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Un visiteur
4,0
Publiée le 18 août 2013
Celui que j'aime le moins de toute la trilogie. Mais la trilogie est tellement bien, que même en étant celui que j'aime le moins, je lui met 4 étoiles.
Sergio Leone quitte les westerns spaghetti pour placer son film un peu plus tard dans l'Histoire mais en gardant un petit esprit encore de cow-boy.C'est l'histoire d'amitié entre deux hommes complètement opposés et qui ne suivent pas les mêmes buts et qui n'ont pas les mêmes origines,sans le montrer l'un envers l'autre pour garder leur virilité.Des plans gardant leur leonisme,des cadrages vraiment précis.Sergio Leone critique en même temps la société raciste,encore aujourd'hui, et dictatoriel avec des hommes qui ressemblent vraiment aux nazis.Un peu long mais à voir car c'est un classique et cela marque un changement dans le genre de film de Sergio Leone.
Une critique juste des révolutions a travers les yeux de deux bandits endurcis. On voit bien le style de Sergio Leone, personnages charismatiques, notes d'humours, réalisme (la crasse des bandits) etc... Le film, même long, prend divers tournants intéressants. Par contre la bande son n'est pas extraordinaire, et certaine scène parfois difficile a saisir. En Conclusion, petite déception, le maître des western spaghettis ne signe pas là ca meilleur œuvre, le niveau est loin de la trilogie de l'homme sans nom. A voir vraiment aux mordus des western.
Différent des autres ce film de Leone reste surprenant et pourtant excellent. J.Coburn et R.Steiger font un duo parfait à l'écran. Certaines scènes sont magistrales sur un fond de morricone plein de talent. Quelques longueurs à déplorer cependant. A voir donc.
De nouveau un chef-d’œuvre du western spaghetti par le maître du genre Sergio Leone. Passionnant et puissant de bout en bout. A souligner une fois de plus la superbe BO du grand Ennio Morricone. Un film à voir au moins une fois !
Entre "Il était une fois dans l'Ouest" et "Il était une fois en Amérique", "Il était une fois la révolution" est peut-être le plus faible de la trilogie. Pour autant la qualité est là, avec une bonne histoire, de grands personnages et une vraie réflexion sur la révolution.
Magnifique! On passe de l'humour à la révolte et à la tristesse, du western au film de guerre. Et il y a tellement de choses : L'amitié, le courage, la dictature, l'espoir, la joie, le deuil et l'aventure!
"Il était une fois la Révolution" est sûrement l'un des plus grands films réalisés par Sergio Leone. Ici, dans cette grande épopée se déroulant pendant la Révolution Mexicaine, le tandem James Coburn et Rod Steiger est formidable...surtout ce dernier qui porte réellement le film. Le parallèle avec la période irlandaise est intelligent. Il y a bien quelques détails qui sont anachroniques, mais cela n'entache pas cette œuvre, magnifiquement soulignée par la musique magistrale d'Ennio Morricone.
Derrière son sens aigu de la dérision et du ridicule, Sergio Leone était un profond pessimiste sans guère d'illusion sur la capacité de l'homme à maitriser ses plus bas instincts, mu qu'il est par sa pulsion de mort et sa soif de pouvoir. "Il était une fois la révolution" est sans doute l'expression la plus juste du tempérament torturé de celui qui affichait extérieurement une nature joviale et gargantuesque. S'il s'était surtout évertué dans la trilogie des dollars et dans le crépusculaire "Il était une fois dans l'Ouest" à démonter la légende fondatrice du western tout en lui rendant hommage, il franchit ici un pas supplémentaire en démontant le mythe absolu que demeure la Révolution toujours prometteuse de l'avènement d'un monde meilleur. Leone n'en retient que l'aspect sanguinaire et sa quasi immédiate récupération par ceux qui y voient l'occasion d'accéder au pouvoir et de jouir de toutes les formes de corruption qu'il offre. Pour rester dans l'Ouest de son enfance, la révolution mexicaine avec en frontispice les figures mythiques de Pancho Villa et de Zapata auxquelles il ne fera jamais référence, semble le vecteur idéal. Travaillant sur d'autres projets, Leone n'envisage pas de réaliser le film qu'il ne souhaite que produire via la société (la Rafran) de son ami Claudio Mancini et de son beau-frère Fulvio Morsella. Peter Bogdanovich puis Sam Peckinpah sont pressentis pour la réalisation mais sans suite. De fil en aiguille avec la United Artists à la manœuvre, Leone sera amené à prendre place derrière la caméra. Il reprend alors le scénario avec Sergio Donati qu'il connait bien pour conformer l'histoire à son propre univers. L'équipe avec Rod Steiger (Leone souhaitait Eli Wallach mais le studio imposa Steiger qui venait de remporter un Oscar) et James Coburn (en lieu et place de Jason Robards puis de Malcom McDowell) en vedette s'embarque pour le sud de L'Espagne que Leone connait maintenant comme sa poche. Toujours fidèle une esthétique où se mêle avec bonheur le grandiose et la dérision, il ne s'embarrasse guère de vraisemblance historique, faisant cohabiter un terroriste de l'IRA en fuite (James Coburn) spécialiste des explosifs et un péon (Rod Steiger) vivant de rapines pratiquées sur les diligences serpentant les routes poussiéreuses du désert mexicain. Cette rencontre improbable présentée avec toute la rouerie dont le réalisateur et son fidèle compositeur (Ennio Morricone) savent user, permettra d'observer les deux versants du processus révolutionnaire. Le dialogue entre l'intellectuel conscient des enjeux et le paysan qui après avoir été manipulé se rend compte de la duperie dont sont victimes ceux de sa classe est la grande force du film. Le constat auquel aboutiront les deux hommes finira par se confondre, même si le chemin pour y parvenir aura été bien différent. C'est même le péon devenu héros révolutionnaire par un hasard ironique qui expliquera à celui qui est devenu son ami, la supercherie consubstantielle à la promesse qui pousse le peuple à la révolte : "Ceux qui lisent des livres vont voir ceux qui n'en lisent pas et disent : " l'heure du changement est venue". Alors les pauvres font les changements. Ceux qui lisent s'assoient autour de tables bien cirées, parlent et mangent. Mais que sont devenus les pauvres ? Ils sont morts !". A la suite de cette phrase sans retour, l'aristocrate irlandais n'a d'autres choix que de jeter le livre de Bakounine qu'il était en train de compulser. Cette phrase résume assez bien où en est rendu Leone quant à sa relation avec la politique. Il parsèmera son film d'autres références historiques comme lors de la scène du massacre de la famille de Juan Miranda (Rod Steiger) qui évoque le massacre des fosses ardéatines (Rome, le 29 mars 1944) par les nazis. Pareillement les massacres des juifs dans les fosses communes par les mêmes nazis seront reproduites quasiment à l'identique. Sans doute pour toutes ces raisons "Il était une fois la Révolution" occupait une place à part dans le cœur de Leone qui s'il était conscient d'avoir marché sur le fil du rasoir en mêlant son ton sarcastique à des évènements aussi tragiques, savait aussi avoir livré, lui si pudique, une grande part de lui-même dans ce film parfois un peu bancal. Le chef d'œuvre était à venir une grosse dizaine d'années plus tard.
Il étais une fois la Révolution m'étais à ce jour encore resté inédit. Longtemps déjà je m'étais fait la réflexion sur le fait de me bouger et de le voir ... Ce fut enfin le cas ! Il étais une fois la Révolution emprunte une veine Tragi-Comique qui se définit en deux étapes : - La première, la rencontre de nos deux protagonistes nous plongent dans les rires. Ils sont d'ailleurs assez bavards, les échangent sont fameux et rappel Le Bon, La Brute et le Truand sur bien des points. La seconde partie est quand à elle bien plus obscur, la tournure se fait progressivement, avec l'avancée de l'histoire et laisse entrevoir les hommes brisés, détruit et rattrapés par le chagrin. Le silence mortuaire de cette seconde partie tranche donc avec le bon mot du commencement. Sergio Leone aime ces êtres de chairs et de sang, il confère comme toujours à ces personnages une réelle dimension humaine et les regarde avec des yeux compatissants. La conversation pleine de sens entre Mallory ( James Coburn parfait ) et le Dr Villega en est le meilleur des symbole. La Révolution dont il est question à travers de ces deux heures est des plus métaphorique, aucun de ces deux types n'est tellement convaincu par celle-ci, le résumé de Juan ( Rod Steiger roublard et magnifique ) dans une séquence mémorable par ailleurs contribue à la pensée de Mallory. Le long métrage en lui même est très difficile, il relate l'histoire des humiliés, de ces hommes poussé à la marge ... Cette fin si brutal ne laisse rien derrière elle, elle efface tout !
C’est sûrement le moins vu et le moins réputé de la trilogie de Leone mais quel grand film. Il démarre sur une scène d’introduction d’anthologie alliant humour et grand spectacle. Puis il enchaîne dans le plus pur style Leonien avec des personnages qui sont icônisés et entraîne chez moi une fascination de tout instant. Si le début du film joue beaucoup sur l’humour et l’ironie il instille dès le départ un discours politique sur les rapports de classe, de domination et de révolte d’abord sur un ton sarcastique mais de plus en plus dramatique au fur et à mesure que le film avance. Il y a bien sûr la fantastique musique d’Ennio Morricone, un casting de vraies gueules de cinéma. C’est grandiose sans être pompeux c’est maitrisé de A à Z, cela dure deux heures et demie et on ne les voit pas passer.
Abusivement inclus dans la trilogie "Il était une fois" à cause de son titre français (radicalement différent de l'original), ce film de S. Leone est sans doute celui qui m'a le moins touché. On y retrouve pourtant tous ses thèmes fétiches ainsi qu'un sens du grandiose qui ne dépareille pas avec tous ses chefs d'oeuvre mais bon, j'étais un peu moins enthousiaste au final. Les acteurs sont pourtant très bon, la musique de Morricone est toujours un sommet, les séquences d'action sont incroyables et ce qu'il raconte est d'un pessimisme et d'une cruauté sans nom mais c'est parfois aussi un poil tiré par les cheveux. Sans doute parce que au départ Leone destinait ce film à d'autres que lui (S. Peckinpah au début puis G. Santi avant que R. Steiger, imposé par la prod quand Leone voulait absolument E. Wallach, ne se fâche tout rouge et oblige Leone à faire le film) ou bien parce qu'il nécessitera plusieurs visions de ma part, en tout cas un excellent film, avec des séquences de très, très haut niveau, un cinéma total en tout cas, majestueux et tragique. D'autres critiques sur