s’ajoutent Il était une fois dans l’Ouest et Il était une fois en Amérique. Je pense avoir vu au moins une fois les deux autres, mais je ne suis pas certain d’avoir déjà regardé Il était une fois la Révolution auparavant. Qualifié de western spaghetti, ce film s’éloigne pourtant, selon moi, des standards du genre. On est vraiment dans une période de transition entre le cheval et l’automobile, et chronologiquement, cela semble un peu tardif pour parler d’un western au sens classique du terme. De plus, même si le film évoque des attaques de banques, c’est surtout le thème de la révolution, en l’occurrence la révolution mexicaine, qui occupe le devant de la scène. R. Steiger est tout simplement parfait dans son rôle de Mexicain pilleur de diligences, chef de clan puis, finalement, héros de la révolution. Il y est méconnaissable. Ce n’est pas mon film préféré de Leone, mais il reste intéressant. Ce sont surtout les deux premières scènes qui m’ont séduit: les scènes d’introduction, où l’on entend pour la première fois quelques uns des thèmes musicaux de Morricone, repris ensuite tout au long du film.
Ce 2ème film de la trilogie "Il était une fois..." s'éloigne un peu du western pour se rapprocher davantage du film de guerre. La mise en scène est comme toujours impeccable et les effets spéciaux sont remarquables avec des explosions spectaculaires (A fistful of dynamite!). Les 2 acteurs principaux brillent par leur présence et sont presques attachants, notamment Rob Steiger (c'était pourtant bien mal parti...). Enfin, Ennio Morricone est fidèle au poste et même si l'ensemble est moins puissant que pour d'autres réalisations de Sergio Leone, le thème interprété par la soprano Edda dell'Orso est tout de même magnifique. Voilà tous les ingrédients réunis pour passer un bon moment, même si la révolution mexicaine me passionne beaucoup moins que la conquête de l'Ouest...
En 1971, soit trois ans après la sortie de « Il était une fois dans l'Ouest », Sergio Leone poursuit sa « Trilogie du temps ». En s’attaquant à la révolution mexicaine du début du XXème siècle, le réalisateur propose davantage une violente critique de la guerre qu’un western. En effet, après un début classique développé avec légèreté et humour, l’histoire prend une tournure désenchantée. Le regard cynique sur les idéaux politiques conduisant à des luttes sanglantes donne un parfum particulier au récit. Malgré une excellente mise en scène et une bande originale de qualité (merci Monsieur Ennio Morricone), l’ensemble contient trop de longueurs et finit par manquer de rythme. Bref, un film engagé mais loin d’atteindre le statut de chef-d’œuvre.
Beaucoup ont reproché au film un rythme trop lent et de nombreuses imperfections (notamment dûs à un tournage parfois difficile). Ils n'ont pas tort mais c'est aussi là la force du film. Certes, e nombreuses scènes auraient facilement pu être abrégées pour économiser 30 minutes seulement on connaît Leone et son goût pour les scènes longues qu'elles soient violentes ou intenses. Tant pis, cela ne gâche pas le spectacle offert par le duo Steiger - Cobburn et leurs deux personnages hauts en couleurs. Mais c'est dans le dernier tiers du film que se trouve la force du film: lorsque leurs aventures prennent une allures bien plus tragiques et que des scènes éprouvantes de révolution se déroulent sur leurs yeux et les notres évidemments. A travers les péripéties de deux têtes brûlées que tout sépare, Leone nous offre un film de révolution boulversant, porté avec force par la classe de Cobburn et la composition absolument mythique de Rod Steiger dans un rôle hyper bien construit.
Encore une petite merveille de Sergio Leone. Des personnages, comme toujours chez Leone, très charismatique (ici Rod Steiger et James Coburn) et très bien interprété. Une histoire excellente, avec un savoir faire incontestable pour amener cette intrigue petit à petit et tenir le spectateur en haleine jusqu'au bout. L'histoire d'un escroc minable qui change sa vision des choses pour devenir un héros de la révolution mexicaine en étant au contact d'un révolutionnaire irlandais hanté par son passé. Même si je le trouve un cran en-dessous d'Il était une fois dans l'ouest, Le bon la brute et le truands, ou même Et pour quelques dollars de plus, ce "il était une fois la révolution" reste une référence incontournable dans le monde du western spaghetti, ou plus généralement du western en général. A voir impérativement.
Un western spaghetti en demi-teinte. Ce que j’ai préféré, c’est le côté buddy movie, qui occupe principalement la première heure, avec un comique très efficace porté par le personnage de Juan. La suite, entre explosions, coups de feu et flashbacks au ralenti, m’a profondément ennuyé. Même si c’est propre au genre, ce rythme très lent, qui noie les scènes les plus efficaces dans un montage fait d’ellipses à répétition, m’a souvent dérangé et il n’y a que la réalisation qui maintienne l’intérêt.
Encore un chef d’œuvre signé du grand Sergio Leone. Deuxième film de la trilogie il était une fois : après le premier film qui est un autre chef d’œuvre Il était une fois dans l’Ouest, cette fois si il nous plonge en pleine révolution mexicaine. C’est à la fois envoûtant, drôle, engagé, émouvant et bouleversant. La musique d’Ennio Morricone est une fois de plus culte et magnifique. Le duo James Coburn et Rod Steiger marche à merveille. Du grand cinéma, un classique.
Si je ne lui accorde pas la 4ème étoile c'est par comparaison à 3 autres Leone que je trouve un cran au-dessus (Il était une fois dans l'ouest, il était une fois en Amérique, le bon la brute et le truand)... Une fois la révolution n'en demeure pas moins excellent. Comme tout film de son réalisateur, c'est une pépite. On sent tellement de travail dans ses fresques, longues, savoureuses et savamment mises en scène, qu'on lui pardonnera d'avoir une filmographie finalement trop peu fournie...
De l'aveu même de Leone, le film est un peu boiteux. Cependant si la maitrise n'est pas totale, il s'avère que le film regorge de scènes grandioses avec des passages mémorables dans le plus pur style "Leonien". Il se déroule évidemment durant la Révolution Mexicaine et marque clairement la fin du western pour se rapprocher du film de guerre. Le cynisme et l'humour cèdent peu à peu la place à la gravité et à la prise de conscience avec des images qui renvoient directement aux horreur de la 2ème Guerres Mondiales ou aux années de plomb qu'ont connues l'Italie. C'est donc une digne fin aux Westerns que Leone met en scène avec comme toujours en cadeaux la superbe B.O. signé par son vieux complice Ennio Morricone.
Après "Il était une fois dans l’ouest", Sergio Leone poursuit avec brio sa trilogie sur l’Amérique avec "Il était une fois la révolution." Pour les fans de western, ce dernier est une référence. C’est à voir ou à revoir avec plaisir.