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Lotorski
23 abonnés
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3,5
Publiée le 7 octobre 2012
"Il était une fois la révolution" dépeint de manière plutôt intéressante la révolution mexicaine, on nous proposant de suivre les divertissantes et certes irréalistes aventures de deux personnages (à noter que pour ce qui est du contexte, le réalisme est de mise).
Le début des années 70 a pourtant clairement inspiré les scénaristes, on peut noter l'explosion de la lutte armée de l'IRA où l'instabilité politico-sociale en Italie d'où sans doute le débat qui a dû enflammer les co-scénaristes sur le point de vue à adopter, sérieux pour Vincenzoti-Donati, plus sarcastique et ironique pour Leone. Ceci expliquant dans doute un fond très politique et une forme plutôt satirique, voir même d'une fantaisie fataliste. Leone a placé des scènes qui font clairement référence à l'occupation nazie, du colonel Reza dans son blindée au massacre de masse on ne peut qu'y penser. La meilleure idée reste ce destin à peine forcé qui pousse Miranda à devenir un héros malgré lui, mais sans oublier qu'une révolution n'est jamais exempt de sacrifice. Site : Selenie
Après Il était une fois dans l’Ouest, Sergio Leone pensait en avoir fini avec le western en tant que réalisateur. Et pourtant, suite à une machination de la United Artists (d’après les dires de Leone), il se retrouve à signer Il était une fois….. la révolution (même si celui-ci, vu l’époque de son action, n’en est plus complètement un) qu’il n’était censé que produire au début. Leone ayant été obligé de tout retravailler en urgence afin de l’adapter à son univers, cela explique peut-être que ce film, tout en possédant clairement la marque de son auteur (un personnage comme Juan rappelle clairement Tuco et le duo qu’il forme avec John celui que ce dernier constituait avec Blondin ; la figure récurrente du flashback dans son œuvre est à nouveau très importante...), possède moins d’emphase qu’Il était une fois dans l’Ouest et un ton plus amer. En effet, Leone y exprime un désenchantement très clair de la politique et des révolutions : celles-ci n’amènent que la violence et ne changent rien ! Il utilise ainsi la révolution mexicaine comme un symbole des différentes horreurs perpétrées au cours du XXème siècle (exécutions massives, exodes…). Il oppose donc cet univers de violence à une idéologie assez libertairespoiler: (le flashback final qui semble très influencé par le Jules et Jim de François Truffaut) qui semble appartenir au passé. Malgré cette production très compliquée (à laquelle s’ajoutèrent de grosses tensions entre le cinéaste et Rod Steiger), Leone possède toujours une totale maîtrise de sa mise en scènespoiler: (il suffit de voir les grands mouvements de caméra pour montrer les exécutions) et se permet des audaces visuellesspoiler: (l’inscription Banco national de Mesa Verde qui apparaît au-dessus de John montrant ses explosifs qui permet d’illustrer les pensées de Juan) tout en évitant de se répéterspoiler: (le duel alors présent dans tous ses films est ici détourné pour être remplacé par un acte sexuel) . Comme toujours, la réalisation de Leone est renforcée par la musique une nouvelle fois sublime d’Ennio Morricone qui prouve que le duo qu’il forme constitue une des plus grandes associations réalisateur-compositeur de l’Histoire du cinéma. Ainsi, même si sa conception ne s’est pas produite dans les meilleures conditions et qu’il est souvent le film un peu oublié après Le Colosse de Rhodes de la filmographie de son réalisateur, Il était une fois….. la révolution reste une œuvre de grande qualité qui reflète totalement la vision très amère que le cinéaste possède de la vie et surtout de la politique.
Se différenciant des précédents westerns de Sergio Leone, « il était une fois la Révolution » s’apparente d’avantage à un film de guerre. Ce n’est pas son meilleur ouvrage mais assurément son plus politisé. On retrouve le style du réalisateur dans pas mal de séquences mais la mauvaise gestion du rythme s’en ressent négativement. Même Ennio Morricone semble quelque peu en-dessous. Se partageant l’affiche, les excellents Rod Steiger et James Coburn forment un duo improbable de buddy-movie avant l’heure.
C'est un bon film mais qui selon moi manque d'un peu de souffle pour être classé parmi les chefs-d'oeuvre de Sergio Leone. On sent le réalisateur moins transcendé par son sujet que dans "il était une fois dans l'ouest" par exemple. Il est vrai que pour une fois, on a affaire à des héros plus ordinaires que dans les précédents films, ils ont moins de marges de manœuvre et composent avec l'histoire plus qu'ils n'influent sur elle.
Je crois bien que Morricone a composé là sa plus belle de toutes ses partitions. La plus douce, la plus mélodieuse, la plus triste. Et je dirais même qu'après tout, le seul grand intérêt de ce film se trouve là, dans cette musique. Non pas qu'il soit mal réalisé, monté, ou quoi que ce soit du genre, non, non, rien de tout ça. C'est juste qu'il n'est pas extrêmement intéressant. Il est très divertissant, mais c'est juste que la sauce émotionnelle ne prend pas forcément, et que les thèmes brassés ne sont pas aussi bien traités que d'habitude chez Leone. Mais à part ça, c'est bien réalisé, les acteurs jouent juste, on retrouve avec plaisir l'humour noir cher à son réalisateur, on passe un bon moment en somme. Un bon divertissement. Mais pas plus.
Très grosse déception que ce dernier western de Léone. Jamais il ne renoue ici avec la beauté de ses anciens films. Tout ici est assez lourd, la réalisation, le jeu des acteurs, le scénario et l'humour. Même les plus grands peuvent faire des erreurs.
Du très grand cinéma selon Sergio Leone qui reprend une nouvelle fois sa brillante mise en scène si célèbre, James Coburn et Rod Steiger sont à la fois complémentaires et en grande forme. Même si l'ensemble peut dérouter et être parfois dur à suivre, un western exceptionnel et plus profond qu'il n'y parait. Une oeuvre qui mériterait sans crainte d'être plus connue même si elle est un léger ton en dessous de "Il était une fois dans l'Ouest" ou "Il était une fois en Amérique".
Un western qui tourne un peu en rond. Le duo Coburn-Steiger est pourtant très bon, mais pas aussi charismatique et complémentaire que le Branson-Fonda. L'ensemble manque de fluidité et de sens. Il faut dire que Leone passe facilement du western aux leçons d'idéologie. Les 'captivantes longueurs' de "Once Upon The Time In The West" deviennent juste 'longueurs'. Même Morricone se révèle moins inspiré. Leone se rattrape sur les scènes d'action particulièrement bien réalisées, notamment pour les attaques de trains. Cette suite de "OUTTITW" est un bon cran en-dessous. A réserver pour les fans de Leone et/ou de western.
Avec son deuxième opus de ce que l’on nomme en France la trilogie des "Il était une fois" (et oui, le titre original n’est pas Once upon a time the revolution !), Sergio Leone s’attaque à une autre facette de l’histoire américaine, celle de la lutte de classes qui, n’ayant jamais eu lieu aux Etats-Unis, prend racine dans la révolution mexicaine dans les années 1910. En prenant le point de vue de deux gangsters, un expert en explosifs irlandais taciturne au passé mystérieux incarné par James Coburrn et un braqueur de diligence ayant pour seul but de se remplir les poches interprété par Rod Steiger, le scénario prend un certain recul par rapport au contexte politique et se permet, à mi-parcours une rupture de ton fulgurante, faisant passer le récit du buddy-movie amusant réutilisant les clichés du western spaghetti à un drame assez frappant sur les tristes réalités d’une guerre civile. Bien qu’il s’agisse du plus politiquement engagé ses films, de par son message antimilitariste et sa dénonciation des systèmes totalitaires, Il était une fois la révolution reste, de la part de Sergio Leone, plutôt décevant car on n’y retrouve ni la rythmique ni la poésie sauvage qui firent le charme de ses précédentes réalisations. La musique de Ennio Morricone est évidemment excellente (en particulier le mythique thème "Sean, Sean, Sean"), tout comme les acteurs, c’est donc dommage d’avoir à ressentir le poids de cette narration laborieuse, essentiellement dues à ses flashbacks jolis mais mal exploités et à ses longueurs scénaristiques superflues.
Trop de longueurs dans ce film. Même si on a l'habitude des longs plans avec Sergio Leone, car c'est une marque de fabrique chez lui, on appréciera surtout quand ils ont un réel sens du suspens comme dans "Le bon, la brute et le truand" ou "Il était une fois dans l'ouest". Or, les longs plans me semblent ici totalement excessifs, exagérés et n'apportent rien sur le fond. De même, que certaines scènes qui n'avancent pas du tout comme la scène introductive sensée convaincre Coburn. Je pense que c'est la principale raison qui fait de ce film, le moins connu des films de Léone. Plus long que "Il était une fois dans l'ouest" et moins percutant, moins pertinant. C'est le risque de certains cinéastes, au style prononcé, de s'autocaricaturer après un gros succès. Malgré tout, la longueur a certains effets positifs. Je me suis endormi 1 heure et cela ne m'a pas géné pour la compréhension de la dernière demi-heure. Comme quoi, certaines longueurs étaient elles bien utiles ?
Assez déçu par ce deuxième volet de la seconde trilogie officieuse de Sergio Leone... Un peu agacé par les effets burlesques - voire grotesques - des premières minutes et rapidement ennuyé par l'intrigue. Le manque d'unité de l'ensemble jure avec la profondeur relationnelle de nos deux héros. La musique reste exceptionnelle et - de ce côté là - le film gagne des galons. James Coburn est magnifique. La dernière demi-heure aussi. Mais Sergio Leone s'égare à mélanger les registres. Il filme la guerre comme un western : sentiment ambigu, presque déroutant. Il était une fois la Révolution pêche un peu d'un point de vue formel : les images sont peu soignées, parfois même sans saveurs ( cela dit, la séquence du repas du début du film laissera peu de spectateurs indifférent ). Bref, une oeuvre inégale et souvent rébarbative, loin d'être insupportable mais décevante quand on sait de quoi notre homme est capable. Ainsi, je m'en vais revoir les deux autres volets de la trilogie pour ne plus rester sur ma faim...
Il était une fois la révolution est mon film préféré de Sergio Leone. Une magnifique réalisation pour une histoire qui mêle l'émotion, la dérision, l'action, de grands acteurs (James Coburn, Rod Steiger...) sans oublier la toujours belle musique d'Ennio Morricone qui remplit les scènes ou il n'y a pas de dialogues mais cela est parfois mille fois plus évocateur que des paroles inutiles.
L'un des Sergio Leone que j'ai le moins aimé. C'est trop lent même si l'histoire n'est pas mal et l'introduction de véhicules à la place des chevaux, en plus des mitrailleuses apporte au film. Il y a peu de bon passage beaucoup longueurs dans des plans qui durent et sont sans dialogues. Cela manque de saveur tout ça !